Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּזְּמוֹרוֹת וּבַקָּנִים, וּשְׁנֵיהֶם מְסַפְּקִין אֶת הַקָּנִים.les sarments taillés sur les vignes et les roseaux servant de tuteurs. Et tous deux, le propriétaire et l'exploitant, fournissent les roseaux.
- גְּמָ׳ תָּנָא: מְקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לִקְצוֹר – אֵינוֹ רַשַּׁאי לַעֲקוֹר, לַעֲקוֹר – אֵינוֹ רַשַּׁאי לִקְצוֹר, וּשְׁנֵיהֶם מְעַכְּבִין זֶה עַל זֶה.GUEMARA : Il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : là où l'on a coutume de couper les récoltes, l'exploitant n'a pas le droit d'arracher ; là où l'on a coutume d'arracher, il n'a pas le droit de couper. Et tous deux, le propriétaire et l'exploitant, peuvent s'en empêcher l'un l'autre.
- לִקְצוֹר אֵינוֹ רַשַּׁאי לַעֲקוֹר, הַאי אָמַר: בָּעֵינָא דְּתִתַּבַּן לִי אַרְעַאי, וְהַאי אָמַר: לָא מָצֵינָא. לַעֲקוֹר אֵינוֹ רַשַּׁאי לִקְצוֹר, הַאי אָמַר: בָּעֵינָא דְּתִינַּקַּר אַרְעַאי, וְהַאי אָמַר: בָּעֵינָא תִּיבְנָא.La Guemara (discussion des Amoraïm) explique : là où l'on a coutume de couper, il n'a pas le droit d'arracher même s'il le souhaite, car celui-ci, le propriétaire, dit : je veux que ma terre soit fumée par le chaume restant ; et si c'est le propriétaire qui veut faire arracher, celui-là, l'exploitant, dit : je ne peux pas me donner cette peine. Là où l'on a coutume d'arracher, il n'a pas le droit de couper, car celui-ci, le propriétaire, dit : je veux que ma terre soit nettoyée ; et si c'est le propriétaire qui veut faire couper, celui-là, l'exploitant, dit : je veux la paille.
- וּשְׁנֵיהֶם מְעַכְּבִין זֶה עַל זֶה, לְמָה לִי? מַה טַּעַם קָאָמַר: מַה טַּעַם לִקְצוֹר אֵינוֹ רַשַּׁאי לַעֲקוֹר, לַעֲקוֹר אֵינוֹ רַשַּׁאי לִקְצוֹר – מִשּׁוּם דִּשְׁנֵיהֶם מְעַכְּבִין זֶה עַל זֶה.« Et tous deux peuvent s'en empêcher l'un l'autre » : pourquoi ai-je besoin de cette précision ? La baraïta explique la raison de sa règle : pour quelle raison, là où l'on a coutume de couper, n'a-t-il pas le droit d'arracher, et là où l'on a coutume d'arracher, n'a-t-il pas le droit de couper ? Parce que tous deux peuvent s'en empêcher l'un l'autre, chacun ayant un argument valable contre le changement voulu par l'autre.
- לַחְרוֹשׁ אַחֲרָיו – יַחְרֹשׁ. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא: בְּאַתְרָא דְּלָא מְנַכְּשִׁי – וַאֲזַל אִיהוּ וְנַכֵּישׁ. מַהוּ דְּתֵימָא: אֲמַר לֵיהּ: הַאי דְּנַכֵּישְׁנָא אַדַּעְתָּא דְּלָא כָּרֵיבְנָא לַהּ, קָא מַשְׁמַע לַן דְּאִיבְּעִי לֵיהּ לְפָרוֹשֵׁי לֵיהּ.La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) enseigne : si l'on a coutume de labourer après la récolte, il labourera. C'est évident ! Cela n'est nécessaire que pour un endroit où l'on ne désherbe pas, et lui est allé désherber. Tu aurais pu dire qu'il peut lui dire au propriétaire : si j'ai désherbé le champ, c'était dans l'idée de ne pas le labourer ensuite. La Michna nous enseigne donc qu'il aurait dû le lui préciser au préalable.
