Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- חָצֵר אִיתְרַבַּאי מִשּׁוּם יָד וְלָא גָּרְעָה מִשְּׁלִיחוּת. גַּבֵּי גֵּט דְּחוֹב הוּא לָהּ: אֵין חָבִין לְאָדָם אֶלָּא בְּפָנָיו. גַּבֵּי מַתָּנָה דִּזְכוּת הוּא לוֹ: זָכִין לְאָדָם שֶׁלֹּא בְּפָנָיו.La cour a été incluse au titre de la main, mais elle ne vaut pas moins que la mandature. Par conséquent, pour le get (l'acte de divorce), qui est à son détriment, on ne peut le lui transmettre en son absence par sa cour, car on ne peut agir contre l'intérêt d'une personne qu'en sa présence. Pour un cadeau, qui est à son avantage, on peut le lui transmettre par sa cour, car on peut agir en faveur d'une personne en son absence.
- גּוּפָא. רָאָה אוֹתָן רָצִין אַחַר הַמְּצִיאָה וְכוּ׳. אָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְהוּא שֶׁרָץ אַחֲרֵיהֶן וּמַגִּיעָן. בָּעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: בְּמַתָּנָה הֵיאַךְ? קַבְּלַהּ מִינֵּיהּ רַבִּי אַבָּא בַּר כָּהֲנָא: אַף עַל פִּי שֶׁרָץ אַחֲרֵיהֶן וְאֵין מַגִּיעָן.Revenons au sujet lui-même. La Michna enseigne : S'il a vu des gens courir après une trouvaille, etc., et a dit : « Mon champ me l'a acquise », il lui a acquis. Rabbi Yirmeya a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Cela ne vaut que s'il pourrait courir après eux et les rattraper. Rabbi Yirmeya a demandé : Pour un cadeau, qu'en est-il ? Rabbi Abba bar Kahana reçut de lui la question et la trancha : on acquiert même s'il pourrait courir après eux sans les rattraper.
- בָּעֵי רָבָא: זָרַק אַרְנָקִי בְּפֶתַח זֶה וְיָצָא בְּפֶתַח אַחֵר, מַהוּ? אֲוִיר שֶׁאֵין סוֹפוֹ לָנוּחַ כְּמוּנָּח דָּמֵי, אוֹ לָא?Rava a demandé : S'il a jeté une bourse par cette entrée-ci d'une maison, et qu'elle est ressortie par une autre entrée, qu'en est-il ? Le propriétaire de la maison l'a-t-il acquise au cours de son vol ? La question est : Un objet dans l'espace aérien, qui n'est pas destiné à s'y poser, est-il considéré comme posé, ou non ?
- אֲמַר לֵיהּ רַב פָּפָּא לְרָבָא, וְאָמְרִי לַהּ רַב אַדָּא בַּר מַתְנָה לְרָבָא, וְאָמְרִי לַהּ רָבִינָא לְרָבָא: לָאו הַיְינוּ מַתְנִיתִין. רָאָה אוֹתָן רָצִין אַחַר הַמְּצִיאָה, וְאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְהוּא שֶׁרָץ אַחֲרֵיהֶן וּמַגִּיעָן, וּבָעֵי רַבִּי יִרְמְיָה: בְּמַתָּנָה הֵיאַךְ? וְקַבְּלַהּ מִינֵּיהּ רַבִּי אַבָּא בַּר כָּהֲנָא: בְּמַתָּנָה אַף עַל פִּי שֶׁרָץ אַחֲרֵיהֶן וְאֵין מַגִּיעָן.Rav Pappa dit à Rava, et certains disent : c'est Rav Adda bar Matna qui le dit à Rava, et certains disent : c'est Ravina qui le dit à Rava : N'est-ce pas le cas de notre Michna ? S'il a vu des gens courir après une trouvaille, et Rabbi Yirmeya a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Cela ne vaut que s'il pourrait courir après eux et les rattraper. Et Rabbi Yirmeya a demandé : Pour un cadeau, qu'en est-il ? Et Rabbi Abba bar Kahana reçut de lui la question et la trancha : pour un cadeau, on acquiert même s'il pourrait courir après eux sans les rattraper. Or, un tel animal finit par sortir du champ et n'y reste pas, et pourtant on l'acquiert !
