Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְכֵן יַרְדֵּן שֶׁנָּטַל מִזֶּה וְנָתַן לָזֶה, מַה שֶּׁנָּטַל – נָטַל, וּמַה שֶּׁנָּתַן – נָתַן.et de même le Jourdain qui a pris à l'un et a donné à l'autre : ce qu'il a pris, il l'a pris, et ce qu'il a donné, il l'a donné. Celui qui a reçu l'objet n'a pas à le restituer.
- בִּשְׁלָמָא גַּזְלָן וְיַרְדֵּן, דְּקָא חָזֵי לְהוּ וּמִיָּאַשׁ. אֶלָּא גַּנָּב, מִי קָא חָזֵי לֵיהּ דְּמִיָּאַשׁ? תַּרְגְּמַהּ רַב פָּפָּא בְּלִסְטִים מְזוּיָּן. אִי הָכִי הַיְינוּ גַּזְלָן! תְּרֵי גַּוְונֵי גַּזְלָן.Certes, le brigand et le Jourdain, il les voit emporter son bien et renonce. Mais le voleur, qui agit en cachette, le voit-il donc pour renoncer ? – Rav Pappa l'a expliqué : il s'agit d'un bandit armé, que le propriétaire voit agir. – S'il en est ainsi, c'est la même chose que le brigand ! – Il y a deux sortes de brigands dans la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna).
- תָּא שְׁמַע: שָׁטַף נָהָר קוֹרָיו, עֵצָיו, וַאֲבָנָיו, וּנְתָנוֹ בְּתוֹךְ שְׂדֵה חֲבֵירוֹ – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ, מִפְּנֵי שֶׁנִּתְיָאֲשׁוּ הַבְּעָלִים. טַעְמָא דְּנִתְיָאֲשׁוּ הַבְּעָלִים, הָא סְתָמָא – לָא! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? כְּשֶׁיָּכוֹל לְהַצִּיל.Viens et entends une preuve d'une baraïta : si un fleuve a emporté ses poutres, son bois et ses pierres, et les a déposés dans le champ de son prochain, ceux-ci sont à lui, au propriétaire du champ, parce que les propriétaires y ont renoncé. La raison est que les propriétaires y ont renoncé ; mais dans le cas non précisé, non : il semble donc qu'un yéouch (renoncement) inconscient ne soit pas un yéouch. – De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il peut les sauver : s'il ne l'a pas fait, c'est donc qu'il y a clairement renoncé.
- אִי הָכִי אֵימָא סֵיפָא: אִם הָיוּ הַבְּעָלִים מְרַדְּפִין אַחֲרֵיהֶם – חַיָּיב לְהַחְזִיר. אִי בִּיכוֹלִין לְהַצִּיל, מַאי אִרְיָא מְרַדְּפִין? אֲפִילּוּ אֵין מְרַדְּפִין נָמֵי! הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בִּיכוֹלִין לְהַצִּיל עַל יְדֵי הַדְּחָק. מְרַדְּפִין – לָא אִיָּיאוּשׁ, אֵין מְרַדְּפִין – אִיָּיאוֹשֵׁי מִיָּאַשׁ.S'il en est ainsi, cite la fin de cette baraïta : si les propriétaires les poursuivent, il est tenu de les restituer. Si c'est un cas où ils peuvent les sauver, pourquoi parler spécialement de poursuite ? Même s'ils ne les poursuivent pas, il devrait restituer ! – De quoi s'agit-il ici ? Du cas où ils peuvent les sauver à grand-peine. S'ils les poursuivent, c'est qu'ils n'ont pas renoncé ; s'ils ne les poursuivent pas, c'est qu'ils ont renoncé.
