Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִירְכַס לֵיהּ גִּיטָּא בֵּי מִדְרְשָׁא. אֲמַר: אִי סִימָנָא – אִית לִי בְּגַוֵּיהּ, אִי טְבִיעוּת עֵינָא – אִית לִי בְּגַוֵּיהּ. אַהְדְּרוּהּ נִיהֲלֵיהּ. אֲמַר: לָא יָדַעְנָא אִי מִשּׁוּם סִימָנָא אַהְדְּרוּהּ נִיהֲלִי, וְקָא סָבְרִי סִימָנִין דְּאוֹרָיְיתָא. אִי מִשּׁוּם טְבִיעוּת עֵינָא אַהְדְּרוּהּ נִיהֲלִי, וְדַוְקָא צוּרְבָּא מִדְּרַבָּנַן. אֲבָל אִינִישׁ דְּעָלְמָא – לָא.a perdu un get (acte de divorce) qu'il était chargé de porter, à la maison d'étude. Il a dit : S'il faut un signe distinctif, j'en ai un pour lui ; s'il faut une reconnaissance visuelle, je l'ai pour lui. On le lui a restitué. Il a dit ensuite : Je ne sais pas si c'est à cause du signe qu'on me l'a restitué, et qu'ils estiment que les signes distinctifs sont de la Torah ; ou si c'est à cause de la reconnaissance visuelle qu'on me l'a restitué, et cela seulement pour un érudit, mais pour un homme ordinaire, non.
- גּוּפָא: מָצָא גֵּט אִשָּׁה בַּשּׁוּק, בִּזְמַן שֶׁהַבַּעַל מוֹדֶה – יַחְזִיר לְאִשָּׁה. אֵין הַבַּעַל מוֹדֶה – לֹא יַחְזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה.Revenons au corps du texte : Celui qui a trouvé le get d'une femme au marché : lorsque le mari reconnaît l'avoir écrit et donné, il doit le restituer à la femme ; si le mari ne reconnaît pas, il ne doit le restituer ni à celui-ci ni à celle-là.
- בִּזְמַן שֶׁהַבַּעַל מוֹדֶה מִיהָא יַחְזִיר לָאִשָּׁה. וְלֵיחוּשׁ שֶׁמָּא כָּתַב לִיתֵּן בְּנִיסָן וְלֹא נָתַן לָהּ עַד תִּשְׁרֵי, וַאֲזַל בַּעַל זַבֵּין פֵּירֵי מִנִּיסָן וְעַד תִּשְׁרֵי, וּמַפְּקָא לְגִיטָּא דִּכְתִיב בְּנִיסָן, וְאָתְיָא לְמִטְרַף לָקוֹחוֹת שֶׁלֹּא כַּדִּין.En tout cas, lorsque le mari reconnaît, il doit le restituer à la femme. Mais craignons que peut-être il ait écrit pour le remettre en Nissan et ne le lui ait remis qu'en Tichri ; et que le mari soit allé vendre les fruits des biens de sa femme entre Nissan et Tichri, le divorce n'ayant pas encore pris effet ; et qu'elle produise le get écrit en Nissan, et vienne saisir ces fruits auprès des acheteurs illégalement !
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר כֵּיוָן שֶׁנָּתַן עֵינָיו לְגָרְשָׁהּ שׁוּב אֵין לַבַּעַל פֵּירוֹת – שַׁפִּיר. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר יֵשׁ לַבַּעַל פֵּירוֹת עַד שְׁעַת נְתִינָה, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien selon celui qui dit : Dès lors qu'il a résolu de la divorcer, le mari n'a plus droit aux fruits : c'est correct, car il n'avait pas le droit de les vendre. Mais selon celui qui dit que le mari a droit aux fruits jusqu'au moment de la remise, que peut-on dire ?
- כִּי אָתְיָא לְמִטְרַף אָמְרִינַן לַהּ: אַיְיתַי רְאָיָה אֵימַת מְטָא גִּיטָּא לְיָדְךָ.Lorsqu'elle vient saisir, nous lui disons : Apporte une preuve établissant quand le get est parvenu entre tes mains.
