Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַאי ״גּוֹבָה אֶת הַכֹּל״? מָנֶה וּמָאתַיִם הוּא דְּאִית לַהּ.alors que signifie « elle perçoit le tout » ? Ce qu'elle a n'est que le mané (cent zouz) ou les deux cents zouz de la ketouba (contrat de mariage). La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) traite donc bien d'un cas où il a écrit, et ne prouve pas que la veuve issue des fiançailles perçoive sans écrit.
- וְאֶלָּא, מִדְּתָנֵי רַב חִיָּיא בַּר אַמֵּי: אִשְׁתּוֹ אֲרוּסָה, לֹא אוֹנֵן וְלֹא מִטַּמֵּא לָהּ, וְכֵן הִיא לֹא אוֹנֶנֶת וְלֹא מִטַּמְּאָה לוֹ. מֵתָה – אֵינוֹ יוֹרְשָׁהּ, מֵת הוּא – גּוֹבָה כְּתוּבָּתָהּ.Mais alors, le sait-on de ce qu'a enseigné Rav 'Hiya bar Ami ? Sur sa femme fiancée, il ne prend pas le deuil du premier jour, et, s'il est Cohen (prêtre), il ne se rend pas impur pour elle ; de même, elle ne prend pas le deuil et ne se rend pas impure pour lui. Si elle meurt, il n'hérite pas d'elle ; si lui meurt, elle perçoit sa ketouba.
- דִּלְמָא דִּכְתַב לַהּ, וְכִי תֵּימָא: דִּכְתַב לַהּ, מַאי לְמֵימְרָא? מֵתָה אֵינוֹ יוֹרְשָׁהּ אִיצְטְרִיכָא לֵיהּ.Cela non plus ne prouve rien, car peut-être s'agit-il d'un cas où il lui a écrit une ketouba. Et si tu dis : s'il s'agit d'un cas où il lui a écrit, pourquoi le dire ? On répondra que c'était nécessaire pour enseigner que si elle meurt, il n'hérite pas d'elle.
- אֶלָּא אַבָּיֵי מִגּוּפַהּ דְּמַתְנִיתִין קָא הָדַר בֵּיהּ, דְּאִי סָלְקָא דַּעְתָּךְ בִּמְקוֹם שֶׁאֵין כּוֹתְבִין כְּתוּבָה עָסְקִינַן, דְּגֵט הַיְינוּ כְּתוּבְּתַהּ, אַטּוּ גֵּט מָנֶה מָאתַיִם כְּתִיב בֵּיהּ?Mais en réalité, c'est du corps même de la Michna qu'Abayé s'est rétracté, et non à cause de la veuve issue des fiançailles. Car s'il te vient à l'esprit que nous traitons d'un lieu où l'on n'écrit pas de ketouba, où le get (acte de divorce) tient lieu de ketouba, cela ne tient pas : est-il donc écrit dans le get un mané ou deux cents zouz ?
- וְכִי תֵּימָא: כֵּיוָן דְּתַקִּינוּ רַבָּנַן לְמִגְבֵּא (לַהּ) [בֵּיהּ] כְּמַאן דִּכְתִיב בֵּיהּ דָּמֵי, לִטְעוֹן וְלֵימָא פָּרַעְתִּי.Et si tu dis : Puisque nos Sages ont institué de percevoir au moyen de lui, c'est comme si c'était écrit dans celui-ci, il reste une difficulté : que le mari prétende et dise : J'ai payé !
- וְכִי תֵּימָא דְּאָמְרִינַן לֵיהּ: אִי פְּרַעְתַּהּ אִיבְּעִי לָךְ לְמִיקְרְעֵיהּ, אָמַר לַן: לָא שְׁבַקְתַּן, אָמְרָה: בָּעֵינָא לְאִנְּסוֹבֵי בֵּיהּ.Et si tu dis que nous lui répondrions : Si tu l'as payée, tu aurais dû le déchirer ! Il nous dira : Elle ne m'a pas laissé, elle a dit : J'en ai besoin pour me remarier en prouvant ainsi que je suis divorcée.
