Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּמָה ״אַתָּה אוֹמֵר״? הָכִי קָאָמְרִי לֵיהּ: מִדְּבָרֶיךָ לִדְבָרֵינוּ, אֵין [תְּמִידִין וּמוּסָפִין] בָּאִין מִשֶּׁל צִבּוּר. וְכֵן כִּי אֲתָא רָבִין, אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: חוֹשְׁשִׁין לְבַעֲלֵי זְרוֹעוֹת אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.Et que signifie « tu dis » cela ? Voici ce qu'ils lui disent : si l'on joint ce qui découle de tes paroles, qu'il garde gratuitement, à nos paroles, que les Sages ont institué de lui donner quatre zouz, les sacrifices perpétuels et les sacrifices additionnels ne proviennent pas des biens de la communauté. Et de même, lorsque Ravin est venu d'Erets Israël, il a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : la différence entre eux est de savoir si l'on craint les hommes violents.
- מַתְנִי׳ הַמּוֹצִיא זֶבֶל לִרְשׁוּת הָרַבִּים, הַמּוֹצִיא – מוֹצִיא, וְהַמְזַבֵּל – מְזַבֵּל. אֵין שׁוֹרִין טִיט בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, וְאֵין לוֹבְנִים לְבֵנִים. אֲבָל גּוֹבְלִין טִיט בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, אֲבָל לֹא לְבֵנִים.MICHNA : Celui qui sort du fumier dans le domaine public : celui qui le sort le sort, et celui qui fume le champ fume aussitôt, sans le laisser séjourner. On ne fait pas tremper de l'argile dans le domaine public, et on n'y moule pas de briques. Mais on pétrit de l'argile dans le domaine public, car c'est un travail rapide, mais pas des briques.
- הַבּוֹנֶה בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, הַמֵּבִיא אֲבָנִים – מֵבִיא, וְהַבּוֹנֶה – בּוֹנֶה. וְאִם הִזִּיק – מְשַׁלֵּם מַה שֶּׁהִזִּיק. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אַף מְתַקֵּן הוּא אֶת מְלַאכְתּוֹ לִפְנֵי שְׁלֹשִׁים יוֹם.Celui qui bâtit en utilisant le domaine public : celui qui apporte les pierres les apporte, et celui qui bâtit bâtit aussitôt. Et s'il a causé un dommage, il paie ce qu'il a endommagé. Rabban Chimon ben Gamliel dit : il peut même préparer son travail trente jours à l'avance.
- גְּמָ׳ לֵימָא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: בִּשְׁעַת הוֹצָאַת זְבָלִים אָדָם מוֹצִיא זִבְלוֹ לִרְשׁוּת הָרַבִּים וְצוֹבְרוֹ כׇּל שְׁלֹשִׁים יוֹם, כְּדֵי שֶׁיְּהֵא נִישּׁוֹף בְּרַגְלֵי אָדָם וּבְרַגְלֵי בְּהֵמָה, שֶׁעַל מְנָת כֵּן הִנְחִיל יְהוֹשֻׁעַ לְיִשְׂרָאֵל אֶת הָאָרֶץ.GUEMARA : Disons que notre Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) n'est pas conforme à Rabbi Yehouda. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Rabbi Yehouda dit : à l'époque de la sortie des fumiers, un homme sort son fumier dans le domaine public et l'y entasse pendant trente jours, afin qu'il soit foulé par les pieds des hommes et les pieds des bêtes, car c'est à cette condition que Yehochoua a donné le pays en héritage à Israël.
- אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי יְהוּדָה, מוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה שֶׁאִם הִזִּיק – חַיָּיב לְשַׁלֵּם. וְהָתְנַן: מוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה בְּנֵר חֲנוּכָּה שֶׁהוּא פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא עוֹשֶׂה בִּרְשׁוּת. מַאי לָאו: רְשׁוּת דְּבֵית דִּין? לָא, רְשׁוּת דְּמִצְוָה.Tu peux même dire que notre Michna suit Rabbi Yehouda : Rabbi Yehouda admet que s'il a causé un dommage, il est 'hayav (tenu) de payer. Mais n'avons-nous pas appris dans une Michna (Bava Kama 62b) : Rabbi Yehouda admet, pour la lampe de 'Hanouka, qu'il est pétour (exempt), parce qu'il agit avec autorisation. N'est-ce pas l'autorisation du tribunal ? Non, c'est l'autorisation de la mitsva (commandement).
