Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חֲדָא הוּא, דְּחַד טַעַם הוּא, דְּמִשּׁוּם דְּקָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר מַחְלוֹקֶת בְּשֶׁאֵין חַיָּיב מוֹדֶה – הוּא מְתָרֵץ הָכִי.La Guemara répond : C'est un seul point, car il y a une seule raison : c'est parce que Rabbi Elazar a dit que la machlokèt (divergence d'opinions) porte sur le cas où le débiteur ne reconnaît pas la dette, qu'il explique ainsi l'avis de Rabbi Méïr (on ne recouvre même pas sur les biens libres).
- תְּיוּבְתָּא דִשְׁמוּאֵל בְּתַרְתֵּי: חֲדָא כְּרַבִּי אֶלְעָזָר, דְּהָא מוֹקֵי מַתְנִיתִין בְּשֶׁאֵין חַיָּיב מוֹדֶה.La teyouvta (réfutation définitive) de Chmouel sur deux points : l'un, comme pour Rabbi Elazar, car Chmouel aussi situe la Michna dans le cas où le débiteur ne reconnaît pas la dette, alors que selon la baraïta il n'y a dans ce cas aucune machlokèt.
- וַחֲדָא דְּאָמַר שְׁמוּאֵל: מָצָא שְׁטַר הַקְנָאָה בַּשּׁוּק – יַחְזִיר לַבְּעָלִים, וְלָא חָיְישִׁינַן לְפֵרָעוֹן.Et l'autre, ce que Chmouel a dit : Celui qui a trouvé un acte de transfert au marché doit le rendre à ses propriétaires, et nous ne craignons pas le remboursement.
- תְּיוּבְתָּא דְּקָתָנֵי הָכָא: אַף עַל פִּי שֶׁשְּׁנֵיהֶם מוֹדִים לֹא יַחְזִיר לֹא לָזֶה וְלֹא לָזֶה, אַלְמָא חָיְישִׁינַן לְפֵרָעוֹן, וְכׇל שֶׁכֵּן הָכָא דְּלָא מוֹדֵה לֹוֶה – דְּחָיְישִׁינַן לְפֵרָעוֹן.C'est une teyouvta, car la baraïta enseigne ici : Même si tous deux reconnaissent la dette, il ne doit le rendre ni à celui-ci ni à celui-là. Il en ressort que nous craignons le remboursement ; à plus forte raison ici, dans le cas de l'acte de transfert, où l'emprunteur ne reconnaît pas la dette, nous craignons le remboursement.
- אָמַר שְׁמוּאֵל: מַאי טַעְמַיְיהוּ דְּרַבָּנַן? סָבְרִי אַחְרָיוּת טָעוּת סוֹפֵר הוּא.Chmouel a dit : Quelle est la raison des Sages, pour qui on recouvre sur les biens hypothéqués même si l'acte ne comporte pas de garantie ? Ils pensent que l'absence de la garantie est une erreur de scribe.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא בַּר אִיתַּי לְרַב אִידִי בַּר אָבִין: וּמִי אָמַר שְׁמוּאֵל הָכִי? וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: שֶׁבַח, שֶׁפֶר וְשִׁעְבּוּד – צָרִיךְ לִימָּלֵךְ!Rava bar Itaï a dit à Rav Idi bar Avin : Et Chmouel a-t-il vraiment dit cela ? Or Chmouel n'a-t-il pas dit : Pour l'amélioration, le meilleur terrain et l'hypothèque, il faut que le scribe consulte le vendeur ! Cela montre que la garantie n'est pas sous-entendue dans tout acte.
- לֵימָא מַאן דְּאָמַר הָא לָא אָמַר הָא?La Guemara demande : Dirons-nous que celui qui a rapporté cet enseignement au nom de Chmouel n'a pas rapporté l'autre ?
- לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּשְׁטַר הַלְוָאָה, דְּלָא יָהֵיב אִינָשׁ זוּזֵי בִּכְדִי. כָּאן בְּמִקָּח וּמִמְכָּר, דְּעָבֵיד אִינָשׁ דְּזָבֵין אַרְעָא לְיוֹמֵיהּ.La Guemara répond : Ce n'est pas difficile. Ici, où il parle d'erreur de scribe, il s'agit d'une reconnaissance de dette, car personne ne donne son argent pour rien. Là, où il exige de consulter, il s'agit d'achat et de vente, car il arrive qu'on achète une terre pour un jour seulement, en acceptant le risque d'en être dépossédé.
