Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִיבְּעִי לָךְ לְאֵתוֹיֵי בְּדַוְולָא.tu aurais dû apporter l'eau avec un seau.
- אָמַר רַב פָּפָּא: הָנֵי תַּרְתֵּי מַתְנְיָתָא קַמָּיָיתָא – מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בֵּין בְּחַכְרָנוּתָא בֵּין בְּקַבְּלָנוּתָא. מִכָּאן וְאֵילָךְ: דְּאִיתַהּ בְּקַבְּלָנוּתָא – לֵיתַהּ בְּחַכְרָנוּתָא, וּדְאִיתַהּ בְּחַכְרָנוּתָא – לֵיתַהּ בְּקַבְּלָנוּתָא.Rav Pappa a dit : ces deux premières Michnayot (enseignements des Tannaïm) du chapitre, tu les trouves applicables aussi bien au fermage, où l'exploitant verse une quantité fixe, qu'au métayage, où il verse une part proportionnelle de la récolte. À partir de là, ce qui vaut pour le métayage ne vaut pas pour le fermage, et ce qui vaut pour le fermage ne vaut pas pour le métayage.
- אִם אָמַר לוֹ חֲכוֹר לִי שְׂדֵה בֵּית הַשְּׁלָחִין זֶה [וְכוּ׳]. וְאַמַּאי? לֵימָא לֵיהּ: שְׁמָא בְּעָלְמָא אֲמַרִי לָךְ, מִי לָא תַּנְיָא: הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ ״בֵּית כּוֹר עָפָר אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ אֶלָּא לֶתֶךְ – הִגִּיעוֹ שֶׁלֹּא מָכַר לוֹ אֶלָּא שְׁמָא, וְהוּא דְּמִתְקְרֵי ״בֵּית כּוֹר״.« S'il lui a dit : Afferme-moi ce champ irrigué, etc. », il déduit de sa redevance. Mais pourquoi ? Qu'il lui dise : je t'ai dit un simple nom ! N'a-t-il pas été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui dit à son prochain : « Je te vends un beit kor (surface où l'on sème un kor de grain) de terre », même s'il n'y a là qu'un letekh (un demi-kor), c'est acquis à l'acheteur, car il ne lui a vendu qu'un nom ; à condition qu'elle soit appelée « beit kor ».
- ״כַּרְמָא אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ גְּפָנִים – הִגִּיעוֹ, שֶׁלֹּא מָכַר לוֹ אֶלָּא שְׁמָא, וְהוּא דְּמִתְקְרֵי ״כַּרְמָא״. ״פַּרְדֵּס אֲנִי מוֹכֵר לָךְ״, אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹ רִמּוֹנִים – הִגִּיעוֹ, שֶׁלֹּא מָכַר לוֹ אֶלָּא שְׁמָא, וְהוּא דְּמִתְקְרֵי ״פַּרְדֵּסָא״. אַלְמָא אָמַר לֵיהּ: שְׁמָא בְּעָלְמָא אֲמַרִי לָךְ. הָכִי נָמֵי נֵימָא לֵיהּ: שְׁמָא בְּעָלְמָא אֲמַרִי לָךְ!« Je te vends une vigne », même s'il n'y a pas de ceps, c'est acquis, car il ne lui a vendu qu'un nom ; à condition qu'elle soit appelée « vigne ». « Je te vends un verger », même s'il n'y a pas de grenadiers, c'est acquis, car il ne lui a vendu qu'un nom ; à condition qu'il soit appelé « verger ». Il en ressort qu'il peut lui dire : je t'ai dit un simple nom. Ici aussi, qu'il lui dise : je t'ai dit un simple nom !
- אָמַר שְׁמוּאֵל, לָא קַשְׁיָא: הָא דַּאֲמַר לֵיהּ מַחְכִּיר לְחוֹכֵר, הָא דַּאֲמַר לֵיהּ חוֹכֵר לְמַחְכִּיר. אֲמַר לֵיהּ מַחְכִּיר לְחוֹכֵר – שְׁמָא בְּעָלְמָא אֲמַר לֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ חוֹכֵר לְמַחְכִּיר – קְפֵידָא.Chmouel a dit : ce n'est pas difficile. Ici, dans la baraïta, il s'agit du cas où le bailleur a parlé au fermier ; là, dans la Michna, du cas où le fermier a parlé au bailleur. Si le bailleur a parlé au fermier, il lui a dit un simple nom. Si le fermier a parlé au bailleur, c'est qu'il y tenait expressément : il voulait un champ qui resterait irrigué.
- רָבִינָא אָמַר: אִידֵּי וְאִידִי, דַּאֲמַר לֵיהּ מַחְכִּיר לְחוֹכֵר. מִדְּקָאָמַר ״זֶה״, מִכְּלַל דְּקָאֵי בְּגַוַּהּ עָסְקִינַן. בֵּית הַשְּׁלָחִין לְמָה לֵיהּ לְמֵימַר? דְּקָאָמַר לֵיהּ: בֵּית הַשְּׁלָחִין כִּדְקָיְימָא הַשְׁתָּא.Ravina a dit : dans un cas comme dans l'autre, il s'agit du bailleur parlant au fermier. Puisqu'il a dit « ce » champ, on en déduit que nous avons affaire à quelqu'un qui se trouve à l'intérieur. Pourquoi a-t-il besoin de dire « irrigué », ce qui se voit ? C'est qu'il lui dit : un champ irrigué, tel qu'il est maintenant.
