Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּשְׁטָרֵי הַקְנָאָה, דְּהָא שַׁעְבֵּיד נַפְשֵׁיהּ.cela concerne les actes de hakenaa (de transfert), reconnaissances de dette qui hypothèquent les biens du débiteur dès la date de l'acte, quelle que soit la date du prêt, car il s'est lui-même obligé à partir de cette date.
- אִי הָכִי, מַתְנִיתִין דְּקָתָנֵי: ״אִם יֵשׁ בָּהֶן אַחְרָיוּת נְכָסִים לֹא יַחֲזִיר״, וְאוֹקֵימְנָא כְּשֶׁחַיָּיב מוֹדֶה, וּמִשּׁוּם שֶׁמָּא כָּתַב לִלְוֹת בְּנִיסָן וְלֹא לָוָה עַד תִּשְׁרֵי, וְאָתֵי לְמִטְרַף לָקוֹחוֹת שֶׁלֹּא כַּדִּין, אַמַּאי לֹא יַחֲזִיר?S'il en est ainsi, notre Michna, qui enseigne : « Si elles comportent une garantie immobilière, il ne les rendra pas », et que nous avons établie lorsque le débiteur reconnaît, à cause de ce que peut-être il a écrit l'acte pour emprunter en Nissan et n'a emprunté qu'en Tichri, et que le créancier en viendrait à saisir injustement les biens des acheteurs : pourquoi ne les rendrait-il pas ?
- נֶחְזֵי אִי בִּשְׁטַר הַקְנָאָה – הָא שַׁעְבֵּיד לֵיהּ נַפְשֵׁיהּ! אִי בִּשְׁטָר דְּלָא הַקְנָאָה – לֵיכָּא לְמֵיחַשׁ, דְּהָא אָמְרַתְּ כִּי לֵיכָּא מַלְוֶה בַּהֲדֵיהּ לָא כָּתְבִינַן.Voyons : si c'est un acte de hakenaa, il s'est bien obligé envers lui ! Si c'est un acte qui n'est pas de hakenaa, il n'y a rien à craindre, car tu as dit que lorsque le prêteur n'est pas avec lui, nous n'écrivons pas.
- אָמַר לְךָ רַב אַסִּי: אַף עַל גַּב דִּשְׁטָרֵי דְּלָאו הַקְנָאָה, כִּי לֵיכָּא מַלְוֶה בַּהֲדֵיהּ לָא כָּתְבִינַן, מַתְנִיתִין כֵּיוָן דִּנְפַל אִתְּרַע לֵיהּ, וְחָיְישִׁינַן דִּלְמָא אִקְּרִי וּכְתוּב.Rav Assi te dira : Bien que pour les actes qui ne sont pas de hakenaa, lorsque le prêteur n'est pas avec lui, nous n'écrivions pas, dans notre Michna, puisqu'il a été égaré, il a perdu sa crédibilité, et nous craignons que peut-être il se soit trouvé qu'il a été écrit sans le prêteur, contrairement à la règle.
- אַבָּיֵי אָמַר: עֵדָיו בַּחֲתוּמָיו זָכִין לוֹ, וַאֲפִילּוּ שְׁטָרֵי דְּלָאו הַקְנָאָה.Abayé a dit : l'acte peut être écrit en l'absence du prêteur car ses témoins, par leurs signatures, acquièrent pour lui l'hypothèque sur les biens de l'emprunteur, bien que le prêt n'ait pas encore eu lieu, même pour les actes qui ne sont pas de hakenaa.
- מִשּׁוּם דְּקַשְׁיָא לֵיהּ: כֵּיוָן דְּאָמְרַתְּ בִּשְׁטָרֵי דְּלָאו הַקְנָאָה כִּי לֵיתֵיהּ לְמַלְוֶה בַּהֲדֵיהּ לָא כָּתְבִינַן, לֵיכָּא לְמֵיחַשׁ דְּאִקְּרִי וּכְתוּב.Abayé a dit cela parce que cela lui faisait difficulté : Puisque tu as dit que pour les actes qui ne sont pas de hakenaa, lorsque le prêteur n'est pas avec lui, nous n'écrivons pas, il n'y a pas à craindre qu'il se soit trouvé qu'il a été écrit ainsi.
- אֶלָּא הָא דִּתְנַן: מָצָא גִּיטֵּי נָשִׁים וְשִׁחְרוּרֵי עֲבָדִים, דְּיָיתֵיקֵי, מַתָּנָה וְשׁוֹבָרִים – הֲרֵי זֶה לֹא יַחְזִיר, שֶׁמָּא כְּתוּבִים הָיוּ וְנִמְלַךְ עֲלֵיהֶם שֶׁלֹּא לִיתְּנָם. וְכִי נִמְלַךְ עֲלֵיהֶם מַאי הָוֵי? וְהָא אָמְרַתְּ: עֵדָיו בַּחֲתוּמָיו זָכִין לוֹ?Mais ce que nous avons appris dans une Michna (plus loin, 18a) : S'il a trouvé des guitin (actes de divorce) de femmes, des actes d'affranchissement d'esclaves, des dyatikei (testaments), des actes de donation ou des quittances, il ne les rendra pas, car peut-être ont-ils été écrits et leur auteur a-t-il changé d'avis à leur sujet, décidant de ne pas les remettre. Et s'il a changé d'avis à leur sujet, qu'est-ce que cela change ? Tu as pourtant dit que ses témoins, par leurs signatures, acquièrent pour lui !
- הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּקָא מָטוּ לִידֵיהּ. אֲבָל הֵיכָא דְּלָא מָטוּ לִידֵיהּ לָא אָמְרִינַן.Cela ne vaut que lorsqu'il (l'acte) est parvenu entre ses mains. Mais lorsqu'il n'est pas parvenu entre ses mains, nous ne le disons pas.
- אֶלָּא מַתְנִיתִין דְּקָתָנֵי: מָצָא שִׁטְרֵי חוֹב, אִם יֵשׁ בָּהֶם אַחְרָיוּת נְכָסִים – לֹא יַחְזִיר. וְאוֹקִימְנָא כְּשֶׁחַיָּיב מוֹדֶה, וּמִשּׁוּם שֶׁמָּא כָּתַב לִלְוֹת בְּנִיסָן וְלֹא לָוָה עַד תִּשְׁרֵי.Mais alors notre Michna, qui enseigne : S'il a trouvé des reconnaissances de dette, si elles comportent une garantie immobilière, il ne les rendra pas, et que nous avons établie lorsque le débiteur reconnaît, et à cause de ce que peut-être il a écrit l'acte pour emprunter en Nissan et n'a emprunté qu'en Tichri ?
- בִּשְׁלָמָא לְרַב אַסִּי דְּאָמַר בִּשְׁטָרֵי אַקְנְיָיתָא – מוֹקֵי לַהּ בִּשְׁטָרֵי דְּלָאו אַקְנְיָיתָא, וְכִדְאָמְרִינַן. אֶלָּא לְאַבָּיֵי, דְּאָמַר: עֵדָיו בַּחֲתוּמָיו זָכִין לוֹ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Il est concevable, selon Rav Assi, qui dit : la règle concerne les actes de hakenaa, qu'il l'établisse pour les actes qui ne sont pas de hakenaa, comme nous l'avons dit. Mais selon Abayé, qui dit que ses témoins, par leurs signatures, acquièrent pour lui, que peut-on dire ?
- אָמַר לָךְ אַבָּיֵי, מַתְנִיתִין הַיְינוּ טַעְמָא: דְּחָיְישִׁ[ינַן] לְפֵרָעוֹן וְלִקְנוּנְיָא.Abayé te dira : Voici la raison de notre Michna : nous craignons un remboursement et une kenounya (une collusion) : bien que le débiteur reconnaisse la dette, il a pu rembourser puis s'entendre avec le créancier pour saisir les terrains vendus et partager.
- וְלִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר לָא חָיְישִׁינַן לְפֵרָעוֹן וְלִקְנוּנְיָא, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר? הָנִיחָא אִי סָבַר לַהּ כְּרַב אַסִּי דְּאָמַר בִּשְׁטָרֵי הַקְנָאָה – מוֹקֵי מַתְנִיתִין בִּשְׁטָרֵי דְּלָאו הַקְנָאָה. אֶלָּא אִי סָבַר כְּאַבָּיֵי דְּאָמַר עֵדָיו בַּחֲתוּמָיו זָכִין לוֹ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Et selon Chmouel, qui a dit que nous ne craignons pas de remboursement ni de kenounya, que peut-on dire ? Cela va bien s'il pense comme Rav Assi, qui dit : la règle concerne les actes de hakenaa ; il établit notre Michna pour les actes qui ne sont pas de hakenaa. Mais s'il pense comme Abayé, qui dit que ses témoins, par leurs signatures, acquièrent pour lui, que peut-on dire ?
- שְׁמוּאֵל מוֹקֵי לְמַתְנִיתִין כְּשֶׁאֵין חַיָּיב מוֹדֶה.Chmouel établit notre Michna lorsque le débiteur ne reconnaît pas.
- אִי הָכִי, כִּי אֵין בָּהֶן אַחְרָיוּת נְכָסִים אַמַּאי יַחְזִיר? נְהִי דְּלָא גָּבֵי מִן מְשַׁעְבְּדֵי, מִבְּנֵי חָרֵי מִגְבֵּי גָּבֵי!S'il en est ainsi, lorsqu'elles ne comportent pas de garantie immobilière, pourquoi les rendrait-il ? Certes, il ne recouvrera pas sur les biens hypothéqués (vendus), mais il recouvrera bien sur les biens libres !
- שְׁמוּאֵל לְטַעְמֵיהּ: דְּאָמַר שְׁמוּאֵל, אוֹמֵר הָיָה רַבִּי מֵאִיר: שְׁטַר חוֹב שֶׁאֵין בּוֹ אַחְרָיוּת נְכָסִים – אֵין גּוֹבֶה לָא מִמְּשַׁעְבְּדִי וְלָא מִבְּנֵי חָרֵי.Chmouel suit là sa propre raison, car Chmouel a dit : Rabbi Méïr disait : Une reconnaissance de dette qui ne comporte pas de garantie immobilière, on ne recouvre ni sur les biens hypothéqués, ni sur les biens libres.
- וְכִי מֵאַחַר שֶׁאֵינוֹ גּוֹבֶה אַמַּאי יַחְזִיר? אָמַר רַבִּי נָתָן בַּר אוֹשַׁעְיָא: לָצוֹר עַל פִּי צְלוֹחִיתוֹ שֶׁל מַלְוֶה.Mais puisqu'il ne recouvre pas, pourquoi la rendrait-il ? Rabbi Natan bar Ochaya a dit : Pour boucher l'ouverture de la fiole du prêteur.
- וְנַהְדְּרֵיהּ (לְהוּ) לְלֹוֶה לָצוֹר עַל פִּי צְלוֹחִיתוֹ שֶׁל לֹוֶה! לֹוֶה הוּאRendons-la (-leur) à l'emprunteur, pour boucher l'ouverture de la fiole de l'emprunteur ! La Guemara répond : L'emprunteur est
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