Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיבְרָא עֲלֵיהּ קָרְמֵי, מִשּׁוּם שֶׁנֶּאֱמַר: ״וּלְךָ תִּהְיֶה צְדָקָה״.En vérité, c'est sur lui que cela est jeté, car il est dit : « Et pour toi ce sera justice » (Deutéronome 24, 13) : la Torah impose au créancier d'agir envers le débiteur avec justice.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַהוּ שֶׁיְּסַדְּרוּ בְּבַעַל חוֹב? מִי גָמַר ״מִיכָה״ ״מִיכָה״ מֵעֲרָכִין, אוֹ לָא?Ils ont posé la question : Qu'en est-il de faire un arrangement (sidour : on laisse au débiteur de quoi vivre) pour le débiteur ? La question revient à ceci : tire-t-on une guezéra chava (analogie textuelle) du terme « mikha » (pauvreté), écrit à propos du débiteur (Lévitique 25, 35), et du terme « mikha » écrit à propos des estimations ('arakhin : promesses de donner au Temple la valeur fixée par la Torah pour une personne, Lévitique 27, 8), ou non ?
- תָּא שְׁמַע, דִּשְׁלַח רָבִין בְּאִגַּרְתֵּיהּ: דָּבָר זֶה שָׁאַלְתִּי לְכׇל רַבּוֹתַי, וְלֹא אָמְרוּ לִי דָּבָר. בְּרַם כָּךְ הָיְתָה שְׁאֵלָה: הָאוֹמֵר ״הֲרֵי עָלַי מָנֶה לְבֶדֶק הַבַּיִת״, מַהוּ שֶׁיְּסַדְּרוּ?Viens et entends une preuve, car Ravin a envoyé dans sa lettre depuis la terre d'Israël : Cette chose, je l'ai demandée à tous mes maîtres, et ils ne m'ont rien dit. Mais voici quelle fut une autre question : Celui qui dit : « Je m'engage à donner un mané (cent zouz) pour l'entretien du Temple », qu'en est-il de lui faire un arrangement ?
- רַבִּי יַעֲקֹב מִשְּׁמֵיהּ דְּבַר פַּדָּא, וְרַבִּי יִרְמְיָה מִשְּׁמֵיהּ דְּאִילְפָא אָמְרִי: קַל וָחוֹמֶר מִבַּעַל חוֹב. וּמָה בַּעַל חוֹב שֶׁמַּחְזִירִין – אֵין מְסַדְּרִין, הֶקְדֵּשׁ שֶׁאֵין מַחְזִירִין – אֵינוֹ דִּין שֶׁאֵין מְסַדְּרִין! וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: ״נֶדֶר בְּעֶרְכְּךָ״ כְּתִיב, מָה עֲרָכִין מְסַדְּרִין – אַף הֶקְדֵּשׁ מְסַדְּרִין.Rabbi Yaakov au nom de bar Padda, et Rabbi Yirmeya au nom d'Ilfa, disent : C'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) à partir du débiteur : Si pour le débiteur, à qui l'on rend son gage, on ne fait pas d'arrangement, pour le bien consacré, où l'on ne rend pas le gage, n'est-il pas logique qu'on ne fasse pas d'arrangement ? Et Rabbi Yo'hanan a dit : Il est écrit : « un vœu selon ton estimation » (Lévitique 27, 2) : de même que pour les estimations on fait un arrangement, de même pour le bien consacré on fait un arrangement.
- וְאִידַּךְ: הַהוּא לְנִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ הוּא דַּאֲתָא. מָה עֲרָכִין נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ – אַף הֶקְדֵּשׁ נִידּוֹן בִּכְבוֹדוֹ.Et l'autre avis, que tire-t-il de ce rapprochement ? Celui-ci vient pour enseigner que le vœu est jugé selon sa dignité : de même que l'estimation est jugée selon sa dignité, si bien que celui qui s'engage sur un organe vital doit la valeur de sa personne entière, de même le bien consacré est jugé selon sa dignité.
