Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמְקוֹמוֹ מוּשְׂכָּר לוֹ. וְעִישּׂוּר אַחֵר שֶׁאֲנִי עָתִיד לָמוֹד, נָתוּן לַעֲקִיבָא בֶּן יוֹסֵף, כְּדֵי שֶׁיִּזְכֶּה בּוֹ לַעֲנִיִּים, וּמְקוֹמוֹ מוּשְׂכָּר לוֹ.et son emplacement lui est loué. Rabbi Yehochoua lui a versé une somme symbolique pour louer l'endroit, qui devient ainsi l'équivalent de sa cour, et il acquiert par là le maasser (la dîme). Et un autre dixième que je mesurerai à l'avenir et que je prélèverai de ma récolte comme maasser du pauvre est donné à Akiva ben Yossef, afin qu'il l'acquière pour les pauvres, et son emplacement lui est loué.
- וְכִי רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ וְרַבִּי עֲקִיבָא בְּצַד שָׂדֵהוּ שֶׁל רַבָּן גַּמְלִיאֵל הָיוּ עוֹמְדִין?Rabbi Abba poursuivit : Mais Rabbi Yehochoua et Rabbi Akiva se tenaient-ils donc à côté du champ de Rabban Gamliel ? Tous se trouvaient sur le bateau ! Il apparaît donc que la cour d'une personne acquiert pour elle même lorsqu'elle ne se tient pas à côté.
- אֲמַר לֵיהּ: דָּמֵי הַאי מֵרַבָּנַן כִּדְלָא גָּמְרִי אִינָשֵׁי שְׁמַעְתָּא.Oula lui dit : Cet homme d'entre les Sages ressemble à ceux qui n'ont pas étudié la tradition (la halakha). Oula écarta la question, qu'il jugeait indigne d'examen.
- כִּי אֲתָא לְסוּרָא אֲמַר לְהוּ: הָכִי אָמַר עוּלָּא וְהָכִי אוֹתְבִיתֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ הָהוּא מֵרַבָּנַן: רַבָּן גַּמְלִיאֵל מִטַּלְטְלֵי אַגַּב מְקַרְקְעֵי הִקְנָה לָהֶם. רַבִּי זֵירָא קַבְּלַהּ, רַבִּי אַבָּא לָא קַבְּלַהּ.Lorsqu'il arriva à Soura, Rabbi Abba leur dit aux Sages de l'endroit : Voici ce qu'a dit Oula, et voici comment je lui ai objecté. L'un des Sages lui dit : Rabban Gamliel leur a transféré des biens meubles, les dîmes, par le biais d'un bien immobilier, en leur louant le terrain. L'acquisition ne s'est donc pas faite par le fait que l'emplacement soit devenu leur cour, mais selon le principe que des biens meubles s'acquièrent en même temps qu'un bien immobilier. Rabbi Zeira accepta cette réponse, Rabbi Abba ne l'accepta pas.
- אָמַר רָבָא: שַׁפִּיר עֲבַיד דְּלָא קַבְּלַהּ, וְכִי לֹא הָיָה לָהֶם סוּדָר לִקְנוֹת מִמֶּנּוּ בַּחֲלִיפִין? אֶלָּא טוֹבַת הֲנָאָה אֵינָהּ מָמוֹן לִקְנוֹת מִמֶּנּוּ בַּחֲלִיפִין. הָכָא נָמֵי טוֹבַת הֲנָאָה אֵינָהּ מָמוֹן לִקְנוֹת עַל גַּבֵּי קַרְקַע.Rava dit : Rabbi Abba a bien fait de ne pas l'accepter, car si Rabban Gamliel avait voulu leur transférer les dîmes, n'avaient-ils pas un foulard pour les acquérir de lui par 'halifin (acquisition par échange symbolique) ? Ils auraient pu les acquérir ainsi, sans louer le terrain. Mais il faut en conclure que Rabban Gamliel ne possédait dans ces dîmes que le tovat hanaa (l'avantage de choisir à quel bénéficiaire les donner), lequel n'est pas un bien pécuniaire pouvant être acquis de lui par 'halifin. Ici aussi, de même, le tovat hanaa n'est pas un bien pécuniaire pouvant être acquis par le biais d'un terrain. L'acquisition s'est donc faite par la cour, et l'argument de Rabbi Abba demeure.
