Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- עָשׂוּ שֶׁאֵינוֹ זוֹכֶה כְּזוֹכֶה, מַאי טַעְמָא – עֲנִיִּים גּוּפַיְיהוּ נִיחָא לְהוּ, כִּי הֵיכִי דְּכִי אָגְרוּ לְדִידְהוּ נִלְקוֹט בְּנַיְיהוּ בָּתְרַיְיהוּ.Ils ont fait de celui qui n'acquiert pas comme celui qui acquiert : les Sages ont accordé au fils de l'ouvrier un droit spécial sur le glanage. Quelle en est la raison ? Les pauvres eux-mêmes en sont satisfaits, afin que lorsqu'ils sont eux-mêmes engagés, leurs fils puissent glaner derrière eux.
- וּפְלִיגָא דְּרַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא. דְּאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: לֹא גָּדוֹל – גָּדוֹל מַמָּשׁ, וְלֹא קָטָן – קָטָן מַמָּשׁ, אֶלָּא גָּדוֹל וְסָמוּךְ עַל שֻׁלְחָן אָבִיו – זֶהוּ קָטָן. קָטָן וְאֵינוֹ סָמוּךְ עַל שֻׁלְחָן אָבִיו – זֶהוּ גָּדוֹל.Et Chmouel, dans son explication de la Michna, s'oppose à Rabbi 'Hiya bar Abba. Car Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : « Majeur » n'est pas un véritable majeur, et « mineur » n'est pas un véritable mineur. Mais un majeur qui dépend de la table de son père, c'est lui le mineur ; il est normal que celui qui vit des subsides de son père lui remette sa trouvaille. Un mineur qui ne dépend pas de la table de son père, c'est lui le majeur, et ce qu'il trouve est à lui.
- מְצִיאַת עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הָעִבְרִים הֲרֵי הוּא שֶׁל עַצְמָן. אַמַּאי לֹא יְהֵא אֶלָּא פּוֹעֵל? וְתַנְיָא: מְצִיאַת פּוֹעֵל לְעַצְמוֹ. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בִּזְמַן שֶׁאָמַר לוֹ: ״נַכֵּשׁ עִמִּי הַיּוֹם״, ״עֲדוֹר עַמִּי הַיּוֹם״.La Michna enseigne : La trouvaille de son esclave ou de sa servante hébreux est à eux. Pourquoi ? Qu'il ne soit qu'un ouvrier ! Or il a été enseigné dans une baraïta : La trouvaille d'un ouvrier est à lui. Dans quel cas cela a-t-il été dit ? Lorsque l'employeur lui a dit : « Sarcle avec moi aujourd'hui », « Bêche avec moi aujourd'hui ». Puisqu'il a précisé le travail, qui n'inclut pas la recherche de trouvailles, celles-ci reviennent à l'ouvrier.
- אֲבָל אָמַר לוֹ ״עֲשֵׂה עִמִּי מְלָאכָה הַיּוֹם״ – מְצִיאָתוֹ לְבַעַל הַבַּיִת.Mais s'il lui a dit : « Fais du travail avec moi aujourd'hui », sans préciser, sa trouvaille est au maître de maison. Or l'esclave hébreu est tenu à tout travail pour son maître ; pourquoi celui-ci n'acquiert-il pas ses trouvailles ?
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הָכָא בְּעֶבֶד נוֹקֵב מַרְגָּלִיּוֹת עָסְקִינַן, שֶׁאֵין רַבּוֹ רוֹצֶה לְשַׁנּוֹתוֹ לִמְלָאכָה אַחֶרֶת.Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Ici, nous traitons d'un esclave qui perce des perles, que son maître ne veut pas faire changer pour un autre travail, tant ce travail est lucratif. Il est donc comme un ouvrier engagé pour une tâche précise.
- רָבָא אָמַר: בְּמַגְבִּיהַּ מְצִיאָה עִם מְלַאכְתּוֹ עָסְקִינַן.Rava a dit : Nous traitons du cas où il ramasse la trouvaille tout en faisant son travail ; cela ne coûte rien à son maître, et elle appartient donc à l'esclave.
- רַב פָּפָּא אָמַר: כְּגוֹן שֶׁשְּׂכָרוֹ לְלַקֵּט מְצִיאוֹת. וְהֵיכִי דָּמֵי? דְּאַקְּפַי אַגְמָא בִּכְווֹרֵי.Rav Pappa a dit : La trouvaille d'un ouvrier ne revient à l'employeur que lorsqu'il l'a engagé pour ramasser des trouvailles. Et quel en est le cas ? Lorsqu'un lac a débordé, rejetant des poissons, et que l'on engage des ouvriers pour ramasser ceux qui sont restés sur le rivage.
