Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שָׂכִיר בִּזְמַנּוֹ נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל וְכוּ׳. שָׂכִיר אַמַּאי תַּקִּינוּ לֵיה רַבָּנַן (לְמִשְׁתְּבַע) [דְּמִשְׁתְּבַע] וְשָׁקֵיל?La Michna (enseignement des Tannaïm) enseigne : Le salarié qui réclame en son temps prête serment et perçoit, etc. Le salarié, pourquoi nos Maîtres ont-ils institué pour lui de prêter serment et de percevoir, alors qu'en règle générale c'est le défendeur qui prête serment pour se dégager ?
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכוֹת גְּדוֹלוֹת שָׁנוּ כָּאן. הָנֵי הִלְכְתָא נִינְהוּ? הָנֵי תַּקָּנוֹת נִינְהוּ! אֶלָּא אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: תַּקָּנוֹת גְּדוֹלוֹת שָׁנוּ כָּאן. ״גְּדוֹלוֹת״, מִכְּלָל דְּאִיכָּא קְטַנּוֹת?Rav Yehouda a dit, au nom de Chmouel : Ce sont de grandes halakhot (lois) qu'ils ont enseignées ici. La Guemara s'étonne : Sont-ce des halakhot ? Ce sont des institutions rabbiniques ! Mais plutôt, Rav Yehouda a dit, au nom de Chmouel : Ce sont de grandes institutions qu'ils ont enseignées ici. Le mot « grandes » implique-t-il donc qu'il y en a de petites ?
- אֶלָּא אָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: תַּקָּנוֹת קְבוּעוֹת שָׁנוּ כָּאן. שְׁבוּעָה דְּבַעַל הַבַּיִת הִיא, וְעַקְרוּהָ רַבָּנַן לִשְׁבוּעָה דְּבַעַל הַבַּיִת וְשַׁדְיוּהָ אַשָּׂכִיר, מִשּׁוּם כְּדֵי חַיָּיו דְּשָׂכִיר. וּמִשּׁוּם כְּדֵי חַיָּיו דְּשָׂכִיר (מַפְסֵדְנָא) [מַפְסְדִינַן] לֵיהּ לְבַעַל הַבַּיִת?Mais plutôt, Rav Na'hman a dit, au nom de Chmouel : Ce sont des institutions fixes qu'ils ont enseignées ici. Le serment est celui du maître de maison (l'employeur), et nos Maîtres l'ont retiré du maître de maison pour le faire peser sur le salarié, en raison de la subsistance du salarié. Objection : Et en raison de la subsistance du salarié, faisons-nous perdre le maître de maison ?
- בַּעַל הַבַּיִת גּוּפֵיהּ נִיחָא לֵיהּ דְּמִשְׁתְּבַע שָׂכִיר וְשָׁקֵיל, כִּי הֵיכִי דְּלִיתַּגְרוּ לֵיהּ פּוֹעֲלִים. שָׂכִיר גּוּפֵיהּ נִיחָא לֵיהּ דְּמִשְׁתְּבַע בַּעַל הַבַּיִת וְנִפְקַע, כִּי הֵיכִי דְּלִיגְרוּהּ בַּעַל הַבַּיִת? עַל כֻּרְחֵיהּ אָגַר. שָׂכִיר נָמֵי בְּעַל כֻּרְחֵיהּ (אִיתְּגַר)!Le maître de maison lui-même préfère que le salarié prête serment et perçoive, afin que des ouvriers acceptent de s'engager chez lui. Objection : Le salarié lui-même préfère que le maître de maison prête serment et que son droit s'éteigne, afin que le maître de maison l'engage ! Réponse : Malgré lui, il engage, car il a besoin d'ouvriers. Objection : Le salarié aussi, malgré lui, s'engage, car il a besoin de vivre !
- אֶלָּא בַּעַל הַבַּיִת טָרוּד בְּפוֹעֲלִים הוּא. אִי הָכִי נִיתֵּב לֵיהּ בְּלָא שְׁבוּעָה! כְּדֵי לְהָפִיס דַּעְתּוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת.Mais plutôt, le maître de maison est absorbé par ses ouvriers et il a pu croire à tort qu'il avait déjà payé. S'il en est ainsi, qu'il lui donne sans serment ! Le serment sert à apaiser l'esprit du maître de maison, qui, sinon, s'estimerait lésé.
- וְנִיתֵּב לֵיהּ בְּעֵדִים? טְרִיחָא לְהוּ מִילְּתָא. וְנִיתֵּב לֵיהּ מֵעִיקָּרָא? שְׁנֵיהֶם רוֹצִים בְּהַקָּפָה.Mais qu'il lui donne devant témoins ! Il n'y aurait alors plus de doute. La chose leur serait pénible, de chercher des témoins à chaque paiement. Mais qu'il lui donne dès le début, avant le travail ! Tous deux veulent un paiement à crédit.
- אִי הָכִי, אֲפִילּוּ קָצַץ נָמֵי! אַלְּמָה תַּנְיָא, אוּמָּן אוֹמֵר: שְׁתַּיִם קָצַצְתָּ לִי, וְהַלָּה אוֹמֵר: לֹא קָצַצְתִּי לְךָ אֶלָּא אַחַת – הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה. קְצִיצָה וַדַּאי מִידְכָּר דְּכִירִי לַהּ אִינָשֵׁי.S'il en est ainsi, même s'il a fixé le prix, il faudrait qu'il en soit de même ! Pourquoi donc a-t-il été enseigné (dans une baraïta) : Si l'artisan dit : « Tu m'as fixé deux pièces », et que l'autre dit : « Je ne t'en ai fixé qu'une », c'est au demandeur d'apporter la preuve. Réponse : La fixation d'un prix, assurément, les gens s'en souviennent.
- אִי הָכִי, אֲפִילּוּ עָבַר זְמַנּוֹ נָמֵי, אַלְּמָה תְּנַן: עָבַר זְמַנּוֹ – אֵינוֹ נִשְׁבָּע וְנוֹטֵל? חֲזָקָה: אֵין בַּעַל הַבַּיִת עוֹבֵר מִשּׁוּם ״בַּל תָּלִין״.S'il en est ainsi, même si son temps est passé, on devrait admettre son serment ! Pourquoi donc avons-nous appris : Si son temps est passé, il ne prête pas serment pour percevoir ? Réponse : C'est une présomption : le maître de maison ne transgresse pas bal talin (« Il ne passera pas la nuit »).
- וְהָא אָמְרַתְּ בַּעַל הַבַּיִת טָרוּד בְּפוֹעֲלָיו הוּא! הָנֵי מִילֵּי – מִקַּמֵּי דְּלִימְטְיֵיהּ זְמַן חִיּוּבֵיהּ,Mais n'as-tu pas dit que le maître de maison est absorbé par ses ouvriers ? Réponse : Ces paroles ne valent qu'avant que n'arrive le moment de son obligation,
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