Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל וְלִפְנֵי רַבִּי יוֹסֵי, וְאָמְרוּ: יַחְלוֹקוּ אֶת חֹדֶשׁ הָעִיבּוּר.Et l'affaire vint devant Rabban Chimon ben Gamliel et devant Rabbi Yossé, et ils dirent : les deux expressions se contredisent et l'on ignore laquelle suivre ; qu'ils partagent le mois embolismique (le mois ajouté à l'année), le locataire payant un demi-dinar d'or.
- גְּמָ׳ מַעֲשֶׂה לִסְתּוֹר?! חַסּוֹרֵי מְחַסְּרָא וְהָכִי קָתָנֵי: וְאִם אָמַר לוֹ בִּשְׁנֵים עָשָׂר זְהוּבִים לְשָׁנָה מִדִּינַר זָהָב לְחֹדֶשׁ – יַחְלוֹקוּ. וּמַעֲשֶׂה נָמֵי בְּצִיפּוֹרִי בְּאֶחָד שֶׁשָּׂכַר מֶרְחָץ מֵחֲבֵירוֹ בִּשְׁנֵים עָשָׂר זְהוּבִים לְשָׁנָה מִדִּינַר זָהָב לְחֹדֶשׁ, וּבָא מַעֲשֶׂה לִפְנֵי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל וְלִפְנֵי רַבִּי יוֹסֵי, וְאָמְרוּ: יַחְלוֹקוּ אֶת חֹדֶשׁ הָעִיבּוּר.GUEMARA : Un fait pour contredire la règle de la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) ?! Le texte est lacunaire, et voici ce qu'il enseigne : et s'il lui a dit : pour douze pièces d'or par an, à un dinar d'or par mois, qu'ils partagent. Et il arriva aussi à Tsippori qu'un homme loua un bain public à son prochain pour douze pièces d'or par an, à un dinar d'or par mois, et l'affaire vint devant Rabban Chimon ben Gamliel et devant Rabbi Yossé, et ils dirent : qu'ils partagent le mois embolismique.
- אָמַר רַב: אִי הֲוַאי הָתָם, הֲוָה יָהֵיבְנָא לֵיהּ כּוּלֵּיהּ לְמַשְׂכִּיר.Rav a dit : si j'avais été là, j'aurais donné le mois tout entier au loueur, en suivant la dernière expression : un dinar d'or par mois.
- מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? ״תְּפוֹס לָשׁוֹן אַחֲרוֹן״!Que nous apprend-il ? Qu'il faut s'en tenir à la dernière expression ?
- הָא אָמַר רַב חֲדָא זִימְנָא. דְּאָמַר רַב הוּנָא, אָמְרִי בֵּי רַב: ״אִסְתֵּירָא מְאָה מָעֵי״ – מְאָה מָעֵי. ״מְאָה מָעֵי אִסְתֵּירָא״ – אִסְתֵּירָא.Mais Rav l'a déjà dit une fois ! Car Rav Houna a dit : on dit dans l'école de Rav : si le vendeur a dit « une asteira, cent maé » (pièces de cuivre, ou peroutot), l'acheteur doit cent maé, bien qu'une asteira n'en vaille que quatre-vingt-seize ; « cent maé, une asteira », il doit une asteira.
- אִי מֵהָתָם, הֲוָה אָמֵינָא: פָּרוֹשֵׁי קָא מְפָרֵשׁ, קָמַשְׁמַע לַן.Si on l'avait su de là, j'aurais dit : la seconde expression ne fait qu'expliquer la première. Il nous apprend donc qu'on suit la dernière expression, même lorsque les deux se contredisent réellement.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: בְּבָא בְּאֶמְצַע חֹדֶשׁ עָסְקִינַן. אֲבָל בָּא בִּתְחִלַּת חֹדֶשׁ – כּוּלֵּיהּ לְמַשְׂכִּיר, בָּא בְּסוֹף חֹדֶשׁ – כּוּלֵּיהּ לְשׂוֹכֵר.Et Chmouel a dit : dans la Michna, nous nous occupons de celui qui vient au tribunal au milieu du mois : on partage alors. Mais s'il vient au début du mois, le mois va tout entier au loueur, car la terre reste présumée à son propriétaire ; s'il vient à la fin du mois, il va tout entier au locataire, qui garde son argent.
