Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֵינָן בְּכִי יוּתַּן.ils ne relèvent pas de « lorsqu'on aura mis ».
- טַעְמָא מַאי? לָאו מִשּׁוּם דְּלָא אָמְרִינַן כֵּיוָן דְּאִיגַּלַּאי מִילְּתָא דְּהַשְׁתָּא נִיחָא לֵיהּ, מֵעִיקָּרָא נָמֵי נִיחָא לֵיהּ? שָׁאנֵי הָתָם, דִּכְתִיב ״כִּי יִתֵּן״. עַד שֶׁיִּתֵּן.Quelle est la raison ? N'est-ce pas parce que nous ne disons pas : puisque la chose a été révélée, que maintenant cela lui convient, dès le début aussi cela lui convenait ? Il en irait de même pour le yéouch (renoncement) inconscient, contrairement à Rava. – Là-bas, c'est différent, car il est écrit : « lorsqu'il mettra » : il faut donc qu'il mette lui-même.
- אִי הָכִי, רֵישָׁא נָמֵי: הָתָם כִּדְרַב פָּפָּא. דְּרַב פָּפָּא רָמֵי, כְּתִיב ״כִּי יִתֵּן״, וְקָרֵינַן כִּי יוּתַּן! הָא כֵּיצַד?S'il en est ainsi, au début aussi, le produit ne devrait pas être rendu apte à l'impureté, puisque c'est la rosée qui est tombée ! – Là-bas, c'est conforme à Rav Pappa. Car Rav Pappa a relevé une contradiction : il est écrit « lorsqu'il mettra » (ki yitèn), et nous lisons « lorsqu'on aura mis » (ki youtan) ! Comment est-ce possible ?
- בָּעֵינַן ״כִּי יוּתַּן״ דֻּומְיָא ״דְּכִי יִתֵּן״. מָה ״יִתֵּן״ לְדַעַת, אַף ״כִּי יוּתַּן״ נָמֵי לְדַעַת.Il nous faut que « lorsqu'on aura mis » soit semblable à « lorsqu'il mettra » : de même que « il mettra » se fait sciemment, de même « lorsqu'on aura mis » doit se faire sciemment. Cette exigence propre à l'Écriture ne prouve donc rien pour le yéouch.
- תָּא שְׁמַע דְּאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן מִשּׁוּם רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בֶּן יְהוֹצָדָק: מִנַּיִן לַאֲבֵידָה שֶׁשְּׁטָפָהּ נָהָר שֶׁהִיא מוּתֶּרֶת? דִּכְתִיב: ״וְכֵן תַּעֲשֶׂה לַחֲמוֹרוֹ וְכֵן תַּעֲשֶׂה לְשִׂמְלָתוֹ וְכֵן תַּעֲשֶׂה לְכׇל אֲבֵידַת אָחִיךָ אֲשֶׁר תֹּאבַד מִמֶּנּוּ וּמְצָאתָהּ״. מִי שֶׁאֲבוּדָה הֵימֶנּוּ וּמְצוּיָה אֵצֶל כׇּל אָדָם, יָצָאתָה זוֹ שֶׁאֲבוּדָה מִמֶּנּוּ וְאֵינָהּ מְצוּיָה אֵצֶל כׇּל אָדָם.Viens et entends une preuve de ce qu'a dit Rabbi Yo'hanan au nom de Rabbi Ichmaël ben Yehotsadak : d'où savons-nous qu'un objet perdu emporté par un fleuve est permis ? Car il est écrit : « Ainsi feras-tu pour son âne, ainsi feras-tu pour son vêtement, ainsi feras-tu pour tout objet perdu de ton frère, qu'il aura perdu et que tu auras trouvé » (Deutéronome 22, 3). Celui qui est perdu pour lui et se trouve à la portée de tout homme doit être restitué ; est exclu celui qui est perdu pour lui et ne se trouve à la portée de personne.