- הַכֹּל כְּמִנְהַג הַמְּדִינָה. ״הַכֹּל״ לְאֵתוֹיֵי מַאי? לְאֵתוֹיֵי הָא דְּתָנוּ רַבָּנַן: מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַשְׂכִּיר אִילָנוֹת עַל גַּבֵּי קַרְקַע – מַשְׂכִּירִין, מָקוֹם שֶׁאֵין נָהֲגוּ לְהַשְׂכִּיר – אֵין מַשְׂכִּירִין.« Tout selon la coutume du pays. » Que vient ajouter le mot « tout » ? Il vient ajouter ce que nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : là où l'on a coutume de louer les arbres avec la terre, de sorte que l'exploitant reçoive une part de leurs fruits, on présume qu'on les loue ; là où l'on n'a pas coutume de les louer, on ne les loue pas.
- מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ לְהַשְׂכִּיר מַשְׂכִּירִין – פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא יָהֲבִי בְּתִילְתָּא, וַאֲזַל אִיהוּ וְיַהֲבֵיהּ בְּרִיבְעָא. מַהוּ דְּתֵימָא, דַּאֲמַר לֵיהּ: הַאי דִּבְצַרִי לָךְ, אַדַּעְתָּא דְּלָא יָהֵיבְנָא לָךְ בָּאִילָנוֹת, קָא מַשְׁמַע לַן דְּאִיבְּעִי לֵיהּ לְפָרוֹשֵׁי לֵיהּ.« Là où l'on a coutume de louer, on loue » : c'est évident ! Cela n'est nécessaire que pour le cas où tout le monde dans la région donne sa terre pour un tiers de la récolte, et lui est allé la donner pour un quart. Tu aurais pu dire qu'il peut lui dire : si je t'ai consenti cette réduction, c'était dans l'idée de ne pas te donner de part dans les arbres. La baraïta nous enseigne donc qu'il aurait dû le lui préciser.
- מָקוֹם שֶׁנָּהֲגוּ שֶׁלֹּא לְהַשְׂכִּיר – אֵין מַשְׂכִּירִין. פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּכוּלֵּי עָלְמָא מְקַבְּלִי בְּרִיבְעָא, וַאֲזַל אִיהוּ וְקַיבְּלַהּ בְּתִילְתָּא. מַהוּ דְּתֵימָא אֲמַר לֵיהּ: הַאי דִּטְפַאי לָךְ אַדַּעְתָּא דִּיהַבְתְּ לִי בְּאִילָנוֹת, קָא מַשְׁמַע לַן דְּאִיבְּעִי לֵיהּ לְפָרוֹשֵׁי לֵיהּ.« Là où l'on a coutume de ne pas louer, on ne loue pas » : c'est évident ! Cela n'est nécessaire que pour le cas où tout le monde prend la terre pour un quart de la récolte versé au propriétaire, et lui est allé la prendre pour un tiers. Tu aurais pu dire qu'il peut lui dire : si je t'ai ajouté cette part, c'était dans l'idée que tu me donnerais une part dans les arbres. La baraïta nous enseigne donc qu'il aurait dû le lui préciser.
- כְּשֵׁם שֶׁחוֹלְקִין בִּתְבוּאָה – כָּךְ חוֹלְקִין בְּתֶבֶן וּבְקַשׁ. אָמַר רַב יוֹסֵף: בְּבָבֶל נְהִיגוּ דְּלָא יָהֲבִי תִּיבְנָא לַאֲרִיסָא. לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? דְּאִי אִיכָּא אִינִישׁ דְּיָהֵיב – עַיִן יָפָה הוּא וְלָא גָּמְרִינַן מִינֵּיהּ.La Michna enseigne : « De même qu'ils partagent le grain, ainsi partagent-ils la paille et le chaume. » Rav Yossef a dit : à Babylone, l'usage est de ne pas donner de paille au métayer. Quelle est la conséquence pratique de cette remarque ? Que s'il y a quelqu'un qui en donne, c'est de la générosité, et nous n'en tirons pas d'enseignement sur la coutume générale.
