Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁנְּטָלוּהָ מַסִּיקִין, בָּא נִגְזָל לִגְבּוֹת קֶרֶן – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים, בָּא נִגְזָל לִגְבּוֹת פֵּירוֹת – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין.des brigands l'ont prise au voleur. La victime vient recouvrer le capital : elle recouvre sur les biens hypothéqués ; la victime vient recouvrer les fruits : elle recouvre sur les biens libres.
- רָבָא לָא אָמַר כְּרַבָּה בַּר רַב הוּנָא: ״הֲרֵי הִיא יוֹצְאָה מִתַּחַת יָדוֹ״ – בְּדִינָא מַשְׁמַע. וְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא לָא אָמַר כְּרָבָא: ״הֲרֵי הִיא יוֹצְאָה מִתַּחַת יָדוֹ״ – בְּעֵינָא מַשְׁמַע.Rava n'a pas parlé comme Rabba bar Rav Houna, car « le voici qui sort de sa main » implique que c'est par jugement et non par des brigands. Et Rabba bar Rav Houna n'a pas parlé comme Rava, car « le voici qui sort de sa main » implique que le champ sort tel quel, sans dommage.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: לִצְדָדִין קָתָנֵי, כְּגוֹן שֶׁגָּזַל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ מְלֵאָה פֵּירוֹת וְאָכַל אֶת הַפֵּירוֹת וּמָכַר אֶת הַשָּׂדֶה, בָּא לוֹקֵחַ לִגְבּוֹת קֶרֶן – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים. בָּא נִגְזָל לִגְבּוֹת פֵּירוֹת – גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין.Rav Achi a dit : La baraïta enseigne selon des cas distincts : il a volé à son prochain un champ plein de fruits, a consommé les fruits et a vendu le champ. L'acheteur vient recouvrer le capital : il recouvre sur les biens hypothéqués. La victime vient recouvrer les fruits : elle recouvre sur les biens libres.
- בֵּין לְרָבָא בֵּין לְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא, מִלְוָה עַל פֶּה הוּא, וּמִלְוָה עַל פֶּה אֵינוֹ גּוֹבֶה מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים!La Guemara objecte : Aussi bien selon Rava que selon Rabba bar Rav Houna, ce que le voleur doit à la victime est un prêt oral, et avec un prêt oral on ne recouvre pas sur les biens hypothéqués !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּשֶׁעָמַד בַּדִּין וַהֲדַר זַבֵּין.La Guemara répond : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il a comparu en justice pour son vol et a ensuite vendu ; la dette, connue de tous, équivaut alors à une dette écrite.
- אִי הָכִי, פֵּירוֹת נָמֵי! כְּשֶׁעָמַד בַּדִּין עַל הַקֶּרֶן, וְלֹא עָמַד בַּדִּין עַל הַפֵּירוֹת. וּמַאי פַּסְקָא? סְתָמָא דְמִילְּתָא כִּי תָּבַע אִינִישׁ – קַרְנָא תָּבַע בְּרֵישָׁא.S'il en est ainsi, pour les fruits aussi on devrait recouvrer sur les biens hypothéqués ! La Guemara répond : Il s'agit du cas où il a comparu en justice pour le capital, et n'a pas comparu en justice pour les fruits. La Guemara demande : Et comment la baraïta peut-elle le dire sans réserve ? Réponse : Ordinairement, quand quelqu'un réclame en justice, il réclame d'abord le capital.
- וְסָבַר שְׁמוּאֵל לוֹקֵחַ מִגַּזְלָן לֵית לֵיהּ שְׁבָחָא?La Guemara revient à l'avis de Chmouel : Et Chmouel pense-t-il que celui qui achète à un voleur n'a pas droit à l'amélioration ?
- וְהָא אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל לְרַב חִינָּנָא בַּר שִׁילַת: אִמְּלֵיךְ, וּכְתוֹב ״שׁוּפְרָא שְׁבָחָא וּפֵירֵי״.Or Chmouel a dit à Rav 'Hinnana bar Chilat (qui était scribe) : Consulte le vendeur et écris : « le meilleur terrain, l'amélioration et les fruits ».
