Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִידַּךְ: הַהוּא מִיבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא: ״וְאֵלָיו הוּא נֹשֵׂא אֶת נַפְשׁוֹ״, מִפְּנֵי מָה עָלָה זֶה בַּכֶּבֶשׁ וְנִתְלָה בָּאִילָן וּמָסַר אֶת עַצְמוֹ לְמִיתָה – לֹא עַל שְׂכָרוֹ?Et l'autre Sage, que tire-t-il de ce verset ? Celui-ci lui est nécessaire pour ce qui a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique hors de la Michna) : « Et c'est à cela qu'il porte son âme » (Deutéronome 24, 15) : pourquoi celui-ci est-il monté sur la rampe, s'est-il suspendu à l'arbre et s'est-il livré à la mort ? N'est-ce pas pour son salaire ? Comment l'employeur peut-il donc le retarder ?
- דָּבָר אַחֵר: ״וְאֵלָיו הוּא נֹשֵׂא אֶת נַפְשׁוֹ״, כָּל הַכּוֹבֵשׁ שְׂכַר שָׂכִיר – כְּאִילּוּ נוֹטֵל נַפְשׁוֹ מִמֶּנּוּ. רַב הוּנָא וְרַב חִסְדָּא, חַד אָמַר: נַפְשׁוֹ שֶׁל גַּזְלָן, וְחַד אָמַר: נַפְשׁוֹ שֶׁל נִגְזָל.Autre explication : « Et c'est à cela qu'il porte son âme » : quiconque retient le salaire d'un salarié, c'est comme s'il lui prenait son âme. Rav Houna et Rav 'Hisda divergent sur ce point : l'un dit : il s'agit de l'âme du voleur, qui cause sa propre mort, et l'autre dit : il s'agit de l'âme du volé, dont il cause la mort.
- מַאן דְּאָמַר נַפְשׁוֹ שֶׁל גַּזְלָן, דִּכְתִיב: ״אַל תִּגְזׇל דַּל כִּי דַל הוּא וְאַל תְּדַכֵּא עָנִי בַשָּׁעַר״, וּכְתִיב: ״כִּי ה׳ יָרִיב רִיבָם וְקָבַע אֶת קֹבְעֵיהֶם נָפֶשׁ״. וּמַאן דְּאָמַר נַפְשׁוֹ שֶׁל נִגְזָל, דִּכְתִיב: ״כֵּן אׇרְחוֹת כׇּל בּוֹצֵעַ בָּצַע אֶת נֶפֶשׁ בְּעָלָיו יִקָּח״.Celui qui dit : l'âme du voleur se fonde sur ce qui est écrit : « Ne dépouille pas le faible parce qu'il est faible, et n'écrase pas le pauvre à la porte » (Proverbes 22, 22), et il est écrit : « Car Hachem plaidera leur cause et dépouillera de leur âme ceux qui les dépouillent » (Proverbes 22, 23). Et celui qui dit : l'âme du volé se fonde sur ce qui est écrit : « Telles sont les voies de tout homme avide de gain : il ôte l'âme de ses possesseurs » (Proverbes 1, 19).
- וְאִידַּךְ נָמֵי, הָכְתִיב ״אֶת נֶפֶשׁ בְּעָלָיו יִקָּח״! בְּעָלָיו דְּהַשְׁתָּא. וְאִידַּךְ נָמֵי, הָכְתִיב: ״וְקָבַע אֶת קֹבְעֵיהֶם נָפֶשׁ״! מָה טַעַם קָאָמַר: מָה טַעַם ״קָבַע אֶת קֹבְעֵיהֶם״ – מִשּׁוּם דְּנָטְלוּ נָפֶשׁ.Et l'autre aussi, n'est-il pas écrit : « Il ôte l'âme de ses possesseurs » ? Comment interprète-t-il ce verset ? Il s'agit de ses possesseurs actuels, c'est-à-dire le voleur. Et l'autre aussi, n'est-il pas écrit : « Et dépouillera de leur âme ceux qui les dépouillent » ? Le verset dit « quelle est la raison », ainsi : quelle est la raison pour laquelle « Il dépouillera ceux qui les dépouillent » ? Parce qu'ils ont pris une âme.