- אֲמַר לֵיהּ, מִתְגַּלְגֵּל קָאָמְרַתְּ? שָׁאנֵי מִתְגַּלְגֵּל דִּכְמוּנָּח דָּמֵי.Rava lui dit : Tu parles de ce qui roule ? Ce qui roule est différent, car il est considéré comme posé. À chaque instant de son déplacement, l'objet repose sur le sol. La question ne peut donc pas être tranchée à partir de la Michna.
- מַתְנִי׳ מְצִיאַת בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַקְּטַנִּים, מְצִיאַת עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הַכְּנַעֲנִים, מְצִיאַת אִשְׁתּוֹ – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלּוֹ. מְצִיאַת בְּנוֹ וּבִתּוֹ הַגְּדוֹלִים, מְצִיאַת עַבְדּוֹ וְשִׁפְחָתוֹ הָעִבְרִים, מְצִיאַת אִשְׁתּוֹ שֶׁגֵּירְשָׁהּ, אַף עַל פִּי שֶׁלֹּא נָתַן כְּתוּבָּה – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁלָּהֶן.MICHNA : La trouvaille de son fils ou de sa fille mineurs, la trouvaille de son esclave ou de sa servante cananéens, la trouvaille de sa femme, elles sont à lui. La trouvaille de son fils ou de sa fille majeurs, la trouvaille de son esclave ou de sa servante hébreux, la trouvaille de sa femme qu'il a divorcée, même s'il ne lui a pas encore donné le montant de sa ketouba (contrat de mariage), elles sont à eux.
- גְּמָ׳ אָמַר שְׁמוּאֵל: מִפְּנֵי מָה אָמְרוּ מְצִיאַת קָטָן לְאָבִיו – שֶׁבְּשָׁעָה שֶׁמּוֹצְאָהּ מְרִיצָהּ אֵצֶל אָבִיו, וְאֵינוֹ מְאַחֵר בְּיָדוֹ.GUEMARA : Chmouel a dit : Pourquoi a-t-on dit que la trouvaille d'un mineur est à son père ? Parce que le mineur n'a pas l'intention de l'acquérir pour lui-même : au moment où il la trouve, il court la porter à son père et ne la garde pas en sa possession.
- לְמֵימְרָא דְּסָבַר שְׁמוּאֵל קָטָן לֵית לֵיהּ זְכִיָּיה לְנַפְשֵׁיהּ מִדְּאוֹרָיְיתָא? וְהָתַנְיָא: הַשּׂוֹכֵר אֶת הַפּוֹעֵל – יְלַקֵּט בְּנוֹ אַחֲרָיו. לְמֶחֱצָה, לִשְׁלִישׁ וְלִרְבִיעַ – לֹא יְלַקֵּט בְּנוֹ אַחֲרָיו. רַבִּי יוֹסִי אוֹמֵר: בֵּין כָּךְ וּבֵין כָּךְ יְלַקֵּט בְּנוֹ וְאִשְׁתּוֹ אַחֲרָיו. וְאָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹסֵי.La Guemara demande : Est-ce à dire que Chmouel pense qu'un mineur n'a pas de capacité d'acquérir pour lui-même selon la Torah ? Or il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui engage un ouvrier : le fils de l'ouvrier peut glaner derrière lui les épis tombés, comme tout pauvre. Si l'ouvrier a pris le champ à la moitié, au tiers ou au quart de la récolte, son fils ne peut pas glaner derrière lui, car il est lui-même copropriétaire de la récolte et n'est plus considéré comme pauvre. Rabbi Yossé dit : Dans un cas comme dans l'autre, son fils et sa femme peuvent glaner derrière lui. Et Chmouel a dit : La halakha est conforme à Rabbi Yossé.