- הַאי שִׁפְחָה הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאַיְיתַי שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת, מַאי בָּעֲיָא גַּבֵּיהּ?La Michna enseigne que la trouvaille de la servante hébreue est à elle. Quel est le cas de cette servante ? Si elle a eu deux poils, signe de la majorité, que fait-elle chez lui ? Une servante hébreue devenue majeure est affranchie.
- וְאִי דְּלָא אַיְיתַי שְׁתֵּי שְׂעָרוֹת, אִי אִיתֵיהּ לְאָב – דַּאֲבוּהּ הָוְיָא! וְאִי דְּלֵיתֵיהּ לָאָב – תִּיפּוֹק בְּמִיתַת הָאָב.Et si elle n'a pas eu deux poils, étant donc mineure : si son père est en vie, cela revient à son père ; et si son père n'est pas en vie, qu'elle sorte libre par la mort de son père !
- דְּאָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אָמָה הָעִבְרִיָּה קֹנָה עַצְמָהּ בְּמִיתַת הָאָב מֵרְשׁוּת הָאָדוֹן מִקַּל וָחוֹמֶר. וְלָאו אִיתּוֹתַב רֵישׁ לָקִישׁ?Car Rech Lakich a dit : La ama ivriya (servante hébreue) s'acquiert elle-même, en sortant du pouvoir de son maître, par la mort de son père, par un kal va'homer (raisonnement a fortiori). Il n'existe donc aucun cas où elle acquière sa trouvaille. La Guemara répond : Mais Rech Lakich n'a-t-il pas été réfuté ?
- נֵימָא מֵהַאי נָמֵי תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא!La Guemara suggère : Disons que de ceci aussi, il y aurait une teyouvta (réfutation définitive) contre lui !
- לָא, לְעוֹלָם דְּאִיתֵיהּ לְאָב, וּמַאי ״הֲרֵי הֵן שֶׁלָּהֶן״ – לְאַפּוֹקֵי דְּרַבָּה.Non. En réalité, il s'agit du cas où le père est en vie. Et que signifie « elles sont à eux » ? Cela vient exclure qu'elle revienne à son maître. La servante acquiert la trouvaille, et son père l'acquiert par elle.
- מְצִיאַת אִשְׁתּוֹ. גֵּירְשָׁהּ פְּשִׁיטָא!La Michna enseigne : La trouvaille de sa femme qu'il a divorcée, est à elle. S'il l'a divorcée, c'est évident ! Pourquoi le préciser ?
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן? בִּמְגוֹרֶשֶׁת וְאֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת, דְּאָמַר רַבִּי זֵירָא אָמַר שְׁמוּאֵל: כׇּל מָקוֹם שֶׁאָמְרוּ חֲכָמִים ״מְגוֹרֶשֶׁת וְאֵינָהּ מְגוֹרֶשֶׁת״ – בַּעְלָהּ חַיָּיב בִּמְזוֹנוֹתֶיהָ.De quoi traitons-nous ici ? D'une femme divorcée sans l'être, dont le divorce est douteux. Car Rabbi Zeira a dit au nom de Chmouel : Partout où les Sages ont dit « divorcée sans l'être », son mari reste tenu à son entretien. On aurait donc pu penser que le mari conserve le droit à ses trouvailles, contrepartie de cet entretien.
- טַעְמָא מַאי אֲמוּר רַבָּנַן מְצִיאַת אִשָּׁה לְבַעְלָהּ, כִּי הֵיכִי דְּלָא תֶּיהְוֵי לַהּ אֵיבָה. הָכָא אִית לַהּ אֵיבָה וְאֵיבָה.Mais quelle est la raison pour laquelle nos Maîtres ont dit que la trouvaille d'une femme est à son mari ? Afin qu'il n'y ait pas d'inimitié envers elle. Ici, qu'il y ait inimitié et inimitié ! Qu'il mette fin au doute et achève le divorce au plus tôt.