- תָּא שְׁמַע: כֵּיצַד אָמְרוּ הַתּוֹרֵם שֶׁלֹּא מִדַּעַת תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה – הֲרֵי שֶׁיָּרַד לְתוֹךְ שְׂדֵה חֲבֵירוֹ וְלִיקֵּט וְתָרַם שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת, אִם חוֹשֵׁשׁ מִשּׁוּם גָּזֵל – אֵין תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה, וְאִם לָאו – תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה.Viens et entends une baraïta : comment les Sages ont-ils dit que, si quelqu'un prélève la terouma (prélèvement donné au Cohen) à l'insu du propriétaire, sa terouma est une terouma ? Si quelqu'un est descendu dans le champ de son prochain, a ramassé des produits et a prélevé la terouma sans permission : si le propriétaire s'en soucie comme d'un vol, sa terouma n'est pas une terouma ; sinon, sa terouma est une terouma.
- וּמִנַּיִן הוּא יוֹדֵעַ אִם חוֹשֵׁשׁ מִשּׁוּם גָּזֵל וְאִם לָאו? הֲרֵי שֶׁבָּא בַּעַל הַבַּיִת וּמְצָאוֹ, וְאָמַר לוֹ: ״כְּלָךְ אֵצֶל יָפוֹת״. אִם נִמְצְאוּ יָפוֹת מֵהֶן – תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה, וְאִם לָאו – אֵין תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה. לִיקְּטוּ הַבְּעָלִים וְהוֹסִיפוּ עֲלֵיהֶן, בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ – תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה.Et d'où sait-on s'il s'en soucie comme d'un vol ou non ? Si le maître de maison est arrivé, l'a trouvé et lui a dit : « Tu aurais dû aller vers les beaux ! » : si l'on en trouve de plus beaux que ceux-là, sa terouma est une terouma, car le propriétaire était sincère ; sinon, sa terouma n'est pas une terouma, car il parlait par ironie. Si les propriétaires ont ramassé et ont ajouté à ceux-là, dans un cas comme dans l'autre, sa terouma est une terouma.
- וְכִי נִמְצְאוּ יָפוֹת מֵהֶן תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה, אַמַּאי? בְּעִידָּנָא דִּתְרַם הָא לָא הֲוָה יָדַע! תַּרְגְּמַהּ רָבָא אַלִּיבָּא דְּאַבָּיֵי: דְּשַׁוְּיֵהּ שָׁלִיחַ.Et quand on en trouve de plus beaux, sa terouma est une terouma : pourquoi ? Au moment où il a prélevé, il ne le savait pas ! Il semble donc que l'accord révélé après coup vaille dès le début, contrairement à Abayé. – Rava l'a expliqué selon Abayé : c'est que le propriétaire l'a désigné comme mandataire.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא, דְּאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ דְּלָא שַׁוְּויֵהּ שָׁלִיחַ, מִי הָוְיָא תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה? וְהָא ״אַתֶּם״ ״גַּם אַתֶּם״ אָמַר רַחֲמָנָא לְרַבּוֹת שְׁלוּחֲכֶם. מָה אַתֶּם לְדַעְתְּכֶם, אַף שְׁלוּחֲכֶם לְדַעְתְּכֶם.C'est aussi ce qui est logique : car s'il te venait à l'esprit qu'il ne l'a pas désigné comme mandataire, sa terouma serait-elle une terouma ? Or le Miséricordieux a dit : « vous », « vous aussi » (Nombres 18, 28), pour inclure votre mandataire : de même que vous agissez sciemment, de même votre mandataire doit agir avec votre accord.
- אֶלָּא הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן דְּשַׁוְּיֵהּ שָׁלִיחַ, וַאֲמַר לֵיהּ: ״זִיל תְּרוֹם״, וְלָא אֲמַר לֵיהּ ״תְּרוֹם מֵהָנֵי״. וּסְתָמֵיהּ דְּבַעַל הַבַּיִת כִּי תָּרֵים מִבֵּינוֹנִית (הוּא) תָּרֵים, וַאֲזַל אִיהוּ וּתְרַם מִיָּפוֹת, וּבָא בַּעַל הַבַּיִת וּמְצָאוֹ וַאֲמַר לֵיהּ: ״כְּלָךְ אֵצֶל יָפוֹת״, אִם נִמְצְאוּ יָפוֹת מֵהֶן – תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה, וְאִם לָאו – אֵין תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה.Mais de quoi s'agit-il ici ? Du cas où il l'a désigné comme mandataire et lui a dit : « Va prélever », sans lui dire : « Prélève de ceux-ci. » Or, généralement, le maître de maison, lorsqu'il prélève, prélève sur les produits moyens. Et lui est allé prélever sur les beaux, puis le maître de maison est arrivé, l'a trouvé et lui a dit : « Tu aurais dû aller vers les beaux ! » Si l'on en trouve de plus beaux que ceux-là, sa terouma est une terouma ; sinon, sa terouma n'est pas une terouma.