- וִיסַדְּרוּ בְּבַעַל חוֹב קַל וָחוֹמֶר מֵעֲרָכִין: וּמָה עֲרָכִין שֶׁאֵין מַחְזִירִין – מְסַדְּרִין, בַּעַל חוֹב שֶׁמַּחְזִירִין – אֵינוֹ דִּין שֶׁמְּסַדְּרִין? אָמַר קְרָא: ״וְאִם מָךְ הוּא מֵעֶרְכֶּךָ״ – ״הוּא״ וְלֹא בַּעַל חוֹב.La Guemara demande : Et qu'on fasse un arrangement pour le débiteur par un kal va'homer à partir des estimations : Si pour les estimations, où l'on ne rend pas le gage, on fait un arrangement, pour le débiteur, à qui l'on rend le gage, n'est-il pas logique qu'on fasse un arrangement ? La Guemara répond : Le verset dit : « Et s'il est trop pauvre pour ton estimation » (Lévitique 27, 8) : « lui », celui qui a fait l'estimation, et non le débiteur.
- וְאִידַּךְ: הַאי, עַד שֶׁיְּהֵא בְּמָכוּתוֹ מִתְּחִילָּתוֹ וְעַד סוֹפוֹ.Et l'autre avis, pour qui l'on fait un arrangement au débiteur, comment comprend-il ce mot ? Celui-ci enseigne que la règle ne s'applique pas à moins qu'il ne soit dans sa pauvreté du début jusqu'à la fin.
- וְיַחְזִירוּ בְּהֶקְדֵּשׁ קַל וָחוֹמֶר מִבַּעַל חוֹב: וּמָה בַּעַל חוֹב שֶׁאֵין מְסַדְּרִין – מַחְזִירִין, הֶקְדֵּשׁ שֶׁמְּסַדְּרִין – אֵינוֹ דִּין שֶׁמַּחְזִירִין? אָמַר קְרָא: ״וְשָׁכַב בְּשַׂלְמָתוֹ וּבֵרְכֶךָּ״, יָצָא הֶקְדֵּשׁ, שֶׁאֵין צָרִיךְ בְּרָכָה.La Guemara demande encore : Et qu'on rende le gage pour le bien consacré, par un kal va'homer à partir du débiteur : Si pour le débiteur, pour qui l'on ne fait pas d'arrangement, on rend le gage, pour le bien consacré, pour lequel on fait un arrangement, n'est-il pas logique qu'on rende le gage ? La Guemara répond : Le verset dit : « Et il se couchera dans son vêtement et il te bénira » (Deutéronome 24, 13) : cela exclut le bien consacré, qui n'a pas besoin de bénédiction.
- וְלָא? וְהָכְתִיב: ״וְאָכַלְתָּ וְשָׂבָעְתָּ וּבֵרַכְתָּ וְגוֹ׳״! אֶלָּא אָמַר קְרָא: ״וּלְךָ תִּהְיֶה צְדָקָה״, מִי שֶׁצָּרִיךְ צְדָקָה, יָצָא הֶקְדֵּשׁ שֶׁאֵין צָרִיךְ צְדָקָה.Et non ? N'est-il pas écrit : « Tu mangeras, tu te rassasieras et tu béniras » etc. (Deutéronome 8, 10) ? Mais alors, le verset dit : « Et pour toi ce sera justice » (tsedaka, Deutéronome 24, 13) : pour celui qui a besoin de charité, ce qui exclut le bien consacré, qui n'a pas besoin de charité.
- אַשְׁכְּחֵיהּ רַבָּה בַּר אֲבוּהּ לְאֵלִיָּהוּ דְּקָאֵי בְּבֵית הַקְּבָרוֹת שֶׁל גּוֹיִם, אֲמַר לֵיהּ: מַהוּ שֶׁיְּסַדְּרוּ בְּבַעַל חוֹב? אֲמַר לֵיהּ: גָּמַר ״מִיכָה״ ״מִיכָה״ מֵעֲרָכִין. גַּבֵּי עֲרָכִין כְּתִיב ״וְאִם מָךְ הוּא מֵעֶרְכֶּךָ״, גַּבֵּי בַּעַל חוֹב כְּתִיב ״וְכִי יָמוּךְ אָחִיךָ״.Rabba bar Avouh trouva Éliyahou qui se tenait dans le cimetière des non-Juifs. Il lui dit : Qu'en est-il de faire un arrangement pour le débiteur ? Éliyahou lui dit : On tire une guezéra chava de « mikha », « mikha » à partir des estimations. À propos des estimations il est écrit : « Et s'il est trop pauvre pour ton estimation » (Lévitique 27, 8), à propos du débiteur il est écrit : « Et si ton frère s'appauvrit » (Lévitique 25, 35).
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