- וְכִי תֵּימָא אָמְרִינַן לֵיהּ: אִיבְּעִי לָךְ לְמִיקְרְעֵיהּ וּמִכְתַּב אַגַּבֵּיהּ, גִּיטָּא דְּנַן דִּקְרַעְנוּהּו לָא מִשּׁוּם דְּגִיטָּא פְּסוּלָה הוּא, אֶלָּא כִּי הֵיכִי דְּלָא תִּגְבֵּי בֵּיהּ זִמְנָא אַחֲרִיתִי. אַטּוּ כֹּל דְּמַגְבֵּי, בְּבֵי דִינָא מַגְבֵּי?Et si tu dis que nous lui répondrions : Tu aurais dû le déchirer et écrire au dos : Ce get, si nous l'avons déchiré, ce n'est pas parce que c'est un get invalide, mais afin qu'elle ne perçoive pas une nouvelle fois avec lui, cela n'est pas toujours possible : tous ceux qui font percevoir font-ils donc percevoir au tribunal ? L'idée que le get tienne lieu de ketouba est donc intenable, et il faut conclure comme Rabbi Yo'hanan.
- מַתְנִי׳ מָצָא גִּיטֵּי נָשִׁים וְשִׁחְרוּרֵי עֲבָדִים, דְּיָיתֵיקֵי, מַתָּנָה, וְשׁוֹבָרִין – הֲרֵי זֶה לֹא יַחֲזִיר. שֶׁאֲנִי אוֹמֵר: כְּתוּבִין הָיוּ, וְנִמְלַךְ עֲלֵיהֶן שֶׁלֹּא לִתְּנָן.MICHNA : Si quelqu'un a trouvé des guitin de femmes (actes de divorce), des actes d'affranchissement d'esclaves, des dyatikei (testaments), des actes de donation ou des reçus, celui-ci ne doit pas les restituer à ceux qu'ils semblent concerner, car je dis : Ils ont été écrits, puis leur auteur a changé d'avis à leur sujet et a décidé de ne pas les remettre.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּנִמְלַךְ שֶׁלֹּא לִתְּנָן, הָא אָמַר: ״תְּנוּ״ – נוֹתְנִין, וַאֲפִילּוּ לִזְמַן מְרוּבֶּה.GUEMARA : La raison est qu'il a changé d'avis et a décidé de ne pas les remettre. Mais s'il a dit : « Donnez », alors on donne, même après un long délai, puisque la Michna ne pose aucune limite, et l'on ne craint pas que le document appartienne à un homonyme.
- וּרְמִינְהוּ: הַמֵּבִיא גֵּט, וְאָבַד הֵימֶנּוּ – מְצָאוֹ לְאַלְתַּר כָּשֵׁר, אִם לָאו – פָּסוּל.Mais on oppose une Michna contradictoire (Guitin 27a) : Celui qui apportait un get à une femme et qui l'a perdu : s'il l'a trouvé aussitôt, il est valable ; sinon, il est invalide, car il se peut que ce ne soit pas le même get, mais celui d'un autre couple portant les mêmes noms.
- אָמַר רַבָּה, לָא קַשְׁיָא: כָּאן – בִּמְקוֹם שֶׁהַשְּׁיָירוֹת מְצוּיוֹת, כָּאן – בִּמְקוֹם שֶׁאֵין הַשַּׁיָּירוֹת מְצוּיוֹת.Rabba a dit : Ce n'est pas difficile. Ici, dans Guitin, il s'agit d'un lieu où les caravanes sont fréquentes, et l'on craint que le get appartienne à un homonyme ; là, dans notre Michna, d'un lieu où les caravanes ne sont pas fréquentes.
- וַאֲפִילּוּ בִּמְקוֹם שֶׁהַשְּׁיָירוֹת מְצוּיוֹת – וְהוּא שֶׁהוּחְזְקוּ שְׁנֵי יוֹסֵף בֶּן שִׁמְעוֹן בְּעִיר אַחַת.Et même dans un lieu où les caravanes sont fréquentes, ajoute la Guemara, on ne craint que s'il est établi qu'il y a deux Yossef ben Chimon dans une même ville.
- דְּאִי לָא תֵּימָא הָכִי, קַשְׁיָא דְּרַבָּה אַדְּרַבָּה. דְּהָהוּא גִּיטָּא דְּאִשְׁתְּכַח בֵּי דִינָא דְּרַב הוּנָא, דַּהֲוָה כְּתִוב בֵּיהּ בִּשְׁוִירֵי מָתָא דְּעַל רָכִיס נַהֲרָא. אָמַר רַב הוּנָא:Car si tu ne dis pas cela, il y a une difficulté entre un enseignement de Rabba et un autre enseignement de Rabba. En effet, un certain get a été trouvé au tribunal de Rav Houna, dans lequel était écrit : « À Chviri, ville sise sur le fleuve Rakhis ». Rav Houna a dit :
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