- כִּי הָהִיא דַּאֲבוּהּ בַּר אִיהִי זְבַין עִלִּיתָא מֵאֲחָתֵיהּ, אֲתָא בַּעַל חוֹב טַרְפַהּ מִינֵּיהּ. אֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּמָר שְׁמוּאֵל, אֲמַר לֵיהּ: כְּתַבָה לָךְ אַחְרָיוּת? אֲמַר לֵיהּ: לָא. אֲמַר לֵיהּ: אִם כֵּן, זִיל לִשְׁלָמָא. אֲמַר לֵיהּ: וְהָא מָר הוּא דְּאָמַר אַחְרָיוּת טָעוּת סוֹפֵר הוּא! אֲמַר לֵיהּ: הָנֵי מִילֵּי בִּשְׁטָרֵי הַלְוָאָה, אֲבָל בִּשְׁטָרֵי מִקָּח וּמִמְכָּר – לָא, דַּעֲבִיד אִינָשׁ דְּזָבֵין אַרְעָא לְיוֹמֵיהּ.Comme dans ce cas : Avouh bar Ihi acheta une chambre haute à sa sœur. Un créancier vint et la lui saisit. Il se présenta devant Mar Chmouel, qui lui dit : T'a-t-elle écrit une garantie ? Il lui dit : Non. Il lui dit : S'il en est ainsi, va en paix – il n'y a rien à faire. Il lui dit : Mais n'est-ce pas toi, Maître, qui as dit que l'absence de la garantie est une erreur de scribe ? Il lui dit : Ces paroles valent pour les reconnaissances de dette, mais pour les actes d'achat et de vente, non, car il arrive qu'on achète une terre pour un jour.
- אָמַר אַבָּיֵי: רְאוּבֵן שֶׁמָּכַר שָׂדֶה לְשִׁמְעוֹן בְּאַחְרָיוּת, וּבָא בַּעַל חוֹב דִּרְאוּבֵן וְקָא טָרֵיף לֵיהּ מִינֵּיהּ, דִּינָא הוּא דְּאָזֵיל רְאוּבֵן וּמִשְׁתַּעֵי דִּינָא בַּהֲדֵיהּ, וְלָא מָצֵי אָמַר לֵיהּ: לָאו בַּעַל דְּבָרִים דִּידִי אַתְּ, דְּאָמַר לֵיהּ: דְּמַפְּקַתְּ מִינֵּיהּ, עֲלַי דִּידִי הָדַר.Abayé a dit : Réouven a vendu un champ à Chimon avec garantie, et le créancier de Réouven est venu le lui saisir. La loi est que Réouven peut aller plaider contre lui, et le créancier ne peut pas lui dire : Tu n'es pas ma partie adverse ; car Réouven peut lui dire : Ce que tu lui prends se retournera contre moi.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא בְּאַחְרָיוּת נָמֵי, דְּאָמַר לֵיהּ: לָא נִיחָא לִי דְּלֶיהְוֵי לְשִׁמְעוֹן תַּרְעוֹמֶת עֲלַי.Il y a ceux qui disent : Abayé a dit : Même si la vente s'est faite sans garantie, il peut plaider, car il peut lui dire : Il ne me plaît pas que Chimon ait un grief contre moi.
- וְאָמַר אַבָּיֵי: רְאוּבֵן שֶׁמָּכַר שָׂדֶה לְשִׁמְעוֹן שֶׁלֹּא בְּאַחְרָיוּת, וְיָצְאוּ עָלֶיהָ עֲסִיקִין, עַד שֶׁלֹּא הֶחְזִיק בָּהּEt Abayé a dit : Réouven a vendu un champ à Chimon sans garantie, et des contestataires se sont élevés à son sujet (mettant en cause le droit de propriété de Réouven). Tant que Chimon n'en a pas pris possession,
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