Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חָיְישִׁינַן לִשְׁנֵי שְׁוִירֵי, וַאֲמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא לְרַבָּה: פּוֹק עַיֵּין בָּהּ, דִּלְאוּרְתָּא בָּעֵי מִינָּךְ רַב הוּנָא. נְפַק, דַּק וְאַשְׁכַּח. דִּתְנַן: כׇּל מַעֲשֵׂה בֵּית דִּין – הֲרֵי זֶה יַחֲזִיר.Nous craignons qu'il y ait deux Chviri, et que ce get (acte de divorce) appartienne à quelqu'un de l'autre ville, si bien qu'il ne faut pas le restituer. Et Rav 'Hisda a dit à Rabba : Sors, examine cette question, car ce soir Rav Houna te la demandera. Il est sorti, a examiné et a trouvé une source : car nous avons appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi ; plus loin, 20a) : Tout acte du tribunal, celui-ci doit le restituer. Or ce get a été trouvé au tribunal.
- וְהָא בֵּי דִינָא דְּרַב הוּנָא, דְּכִי מְקוֹם שֶׁהַשְּׁיָירוֹת מְצוּיוֹת דָּמֵי, וְקָא פָּשֵׁיט רַבָּה דְּיַחְזִיר, אַלְמָא אִי הוּחְזְקוּ שְׁנֵי יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן – אִין, אִי לָא – לָא.Or le tribunal de Rav Houna est comparable à un lieu où les caravanes sont fréquentes, puisque des gens de partout y viennent être jugés, et Rabba a résolu qu'il doit le restituer. Il en ressort que s'il est établi qu'il y a deux Yossef ben Chimon, oui, on le craint, et sinon, non.
- עֲבַד רַבָּה עוֹבָדָא בְּהָהוּא גִּיטָּא דְּאִשְׁתְּכַח בֵּי כִיתָּנָא דְּפוּמְבְּדִיתָא כִּשְׁמַעְתֵּיהּ.Rabba a statué en acte, au sujet d'un certain get qui avait été trouvé à la maison du lin de Poumbedita, conformément à son enseignement, et il a ordonné de le restituer.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: הֵיכָא דִּמְזַבְּנִי כִּיתָּנָא וְהוּא שֶׁלֹּא הוּחְזְקוּ, אַף עַל גַּב דִּשְׁכִיחָן שְׁיָירָתָא.Il y a ceux qui disent : c'était à l'endroit où l'on vend le lin, et il a ordonné la restitution parce qu'il n'était pas établi qu'il y ait deux homonymes, bien que les caravanes y soient fréquentes.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי: הֵיכָא דְּתָרוּ כִּיתָּנָא וְאַף עַל גַּב דְּהוּחְזְקוּ, דְּלָא (שְׁכִיחָא שְׁיָירוֹת).Et il y a ceux qui disent : c'était à l'endroit où l'on fait tremper le lin, et il a ordonné la restitution bien qu'il soit établi qu'il y ait deux homonymes, car les caravanes n'y sont pas fréquentes.
- רַבִּי זֵירָא רָמֵי מַתְנִיתִין אַבָּרַיְיתָא וּמְשַׁנֵּי. תְּנַן: הַמֵּבִיא גֵּט וְאָבַד הֵימֶנּוּ, מְצָאוֹ לְאַלְתַּר – כָּשֵׁר, וְאִם לָאו – פָּסוּל. וּרְמִינְהִי: מָצָא גֵּט אִשָּׁה בַּשּׁוּק, בִּזְמַן שֶׁהַבַּעַל מוֹדֶה – יַחְזִיר לְאִשָּׁה. אֵין הַבַּעַל מוֹדֶה – לֹא יַחְזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה.Rabbi Zeira oppose la Michna à une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) et résout la contradiction de la même manière. Nous avons appris : Celui qui apportait un get et qui l'a perdu : s'il l'a trouvé aussitôt, il est valable ; sinon, il est invalide. Et on oppose : Celui qui a trouvé le get d'une femme au marché : lorsque le mari reconnaît l'avoir écrit et donné, il doit le restituer à la femme ; si le mari ne reconnaît pas, il ne doit le restituer ni à celui-ci ni à celle-là.
- קָתָנֵי מִיהַת בִּזְמַן שֶׁהַבַּעַל מוֹדֶה – יַחְזִיר לָאִשָּׁה, וַאֲפִילּוּ לִזְמַן מְרוּבֶּה!Il est en tout cas enseigné : lorsque le mari reconnaît, il doit le restituer à la femme, et même après un long délai !
- וּמְשַׁנֵּי: כָּאן בִּמְקוֹם שֶׁהַשְּׁיָירוֹת מְצוּיוֹת, וְכָאן בִּמְקוֹם שֶׁאֵין הַשְּׁיָירוֹת מְצוּיוֹת.Et il résout : Ici, dans la Michna, il s'agit d'un lieu où les caravanes sont fréquentes, et là, dans la baraïta, d'un lieu où les caravanes ne sont pas fréquentes.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: וְהוּא שֶׁהוּחְזְקוּ דְּלָא נַהְדַּר, וְהַיְינוּ דְּרַבָּה. אִיכָּא דְּאָמְרִי: אַף עַל גַּב דְּלָא הוּחְזְקוּ לָא נַהְדַּר, וּפְלִיגָא דְּרַבָּה.Il y a ceux qui disent : selon Rabbi Zeira, c'est seulement s'il est établi qu'il y a deux homonymes que nous ne devons pas restituer, et c'est l'opinion de Rabba. Il y a ceux qui disent : Même s'il n'est pas établi qu'il y en ait deux, nous ne devons pas restituer, et il diverge de Rabba.
