Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תְּרֵי עִיסְקֵי וְחַד שְׁטָרָא – פְּסֵידָא דְּלֹוֶה.Deux iskot (associations où l'un fournit le capital et l'autre le fait fructifier) et un seul acte : c'est au détriment de l'emprunteur, car on calcule ensemble les gains et les pertes.
- וְאָמַר רָבָא: הַאי מַאן דְּקַבֵּיל עִיסְקָא מִן חַבְרֵיהּ וּפְסֵיד, טְרַח וּמַלְּיֵיהּ וְלָא אוֹדְעֵיהּ, לָא מָצֵי אֲמַר לֵיהּ: דְּרִי מֵהַיְאךְ פְּסֵידָא בַּהֲדַאי. מִשּׁוּם דַּאֲמַר לֵיהּ: לְהָכִי טְרַחְתְּ (לְמַלָּיוֹתֵיהּ) [וּמַלֵּיתֵיהּ] – כִּי הֵיכִי דְּלָא לִיקְרוֹ לָךְ ״מַפְסֵיד עִיסְקֵי״.Et Rava a dit : celui qui a reçu une iska de son prochain et a perdu, puis s'est donné de la peine pour la combler sans l'en informer, ne peut pas lui dire : porte avec moi cette perte. Car il lui dit : c'est pour cela que tu t'es donné de la peine et que tu l'as comblée, afin qu'on ne t'appelle pas « celui qui perd les iskot ».
- וְאָמַר רָבָא: הָנֵי בֵּי תְרֵי דְּעָבְדִי עִיסְקָא בַּהֲדֵי הֲדָדֵי וּרְוַוח, וַאֲמַר לֵיהּ חַד לְחַבְרֵיהּ: תָּא לִיפְלוֹג, אִי אֲמַר לֵיהּ אִידַּךְ: נַרְוַוח טְפֵי – דִּינָא הוּא דִּמְעַכֵּב. וְאִי אָמַר לֵיהּ: הַב לִי פַּלְגָא דְּרַוְוחָא – אָמַר לֵיהּ: רַוְוחָא – לְקַרְנָא מִשְׁתַּעְבֵּד.Et Rava a dit : ces deux associés qui ont fait une iska ensemble et ont gagné, et l'un dit à l'autre : viens, partageons – si l'autre lui dit : gagnons davantage, selon la loi il peut s'y opposer. Et s'il lui dit : donne-moi la moitié du bénéfice, il lui dit : le bénéfice est gagé pour le capital.
- וְאִי אָמַר לֵיהּ: הַב לִי פַּלְגָא רַוְוחָא וּפַלְגָא קַרְנָא – אָמַר לֵיהּ: עִיסְקָא לַהֲדָדֵי מְשׁוּעְבַּד. וְאִי אָמַר לֵיהּ: נִפְלוֹג רַוְוחָא וְנִפְלוֹג קַרְנָא, וְאִי מָטֵי לָךְ פְּסֵידָא דָּרֵינָא בַּהֲדָךְ – אָמַר לֵיהּ: לָא מַזָּלָא דְּבֵי תְרֵי עָדִיף.Et s'il lui dit : donne-moi la moitié du bénéfice et la moitié du capital, il lui dit : l'iska est gagée de l'un à l'autre. Et s'il lui dit : partageons le bénéfice et partageons le capital, et si une perte t'atteint, je la porterai avec toi, il lui dit : non, la chance de deux est meilleure.
- מַתְנִי׳ הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וְלֹא רָצָה לְנַכֵּשׁ, וְאָמַר לוֹ: מָה אִיכְפַּת לְךָ? הוֹאִיל וַאֲנִי נוֹתֵן לְךָ אֶת חֲכִירָךְ – אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ. מִפְּנֵי שֶׁיָּכוֹל לוֹמַר לוֹ: לְמָחָר אַתָּה יוֹצֵא מִמֶּנָּה וּמַעֲלֵת לְפָנַי עֲשָׂבִים.MICHNA : Celui qui prend un champ de son prochain à exploiter et ne veut pas désherber, et lui dit : que t'importe, puisque je te donne ta redevance ? On ne l'écoute pas, car le propriétaire peut lui dire : demain tu en sortiras, et il fera pousser devant moi des herbes.
