Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- סָבַר רַבִּי חֲנִינָא לְמֵימַר: אַרְעָא בְּחֶזְקַת יַתְמֵי קָיְימָא, וְעַל בַּעַל חוֹב לְהָבִיא רְאָיָה. אֲמַר לְהוּ הַהוּא סָבָא, הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: עַל הַיְּתוֹמִים לְהָבִיא רְאָיָה. מַאי טַעְמָא? אַרְעָא, כֵּיוָן דִּלְגוּבְיָינָא קָיְימָא – כְּמַאן דְּגַבְיָא דָּמְיָא, וְעַל הַיְּתוֹמִין לְהָבִיא רְאָיָה.Rabbi 'Hanina pensa dire : la terre demeure sous la présomption des orphelins, et c'est au créancier d'apporter la preuve. Un certain vieillard leur dit : ainsi a dit Rabbi Yo'hanan : c'est aux orphelins d'apporter la preuve. Pour quelle raison ? La terre, puisqu'elle est destinée à la perception, est considérée comme déjà perçue par le créancier, et c'est aux orphelins d'apporter la preuve.
- אָמַר אַבָּיֵי, אַף אֲנַן נָמֵי תְּנֵינָא: סָפֵק זֶה קָדַם וְסָפֵק זֶה קָדַם – קוֹצֵץ וְאֵינוֹ נוֹתֵן דָּמִים.Abayé dit : nous aussi, nous avons appris cela dans une Michna (Bava Batra 24b), à propos d'un arbre planté trop près de la ville : en cas de doute si celui-ci a précédé ou si celle-là a précédé, le propriétaire coupe l'arbre et les habitants ne donnent pas d'argent.
- אַלְמָא כֵּיוָן דִּלְמִיקָּץ קָיְימָא, אָמְרִינַן לֵיהּ: אַיְיתִי רְאָיָה וּשְׁקוֹל. הָכִי נָמֵי, הַאי שְׁטָרָא כֵּיוָן דִּלְגוּבְיָינָא קָיְימָא – כְּמַאן דְּגַבְיָא דָּמְיָא, וְעַל הַיְּתוֹמִים לְהָבִיא רְאָיָה.Il en ressort que, puisqu'il est de toute façon destiné à être coupé, nous lui disons : apporte une preuve et prends le dédommagement. De même ici, cet acte, puisqu'il est destiné à la perception, est considéré comme déjà perçu, et c'est aux orphelins d'apporter la preuve.
- אַיְיתוֹ יַתְמֵי רְאָיָה דְּאִינְהוּ אַשְׁבַּחוּ, סָבַר רַבִּי חֲנִינָא לְמֵימַר: כִּי מְסַלְּקִינַן לְהוּ – בְּאַרְעָא מְסַלְּקִינַן לְהוּ.Si les orphelins ont apporté la preuve que ce sont eux qui ont amélioré la terre, Rabbi 'Hanina pensa dire : lorsque nous les congédions, nous les congédions par de la terre, d'une valeur égale à leur plus-value.
- וְלָא הִיא, בִּדְמֵי מְסַלְּקִינַן לְהוּ, מִדְּרַב נַחְמָן. דְּאָמַר רַב נַחְמָן אָמַר שְׁמוּאֵל: שְׁלֹשָׁה שָׁמִין לָהֶם אֶת הַשֶּׁבַח, וּמַעֲלִין אוֹתָן בְּדָמִים, וְאֵלּוּ הֵן: בְּכוֹר לְפָשׁוּט,Mais il n'en est rien : nous les congédions par de l'argent, d'après Rav Na'hman. Car Rav Na'hman a dit au nom de Chmouel : pour trois personnes on estime la plus-value, et on les fait sortir avec de l'argent ; et les voici : le premier-né envers le fils ordinaire, pour les améliorations apportées avant le partage de l'héritage ;
- וּבַעַל חוֹב וּכְתוּבַּת אִשָּׁה לִיתוֹמִים, וּבַעַל חוֹב לְלָקוֹחוֹת.le créancier et la femme réclamant la ketouba (contrat de mariage) envers les orphelins ; et le créancier envers les acheteurs du terrain.