- וְהָתַנְיָא: כׇּל אֵלּוּ שֶׁאָמְרוּ מוּתָּרִין לְקַלְקֵל בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, אִם הִזִּיק – חַיָּיב לְשַׁלֵּם, וְרַבִּי יְהוּדָה פּוֹטֵר. אֶלָּא מְחַוַּורְתָּא מַתְנִיתִין דְּלָא כְּרַבִּי יְהוּדָה.Mais n'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta : tous ceux à qui l'on a dit qu'il est permis d'encombrer le domaine public, s'ils ont causé un dommage, ils sont tenus de payer, et Rabbi Yehouda les exempte. Il est donc clair que notre Michna n'est pas conforme à Rabbi Yehouda.
- אָמַר אַבָּיֵי: רַבִּי יְהוּדָה, וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, וְרַבִּי שִׁמְעוֹן – כּוּלְּהוּ סְבִירָא לְהוּ: כׇּל מָקוֹם שֶׁנָּתְנוּ לוֹ חֲכָמִים רְשׁוּת וְהִזִּיק – פָּטוּר. רַבִּי יְהוּדָה – הָא דַּאֲמַרַן. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, דִּתְנַן: רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: אַף מְתַקֵּן הוּא אֶת מְלַאכְתּוֹ לִפְנֵי שְׁלֹשִׁים יוֹם.Abayé a dit : Rabbi Yehouda, Rabban Chimon ben Gamliel et Rabbi Chimon pensent tous que partout où les Sages lui ont donné l'autorisation et qu'il a causé un dommage, il est exempt. Rabbi Yehouda : c'est ce que nous avons dit. Rabban Chimon ben Gamliel : car nous avons appris : Rabban Chimon ben Gamliel dit : il peut même préparer son travail trente jours à l'avance.
- רַבִּי שִׁמְעוֹן, דִּתְנַן: הָיָה מַעֲמִידוֹ בַּעֲלִיָּיה – צָרִיךְ שֶׁיְּהֵא תַּחְתָּיו מַעֲזִיבָה שְׁלֹשָׁה טְפָחִים, וּבַכִּירָה – טֶפַח. וְאִם הִזִּיק – מְשַׁלֵּם מַה שֶּׁהִזִּיק. רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לֹא אָמְרוּ כׇּל הַשִּׁעוּרִים הַלָּלוּ אֶלָּא שֶׁאִם הִזִּיק פָּטוּר מִלְּשַׁלֵּם.Rabbi Chimon : car nous avons appris (Bava Batra 20b) : s'il installait un four à l'étage, il faut qu'il y ait sous lui une couche de plâtre de trois paumes, et pour un fourneau, d'une paume. Et s'il a causé un dommage, il paie ce qu'il a endommagé. Rabbi Chimon dit : ils n'ont énoncé toutes ces mesures que pour dire que s'il a causé un dommage, il est exempt de payer.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַחַצָּב שֶׁמָּסַר לַסַּתָּת – הַסַּתָּת חַיָּיב. הַסַּתָּת שֶׁמָּסַר לַחַמָּר – הַחַמָּר חַיָּיב. הַחַמָּר שֶׁמָּסַר לַכַּתָּף – הַכַּתָּף חַיָּיב. הַכַּתָּף שֶׁמָּסַר לַבַּנַּאי – הַבַּנַּאי חַיָּיב. הַבַּנַּאי שֶׁמָּסַר לָאַדְרִיכָל – אַדְרִיכָל חַיָּיב. וְאִם הִנִּיחַ אֶבֶן עַל הַדִּימוֹס וְהִזִּיקָה – כּוּלָּן חַיָּיבִין לְשַׁלֵּם.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : le carrier qui a remis la pierre au tailleur, le tailleur est responsable ; le tailleur qui a remis à l'ânier, l'ânier est responsable ; l'ânier qui a remis au porteur, le porteur est responsable ; le porteur qui a remis au maçon, le maçon est responsable ; le maçon qui a remis au maître d'œuvre, le maître d'œuvre est responsable. Et s'il a posé la pierre sur l'assise et qu'elle a causé un dommage, ils sont tous tenus de payer.