- וְאִיסּוּרָא דּוּמְיָא דְּהֶיתֵּירָא, מָה הֶיתֵּירָא בֵּין דְּאִית בַּהּ סִימָן וּבֵין דְּלֵית בַּהּ סִימָן – שַׁרְיָא, אַף אִיסּוּרָא בֵּין דְּאִית בַּהּ סִימַן וּבֵין דְּלֵית בַּהּ סִימָן – אֲסִירָא. תְּיוּבְתָּא דְרָבָא, תְּיוּבְתָּא!Et l'interdit est semblable au permis : de même que pour le permis, qu'il y ait un signe distinctif ou qu'il n'y en ait pas, c'est permis, de même pour l'interdit, qu'il y ait un signe distinctif ou qu'il n'y en ait pas, c'est interdit. Tant qu'on ne sait pas que le propriétaire a renoncé, l'objet est donc interdit. Réfutation de Rava : c'est une teyouvta (réfutation définitive).
- וְהִלְכְתָא כְּווֹתֵיהּ דְּאַבָּיֵי בְּיַעַל קַגַּם.Et la halakha est conforme à Abayé dans les cas désignés par le moyen mnémotechnique Ya'al Kagam.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: וְכִי מֵאַחַר דְּאִיתּוֹתַב רָבָא – הָנֵי תַּמְרֵי דְזִיקָא הֵיכִי אָכְלִינַן לְהוּ? אֲמַר לֵיהּ: כֵּיוָן דְּאִיכָּא שְׁקָצִים וּרְמָשִׂים דְּקָא אָכְלִי לְהוּ, מֵעִיקָּרָא יָאוֹשֵׁי מְיָאַשׁ מִנַּיְיהוּ.Rav A'ha fils de Rava a dit à Rav Achi : maintenant que Rava a été réfuté, ces dattes tombées par le vent, comment les mangeons-nous ? Peut-être leur propriétaire n'y a-t-il pas renoncé ! Il lui a dit : puisqu'il y a des reptiles et des insectes qui les mangent, il y renonce dès le début.
- יַתְמֵי דְּלָאו בְּנֵי מְחִילָה נִינְהוּ, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: בָּאגָא בְּאַרְעָא דְיַתְמֵי לָא מַחְזְקִינַן.Et si les arbres appartiennent à des orphelins mineurs, qui ne sont pas capables de renoncer, qu'en est-il ? Il lui a dit : pour une vallée, nous ne présumons pas qu'elle soit la terre d'orphelins.
- מוּחְזָק וְעוֹמֵד, מַאי? כְּרַכְתָּא, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: אֲסִירָן.Si elle est établie et présumée appartenir à des orphelins, qu'en est-il ? Pour des palmiers entourés d'une clôture, qu'en est-il ? Il lui a dit : elles sont interdites.
- כְּרִיכוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ. אָמַר רַבָּה: וַאֲפִילּוּ בְּדָבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ סִימָן. אַלְמָא קָסָבַר רַבָּה: סִימָן הֶעָשׂוּי לִידָּרֵס לָא הָוֵי סִימָן. רָבָא אָמַר: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בְּדָבָר שֶׁאֵין בּוֹ סִימָן, אֲבָל בְּדָבָר שֶׁיֵּשׁ בּוֹ סִימָן חַיָּיב לְהַכְרִיז. אַלְמָא קָסָבַר רָבָא: סִימָן הֶעָשׂוּי לִידָּרֵס הָוֵי סִימָן.Des gerbes trouvées dans le domaine public, celles-ci sont à lui. Rabba a dit : et même pour un objet portant un signe distinctif. Il en ressort que Rabba pense qu'un signe distinctif susceptible d'être piétiné n'est pas un signe distinctif. Rava a dit : cela n'a été enseigné que pour un objet sans signe distinctif ; mais pour un objet portant un signe distinctif, il est tenu de l'annoncer. Il en ressort que Rava pense qu'un signe distinctif susceptible d'être piétiné est un signe distinctif.