- אָמַר רַב יוֹסֵף: בּוּכְרָא וְטָפְתָא וְאַרְכַּבְתָּא וּקְנֵי דְחִיזְרָא – דְּבַעַל הַבַּיִת, וְחִזְרָא גּוּפֵיהּ דַּאֲרִיסָא. כְּלָלָא דְמִילְּתָא: כֹּל עִיקַּר בְּלָמָא – דְּבַעַל הַבַּיִת, נְטִירוּתָא יַתִּירְתָּא – דַּאֲרִיסָא. וְאָמַר רַב יוֹסֵף: מָרָא וּזְבִילָא וְדַוְולָא וְזַרְנוּקָא – דְּבַעַל הַבַּיִת, אֲרִיסָא עָבֵיד בֵּי יְאוֹרֵי.Rav Yossef a dit : le premier talus de terre, le deuxième et le troisième autour du champ, ainsi que les roseaux de la clôture d'épines, sont à la charge du propriétaire ; et la clôture d'épines elle-même est à la charge du métayer. La règle générale de la chose : tout l'essentiel de la protection incombe au propriétaire, la surveillance supplémentaire au métayer. Et Rav Yossef a dit : la houe, la pelle, le seau et l'outre sont à la charge du propriétaire ; le métayer fait les rigoles d'irrigation.
- כְּשֵׁם שֶׁחוֹלְקִין בַּיַּיִן – כָּךְ חוֹלְקִין בַּזְּמוֹרוֹת וּבַקָּנִים. קָנִים מַאי עֲבִידְתַּיְיהוּ? אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: קָנִים הַמּוּחְלָקִין, שֶׁבָּהֶן מַעֲמִידִין אֶת הַגְּפָנִים.« De même qu'ils partagent le vin, ainsi partagent-ils les sarments et les roseaux. » Les roseaux, à quoi servent-ils ? Ceux de l'école de Rabbi Yannaï disent : il s'agit de roseaux lisses, avec lesquels on soutient les vignes.
- וּשְׁנֵיהֶם מְסַפְּקִין אֶת הַקָּנִים. לְמָה לִי? מָה טַעַם קָאָמַר: מָה טַעַם שְׁנֵיהֶם חוֹלְקִין בַּקָּנִים – מִשּׁוּם דִּשְׁנֵיהֶם מְסַפְּקִין אֶת הַקָּנִים.« Et tous deux fournissent les roseaux » : pourquoi ai-je besoin de cette précision ? La Michna explique la raison de sa règle : pour quelle raison tous deux partagent-ils les roseaux ? Parce que tous deux fournissent les roseaux.
- מַתְנִי׳ הַמְקַבֵּל שָׂדֶה מֵחֲבֵירוֹ וְהִיא בֵּית הַשְּׁלָחִין, אוֹ בֵּית הָאִילָן, יָבַשׁ הַמַּעְיָן וְנִקְצַץ הָאִילָן – אֵינוֹ מְנַכֶּה לוֹ מִן חֲכוֹרוֹ. אִם אָמַר לוֹ: ״חֲכוֹר לִי שָׂדֶה בֵּית הַשְּׁלָחִין זוֹ״ אוֹ ״שְׂדֵה בֵּית הָאִילָן זֶה״, יָבַשׁ הַמַּעְיָן וְנִקְצַץ הָאִילָן – מְנַכֶּה לוֹ מֵחֲכוֹרוֹ.MICHNA : Celui qui prend un champ de son prochain à exploiter, champ irrigué ou champ planté d'arbres, si la source s'est tarie ou si l'arbre a été coupé, il ne déduit rien de sa redevance. S'il lui a dit : « Afferme-moi ce champ irrigué » ou « ce champ planté d'arbres », et que la source s'est tarie ou que l'arbre a été coupé, il déduit de sa redevance.
- גְּמָ׳ הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דִּיבַשׁ נַהֲרָא רַבָּה, אַמַּאי אֵינוֹ מְנַכֶּה לוֹ מִן חֲכוֹרוֹ? נֵימָא לֵיהּ: מַכַּת מְדִינָה הִיא! אָמַר רַב פָּפָּא: דִּיבַשׁ נַהֲרָא זוּטָא, דְּאָמַר לֵיהּ:GUEMARA : Quel est le cas ? Si l'on dit que le grand fleuve s'est tari, pourquoi ne déduit-il rien de sa redevance ? Qu'il lui dise : c'est une calamité régionale ! Rav Pappa a dit : il s'agit du cas où une petite rivière s'est tarie, car le propriétaire peut lui dire :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.