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אָשֵׁי: לְמֵימְרָא דְּסָבַר שְׁמוּאֵל בַּעַל חוֹב לְלָקוֹחוֹת? וּמַאי אִית לֵיהּ שְׁבָחָא לְלוֹקֵחַ? וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל בַּעַל חוֹב גּוֹבֶה אֶת הַשֶּׁבַח! וְכִי תֵּימָא, לָא קַשְׁיָא: כָּאן – בְּשֶׁבַח הַמַּגִּיעַ לִכְתֵפַיִם, כָּאן – בְּשֶׁבַח שֶׁאֵין מַגִּיעַ לַכְּתֵפַיִם. וְהָא מַעֲשִׂים בְּכׇל יוֹם, וְקָא מַגְבֵּי שְׁמוּאֵל אֲפִילּוּ בְּשֶׁבַח הַמַּגִּיעַ לִכְתֵפַיִם!Ravina dit à Rav Achi : est-ce à dire que Chmouel estime cela pour le créancier envers les acheteurs ? Quelle plus-value l'acheteur aurait-il donc ? Chmouel n'a-t-il pas dit : le créancier perçoit la plus-value ! Et si tu dis : ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'une plus-value qui atteint les épaules (une récolte mûre, presque bonne à emporter sur les épaules), là, d'une plus-value qui n'atteint pas les épaules – mais ce sont des faits de chaque jour : Chmouel faisait percevoir même la plus-value qui atteint les épaules !
- לָא קַשְׁיָא: הָא דְּמַסֵּיק בֵּיהּ כְּשִׁיעוּר אַרְעָא וּשְׁבָחָא, הָא דְּלָא מַסֵּיק בֵּיהּ שִׁיעוּר אַרְעָא וּשְׁבָחָא.Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit du cas où le débiteur lui devait l'équivalent de la terre et de la plus-value ; là, du cas où il ne lui devait pas l'équivalent de la terre et de la plus-value.
- וְכִי לָא מַסֵּיק שִׁיעוּר אַרְעָא וּשְׁבָחָא, דְּיָהֵיב לֵיהּ זוּזֵי לְלוֹקֵחַ וּמְסַלֵּק לֵיהּ, הָנִיחָא לְמַאן דְּאָמַר: אִי אִית לֵיהּ זוּזֵי לְלוֹקֵחַ לָא מָצֵי מְסַלֵּק לֵיהּ לְבַעַל חוֹב – שַׁפִּיר. אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר: אִית לֵיהּ זוּזֵי לְלוֹקֵחַ מָצֵי מְסַלֵּק לֵיהּ לְבַעַל חוֹב, וְנֵימָא לֵיהּ: אִי הֲווֹ לִי זוּזֵי – הֲוָה מְסַלֵּיקְנָא לָךְ מִכּוּלַּאּ אַרְעָא, הַשְׁתָּא דְּלֵית לִי זוּזֵי – הַב לִי גְּרִיוָא דְּאַרְעָא בְּאַרְעַאי שִׁיעוּר שְׁבָחַאי!Et lorsqu'il ne lui devait pas l'équivalent de la terre et de la plus-value, tu dis qu'il donne de l'argent à l'acheteur et le congédie. Cela va bien selon celui qui dit : même si l'acheteur a de l'argent, il ne peut pas congédier le créancier : c'est bien. Mais selon celui qui dit : si l'acheteur a de l'argent, il peut congédier le créancier, qu'il lui dise donc : si j'avais de l'argent, je te congédierais de toute la terre ; maintenant que je n'ai pas d'argent, donne-moi une parcelle de terre dans ma terre, à hauteur de ma plus-value !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן דְּשַׁוְּיַאּ נִיהֲלֵיהּ אַפּוֹתֵיקֵי, דַּאֲמַר לֵיהּ: לֹא יְהֵא לְךָ פֵּרָעוֹן אֶלָּא מִזּוֹ.De quoi s'agit-il ici ? Du cas où le débiteur la lui a constituée en apotiki (bien affecté en garantie), en lui disant : tu n'auras de paiement que sur celle-ci.
- מַתְנִי׳ הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ לְשָׁבוּעַ אֶחָד בִּשְׁבַע מֵאוֹת זוּז, הַשְּׁבִיעִית מִן הַמִּנְיָן. קִבְּלָהּ הֵימֶנּוּ שֶׁבַע שָׁנִים בִּשְׁבַע מֵאוֹת זוּז – אֵין הַשְּׁבִיעִית מִן הַמִּנְיָן.Michna : Celui qui prend à bail un champ de son prochain pour un chavoua (cycle de sept ans) à sept cents zouz : la septième année est comprise dans le compte. S'il l'a prise de lui pour sept années à sept cents zouz, la septième n'est pas comprise dans le compte, et il garde le champ une année de plus.