- אִי אָמְרַתְּ בִּשְׁלָמָא קָטָן אִית לֵיהּ זְכִיָּיה לְנַפְשֵׁיהּ, כִּי קָא מְלַקֵּט – לְנַפְשֵׁיהּ קָא מְלַקֵּט, וַאֲבוּהּ מִינֵּיהּ קָא זָכֵי. אֶלָּא אִי אָמְרַתְּ קָטָן לֵית לֵיהּ זְכִיָּיה לְנַפְשֵׁיהּ, כִּי קָא מְלַקֵּט – לְאָבִיו קָא מְלַקֵּט, אֲבוּהּ עָשִׁיר הוּא, אַמַּאי אִשְׁתּוֹ וּבְנוֹ מְלַקֵּט אַחֲרָיו?Il est concevable, si tu dis qu'un mineur a une capacité d'acquérir pour lui-même : lorsqu'il glane, c'est pour lui-même qu'il glane, et son père acquiert de lui. Mais si tu dis qu'un mineur n'a pas de capacité d'acquérir pour lui-même, lorsqu'il glane, c'est pour son père qu'il glane. Or son père est riche, n'ayant pas droit au glanage puisqu'il possède une part de la récolte : pourquoi sa femme et son fils glanent-ils derrière lui ?
- שְׁמוּאֵל, טַעְמָא דְּתַנָּא דִּידַן קָאָמַר, וְלֵיהּ לָא סְבִירָא לֵיהּ.La Guemara répond : Chmouel a énoncé la raison de notre Tanna (celui de la Michna), mais lui-même ne le pense pas. Chmouel pense, comme Rabbi Yossé, qu'un mineur peut acquérir pour lui-même.
- וְסָבַר רַבִּי יוֹסֵי קָטָן אִית לֵיהּ זְכִיָּיה מִדְּאוֹרָיְיתָא? וְהָתְנַן: מְצִיאַת חֵרֵשׁ, שׁוֹטֶה וְקָטָן יֵשׁ בָּהֶן מִשּׁוּם גָּזֵל מִפְּנֵי דַּרְכֵי שָׁלוֹם. רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: גָּזֵל גָּמוּר.La Guemara demande : Et Rabbi Yossé pense-t-il qu'un mineur a une capacité d'acquérir selon la Torah ? Or nous avons appris dans une Michna (Guittin 59b) : La trouvaille d'un sourd-muet, d'un dément ou d'un mineur : la leur prendre relève du vol, pour des raisons de paix sociale (bien qu'ils ne puissent acquérir selon la Torah). Rabbi Yossé dit : C'est un vol caractérisé.
- וְאָמַר רַב חִסְדָּא: גָּזֵל גָּמוּר מִדִּבְרֵיהֶן. נָפְקָא מִינַּהּ לְהוֹצִיאָהּ בְּדַיָּינִין.Et Rav 'Hisda a dit : Rabbi Yossé veut dire un vol caractérisé selon leurs paroles, c'est-à-dire de rang rabbinique. La différence pratique avec le premier Tanna est de pouvoir l'extraire par les juges, en cas de refus de la rendre. Il en ressort que Rabbi Yossé lui aussi pense qu'un mineur n'acquiert pas selon la Torah.
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: עֲשָׂאוּהָ כְּמִי שֶׁהָלְכוּ בָּהּ נָמוֹשׁוֹת. דַּעֲנִיִּים גּוּפַיְיהוּ מַסְּחִי דַּעְתַּיְיהוּ. סָבְרִי: בְּרֵיהּ דְּהַיְאךְ מְלַקֵּטי לֵיהּ.Mais Abayé dit : la raison de Rabbi Yossé dans la baraïta du glanage est que les Sages ont fait de ce champ comme un champ par lequel sont passés les nemochot (les derniers glaneurs, après lesquels même les riches peuvent ramasser ce qui reste). Car les pauvres eux-mêmes en détournent leur esprit, pensant : Le fils d'un tel glane pour lui. Ils renoncent donc d'eux-mêmes à ce champ, et le fils de l'ouvrier peut glaner pour son père.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בַּר מַתְנָה לְאַבָּיֵי: וְכִי מוּתָּר לָאָדָם לְהַרְבִּיץ אֲרִי בְּתוֹךְ שָׂדֵהוּ כְּדֵי שֶׁיִּרְאוּ עֲנִיִּים וְיִבְרְחוּ?Rav Adda bar Matna dit à Abayé : Mais comment permettre au fils de suivre son père, ce qui fait fuir tous les pauvres ? Est-il donc permis à un homme de faire coucher un lion dans son champ, pour que les pauvres le voient et s'enfuient ?
- אֶלָּא אָמַר רָבָא:Mais Rava dit une autre explication :
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