Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַבַּיִת וְהָעֲלִיָּיה שֶׁל שְׁנַיִם, שֶׁנָּפְלוּ – שְׁנֵיהֶם חוֹלְקִין בָּעֵצִים וּבָאֲבָנִים וּבֶעָפָר. וְרוֹאִין אֵלּוּ אֲבָנִים הָעֲשׂוּיוֹת לְהִשְׁתַּבֵּר. אִם הָיָה אֶחָד מֵהֶן מַכִּיר מִקְצָת אֲבָנָיו – נוֹטְלָן, וְעוֹלוֹת לוֹ מִן הַחֶשְׁבּוֹן.Michna : La maison et l'étage supérieur appartenant à deux personnes, l'une possédant le rez-de-chaussée et l'autre l'étage, qui se sont effondrés : tous deux partagent le bois, les pierres et la terre. Et on examine quelles pierres étaient susceptibles de se briser, celles du bas ou celles du haut, et on attribue les pierres brisées à celui qui en était vraisemblablement le propriétaire. Si l'un d'eux reconnaissait une partie de ses pierres, il les prend, et elles sont comptées dans sa part.
- גְּמָ׳ מִדְּקָתָנֵי רוֹאִין – מִכְּלָל דְּאִיכָּא לְמֵיקַם עֲלַיְיהוּ, אִי בְּחַבְסָא נְפִיל, אִי בְּחַבְטָא נְפִיל.Guemara : Du fait qu'il enseigne « on examine », on peut déduire qu'il est possible d'établir à leur sujet si la maison est tombée par affaissement, le bas ayant cédé le premier, ou si elle est tombée par un coup, le haut ayant basculé au loin.
- אִי הָכִי, רֵישָׁא אַמַּאי חוֹלְקִין? נֶחְזֵי אִי בְּחַבְטָא נְפִיל – עִלָּיָיתָא אִיתְּבוּר, אִי בְּחַבְסָא נְפִיל – תַּתָּיָיתָא אִיתְּבוּר!S'il en est ainsi, dans la première partie de la Michna, pourquoi partagent-ils ? Voyons : si elle est tombée par un coup, ce sont celles du haut qui se sont brisées ; si elle est tombée par affaissement, ce sont celles du bas qui se sont brisées !
- לָא צְרִיכָא, דִּנְפִיל בְּלֵילְיָא. וְלֶחְזִינְהוּ בְּצַפְרָא? דְּפַנִּינְהוּ. וְלִיחְזֵי מַאן פַּנִּינְהוּ וּלְשַׁיְילֵיהּ? דְּפַנִּינְהוּ בְּנֵי רְשׁוּת הָרַבִּים, וַאֲזַלוּ לְעָלְמָא.Non, il faut cet enseignement pour le cas où elle est tombée de nuit, sans témoin. Mais qu'on les examine au matin ! Il s'agit du cas où on les a déblayées. Mais qu'on voie qui les a déblayées, et qu'on l'interroge ! Il s'agit du cas où les gens du domaine public les ont déblayées et sont partis au loin.
- וְלִיחְזֵי בִּרְשׁוּתָ[א] דְּמַאן יָתְבָן, וְלִיהְוֵי אִידַּךְ הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה! לָא צְרִיכָא, דְּיָיתְבָן בְּחָצֵר דְּתַרְוַיְיהוּ, אִי נָמֵי בִּרְשׁוּת הָרַבִּים. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: שׁוּתָּפִין בְּכִי הַאי גַּוְונָא לָא קָפְדִי אַהֲדָדֵי.Mais qu'on voie dans le domaine de qui elles se trouvent, et l'autre sera soumis à la règle : « celui qui réclame à son prochain doit apporter la preuve » ! Non, il faut cet enseignement pour le cas où elles se trouvent dans une cour appartenant aux deux, ou encore dans le domaine public. Et si tu veux, dis : des associés, dans un tel cas, ne sont pas pointilleux l'un envers l'autre, et la présence des pierres dans la partie de la cour de l'un ne prouve donc rien.
- אִם הָיָה אֶחָד מֵהֶן מַכִּיר כּוּ׳. וְהַלָּה מָה טוֹעֵן? אִי דְּקָאָמַר אִין – פְּשִׁיטָא! וְאִי לָא אָמַר אִין, לָמָּה נוֹטֵל?! אֶלָּא דְּאָמַר לֵיהּ אֵינִי יוֹדֵעַ.« Si l'un d'eux reconnaissait, etc. » Et l'autre, que prétend-il ? S'il dit « oui », c'est évident ! Et s'il ne dit pas « oui », pourquoi le premier prend-il ? Il faut donc qu'il lui ait dit : « Je ne sais pas ».