- בְּמַאי? אִי בְּבַעַל חוֹב – מִי אִית לֵיהּ פֵּירֵי? וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: בַּעַל חוֹב גּוֹבֶה אֶת הַשֶּׁבַח, שֶׁבַח – אִין, אֲבָל פֵּירוֹת – לָא. אֶלָּא לָאו, בְּלוֹקֵחַ מִגַּזְלָן!Dans quel cas ? S'il s'agit d'un créancier, a-t-il droit aux fruits ? Chmouel n'a-t-il pas dit : Un créancier recouvre l'amélioration ; l'amélioration, oui, mais les fruits, non ! N'est-ce donc pas celui qui achète à un voleur ?
- אָמַר רַב יוֹסֵף: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁיֵּשׁ לוֹ קַרְקַע.Rav Yossef a dit : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où le voleur possède une terre, qu'il peut donner à l'acheteur à la place d'argent ; cela n'a alors pas l'apparence de l'intérêt.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְכִי מוּתָּר לִלְוֹת סְאָה בִּסְאָה בִּמְקוֹם שֶׁיֵּשׁ לוֹ קַרְקַע?Abayé lui a dit : Mais est-il permis d'emprunter une séa (mesure de grain) contre une séa, dans le cas où l'on possède une terre ? Il est interdit d'emprunter ainsi, de peur que le prix ne monte, même à celui qui possède une terre ; de même ici, le paiement devrait être interdit.
- אֲמַר לֵיהּ, הָתָם הַלְוָאָה, הָכָא זְבִינֵי.Il lui a dit : Là, c'est un prêt ; ici, c'est une vente.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי, אָמַר רַב יוֹסֵף: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁקָּנוּ מִיָּדוֹ.Il y a ceux qui disent : Rav Yossef a dit : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où un acte d'acquisition a été effectué de sa main (le vendeur s'étant engagé par kinyan à payer l'amélioration).
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: וְכִי מוּתָּר לִלְוֹת סְאָה בִּסְאָה בִּמְקוֹם שֶׁקָּנוּ מִיָּדוֹ?Abayé lui a dit : Mais est-il permis d'emprunter une séa contre une séa dans le cas où un acte d'acquisition a été effectué de sa main ?
- אֲמַר לֵיהּ: הָתָם הַלְוָאָה, וְהָכָא זְבִינֵי.Il lui a dit : Là, c'est un prêt, et ici, c'est une vente.
- גּוּפָא, אָמַר שְׁמוּאֵל: בַּעַל חוֹב גּוֹבֶה אֶת הַשֶּׁבַח. אָמַר רָבָא: תֵּדַע, שֶׁכָּךְ כּוֹתֵב לוֹ מוֹכֵר לַלּוֹקֵחַ: ״אֲנָא אֵיקוּם וַאֲשַׁפֵּי וַאֲדַכֵּי וַאֲמָרֵיק זְבִינֵי אִילֵּין, אִינּוּן וְעַמְלֵיהוֹן וּשְׁבָחֵיהוֹן, וְאֵיקוּם קֳדָמָךְ, וּצְבִי זָבֹינָא דְּנַן וְקַבֵּיל עֲלוֹהִי״.Revenons à l'énoncé même : Chmouel a dit : Un créancier recouvre l'amélioration. Rava a dit : Sache-le, car le vendeur écrit ainsi à l'acheteur : « Je me lèverai, j'apaiserai, je purifierai et je dégagerai ces biens vendus, eux, leur labeur et leur amélioration, et je me présenterai devant toi. » Et ce vendeur y a consenti et l'a accepté.
- אֲמַר לֵיהּ רַב חִיָּיא בַּר אָבִין לְרָבָא: אֶלָּא מֵעַתָּה מַתָּנָה דְּלָא כָּתֵיב לֵיהּ הָכִי, הָכִי נָמֵי דְּלָא טָרֵיף שְׁבָחָא?! אֲמַר לֵיהּ: אִין.Rav 'Hiya bar Avin a dit à Rava : Dans ce cas, un cadeau, pour lequel on n'écrit pas ainsi, dira-t-on aussi que le créancier ne saisit pas l'amélioration ?! Il lui a dit : Oui.
- וְכִי יָפֶה כֹּחַ מַתָּנָה מִמֶּכֶר? אֲמַר לֵיהּ: אִין יָפֶה וְיָפֶה.Le pouvoir d'un cadeau est-il donc plus fort que celui d'une vente ? Il lui a dit : Oui, il est plus fort, et plus fort encore.