- וְאִיכָּא דְּמַתְנֵי לְהָא שְׁמַעְתָּא בְּאַנְפֵּי נַפְשַׁהּ: סִימָן הֶעָשׂוּי לִידָּרֵס, רַבָּה אָמַר: לָא הָוֵי סִימָן, וְרָבָא אָמַר: הָוֵי סִימָן.Et certains enseignent cette discussion indépendamment de la Michna : un signe distinctif susceptible d'être piétiné, Rabba a dit : ce n'est pas un signe distinctif ; et Rava a dit : c'est un signe distinctif.
- תְּנַן: כְּרִיכוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ, בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד – נוֹטֵל וּמַכְרִיז. הֵיכִי דָּמֵי? אִי דְּלֵית בְּהוּ סִימָן, בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד מַאי מַכְרֵיז? אֶלָּא לָאו דְּאִית בְּהוּ סִימָן, וְקָתָנֵי: בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ. אַלְמָא סִימָן הֶעָשׂוּי לִידָּרֵס לָא הָוֵי סִימָן, תְּיוּבְתָּא דְּרָבָא!Nous avons appris : des gerbes dans le domaine public, celles-ci sont à lui ; dans le domaine privé, il les prend et les annonce. De quel cas s'agit-il ? S'il n'y a pas de signe distinctif, dans le domaine privé, qu'annonce-t-il ? Mais n'est-ce pas qu'elles portent un signe distinctif ? Et pourtant, il est enseigné : dans le domaine public, celles-ci sont à lui. Il en ressort qu'un signe distinctif susceptible d'être piétiné n'est pas un signe distinctif : réfutation de Rava !
- אָמַר לָךְ רָבָא: לְעוֹלָם דְּלֵית בְּהוּ סִימָן, וּדְקָא אָמְרַתְּ בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד מַאי מַכְרֵיז? מַכְרֵיז מָקוֹם. וְרַבָּה אָמַר: מָקוֹם לָא הָוֵי סִימָן. דְּאִיתְּמַר: מָקוֹם, רַבָּה אָמַר: לָא הָוֵי סִימָן, וְרָבָא אָמַר: הָוֵי סִימָן.Rava peut te répondre : en réalité, il s'agit d'un cas sans signe distinctif ; et quant à ce que tu as dit : « dans le domaine privé, qu'annonce-t-il ? », il annonce l'endroit. Et Rabba a dit : l'endroit n'est pas un signe distinctif. Car il a été dit par les Amoraïm : l'endroit, Rabba a dit : ce n'est pas un signe distinctif ; et Rava a dit : c'est un signe distinctif.
- תָּא שְׁמַע: כְּרִיכוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ, בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד – נוֹטֵל וּמַכְרִיז. וְהָאֲלוּמּוֹת, בֵּין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים בֵּין בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד – נוֹטֵל וּמַכְרִיז. רַבָּה הֵיכִי מְתָרֵץ לַהּ, וְרָבָא הֵיכִי מְתָרֵץ לַהּ? רַבָּה מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ, בְּסִימָן. וְרָבָא מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ, בְּמָקוֹם.Viens et entends : des gerbes dans le domaine public, celles-ci sont à lui ; dans le domaine privé, il les prend et les annonce. Et les grosses gerbes, que ce soit dans le domaine public ou dans le domaine privé, il les prend et les annonce. Comment Rabba l'explique-t-il et comment Rava l'explique-t-il ? Rabba l'explique selon son raisonnement, par le signe distinctif ; et Rava l'explique selon son raisonnement, par l'endroit.
- רַבָּה מְתָרֵץ לְטַעְמֵיהּ בְּסִימָן: כְּרִיכוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ, מִשּׁוּםRabba l'explique selon son raisonnement, par le signe distinctif : des gerbes dans le domaine public, celles-ci sont à lui, parce que
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