- וְלָא הִיא, מַתְּנוֹת כְּהוּנָּה נְתִינָה כְּתִיבָא בְּהוּ. חֲלִיפִין, דֶּרֶךְ מִקָּח וּמִמְכָּר הוּא. מִטַּלְטְלִין אַגַּב מִקַּרְקַע, נְתִינָה אַלִּימְתָּא הִיא.La Guemara rejette ce raisonnement : Et il n'en est rien. Pour les dons de la prêtrise, et de même les dîmes destinées aux Léviim et aux pauvres, le terme de « don » est écrit à leur sujet : « et tu donneras au Lévi, à l'étranger, à l'orphelin et à la veuve » (Deutéronome 26, 12). Ces dons doivent être donnés, non vendus ni troqués. Or les 'halifin sont une forme d'achat et de vente, et ne conviennent donc pas aux dîmes. En revanche, le transfert de biens meubles par le biais d'un bien immobilier est un don puissant. Rabban Gamliel ne pouvait donc pas utiliser le foulard, et il a dû les leur donner avec le terrain ; il n'y a là aucune difficulté contre l'opinion d'Oula.
- רַב פָּפָּא אָמַר: דַּעַת אַחֶרֶת מַקְנָה אוֹתָן שָׁאנֵי.Rav Pappa dit : Même si Rabbi Yehochoua et Rabbi Akiva ont acquis les dîmes par le biais d'une cour, cela ne contredit pas Oula. Ces dîmes n'étaient pas des biens sans maître : lorsqu'une autre volonté, celle de Rabban Gamliel, les transfère, c'est différent, et les bénéficiaires n'ont pas besoin de se tenir à côté de la cour.
- וּמְנָא תֵּימְרַאּ – דִּתְנַן: רָאָה אוֹתָן רָצִין אַחַר הַמְּצִיאָה כּוּ׳, וְאָמַר רַבִּי יִרְמְיָה אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: וְהוּא שֶׁרָץ אַחֲרֵיהֶן וּמַגִּיעָן. וּבָעֵי רַבִּי יִרְמְיָה, בְּמַתָּנָה הֵיאַךְ? קַבְּלַהּ מִינֵּיהּ רַבִּי אַבָּא בַּר כָּהֲנָא אַף עַל פִּי שֶׁרָץ אַחֲרֵיהֶן וְאֵין מַגִּיעָן. מַאי טַעְמָא – לָאו מִשּׁוּם דְּדַעַת אַחֶרֶת מַקְנָה אוֹתָן שָׁאנֵי?!Et d'où peux-tu le dire ? Car nous avons appris dans la Michna : S'il a vu des gens courir après une trouvaille, un animal sans maître, etc., et a dit : « Mon champ me l'a acquise », il lui a acquis. Et Rabbi Yirmeya a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Cela ne vaut que s'il pourrait courir après eux et les rattraper. Et Rabbi Yirmeya a demandé : Pour un cadeau, qu'en est-il ? Faut-il la même condition ? Rabbi Abba bar Kahana reçut de lui la question et la trancha : pour un cadeau, on acquiert même s'il pourrait courir après eux sans les rattraper. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce que lorsqu'une autre volonté les transfère, c'est différent ? Cela appuie Rav Pappa.
- אֲמַר לֵיהּ רַב שִׁימִי לְרַב פָּפָּא: הֲרֵי גֵּט, דְּדַעַת אַחֶרֶת – מַקְנָה אוֹתָהּ, וְאָמַר עוּלָּא: וְהוּא שֶׁעוֹמֶדֶת בְּצַד בֵּיתָהּ אוֹ בְּצַד חֲצֵרָהּ. שָׁאנֵי גֵּט דְּאִיתֵיהּ בְּעַל כׇּרְחָהּ.Rav Chimi dit à Rav Pappa : Mais voici le get (l'acte de divorce), où une autre volonté, celle du mari, le lui transfère, et Oula a pourtant dit à propos de celui qui jette un get dans la maison ou la cour de sa femme : Cela ne vaut que si elle se tient à côté de sa maison ou à côté de sa cour ! Rav Pappa répond : Le get est différent, car il prend effet contre son gré.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב שֵׁשֶׁת בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: וְלָאו קַל וָחוֹמֶר הוּא – וּמָה גֵּט דְּאִיתֵיהּ בְּעַל כׇּרְחָהּ, אִי עוֹמֶדֶת בְּצַד בֵּיתָהּ וּבְצַד חֲצֵרָהּ – אִין, אִי לָא – לָא. מַתָּנָה דְּמִדַּעְתֵּיהּ לֹא כׇּל שֶׁכֵּן!Rav Chéchèt fils de Rav Idi objecta à cela : N'est-ce pas un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ? Si pour le get, qui prend effet contre son gré, lorsqu'elle se tient à côté de sa maison ou à côté de sa cour, oui, elle l'acquiert, et sinon, non, alors un cadeau, qui ne se reçoit que de plein gré, ne doit-il pas l'être à plus forte raison ? Il faudrait à plus forte raison que le bénéficiaire se tienne à côté de sa cour !
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי:Mais Rav Achi dit que la distinction entre le cadeau et le get s'explique ainsi :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.