- אֵימָתַי – בִּזְמַן שֶׁתְּבָעוֹ, לֹא תְּבָעוֹ – אֵינוֹ עוֹבֵר עָלָיו. תָּנוּ רַבָּנַן: ״לֹא תָלִין פְּעֻלַּת שָׂכִיר״ יָכוֹל אֲפִילּוּ לֹא תְּבָעוֹ – תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִתְּךָ״, לְדַעְתְּךָ.La Michna enseigne : Quand transgresse-t-on ? Lorsqu'il lui a réclamé son salaire ; s'il ne le lui a pas réclamé, il ne transgresse pas. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : « Le salaire du salarié ne passera pas la nuit » (Lévitique 19, 13). On pourrait penser qu'on transgresse même s'il ne le lui a pas réclamé : le verset dit « avec toi » : à ta connaissance, c'est-à-dire avec ton assentiment.
- יָכוֹל אֲפִילּוּ אֵין לוֹ – תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִתְּךָ״. שֶׁיֵּשׁ אִתְּךָ. יָכוֹל אֲפִילּוּ הִמְחָהוּ אֵצֶל חֶנְוָנִי וְאֵצֶל שׁוּלְחָנִי, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״אִתְּךָ״ וְלֹא שֶׁהִמְחָהוּ אֵצֶל חֶנְוָנִי וְאֵצֶל שׁוּלְחָנִי.On pourrait penser qu'on transgresse même s'il n'a pas de quoi payer : le verset dit « avec toi » : qu'il y ait de l'argent avec toi. On pourrait penser qu'on transgresse même s'il l'a transféré auprès d'un boutiquier ou d'un changeur : le verset dit « avec toi », et non lorsqu'il l'a transféré auprès d'un boutiquier ou d'un changeur.
- הִמְחָהוּ אֵצֶל חֶנְוָנִי וְאֵצֶל שׁוּלְחָנִי – אֵינוֹ עוֹבֵר. אִיבַּעְיָא לְהוּ: חוֹזֵר, אוֹ אֵינוֹ חוֹזֵר? רַב שֵׁשֶׁת אָמַר: אֵינוֹ חוֹזֵר, וְרַבָּה אָמַר: חוֹזֵר.La Michna enseigne : S'il l'a transféré auprès d'un boutiquier ou d'un changeur, il ne transgresse pas. Ils ont posé la question : si le boutiquier n'a pas payé, l'ouvrier revient-il vers l'employeur, ou ne revient-il pas ? Rav Chéchèt a dit : Il ne revient pas. Et Rabba a dit : Il revient.
- אָמַר רַבָּה: מְנָא אָמֵינָא לַהּ – מִדְּקָתָנֵי: אֵינוֹ עוֹבֵר עָלָיו, מִעְבָּר הוּא דְּלָא עָבַר, הָא מִיהְדָּר הָדַר. וְרַב שֵׁשֶׁת אָמַר: מַאי אֵינוֹ עוֹבֵר – אֵינוֹ בְּתוֹרַת לַעֲבוֹר.Rabba a dit : D'où est-ce que je le dis ? De ce qu'il est enseigné : Il ne transgresse pas : c'est transgresser qu'il ne transgresse pas, mais revenir, il revient. Et Rav Chéchèt a dit : Que signifie « il ne transgresse pas » ? Il n'est plus dans le statut de transgresser, car ce transfert le dégage de toute responsabilité.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב שֵׁשֶׁת: קַבְּלָנוּת, עוֹבֵר עָלָיו מִשּׁוּם ״בַּל תָּלִין״, אוֹ אֵין עוֹבֵר מִשּׁוּם ״בַּל תָּלִין״?On a demandé à Rav Chéchèt : si l'artisan travaille à l'entreprise (kabelanout), payé pour l'ouvrage achevé et non à la journée, l'employeur transgresse-t-il bal talin (« Il ne passera pas la nuit »), ou ne transgresse-t-il pas bal talin ?