- גְּמָ׳ אִי אָמַר לֵיהּ: לְבָתַר הָכִי כָּרֵיבְנָא לַהּ – אָמַר לֵיהּ: חִטֵּי מְעַלְּיָיתָא בָּעֵינָא. וְאִי אָמַר לֵיהּ: זָבֵינְנָא לָךְ חִטֵּי מִשּׁוּקָא – אָמַר לֵיהּ: חִטֵּי דְּאַרְעַאי בָּעֵינָא. וְאִי אָמַר לֵיהּ מְנַכֵּישְׁנָא לָךְ שִׁיעוּר מְנָתָיךְ – אָמַר לֵיהּ: קָא מַנְסְבַתְּ שֵׁם רַע לְאַרְעַאי.GUEMARA : S'il lui dit : après cela, je le labourerai, il lui dit : je veux du bon blé. Et s'il lui dit : je t'achèterai du blé au marché, il lui dit : je veux du blé de ma terre. Et s'il lui dit : je te désherberai à la mesure de ta part, il lui dit : tu donnes mauvaise réputation à ma terre.
- וְהָתְנַן: מִפְּנֵי שֶׁמַּעֲלֵת לְפָנַי עֲשָׂבִים! אֶלָּא מִשּׁוּם דְּאָמַר לֵיהּ: בִּזְרָא דִּנְפַל – נְפַל.Mais n'avons-nous pas appris dans la Michna : « parce qu'il fera pousser devant moi des herbes » ? C'est plutôt parce qu'il lui dit : la semence tombée est tombée et poussera les années suivantes.
- מַתְנִי׳ הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וְלֹא עָשְׂתָה, אִם יֵשׁ בָּהּ כְּדֵי לְהַעֲמִיד כְּרִי – חַיָּיב לִטַּפֵּל בָּהּ. אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: מַאי קִצְבָה בִּכְרִי? אֶלָּא אִם יֵשׁ בָּהּ כְּדֵי נְפִילָה.MICHNA : Celui qui prend un champ de son prochain et qu'il n'a pas produit suffisamment : s'il y a de quoi former un tas, il doit s'en occuper. Rabbi Yehouda a dit : quelle mesure y a-t-il pour un tas ? Plutôt : s'il y a de quoi faire la semaille.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וְלֹא עָשְׂתָה, אִם יֵשׁ בָּהּ כְּדֵי לְהַעֲמִיד כְּרִי – חַיָּיב לִטַּפֵּל בָּהּ. שֶׁכָּךְ כּוֹתֵב לוֹ: אֲנָא אֵוקֹים וְאֵנוּר וְאֶזְרַע וְאֶחְצוֹד וַאֲעַמַּר וְאֵדוּשׁ וְאֶידְרֵי וְאוֹקֵים כַּרְיָא קׇדָמָךְ, וְתֵיתֵי אַנְתְּ וְתִיטּוֹל פַּלְגָא, וַאֲנָא בְּעַמְלִי וּבְנַפְקוּת יְדַי פַּלְגָא.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui prend un champ de son prochain et qu'il n'a pas produit suffisamment : s'il y a de quoi former un tas, il doit s'en occuper. Car c'est ainsi qu'il lui écrit : « Moi, je me lèverai, je labourerai, je sèmerai, je moissonnerai, je lierai les gerbes, je battrai, je vannerai et j'érigerai le tas devant toi ; et tu viendras et tu prendras la moitié ; et moi, pour mon labeur et les dépenses de mes mains, la moitié. »