- מִי אָמַר שְׁמוּאֵל לָא אָמְרִינַן ״תְּפוֹס לָשׁוֹן אַחֲרוֹן״? וְהָא רַב וּשְׁמוּאֵל דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: כּוֹר בִּשְׁלֹשִׁים אֲנִי מוֹכֵר לָךְ – יָכוֹל לַחֲזוֹר בּוֹ אֲפִילּוּ בִּסְאָה אַחֲרוֹנָה! כּוֹר בִּשְׁלֹשִׁים, סְאָה בְּסֶלַע אֲנִי מוֹכֵר לָךְ – רִאשׁוֹן רִאשׁוֹן קָנָה.Chmouel a-t-il dit que nous ne disons pas : tiens-t'en à la dernière expression ? Rav et Chmouel n'ont-ils pas dit tous deux : si le vendeur a dit : « je te vends un kor de blé pour trente sela'im », il peut se rétracter, même au dernier séa ; car le kor forme une seule vente, non conclue avant la livraison du tout. S'il a dit : « je te vends un kor pour trente, un séa pour un sela », chaque séa à mesure de sa livraison, l'acheteur l'a acquis ? On suit donc bien la dernière expression !
- הָתָם טַעְמָא מַאי – מִשּׁוּם דְּתָפֵיס, הָכָא נָמֵי קָא תָפֵיס.Là, quelle est la raison ? Parce qu'il tient le grain en sa possession, et non parce que l'on suit la dernière expression ; ici aussi, il tient : le loueur tient sa terre, le locataire son argent.
- וְרַב נַחְמָן אָמַר: קַרְקַע בְּחֶזְקַת בְּעָלֶיהָ קַיֶּימֶת. מַאי קָא מַשְׁמַע לַן – ״תְּפוֹס לָשׁוֹן אַחֲרוֹן״, הַיְינוּ דְּרַב? אַף עַל גַּב דְּאָפֵיךְ מֵיפָךְ.Et Rav Na'hman a dit : la terre reste présumée à ses propriétaires, et le loueur a donc droit à tout le mois. Que nous apprend-il ? Qu'il faut s'en tenir à la dernière expression ? Mais c'est l'avis de Rav ! Il l'enseigne même si l'ordre des expressions est inversé.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַבִּי יַנַּאי: שׂוֹכֵר אָמַר נָתַתִּי, וּמַשְׂכִּיר אָמַר לֹא נָטַלְתִּי – עַל מִי לְהָבִיא רְאָיָה?On a demandé à Rabbi Yannaï : le locataire dit : j'ai donné le loyer, et le loueur dit : je n'ai rien pris ; à qui incombe-t-il d'apporter la preuve ?
- אֵימַת? אִי בְּתוֹךְ זְמַנּוֹ – תְּנֵינָא, אִי לְאַחַר זְמַנּוֹ – תְּנֵינָא. דִּתְנַן: מֵת הָאָב בְּתוֹךְ שְׁלֹשִׁים יוֹם – בְּחֶזְקַת שֶׁלֹּא נִפְדָּה עַד שֶׁיָּבִיא רְאָיָה שֶׁנִּפְדָּה. לְאַחַר שְׁלֹשִׁים יוֹם – בְּחֶזְקַת שֶׁנִּפְדָּה, עַד שֶׁיֹּאמְרוּ לוֹ שֶׁלֹּא נִפְדָּה.Quand cela ? Si c'est pendant sa période de location, nous l'avons appris ; si c'est après sa période, nous l'avons appris. Car nous avons appris dans une Michna (Bekhorot 49a) : si le père est mort dans les trente jours après la naissance de son fils premier-né, celui-ci est présumé non racheté, jusqu'à ce qu'il apporte une preuve qu'il a été racheté. Après trente jours, il est présumé racheté, jusqu'à ce qu'on lui dise qu'il n'a pas été racheté. On n'acquitte donc pas une dette avant le terme, mais on est présumé l'avoir fait une fois le terme arrivé.
- לָא צְרִיכָא: בְּיוֹמָא דְּמִשְׁלַם זִמְנֵיהּ. מִי עֲבִיד אִינִישׁ דְּפָרַע בְּיוֹמָא דְּמִשְׁלַם זִמְנֵיהּ, אוֹ לָא?Non, cela n'est nécessaire que pour le jour où sa période s'achève. Un homme est-il enclin à payer le jour où s'achève son échéance, ou non ?
- אֲמַר לְהוּ רַבִּי יוֹחָנָן, תְּנֵיתוּהָ:Rabbi Yo'hanan leur a dit : vous l'avez appris dans une Michna (111a) :
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