- אוּמָּן קוֹנֶה בִּשְׁבַח כְּלִי, וְהַלְוָאָה הִיא? אוֹ אֵין אוּמָּן קוֹנֶה בִּשְׁבַח כְּלִי, וּשְׂכִירוּת הִיא?La question dépend de ceci : L'artisan acquiert-il une part de propriété par la plus-value de l'objet, et ce qu'on lui doit est un prêt, non soumis à l'interdit ? Ou bien l'artisan n'acquiert-il pas par la plus-value de l'objet, et c'est un salaire, soumis à l'interdit ?
- אֲמַר לְהוּ רַב שֵׁשֶׁת: עוֹבֵר! וְהָתַנְיָא: אֵינוֹ עוֹבֵר! הָתָם שֶׁהִמְחָהוּ אֵצֶל חֶנְוָנִי וְאֵצֶל שׁוּלְחָנִי.Rav Chéchèt leur a dit : Il transgresse ! Mais il a été enseigné (dans une baraïta) : Il ne transgresse pas ! Rav Chéchèt répond : Là-bas, il s'agit du cas où il l'a transféré auprès d'un boutiquier ou d'un changeur.
- נֵימָא מְסַיְּיעָא לֵיהּ: הַנּוֹתֵן טַלִּיתוֹ לְאוּמָּן, גְּמָרָהּ וְהוֹדִיעוֹ, אֲפִילּוּ מִכָּאן וְעַד עֲשָׂרָה יָמִים, אֵינוֹ עוֹבֵר מִשּׁוּם ״בַּל תָּלִין״. נְתָנָהּ לוֹ בַּחֲצִי הַיּוֹם – מִשֶּׁשָּׁקְעָה עָלָיו חַמָּה עוֹבֵר מִשּׁוּם ״בַּל תָּלִין״.Disons que la baraïta suivante l'appuie : Celui qui donne son vêtement à un artisan, si celui-ci l'a terminé et l'a averti, même si le propriétaire tarde d'ici à dix jours, il ne transgresse pas bal talin. S'il le lui a remis à la mi-journée, dès que le soleil s'est couché sur lui, il transgresse bal talin.
- וְאִי אָמְרַתְּ אוּמָּן קוֹנֶה בִּשְׁבַח כְּלִי – אַמַּאי עוֹבֵר?Or, si tu dis que l'artisan acquiert par la plus-value de l'objet, pourquoi transgresse-t-il ? C'est comme si le propriétaire avait racheté le vêtement, et non payé un salaire !
- אָמַר רַב מָרִי בְּרֵיהּ דְּרַב כָּהֲנָא: בִּגְרָדָא דְּסַרְבָּלָא. לְמַאי יַהֲבֵהּ נִיהֲלֵיהּ – לְרַכּוֹכֵי, הַיְינוּ שְׁבָחֵיהּ.Rav Mari, fils de Rav Kahana, a dit : il n'y a pas de preuve : il s'agit du cardage d'un manteau épais, où il n'y a pas de plus-value. Pour quoi le lui a-t-il donné ? Pour l'assouplir : c'est cela, sa plus-value !
- לָא צְרִיכָא, דְּקָא אַגְרֵיהּ (מִינֵּיהּ) לְבַטּוֹשֵׁי בִּטְשָׁא וּבִטְשָׁא בְּמָעֲתָא.Ce n'est nécessaire que dans le cas où il l'a engagé (de lui) pour fouler le vêtement dans l'eau, foulée par foulée, à une maa (petite pièce) la foulée : il est donc payé au nombre de foulées et non pour le résultat ; c'est un salarié et l'interdit s'applique.
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