- אָמַר רַב נַחְמָן: הָא מַתְנִיתָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְמָר שְׁמוּאֵל, וְהוּנָא חַבְרִין מוֹקֵים לַהּ בְּמִילֵּי אַחֲרִינֵי. דְּתַנְיָא: הַמּוֹכֵר שָׂדֶה לַחֲבֵירוֹ, וַהֲרֵי הִיא יוֹצְאָה מִתַּחַת יָדוֹ, כְּשֶׁהוּא גּוֹבֶה – גּוֹבֶה אֶת הַקֶּרֶן מִנְּכָסִים מְשׁוּעְבָּדִים, וְשֶׁבַח גּוֹבֶה מִנְּכָסִים בְּנֵי חוֹרִין.Rav Na'hman a dit : Cette baraïta soutient Mar Chmouel, mais Houna notre collègue l'interprète de choses autres. Car il a été enseigné : Celui qui vend un champ à son prochain, et le voici qui sort de sa main ; quand il recouvre, il recouvre le capital sur les biens hypothéqués, et l'amélioration, il la recouvre sur les biens libres.
- וְהוּנָא חַבְרִין מוֹקֵים לַהּ בְּמִילֵּי אַחֲרִינֵי, בְּלוֹקֵחַ מִגַּזְלָן.Et Houna notre collègue l'interprète de choses autres : de celui qui achète à un voleur.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: הַמּוֹכֵר שָׂדֶה לַחֲבֵירוֹ וְהִשְׁבִּיחָהּ, וּבָא בַּעַל חוֹב וּטְרָפָהּ, כְּשֶׁהוּא גּוֹבֶה, אִם הַשֶּׁבַח יוֹתֵר עַל הַיְּצִיאָה – נוֹטֵל אֶת הַשֶּׁבַח מִבַּעַל הַקַּרְקַע, וְהַיְּצִיאָה מִבַּעַל חוֹב. וְאִם הַיְּצִיאָה יְתֵירָה עַל הַשֶּׁבַח – אֵין לוֹ אֶלָּא הוֹצָאָה שִׁיעוּר שֶׁבַח מִבַּעַל חוֹב.Il a été enseigné dans une autre baraïta : Celui qui vend un champ à son prochain, et celui-ci l'a amélioré, et un créancier est venu le saisir : quand il recouvre, si l'amélioration dépasse la dépense, il prend l'amélioration excédentaire sur le propriétaire de la terre (le vendeur), et la dépense sur le créancier. Et si la dépense dépasse l'amélioration, il n'a que la dépense à hauteur de l'amélioration, sur le créancier.
- וְהָא שְׁמוּאֵל בְּמַאי מוֹקֵים לַהּ? אִי בְּלוֹקֵחַ מִגַּזְלָן – קַשְׁיָא רֵישָׁא, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: לוֹקֵחַ מִגַּזְלָן לֵית לֵיהּ שְׁבָחָא. אִי בְּבַעַל חוֹב – קַשְׁיָא רֵישָׁא וְסֵיפָא, דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: בַּעַל חוֹב גּוֹבֶה אֶת הַשֶּׁבַח!Et cette baraïta, Chmouel, comment l'interprète-t-il ? Si c'est celui qui achète à un voleur, le début est difficile, car Chmouel a dit : Celui qui achète à un voleur n'a pas droit à l'amélioration. Si c'est un créancier, le début et la fin sont difficiles, car Chmouel a dit : Un créancier recouvre l'amélioration sans rien payer !
- אִיבָּעֵית אֵימָא בְּלוֹקֵחַ מִגַּזְלָן, כְּגוֹן שֶׁיֵּשׁ לוֹ קַרְקַע. אִי נָמֵי בְּשֶׁקָּנוּ מִיָּדוֹ.Si tu veux, dis qu'il s'agit de celui qui achète à un voleur, lorsqu'il possède une terre ; ou bien lorsqu'un acte d'acquisition a été effectué de sa main.
- אִיבָּעֵית אֵימָא בְּבַעַל חוֹב. וְלָא קַשְׁיָא: כָּאן בְּשֶׁבַחSi tu veux, dis qu'il s'agit d'un créancier, et ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'une amélioration
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