- וְהָתַנְיָא: אַחֲרוֹן חַיָּיב וְכוּלָּן פְּטוּרִים! לָא קַשְׁיָא: כָּאן בִּשְׂכִירוּת, כָּאן בְּקַבְּלָנוּת.Mais n'a-t-il pas été enseigné : le dernier est responsable et tous les autres sont exempts ! Ce n'est pas difficile. Ici, dans la seconde baraïta, il s'agit d'un travail salarié, où seul le dernier est responsable ; là, dans la première, d'un travail à forfait, où tous se sont associés pour l'ouvrage.
- מַתְנִי׳ שְׁתֵּי גַּנּוֹת זוֹ עַל גַּב זוֹ, וְהַיָּרָק בֵּינְתַיִם. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: שֶׁל עֶלְיוֹן. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: שֶׁל תַּחְתּוֹן. אָמַר רַבִּי מֵאִיר: אִם יִרְצֶה הָעֶלְיוֹן לִיקַּח אֶת עֲפָרוֹ, אֵין כָּאן יָרָק. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: אִם יִרְצֶה הַתַּחְתּוֹן לְמַלֹּאות אֶת גִּנָּתוֹ, אֵין כָּאן יָרָק.MICHNA : Deux jardins l'un au-dessus de l'autre, et le légume entre les deux, poussant dans la paroi de terre qui les sépare : Rabbi Méïr dit : il appartient à celui du haut. Rabbi Yehouda dit : il appartient à celui du bas. Rabbi Méïr a dit : si celui du haut voulait prendre sa terre, il n'y aurait pas ici de légume. Rabbi Yehouda a dit : si celui du bas voulait remplir son jardin de terre, il n'y aurait pas ici de légume.
- אָמַר רַבִּי מֵאִיר: מֵאַחַר שֶׁשְּׁנֵיהֶן יְכוֹלִין לְמַחוֹת זֶה עַל זֶה, רוֹאִין מֵהֵיכָן יָרָק זֶה חַי. אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: כׇּל שֶׁהָעֶלְיוֹן יָכוֹל לִפְשׁוֹט אֶת יָדוֹ וְלִיטּוֹל – הֲרֵי הוּא שֶׁלּוֹ, וְהַשְּׁאָר שֶׁל תַּחְתּוֹן.Rabbi Méïr a dit : puisque tous deux peuvent s'opposer l'un à l'autre, on regarde d'où ce légume tire sa vie. Rabbi Chimon a dit : tout ce que celui du haut peut prendre en tendant la main est à lui, et le reste appartient à celui du bas.
- גְּמָ׳ אָמַר רָבָא: בְּעִיקָּרוֹ, כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּעֶלְיוֹן הָוֵי. כִּי פְּלִיגִי בְּנוֹפוֹ. רַבִּי מֵאִיר סָבַר: שְׁדִי נוֹפוֹ בָּתַר עִיקָּרוֹ. וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: לָא אָמְרִינַן שְׁדִי נוֹפוֹ בָּתַר עִיקָּרוֹ.GUEMARA : Rava a dit : pour sa racine, tous s'accordent à dire qu'elle appartient à celui du haut. Ils divergent sur son feuillage, qui pend dans l'espace du jardin inférieur. Rabbi Méïr pense : jette son feuillage à la suite de sa racine. Et Rabbi Yehouda pense : nous ne disons pas : jette son feuillage à la suite de sa racine.
- וְאַזְדָּא לְטַעְמַיְיהוּ, דְּתַנְיָא: הַיּוֹצֵא מִן הַגֶּזַע וּמִן הַשׇּׁרָשִׁין – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁל בַּעַל הַקַּרְקַע, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: מִן הַגֶּזַע – שֶׁל בַּעַל הָאִילָן, וּמִן הַשׇּׁרָשִׁין – שֶׁל בַּעַל הַקַּרְקַע.Et ils suivent leur raisonnement, car il a été enseigné dans une baraïta, à propos d'un arbre situé sur le terrain d'autrui : ce qui pousse du tronc et des racines appartient au propriétaire du terrain, telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Rabbi Yehouda dit : ce qui pousse du tronc appartient au propriétaire de l'arbre, et ce qui pousse des racines au propriétaire du terrain.
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