- וְכַמָּה כְּדֵי לְהַעֲמִיד בָּהּ כְּרִי? אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: כְּדֵי שֶׁתַּעֲמוֹד בּוֹ הָרַחַת. אִיבַּעְיָא לְהוּ: רַחַת הַיּוֹצֵא מֵהַאי גִּיסָא לְהַאי גִּיסָא, מַאי?Et combien faut-il pour former un tas ? Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina, a dit : de quoi y faire tenir la pelle à vanner. Ils ont posé la question : si la pelle dépasse d'un côté à l'autre, qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע: אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ, לְדִידִי מִפָּרְשָׁא לִי מִינֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי בְּרַבִּי חֲנִינָא: כֹּל שֶׁאֵין כּוֹנֵס שֶׁלּוֹ רוֹאֶה פְּנֵי הַחַמָּה. אִיתְּמַר: לֵוִי אָמַר שָׁלֹשׁ סְאִין, דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי אָמְרִי סָאתַיִם. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: סָאתַיִם שֶׁאָמְרוּ חוּץ מִן הַהוֹצָאָה.Viens et entends une preuve : Rabbi Abahou a dit : cela m'a été expliqué par Rabbi Yossé, fils de Rabbi 'Hanina : tout tas où sa lame ne voit pas la face du soleil. Il a été dit par les Amoraïm : Lévi a dit : trois séa (mesure de capacité) ; ceux de l'école de Rabbi Yannaï ont dit : deux séa. Rech Lakich a dit : les deux séa dont ils ont parlé s'entendent en dehors des dépenses.
- תְּנַן הָתָם: פָּרִיצֵי זֵיתִים וַעֲנָבִים, בֵּית שַׁמַּאי מְטַמְּאִין, וּבֵית הִלֵּל מְטַהֲרִין.Nous avons appris là-bas (Oktsin 3, 6) : les peritsei d'olives et de raisins : Beit Chammaï les tiennent pour susceptibles d'impureté, et Beit Hillel les tiennent pour purs, n'étant pas considérés comme un aliment.
- מַאי פָּרִיצֵי זֵיתִים? אָמַר רַב הוּנָא: רִשְׁעֵי זֵיתִים. אָמַר רַב יוֹסֵף: וּמַאי קְרָאָה – ״[וּבְנֵי] פָּרִיצֵי עַמְּךָ יִנַּשְּׂאוּ לְהַעֲמִיד חֲזוֹן וְנִכְשָׁלוּ״. רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק אָמַר: מֵהָכָא – ״וְהוֹלִיד בֵּן פָּרִיץ שֹׁפֵךְ דָּם״.Que sont les peritsei d'olives ? Rav Houna a dit : les « scélérats » parmi les olives. Rav Yossef a dit : et quel en est le verset ? « Et les fils des scélérats (peritsei) de ton peuple se lèveront pour accomplir la vision, et ils trébucheront » (Daniel 11, 14). Rav Na'hman bar Its'hak a dit : de là : « Et il engendre un fils scélérat (parits), qui répand le sang » (Ézéchiel 18, 10).
- וְכַמָּה פָּרִיצֵי זֵיתִים? רַבִּי אֶלְעָזָר אָמַר: אַרְבַּעַת קַבִּין לַקּוֹרָה. דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי אָמְרִי: סָאתַיִם לַקּוֹרָה.Et combien pour les peritsei d'olives ? Rabbi Éléazar a dit : quatre kav d'huile par poutre de pressoir. Ceux de l'école de Rabbi Yannaï ont dit : deux séa par poutre.
- וְלָא פְּלִיגִי: הָא בְּאַתְרָא דִּמְעַיְּילִי כּוֹרָא בְּאוֹלָלָא, הָא בְּאַתְרָא דִּמְעַיְּילִי תְּלָתָא כּוֹרִין בְּאוֹלָלָא.Et ils ne divergent pas : ceci vaut là où l'on met un kor dans le sac de pressage, cela vaut là où l'on met trois kor dans le sac de pressage.
- תָּנוּ רַבָּנַן:Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta :
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