- מַתְנִי׳ הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וְהוֹבִירָהּ – שָׁמִין אוֹתָהּ כַּמָּה רְאוּיָה לַעֲשׂוֹת, וְנוֹתֵן לוֹ. שֶׁכָּךְ כּוֹתֵב לוֹ: ״אִם אוֹבִיר וְלָא אֶעֱבֵיד אֲשַׁלֵּם בְּמֵיטְבָא״.MICHNA : Celui qui prend un champ de son prochain à exploiter et le laisse en friche, on l'évalue : combien il pouvait produire, et il lui donne sa part de ce montant. Car c'est ainsi qu'il lui écrit : « Si je laisse en friche et ne travaille pas, je paierai du meilleur. »
- גְּמָ׳ רַבִּי מֵאִיר הָיָה דּוֹרֵשׁ לְשׁוֹן הֶדְיוֹט. דְּתַנְיָא, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: ״אִם אוֹבִיר וְלָא אֶעֱבֵיד אֲשַׁלֵּם בְּמֵיטְבָא״.GUEMARA : Rabbi Méïr interprétait le langage courant des actes rédigés par les gens simples. Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Méïr dit : « Si je laisse en friche et ne travaille pas, je paierai du meilleur. »
- רַבִּי יְהוּדָה הָיָה דּוֹרֵשׁ לְשׁוֹן הֶדְיוֹט. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אָדָם מֵבִיא קׇרְבַּן עָשִׁיר עַל אִשְׁתּוֹ, וְכֵן כׇּל קׇרְבָּן וְקׇרְבָּן שֶׁהִיא חַיֶּיבֶת, שֶׁכָּךְ כּוֹתֵב לָהּ אַחְרָיוּת: דְּאִית לִיךְ עֲלַי מִן קַדְמַת דְּנָא.Rabbi Yehouda interprétait le langage courant. Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehouda dit : un homme apporte le sacrifice du riche pour sa femme s'il est riche, et de même tout sacrifice dont elle est redevable, car c'est ainsi qu'il lui écrit dans le contrat : « Toute responsabilité que tu as repose sur moi, depuis auparavant. »
- הִלֵּל הַזָּקֵן הָיָה דּוֹרֵשׁ לְשׁוֹן הֶדְיוֹט, דְּתַנְיָא: אַנְשֵׁי אֲלֶכְּסַנְדְּרִיָּא הָיוּ מְקַדְּשִׁין אֶת נְשׁוֹתֵיהֶם, וּבִשְׁעַת כְּנִיסָתָן לַחוּפָּה בָּאִין אֲחֵרִים וְחוֹטְפִים אוֹתָם מֵהֶן, וּבִקְּשׁוּ חֲכָמִים לַעֲשׂוֹת בְּנֵיהֶם מַמְזֵרִים.Hillel l'Ancien interprétait le langage courant, comme il a été enseigné dans une baraïta : les gens d'Alexandrie consacraient leurs femmes par les fiançailles, et au moment de leur entrée sous le dais nuptial, d'autres venaient les leur ravir. Les Sages voulurent alors considérer leurs enfants comme des mamzerim (enfants nés d'une union interdite).
- אָמַר לָהֶן הִלֵּל הַזָּקֵן: הָבִיאוּ לִי כְּתוּבַּת אִמְּכֶם. הֵבִיאוּ לוֹ כְּתוּבַּת אִמָּן, וּמָצָא שֶׁכָּתוּב בָּהֶן: לִכְשֶׁתִּכָּנְסִי לַחוּפָּה הֱוַי לִי לְאִינְתּוּ. וְלֹא עָשׂוּ בְּנֵיהֶם מַמְזֵרִים.Hillel l'Ancien leur dit : apportez-moi la ketouba (contrat de mariage) de votre mère. Ils lui apportèrent la ketouba de leur mère, et il y trouva écrit : « Lorsque tu entreras sous le dais nuptial, sois pour moi une épouse. » Et ils ne considérèrent pas leurs enfants comme des mamzerim, le mariage n'ayant pas pris effet avant le dais.
- רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה הָיָה דּוֹרֵשׁ לְשׁוֹן הֶדְיוֹט. דְּתַנְיָא, רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה אוֹמֵר: הַמַּלְוֶה אֶת חֲבֵירוֹ לֹא יְמַשְׁכְּנֶנּוּ יוֹתֵר מֵחוֹבוֹ, שֶׁכָּךְ כּוֹתֵב לוֹ תַּשְׁלוּמְתָּא דְּאִית לְךָ עָלַי כֹּל קֳבֵל דֵּיכִי.Rabbi Yehochoua ben Kor'ha interprétait le langage courant. Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Yehochoua ben Kor'ha dit : celui qui prête à son prochain ne prendra pas de lui un gage supérieur à sa dette, car c'est ainsi que le débiteur lui écrit, lorsque le gage lui est rendu : « Le paiement que tu as à recevoir de moi correspond à la pleine valeur de ceci. »
- טַעְמָא דִּכְתַב לֵיהּ הָכִי, הָא אִי לָא כְּתַב לֵיהּ הָכִי – לָא קַנְיֵהּ. וְהָא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: מִשְׁכְּנוֹ וְהֵשִׁיב לוֹ הַמַּשְׁכּוֹן, וָמֵת – שׁוֹמְטוֹ מֵעַל גַּבֵּי בָּנָיו.La raison est donc qu'il lui a écrit ainsi ; mais s'il ne lui a pas écrit ainsi, il ne l'acquiert pas ? Or Rabbi Yo'hanan a dit : s'il a pris un gage de lui, le lui a rendu, et que le débiteur est mort, il l'enlève à ses enfants, le gage étant considéré comme acquis au créancier !
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