Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ, מִשֶּׁהֶחְזִיק בָּהּ – אֵינוֹ יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ. דְּאָמַר לֵיהּ: חַיְיתָא דְקִטְרֵי סְבַרְתְּ וְקַבֵּלְתְּ. מֵאֵימָתַי הָוְיָא חֲזָקָה? מִכִּי דָיֵישׁ אַמִּצְרֵי.il peut se rétracter ; une fois qu'il en a pris possession, il ne peut plus se rétracter. Car le vendeur peut lui dire : C'est un sac noué au contenu inconnu que tu as envisagé et accepté (tu as acheté sans garantie, en connaissance de cause). À partir de quand y a-t-il prise de possession ? Dès lors qu'il foule les bordures du champ.
- וְאִיכָּא דְּאָמְרִי, אֲפִילּוּ בְּאַחְרָיוּת נָמֵי, דְּאָמַר לֵיהּ: אַחְוִי טִרְפָךְ וַאֲשַׁלֵּם לָךְ.Et il y a ceux qui disent : Même s'il a acheté avec garantie, il ne peut pas se rétracter, car le vendeur peut lui dire : Montre-moi ton ordre de saisie (délivré par le tribunal contre toi) et je te paierai.
- אִיתְּמַר: הַמּוֹכֵר שָׂדֶה לַחֲבֵירוֹ וְנִמְצֵאת שֶׁאֵינָהּ שֶׁלּוֹ. רַב אָמַר: יֵשׁ לוֹ מָעוֹת וְיֵשׁ לוֹ שֶׁבַח. וּשְׁמוּאֵל אָמַר: מָעוֹת יֵשׁ לוֹ, שֶׁבַח אֵין לוֹ.Il a été dit : Dans le cas de celui qui vend un champ à son prochain et il s'avère qu'il n'était pas à lui (il l'avait volé, et le propriétaire le reprend à l'acheteur) : Rav a dit : Il a droit au remboursement de l'argent et il a droit à l'amélioration apportée au champ. Et Chmouel a dit : L'argent, il y a droit ; l'amélioration, il n'y a pas droit.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב הוּנָא: פֵּירֵשׁ לוֹ אֶת הַשֶּׁבַח מַהוּ? טַעְמָא דִשְׁמוּאֵל מִשּׁוּם דְּלָא פָּירֵשׁ שְׁבָחָא, וְהָכָא הָא פָּירֵשׁ לֵהּ, אוֹ דִלְמָא טַעְמֵיהּ דִשְׁמוּאֵל: כֵּיוָן דְּלֵית לֵיהּ קַרְקַע, מִחֲזֵי כְּרִיבִּית. אֲמַר לְהוּ: אִין וְלָאו, וְרַפְיָא בִּידֵיהּ.On a demandé à Rav Houna : Si le vendeur lui a précisé l'amélioration, qu'en est-il ? La raison de Chmouel est-elle qu'il n'a pas précisé l'amélioration, et ici il l'a bien précisée ? Ou peut-être la raison de Chmouel est-elle que, puisqu'il n'a pas de terre (le vendeur n'en est pas propriétaire, la vente est nulle et l'argent versé est comme un prêt), cela a l'apparence de l'intérêt (ribit) ? Il leur dit : Oui et non ; et la chose était incertaine pour lui.
- אִיתְּמַר, אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: מָעוֹת יֵשׁ לוֹ, שֶׁבַח אֵין לוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁפֵּירַשׁ לוֹ אֶת הַשֶּׁבַח. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּקַרְקַע אֵין לוֹ, שְׂכַר מְעוֹתָיו עוֹמֵד וְנוֹטֵל.Il a été dit : Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel : L'argent, il y a droit ; l'amélioration, il n'y a pas droit, même si le vendeur lui a précisé l'amélioration. Quelle en est la raison ? Puisqu'il n'a pas de terre, l'acheteur apparaîtrait comme se tenant là et prenant le salaire de son argent.
- אֵיתִיבֵיהּ רָבָא לְרַב נַחְמָן: אֵין מוֹצִיאִין לַאֲכִילַת פֵּירוֹת, וְלִשְׁבַח קַרְקָעוֹת, וְלִמְזוֹן הָאִשָּׁה וְהַבָּנוֹת מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים, מִפְּנֵי תִּיקּוּן הָעוֹלָם.Rava a objecté à Rav Na'hman à partir d'une Michna (Guittin 48b) : On ne saisit pas pour la consommation des fruits, ni pour l'amélioration des terres, ni pour la nourriture de la femme et des filles, sur les biens hypothéqués, pour le bon ordre du monde.
- מִמְּשַׁעְבְּדִי הוּא דְּלָא מַפְּקִינַן, הָא מִבְּנֵי (חוֹרִין) – [חָרֵי] מַפְּקִינַן, וְקָתָנֵי מִיהָא לִשְׁבַח קַרְקָעוֹת, מַאי לָאו בְּלוֹקֵחַ מִגַּזְלָן!C'est sur les biens hypothéqués qu'on ne saisit pas ; donc sur les biens libres, on saisit. Et il est enseigné en tout cas : pour l'amélioration des terres. N'est-ce pas le cas de celui qui achète à un voleur ? L'acheteur aurait donc droit à l'amélioration, contrairement à Chmouel !