- וּמַאי שְׁנָא מִשְּׁטָרֵי חוֹב? דִּתְנַן: מָצָא שְׁטָרֵי חוֹב, אִם יֵשׁ בָּהֶן אַחְרָיוּת נְכָסִים – לֹא יַחְזִיר. וְאוֹקֵימְנָא כְּשֶׁחַיָּיב מוֹדֶה, וּמִשּׁוּם שֶׁמָּא כָּתַב לִלְווֹת בְּנִיסָן וְלֹא לָוָה עַד תִּשְׁרֵי וְקָא טָרֵיף לָקוֹחוֹת שֶׁלֹּא כַּדִּין.En quoi est-ce différent des reconnaissances de dette ? Car nous avons appris (plus haut, 12b) : Celui qui a trouvé des reconnaissances de dette : si elles comportent une garantie sur les biens, il ne doit pas les restituer. Et nous l'avons établi dans le cas où le débiteur reconnaît la dette, et c'est parce que peut-être il a écrit pour emprunter en Nissan et n'a emprunté qu'en Tichri, et le créancier saisirait les biens vendus entre-temps auprès des acheteurs illégalement.
- הָתָם נָמֵי לִיהְדַּר, וְכִי אָתֵי לְמִטְרַף נֵימָא לֵיהּ: אַיְיתִי רְאָיָה אֵימַת מְטָא שְׁטַר חוֹב לְיָדָךְ!Là aussi, qu'on la restitue, et lorsqu'il vient saisir, disons-lui : Apporte une preuve établissant quand la reconnaissance de dette est parvenue entre tes mains !
- אָמְרִי, הָכָא גַּבֵּי גֵּט אִשָּׁה אָתֵי לוֹקֵחַ וְתָבַעה, אָמַר: הַאי דְּ[אַ]הְדְּרוּהּ נִיהֲלַהּ רַבָּנַן לְגִיטָּא, מִשּׁוּם דְּלָא תִּעֲגִין וְתֵיתִיב. הַשְׁתָּא דְּקָא אָתְיָא לְמִטְרַף – תֵּיזִל וְתַיְתֵי רְאָיָה אֵימַת מְטָא גִּיטָּא לִידַהּ.Ils ont répondu : Ici, pour le get d'une femme, l'acheteur viendra réclamer une preuve, il dira : Si nos Sages lui ont restitué le get, c'est afin qu'elle ne reste pas enchaînée sans pouvoir se remarier. Maintenant qu'elle vient saisir, qu'elle aille apporter une preuve établissant quand le get est parvenu entre ses mains.
- הָכָא גַּבֵּי שְׁטַר חוֹב לָא אָתֵי לוֹקֵחַ וְתָבַע, [אָמַר] מִדְּאַהְדְּרוּהּ נִיהֲלֵיהּ רַבָּנַן לִשְׁטַר חוֹב, פְּשִׁיטָא לְמַאי הִלְכְתָא אַהְדְּרוּהּ נִיהֲלֵיהּ – לְמִטְרַף הוּא, שְׁמַע מִינַּהּ קָמוּ רַבָּנַן בְּמִילְּתָא, וּמִקַּמֵּי דִּידִי מְטָא שְׁטָרָא לִידֵיהּ.Tandis qu'ici, pour la reconnaissance de dette, l'acheteur ne viendra pas réclamer de preuve. Il dira : Puisque nos Sages lui ont restitué la reconnaissance de dette, il est évident que c'est pour cette règle qu'ils la lui ont restituée : pour saisir avec elle. Déduis-en que nos Sages ont examiné l'affaire, et que l'acte était parvenu entre ses mains avant mon achat.
- שִׁחְרוּרֵי עֲבָדִים וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: מָצָא שְׁטַר שִׁחְרוּר בְּשׁוּק, בִּזְמַן שֶׁהָרַב מוֹדֶה – יַחְזִיר לָעֶבֶד, אֵין הָרַב מוֹדֶה – לֹא יַחְזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה.Les actes d'affranchissement d'esclaves, etc. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui a trouvé un acte d'affranchissement au marché : lorsque le maître reconnaît l'avoir donné, il doit le restituer à l'esclave ; si le maître ne reconnaît pas, il ne doit le restituer ni à celui-ci ni à celui-là.
- בִּזְמַן שֶׁהָרַב מוֹדֶה מִיהָא יַחְזִיר לָעֶבֶד, וְאַמַּאי? נֵיחוּשׁ שֶׁמָּא כָּתַב לִיתֵּן לוֹ בְּנִיסָן וְלֹא נָתַן לוֹ עַד תִּשְׁרֵי, וַאֲזַל עַבְדָּא וּקְנָה נִכְסִין מִנִּיסָן וְעַד תִּשְׁרֵי, וַאֲזַיל הָרַב וְזַבְּנִינְהוּ וּמַפֵּיק לֵיהּ לְשִׁחְרוּר דִּכְתִב בְּנִיסָן, וְקָא טָרֵיף לָקוֹחוֹת שֶׁלֹּא כַּדִּין.En tout cas, lorsque le maître reconnaît, il doit le restituer à l'esclave. Mais pourquoi ? Craignons que peut-être il ait écrit pour le lui remettre en Nissan et ne le lui ait remis qu'en Tichri ; que l'esclave soit allé acquérir des biens entre Nissan et Tichri, qui appartiennent de ce fait à son maître ; que le maître soit allé les vendre ; et que l'esclave produise l'acte d'affranchissement écrit en Nissan et saisisse ces biens auprès des acheteurs illégalement !
- הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר זְכוּת הוּא לָעֶבֶד שֶׁיּוֹצֵא מִתַּחַת רַבּוֹ לְחֵירוּת, וּכְאַבָּיֵי דְּאָמַר: עֵדָיו בַּחֲתוּמָיו זָכִין לֵיהּ, שַׁפִּיר. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר חוֹב הוּא לָעֶבֶד שֶׁיּוֹצֵא מִתַּחַת רַבּוֹ לְחֵירוּת, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien selon celui qui dit que c'est un avantage pour l'esclave de sortir de la domination de son maître pour la liberté, et conformément à Abayé, qui dit : Ses témoins, par leurs signatures, acquièrent pour lui : c'est correct, car il est libre dès la signature. Mais selon celui qui dit que c'est un désavantage pour l'esclave de sortir de la domination de son maître pour la liberté, que peut-on dire ?
- דְּכִי אָתֵי לְמִטְרַף אָמְרִינַן לֵיהּ: אַיְיתִי רְאָיָה אֵימַת מְטָא שִׁחְרוּר לְיָדָךְ.Lorsqu'il vient saisir, nous lui disons : Apporte une preuve établissant quand l'acte d'affranchissement est parvenu entre tes mains.
- דְּיָיתֵיקֵי מַתָּנָה וְכוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: אֵיזוֹ הִיא דְּיָיתֵיקֵי – דָּא תְּהֵא לְמֵיקַם וְלִהְיוֹת שֶׁאִם מֵת נְכָסָיו לִפְלוֹנִי. מַתָּנָה – כֹּל שֶׁכָּתוּב בּוֹ ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״.Les dyatikei (testaments), la donation, etc. Nos Maîtres ont enseigné : Qu'est-ce qu'une dyatiki ? Un acte qui dit : « Da tehé lemeikam » : Ceci sera pour se tenir et subsister, de sorte que s'il meurt, ses biens iront à Untel. La donation : tout acte dans lequel il est écrit : « À partir d'aujourd'hui et après la mort ».
- אַלְמָא אִי כְּתִיבָא ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״ הוּא דְּקָנֵי, וְאִי לָא – לָא קָנֵי?!Il en ressort que c'est seulement s'il est écrit « à partir d'aujourd'hui et après la mort » qu'il acquiert, et sinon, il n'acquiert pas ?! N'existe-t-il pas de donation valable sans cette clause ?
- אָמַר אַבָּיֵי, הָכִי קָאָמַר: אֵיזוֹ הִיא מַתְּנַת בָּרִיא שֶׁהִיא כְּמַתְּנַת שְׁכִיב מְרַע, דְּלָא קָנֵי אֶלָּא לְאַחַר מִיתָה, כֹּל שֶׁכָּתוּב בָּהּ ״מֵהַיּוֹם וּלְאַחַר מִיתָה״.Abayé a dit : Voici ce qu'il veut dire : Quelle est la donation d'un homme bien portant qui est comme la donation d'un mourant, en ce qu'il n'acquiert qu'après la mort ? Tout acte dans lequel il est écrit : « À partir d'aujourd'hui et après la mort ».
- טַעְמָא דְּלָא אָמַר ״תְּנוּ״. הָא אָמַר ״תְּנוּ״ – נוֹתְנִין.La raison pour laquelle on ne restitue pas ces actes est qu'il n'a pas dit « Donnez ». Mais s'il a dit « Donnez », on donne.
- וּרְמִינְהוּ: מָצָא דְּיָיתֵקָאוֹת, אַפּוֹתֵיקָאוֹת וּמַתָּנוֹת, אַף עַל פִּי שֶׁשְּׁנֵיהֶם מוֹדִין – לֹא יַחְזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה!Mais on oppose une baraïta : Celui qui a trouvé des dyatikaot (testaments), des apotikaot (actes affectant un bien en garantie) et des donations, même si tous deux reconnaissent leur validité, il ne doit restituer ni à celui-ci ni à celui-là !
- אָמַר רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל: לָא קַשְׁיָא,Rabbi Abba bar Memel a dit : Ce n'est pas difficile,
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