- לֵימָא תִּהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַב נַחְמָן, דְּאִיתְּמַר: מָנֶה לִי בְּיָדְךָ, וְהַלָּה אוֹמֵר: אֵינִי יוֹדֵעַ. רַב הוּנָא וְרַב יְהוּדָה אָמְרִי: חַיָּיב. רַב נַחְמָן וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמְרִי: פָּטוּר.Dirons-nous que c'est une teyouvta (réfutation définitive) contre Rav Na'hman ? Car il a été dit par les Amoraïm : « Tu détiens un mané à moi », et l'autre dit : « Je ne sais pas » ; Rav Houna et Rav Yehouda disent : il est 'hayav (obligé de payer). Rav Na'hman et Rabbi Yo'hanan disent : il est pétour (exempt).
- כִּדְאָמַר רַב נַחְמָן: כְּגוֹן שֶׁיֵּשׁ עֵסֶק שְׁבוּעָה בֵּינֵיהֶן. הָכָא נָמֵי: כְּגוֹן שֶׁיֵּשׁ עֵסֶק שְׁבוּעָה בֵּינֵיהֶן.Comme l'a dit Rav Na'hman : dans le cas où il y a entre eux une affaire de serment ; ici aussi, dans le cas où il y a entre eux une affaire de serment.
- הֵיכִי דָּמֵי עֵסֶק שְׁבוּעָה? כִּדְרָבָא. דְּאָמַר רָבָא: מָנֶה לִי בְּיָדְךָ, וְהַלָּה אוֹמֵר: אֵין לְךָ בְּיָדִי אֶלָּא חֲמִשִּׁים, וְהַשְּׁאָר אֵינִי יוֹדֵעַ. מִתּוֹךְ שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לִישָּׁבַע – יְשַׁלֵּם.Quel est le cas d'une affaire de serment ? Comme celui de Rava. Car Rava a dit : « Tu détiens un mané à moi », et l'autre dit : « Tu ne détiens chez moi que cinquante dinars, et pour le reste, je ne sais pas. » Puisqu'il ne peut pas jurer, il doit payer.
- וְעוֹלוֹת לוֹ מִן הַחֶשְׁבּוֹן. סָבַר רָבָא לְמֵימַר לְפִי חֶשְׁבּוֹן שְׁבוּרוֹת. אַלְמָא כֵּיוָן דְּאָמַר אֵינִי יוֹדֵעַ, רִיעַ טְפֵי.« Et elles sont comptées dans sa part. » Rava pensa dire : elles sont comptées selon le compte des pierres brisées. L'autre prend en contrepartie des pierres brisées. Il apparaît donc que, puisqu'il a dit « je ne sais pas », sa position est plus défavorable.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אַדְּרַבָּה, הָא רִיעַ טְפֵי. מִדְּהָנֵי יָדַע, טְפֵי לָא יָדַע – תּוּ לֵית לֵיהּ, וְאִידַּךְ כּוּלְּהוּ דְּהַיְאךְ נִינְהוּ!Abayé lui dit : au contraire, celui-ci est plus défavorisé. Du fait qu'il connaît celles-ci, il n'en connaît pas davantage ; il n'a donc rien de plus, et toutes les autres sont à l'autre !
- אֶלָּא אָמַר אַבָּיֵי: לְפִי חֶשְׁבּוֹן שְׁלֵימוֹת. אִי הָכִי מַאי קָמְהַנֵּי לֵיהּ? לְמַלְבְּנָא רַוְוחָא. אִי נָמֵי טִינָא דִּמְעַבְּדָא.Mais Abayé a dit : elles sont comptées selon le compte des pierres entières. S'il en est ainsi, que lui rapporte le fait de les reconnaître ? Pour une brique d'un moule plus large, ou encore pour de l'argile mieux travaillée.
- מַתְנִי׳ הַבַּיִת וְהָעֲלִיָּיה. נִפְחֲתָה הָעֲלִיָּיה, וְאֵין בַּעַל הַבַּיִת רוֹצֶה לְתַקֵּן – הֲרֵי בַּעַל הָעֲלִיָּיה יוֹרֵד וְדָר לְמַטָּה, עַד שֶׁיְּתַקֵּן לוֹ אֶת הָעֲלִיָּיה.Michna : La maison et l'étage supérieur : si l'étage s'est percé et que le propriétaire de la maison ne veut pas réparer, l'occupant de l'étage descend et habite en bas, jusqu'à ce qu'il lui répare l'étage.
- רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: הַתַּחְתּוֹן נוֹתֵן אֶת הַתִּקְרָה, וְהָעֶלְיוֹן אֶת הַמַּעֲזִיבָה.Rabbi Yossé dit : celui du bas fournit le plafond, et celui du haut l'enduit.
- גְּמָ׳ נִפְחֲתָה בְּכַמָּה? רַב אָמַר: בְּרוּבָּהּ, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: בְּאַרְבָּעָה.Guemara : S'est percé, de combien ? Rav a dit : sur sa plus grande partie ; et Chmouel a dit : de quatre téfa'him (palmes).
- רַב אָמַר: בְּרוּבָּהּ, אֲבָל בְּאַרְבָּעָה – לֹא: אָדָם דָּר חֶצְיוֹ לְמַטָּה וְחֶצְיוֹ לְמַעְלָה. וּשְׁמוּאֵל אָמַר, בְּאַרְבָּעָה: אֵין אָדָם דָּר חֶצְיוֹ לְמַטָּה וְחֶצְיוֹ לְמַעְלָה.Rav a dit : sur sa plus grande partie, mais pour quatre, téfa'him, non : un homme habite à moitié en bas et à moitié en haut. Et Chmouel a dit : pour quatre : un homme n'habite pas à moitié en bas et à moitié en haut.
- הֵיכִי דָמֵי? אִי דְּאָמַר עֲלִיָּיה זוֹ – אֲזַדָא! אֶלָּא דַּאֲמַר לֵיהּ עֲלִיָּיה סְתָם – לוֹגַר לֵיהּ אַחֲרִיתִי.Quel est le cas ? S'il a dit : « Cet étage », le droit du locataire a disparu ! Mais s'il lui a dit : « Un étage », sans précision, qu'il lui en loue un autre !
- אָמַר רָבָא, לָא צְרִיכָא דַּאֲמַר לֵיהּ: עֲלִיָּיה זוֹ שֶׁאֲנִי מַשְׂכִּיר לָךְ, כִּי סָלְקָא – סְלֵיק בַּהֲדַהּ, וְכִי נָחֲיתָ[א] – חוּת בַּהֲדַהּ. אִי הָכִי, מַאי לְמֵימְרָא?Rava a dit : non, il faut cet enseignement pour le cas où il lui a dit : « Cet étage que je te loue : quand il monte, monte avec lui, et quand il descend, descends avec lui. » S'il en est ainsi, pourquoi le dire ?
- אֶלָּא אָמַר רַב אָשֵׁי, דַּאֲמַר לֵיהּ: ״עֲלִיָּיה זוֹ שֶׁעַל גַּבֵּי בַּיִת זֶה אֲנִי מַשְׂכִּיר לָךְ״, דְּהָא שַׁעְבֵּיד בַּיִת לַעֲלִיָּיה.Mais Rav Achi a dit : il s'agit du cas où il lui a dit : « Cet étage qui est au-dessus de cette maison, je te le loue » ; il a ainsi grevé la maison au profit de l'étage.
- וְכִי הָא דְּאָמַר רָבִין בַּר רַב אַדָּא אָמַר רַבִּי יִצְחָק: מַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁאָמַר לַחֲבֵירוֹ ״דָּלִית שֶׁעַל גַּבֵּי פַּרְסֵק זֶה אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״, וְנֶעֱקַר הַפַּרְסֵק. וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי רַבִּי חִיָּיא, וְאָמַר: חַיָּיב אַתָּה לְהַעֲמִיד לוֹ פַּרְסֵק כׇּל זְמַן שֶׁהַדָּלִית קַיֶּימֶת.Et c'est comme ce qu'a dit Ravin bar Rav Adda au nom de Rabbi Its'hak : il arriva qu'un homme dit à son prochain : « La vigne grimpante qui est sur ce pêcher, je te la vends », et le pêcher fut déraciné. L'affaire vint devant Rabbi 'Hiya, et il dit : « Tu es tenu de lui dresser un pêcher tant que la vigne subsiste. »
- בָּעֵי רַבִּי אַבָּא בַּר מֶמֶל:Rabbi Abba bar Memel a posé la question :
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