- לָא בְּבַעַל חוֹב.La Guemara répond : Non, il s'agit d'un créancier qui a saisi le champ pour la dette du vendeur ; la vente était donc valable et le paiement n'a pas l'apparence de l'intérêt.
- אִי בְּבַעַל חוֹב, אֵימָא רֵישָׁא: אֵין מוֹצִיאִין לַאֲכִילַת פֵּירוֹת, וְאִי בְּבַעַל חוֹב, בַּעַל חוֹב מִי אִית לֵיהּ פֵּירֵי? וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: בַּעַל חוֹב גּוֹבֶה אֶת הַשֶּׁבַח. שֶׁבַח – אִין, אֲבָל פֵּירוֹת – לָא!S'il s'agit d'un créancier, dis le début de la Michna : On ne saisit pas pour la consommation des fruits. Or s'il s'agit d'un créancier, un créancier a-t-il droit aux fruits ? Chmouel n'a-t-il pas dit : Un créancier recouvre l'amélioration ; l'amélioration, oui, mais les fruits, non !
- אֶלָּא פְּשִׁיטָא בְּגוֹזֵל וְנִגְזָל. וּמִדְּרֵישָׁא בְּגוֹזֵל וְנִגְזָל, סֵיפָא נָמֵי בְּגוֹזֵל וְנִגְזָל.Il faut donc dire évidemment qu'il s'agit d'un voleur et de sa victime. Et puisque le début de la Michna parle d'un voleur et de sa victime, la fin aussi parle d'un voleur et de sa victime.
- מִידֵּי אִרְיָא?! הָא כִּדְאִיתָא וְהָא כִּדְאִיתָא.La Guemara rejette : Est-ce une preuve ?! Celui-ci (le début) est tel qu'il est, et celui-là (la fin) est tel qu'il est : le premier parle d'un voleur, l'autre d'un créancier.
- וְהָא לָא תָּנֵי הָכִי: לְשֶׁבַח קַרְקָעוֹת כֵּיצַד? הֲרֵי שֶׁגָּזַל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וַהֲרֵי הִיא יוֹצְאָה מִתַּחַת יָדוֹ, כְּשֶׁהוּא גּוֹבֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים, וְשֶׁבַח – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין.Mais n'a-t-on pas enseigné ainsi dans une baraïta : Pour l'amélioration des terres, comment cela ? Celui qui a volé un champ à son prochain, et le voici qui sort de sa main par décision du tribunal ; quand il recouvre, il recouvre le capital sur les biens hypothéqués, et l'amélioration, il la recouvre sur les biens libres.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא כִּדְקָתָנֵי, גַּזְלָן מִמַּאן גָּבֵי? אֶלָּא לָאו: כְּגוֹן שֶׁגָּזַל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וּמְכָרָהּ לְאַחֵר וְהִשְׁבִּיחָהּ!De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit : Comme il est enseigné – le voleur, sur qui recouvre-t-il ? N'est-ce pas plutôt le cas où il a volé un champ à son prochain et l'a vendu à un autre, et que celui-ci l'a amélioré ? Cela contredit Chmouel !
- אָמַר לָךְ: לָאו תָּרוֹצֵי קָא מְתָרְצַתְּ? תָּרֵיץ נָמֵי בְּבַעַל חוֹב.Il te dira : N'es-tu pas en train d'interpréter la baraïta en y ajoutant un élément ? Interprète donc aussi qu'il s'agit d'un créancier.
- תָּא שְׁמַע: לַאֲכִילַת פֵּירוֹת כֵּיצַד? הֲרֵי שֶׁגָּזַל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וַהֲרֵי הִיא יוֹצְאָה מִתַּחַת יָדוֹ, כְּשֶׁהוּא גּוֹבֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים, וּפֵירוֹת גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין.Viens et entends une autre baraïta : Pour la consommation des fruits, comment cela ? Celui qui a volé un champ à son prochain, et le voici qui sort de sa main ; quand il recouvre, il recouvre le capital sur les biens hypothéqués, et les fruits, il les recouvre sur les biens libres.
- הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא כִּדְקָתָנֵי, גַּזְלָן מִמַּאן גָּבֵי? אֶלָּא לָאו: כְּגוֹן שֶׁגָּזַל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וּמְכָרָהּ לְאַחֵר וְהִשְׁבִּיחָהּ!De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit : Comme il est enseigné – le voleur, sur qui recouvre-t-il ? N'est-ce pas plutôt le cas où il a volé un champ à son prochain et l'a vendu à un autre, et que celui-ci l'a amélioré ?
- אָמַר רָבָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁגָּזַל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ, מְלֵאָה פֵּירוֹת, וְאָכַל אֶת הַפֵּירוֹת, וְחָפַר בָּהּ בּוֹרוֹת, שִׁיחִין וּמְעָרוֹת. בָּא נִגְזָל לִגְבּוֹת קֶרֶן – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים, בָּא נִגְזָל לִגְבּוֹת פֵּירוֹת – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין.Rava a dit : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il a volé à son prochain un champ plein de fruits, a consommé les fruits, et y a creusé des puits, des fossés et des grottes (l'endommageant). La victime vient recouvrer le capital : elle recouvre sur les biens hypothéqués du voleur ; la victime vient recouvrer les fruits : elle recouvre sur les biens libres.
- רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר: כְּגוֹןRabba bar Rav Houna a dit : Il s'agit du cas où
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