- שְׂכִיר יוֹם – גּוֹבֶה כׇּל הַלַּיְלָה. שְׂכִיר לַיְלָה – גּוֹבֶה כׇּל הַיּוֹם. שְׂכִיר שָׁעוֹת – גּוֹבֶה כׇּל הַלַּיְלָה וְכׇל הַיּוֹם. שְׂכִיר שַׁבָּת, שְׂכִיר חֹדֶשׁ, שְׂכִיר שָׁנָה, שְׂכִיר שָׁבוּעַ, יָצָא בַּיּוֹם – גּוֹבֶה כׇּל הַיּוֹם, יָצָא בַּלַּיְלָה – גּוֹבֶה כׇּל הַלַּיְלָה וְכׇל הַיּוֹם.Le salarié de jour perçoit son salaire toute la nuit. Le salarié de nuit perçoit toute la journée. Le salarié à l'heure perçoit toute la nuit et toute la journée. Le salarié à la semaine, le salarié au mois, le salarié à l'année, le salarié au chavoua : s'il a terminé de jour, il perçoit toute la journée ; s'il a terminé de nuit, il perçoit toute la nuit et toute la journée.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: מִנַּיִן לִשְׂכִיר יוֹם שֶׁגּוֹבֶה כׇּל הַלַּיְלָה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לֹא תָלִין פְּעֻלַּת שָׂכִיר אִתְּךָ עַד בֹּקֶר״. וּמִנַּיִן לִשְׂכִיר לַיְלָה שֶׁגּוֹבֶה כׇּל הַיּוֹם – שֶׁנֶּאֱמַר: ״בְּיוֹמוֹ תִתֵּן שְׂכָרוֹ״.Guemara : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : d'où savons-nous que le salarié de jour perçoit toute la nuit ? Le verset dit : « Le salaire du salarié ne passera pas la nuit chez toi jusqu'au matin » (Lévitique 19, 13). Et d'où savons-nous que le salarié de nuit perçoit toute la journée ? Comme il est dit : « Le jour même, tu lui donneras son salaire » (Deutéronome 24, 15).
- וְאֵימָא אִיפְּכָא! שְׂכִירוּת אֵינָהּ מִשְׁתַּלֶּמֶת אֶלָּא בַּסּוֹף.Et dis le contraire ! Réponse : le salaire n'est dû qu'à la fin de la période de travail.
- תָּנוּ רַבָּנַן: מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר ״לֹא תָלִין פְּעֻלַּת שָׂכִיר אִתְּךָ״, אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁ״עַד בֹּקֶר״? מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״עַד בֹּקֶר״ – מְלַמֵּד שֶׁאֵינוֹ עוֹבֵר אֶלָּא עַד בֹּקֶר רִאשׁוֹן בִּלְבַד.Nos Maîtres ont enseigné : du fait qu'il est dit : « Le salaire du salarié ne passera pas la nuit chez toi », ne sais-je pas que c'est « jusqu'au matin » ? Pourquoi le verset dit-il : « jusqu'au matin » ? Cela enseigne qu'on ne transgresse que jusqu'au premier matin seulement.
- מִכָּאן וְאֵילָךְ, מַאי? אָמַר רַב: עוֹבֵר מִשּׁוּם ״בַּל תְּשַׁהֶא״. אָמַר רַב יוֹסֵף: מַאי קְרָאָה – ״אַל תֹּאמַר לְרֵעֲךָ לֵךְ וָשׁוּב וּמָחָר אֶתֵּן וְיֵשׁ אִתָּךְ״.À partir de là, qu'en est-il ? Rav dit : on transgresse l'interdit de bal techahé (« ne retarde pas »). Rav Yossef dit : quel est son verset ? « Ne dis pas à ton prochain : Va et reviens, demain je donnerai, alors que tu as de quoi » (Proverbes 3, 28).
- תָּנוּ רַבָּנַן: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ צֵא שְׂכוֹר לִי פּוֹעֲלִים – שְׁנֵיהֶן אֵין עוֹבְרִין מִשּׁוּם ״בַּל תָּלִין״. זֶה, לְפִי שֶׁלֹּא שְׂכָרָן,Nos Maîtres ont enseigné : celui qui dit à son prochain : va m'engager des ouvriers, tous deux ne transgressent pas bal talin (« il ne passera pas la nuit »). Celui-ci, parce qu'il ne les a pas engagés,
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