- בִּשְׁלָמָא רַבָּה לָא אָמַר כְּרַבִּי זֵירָא, מַתְנִיתִין אַלִּימָא לֵיהּ לְאַקְשׁוֹיֵי. אֶלָּא רַבִּי זֵירָא, מַאי טַעְמָא לָא אָמַר כְּרַבָּה?Il est compréhensible que Rabba ne parle pas comme Rabbi Zeira, car à ses yeux la Michna est plus forte pour poser une difficulté qu'une baraïta. Mais Rabbi Zeira, pour quelle raison ne parle-t-il pas comme Rabba ?
- אָמַר לָךְ, מִי קָא תָנֵי: הָא אָמַר ״תְּנוּ״ – נוֹתְנִין וַאֲפִילּוּ לִזְמַן מְרוּבֶּה? דִּלְמָא הָא אָמַר ״תְּנוּ״ – נוֹתְנִין, וּלְעוֹלָם כִּדְקַיְימָא לַן לְאַלְתַּר.Il te dira : Est-il donc enseigné dans notre Michna : Mais s'il a dit « Donnez », on donne, même après un long délai ? Ce n'est qu'une déduction. Peut-être signifie-t-elle : s'il a dit « Donnez », on donne, mais en réalité, comme nous le tenons dans Guitin, seulement si on l'a trouvé aussitôt.
- לְמַאן דְּאָמַר לְרַבִּי זֵירָא בִּמְקוֹם שֶׁהַשְּׁיָירוֹת מְצוּיוֹת, וְאַף עַל גַּב שֶׁלֹּא הוּחְזְקוּ שְׁנֵי יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן, וּפְלִיגָא דְּרַבָּה, בְּמַאי קָא מִיפַּלְגִי?Selon celui qui dit que, d'après Rabbi Zeira, on ne restitue pas dans un lieu où les caravanes sont fréquentes, même s'il n'est pas établi qu'il y a deux Yossef ben Chimon, et qu'il diverge de Rabba, sur quoi diffèrent-ils ?
- רַבָּה סָבַר דְּקָתָנֵי כׇּל מַעֲשֵׂה בֵּית דִּין הֲרֵי זֶה יַחְזִיר, דְּאִשְׁתְּכַח בְּבֵית דִּין עָסְקִינַן, וּבֵית דִּין כִּמְקוֹם שֶׁהַשְּׁיָירוֹת מְצוּיוֹת, וְהוּא שֶׁהוּחְזְקוּ – לֹא יַחְזִיר, לֹא הוּחְזְקוּ – יַחְזִיר.Rabba estime qu'il est enseigné : Tout acte du tribunal, celui-ci doit le restituer, et que nous traitons d'un document qui a été trouvé au tribunal ; et le tribunal est comme un lieu où les caravanes sont fréquentes. Si donc il est établi qu'il y a deux homonymes, il ne doit pas restituer ; si ce n'est pas établi, il doit restituer.
- וְרַבִּי זֵירָא אָמַר לָךְ: מִי קָתָנֵי ״כׇּל מַעֲשֵׂה בֵּית דִּין שֶׁנִּמְצְאוּ בְּבֵית דִּין״? ״כׇּל מַעֲשֵׂה בֵּית דִּין יַחְזִיר״ קָתָנֵי, וּלְעוֹלָם דְּאִשְׁתְּכַח אַבָּרַאי.Et Rabbi Zeira te dira : Est-il donc enseigné : « Tout acte du tribunal qui a été trouvé au tribunal » ? Ce qui est enseigné, c'est : « Tout acte du tribunal, il doit le restituer », et en réalité, il s'agit d'un document qui a été trouvé à l'extérieur.
- רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר, כְּגוֹן דְּקָא אָמְרִי עֵדִים: מֵעוֹלָם לֹא חָתַמְנוּ אֶלָּא עַל גֵּט אֶחָד שֶׁל יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן.Rabbi Yirmeya a dit : il s'agit d'un cas où les témoins qui l'ont signé disent : Nous n'avons jamais signé qu'un seul get de Yossef ben Chimon.
- אִי הָכִי, מַאי לְמֵימְרָא? מַהוּ דְּתֵימָא לֵיחוּשׁ דִּלְמָא אִתְרְמִי שְׁמָא כִּשְׁמָא, וְעֵדִים כְּעֵדִים, קָא מַשְׁמַע לַן.S'il en est ainsi, pourquoi le dire ? Le get est manifestement à lui. On aurait pu dire : Craignons que peut-être il soit arrivé qu'un nom soit identique à un nom et des témoins identiques à des témoins, sans être les mêmes ; on nous apprend que ce n'est pas à craindre.
- רַב אָשֵׁי אָמַר, כְּגוֹן דְּקָא אָמַר: נֶקֶב יֵשׁ בּוֹ בְּצַד אוֹת פְּלוֹנִית.Rav Achi a dit : il s'agit d'un cas où celui qui le réclame dit : Il comporte un trou à côté de telle lettre.
- וְדַוְקָא בְּצַד אוֹת פְּלוֹנִית, אֲבָל נֶקֶב בְּעָלְמָא – לָא.Et précisément à côté de telle lettre, ce qui est un signe distinctif net ; mais un trou en général, non.
- רַב אָשֵׁי מְסַפְּקָא לֵיהּ סִימָנִים אִי דְּאוֹרָיְיתָא אִי דְּרַבָּנַן.En effet, Rav Achi est dans le doute au sujet des signes distinctifs : sont-ils de la Torah ou de nos Sages ?
- רַבָּה בַּר בַּר חָנָהRabba bar bar 'Hana
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