- אַמֵּימָר וּמָר זוּטְרָא וְרַב אָשֵׁי אִקְּלַעוּ לְבוּסְתָּנָא דְּמָרִי בַּר אִיסַק, אַיְיתִי אֲרִיסֵיהּ תַּמְרֵי וְרִימּוֹנֵי וּשְׁדָא קַמַּיְיהוּ. אַמֵּימָר וְרַב אָשֵׁי אָכְלִי, מָר זוּטְרָא לָא אֲכַל. אַדְּהָכִי אֲתָא מָרִי בַּר אִיסַק, אַשְׁכְּחִינְהוּ, וַאֲמַר לֵיהּ לַאֲרִיסֵיהּ: אַמַּאי לָא אַיְיתֵית לְהוּ לְרַבָּנַן מֵהָנָךְ שַׁפִּירָתָא?Amémar, Mar Zoutra et Rav Achi se sont rendus dans le verger de Mari bar Issak. Son métayer a apporté des dattes et des grenades et les a posées devant eux. Amémar et Rav Achi en ont mangé, Mar Zoutra n'en a pas mangé, craignant que le métayer ne les ait données sans l'accord du propriétaire. Sur ces entrefaites, Mari bar Issak est arrivé, les a trouvés et a dit à son métayer : « Pourquoi n'as-tu pas apporté aux Sages de ces fruits-là, qui sont plus beaux ? »
- אֲמַרוּ לֵיהּ אַמֵּימָר וְרַב אָשֵׁי לְמָר זוּטְרָא: הַשְׁתָּא אַמַּאי לָא אָכֵיל מָר? וְהָתַנְיָא: אִם נִמְצְאוּ יָפוֹת מֵהֶן – תְּרוּמָתוֹ תְּרוּמָה! אֲמַר לְהוּ, הָכִי אָמַר רָבָא: לֹא אָמְרוּ כְּלָךְ אֵצֶל יָפוֹת אֶלָּא לְעִנְיַן תְּרוּמָה בִּלְבַד, מִשּׁוּם דְּמִצְוָה הוּא וְנִיחָא לֵיהּ, אֲבָל הָכָא – מִשּׁוּם כְּסִיפוּתָא הוּא דְּאָמַר הָכִי.Amémar et Rav Achi ont dit à Mar Zoutra : « Maintenant, pourquoi le Maître ne mange-t-il pas ? Il a pourtant été enseigné dans une baraïta : si l'on en trouve de plus beaux, sa terouma est une terouma ! » Il leur a dit : voici ce qu'a dit Rava : ils n'ont dit « Tu aurais dû aller vers les beaux » qu'au sujet de la terouma seulement, parce que c'est une mitsva et que cela lui convient. Mais ici, c'est par gêne qu'il a parlé ainsi.
- תָּא שְׁמַע: עוֹדֵהוּ הַטַּל עֲלֵיהֶן וְשָׂמַח – הֲרֵי זֶה בְּכִי יֻתַּן. נִגְּבוּ, אַף עַל פִּי שֶׁשָּׂמַח –Viens et entends une baraïta, relative à la règle selon laquelle un produit ne peut devenir tamé (rituellement impur) qu'après avoir été humecté (Lévitique 11, 38) : la rosée est encore sur eux et il s'en est réjoui : cela relève de « lorsqu'on aura mis ». S'ils ont séché, bien qu'il s'en soit réjoui,
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