- מַתְנִי׳ מָצָא שִׁטְרֵי חוֹב, אִם יֵשׁ בָּהֶן אַחְרָיוּת נְכָסִים – לֹא יַחְזִיר, שֶׁבֵּית דִּין נִפְרָעִין מֵהֶן. אֵין בָּהֶן אַחְרָיוּת נְכָסִים – יַחְזִיר, שֶׁאֵין בֵּית דִּין נִפְרָעִין מֵהֶן, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר.MICHNA : S'il a trouvé des reconnaissances de dette : si elles comportent une garantie immobilière, il ne les rendra pas, au créancier, car le tribunal ferait recouvrer par elles la dette sur les terrains vendus entre-temps. Si elles ne comportent pas de garantie immobilière, il les rendra, car le tribunal ne fait pas recouvrer par elles sur les acheteurs. Telles sont les paroles de Rabbi Méïr.
- וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ לֹא יַחְזִיר, מִפְּנֵי שֶׁבֵּית דִּין נִפְרָעִין מֵהֶן.Et les Sages disent : Dans un cas comme dans l'autre, il ne les rendra pas, car le tribunal fait recouvrer par elles.
- גְּמָ׳ בְּמַאי עָסְקִינַן? אִילֵימָא כְּשֶׁחַיָּיב מוֹדֶה, כִּי יֵשׁ בָּהֶן אַחְרָיוּת נְכָסִים אַמַּאי לֹא יַחְזִיר? הָא מוֹדֶה! וְאִי כְּשֶׁאֵין חַיָּיב מוֹדֶה, כִּי אֵין בָּהֶן אַחְרָיוּת נְכָסִים אַמַּאי יַחְזִיר? נְהִי דְּלָא גָּבֵי מִמְּשַׁעְבְּדֵי – מִבְּנֵי חָרֵי מִגְבָּא גָּבֵי!GUEMARA : De quoi traitons-nous ? Si l'on dit : lorsque le débiteur reconnaît sa dette, alors, lorsqu'elles comportent une garantie immobilière, pourquoi ne les rendrait-il pas ? Il reconnaît ! Et si c'est lorsque le débiteur ne reconnaît pas, prétendant avoir remboursé, alors, lorsqu'elles ne comportent pas de garantie immobilière, pourquoi les rendrait-il ? Certes, il ne recouvrera pas sur les biens hypothéqués (vendus), mais il recouvrera bien sur les biens libres ! Cela porterait préjudice à l'emprunteur qui prétend avoir payé.
- לְעוֹלָם כְּשֶׁחַיָּיב מוֹדֶה, וְהָכָא הַיְינוּ טַעְמָא: דְּחָיְישִׁינַן שֶׁמָּא כָּתַב לִלְוֹת בְּנִיסָן וְלֹא לָוָה עַד תִּשְׁרִי, וְאָתֵי לְמִטְרַף לָקוֹחוֹת שֶׁלֹּא כַּדִּין.En réalité, il s'agit du cas où le débiteur reconnaît, et ici, voici la raison : nous craignons que peut-être il ait écrit l'acte pour emprunter en Nissan, et n'ait emprunté qu'en Tichri, et que dans l'intervalle il ait vendu des terrains, non hypothéqués puisque l'obligation ne date que du prêt. Et le créancier en viendrait à saisir injustement les biens des acheteurs.
- אִי הָכִי, כֹּל שְׁטָרֵי דְּאָתוּ לְקַמַּן נֵיחוּשׁ לְהוּ הָכִי!S'il en est ainsi, soupçonnons de la même façon tous les actes qui viennent devant nous !
- כֹּל שְׁטָרֵי לָא רִיעֵי, הָנֵי רִיעֵי.Tous les actes n'ont pas perdu leur crédibilité ; ceux-ci l'ont perdue, du fait qu'ils ont été égarés.
- אֶלָּא הָא דִּתְנַן: כּוֹתְבִין שְׁטָר לַלֹּוֶה אַף עַל פִּי שֶׁאֵין מַלְוֶה עִמּוֹ. לְכַתְּחִילָּה הֵיכִי כָּתְבִינַן? נֵיחוּשׁ שֶׁמָּא כָּתַב לִלְוֹת בְּנִיסָן וְלֹא לָוָה עַד תִּשְׁרִי, וְאָתֵי לְמִטְרַף לָקוֹחוֹת שֶׁלֹּא כַּדִּין!Mais ce que nous avons appris dans une Michna (Bava Batra 167b) : On écrit un acte pour l'emprunteur, même si le prêteur n'est pas avec lui. Comment l'écrit-on d'emblée ? Craignons que peut-être il ait écrit l'acte pour emprunter en Nissan et n'emprunte qu'en Tichri, et que le prêteur en vienne à saisir injustement les biens des acheteurs !
- אָמַר רַב אַסִּי:Rav Assi a dit :
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