Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בְּבַיִת – שׁוֹמְעִין לוֹ. בְּשָׂדֶה – אֵין שׁוֹמְעִין לוֹ.Pour une maison (celui qui a bâti sans autorisation sur la ruine d'autrui et veut reprendre ses matériaux), on l'écoute ; pour un champ (celui qui l'a planté sans autorisation et veut reprendre ses plants), on ne l'écoute pas.
- בְּשָׂדֶה מַאי טַעְמָא – מִשּׁוּם יִשּׁוּב אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל. אִיכָּא דְאָמְרִי: מִשּׁוּם כַּחְשָׁא דְאַרְעָא. מַאי בֵּינַיְיהוּ? אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ חוּצָה לָאָרֶץ.Pour un champ, quelle en est la raison ? C'est à cause du peuplement d'Erets Israël (la terre d'Israël) : il ne convient pas d'y arracher des arbres. Certains disent : c'est à cause de l'appauvrissement de la terre, déjà épuisée par les plants ; il ne peut donc pas les emporter en la laissant dans cet état. Quelle différence y a-t-il entre eux ? La différence entre eux porte sur l'extérieur de la Terre d'Israël : selon la seconde raison, on ne l'y écoute pas non plus.
- מַתְנִי׳ הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים – אֵינוֹ יָכוֹל לְהוֹצִיאוֹ מִן הֶחָג וְעַד הַפֶּסַח. בִּימוֹת הַחַמָּה, שְׁלֹשִׁים יוֹם. וּבַכְּרַכִּים, אֶחָד יְמוֹת הַחַמָּה וְאֶחָד יְמוֹת הַגְּשָׁמִים – שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ. וּבַחֲנוּיוֹת, אֶחָד עֲיָירוֹת וְאֶחָד כְּרַכִּים – שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ. רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: חֲנוּת שֶׁל נַחְתּוֹמִים וְשֶׁל צַבָּעִים שָׁלֹשׁ שָׁנִים.MICHNA : Celui qui loue une maison à son prochain pendant la saison des pluies ne peut pas l'en faire sortir, depuis la fête de Soukot et jusqu'à Pessa'h. S'il la loue pendant la saison chaude, il doit lui donner un préavis de trente jours. Et dans les grandes villes, aussi bien pendant la saison chaude que pendant la saison des pluies, le préavis est de douze mois. Et pour les boutiques, aussi bien dans les bourgs que dans les grandes villes, il est de douze mois. Rabban Chimon ben Gamliel dit : pour une boutique de boulangers ou de teinturiers, il est de trois ans.
- גְּמָ׳ מַאי שְׁנָא יְמוֹת הַגְּשָׁמִים, דְּכִי אָגַר אִינִישׁ בֵּיתָא בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים אָגַר לְכוּלְּהוּ יְמוֹת הַגְּשָׁמִים, יְמוֹת הַחַמָּה נָמֵי, דְּכִי אָגַר אִינִישׁ בֵּיתָא לְכוּלְּהוּ יְמוֹת הַחַמָּה אָגַר! אֶלָּא בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים הַיְינוּ טַעְמָא: דְּלָא שְׁכִיחַ בֵּיתָא לְמֵיגַר.GUEMARA : En quoi la saison des pluies est-elle différente ? Dira-t-on que c'est parce que, lorsqu'un homme loue une maison pendant la saison des pluies, il la loue pour toute la saison des pluies ? Mais pendant la saison chaude aussi, la même règle devrait s'appliquer, car lorsqu'un homme loue une maison, il la loue pour toute la saison chaude ! Mais plutôt, pendant la saison des pluies, voici la raison : parce qu'on ne trouve pas facilement de maison à louer à cette époque ; même s'il loue au mois, on ne peut donc pas le faire sortir.
- אֵימָא סֵיפָא: בַּכְּרַכִּים, אֶחָד יְמוֹת הַחַמָּה וְאֶחָד יְמוֹת הַגְּשָׁמִים שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ, וְאִילּוּ מְלוֹ לֵיהּ יוֹמֵי שְׂכִירוּת בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, מַפֵּיק לֵיהּ, וְאַמַּאי? הָא לָא שְׁכִיחַ בֵּיתָא לְמֵיגַר!Dis alors la fin de la Michna (enseignement des Tannaïm, Sages de cette époque, compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : dans les grandes villes, aussi bien pendant la saison chaude que pendant la saison des pluies, le délai est de douze mois. Il en ressort que si ses jours de location s'achèvent pendant la saison des pluies, il le fait sortir. Mais pourquoi ? On ne trouve pourtant pas de maison à louer à cette époque !
- אָמַר רַב יְהוּדָה, לְהוֹדִיעַ קָתָנֵי. וְהָכִי קָאָמַר: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ סְתָם – אֵין יָכוֹל לְהוֹצִיאוֹ בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים מֵחַג וְעַד הַפֶּסַח, אֶלָּא אִם כֵּן הוֹדִיעוֹ שְׁלֹשִׁים יוֹם מֵעִיקָּרָא.Rav Yehouda a dit : la Michna enseigne une obligation d'informer le locataire avant de le renvoyer. Et voici ce qu'elle veut dire : celui qui loue une maison à son prochain sans préciser de durée, bien que chacun puisse en général mettre fin à la location quand il le veut, ne peut pas l'en faire sortir pendant la saison des pluies, depuis la fête de Soukot et jusqu'à Pessa'h, à moins de l'en avoir informé trente jours à l'avance, avant le début de cette saison, alors qu'il peut encore trouver un autre logement.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: כְּשֶׁאָמְרוּ שְׁלֹשִׁים, וּכְשֶׁאָמְרוּ שְׁנֵים עָשָׂר חֹדֶשׁ – לֹא אָמְרוּ אֶלָּא לְהוֹדִיעוֹ. וּכְשֵׁם שֶׁמַּשְׂכִּיר צָרִיךְ לְהוֹדִיעַ, כָּךְ שׂוֹכֵר צָרִיךְ לְהוֹדִיעַ, דְּאָמַר לֵיהּ: אִי אוֹדַעְתַּן, הֲוָה טָרַחְנָא וּמוֹתֵיבְנָא בֵּיהּ אִינִישׁ מְעַלְּיָא.Cela a aussi été enseigné ainsi dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : quand ils ont dit : trente jours, et quand ils ont dit : douze mois, ils ne l'ont dit que pour l'en informer avant de le renvoyer. Et de même que le loueur doit informer son locataire, ainsi le locataire doit informer le loueur avant de partir, car celui-ci peut lui dire : si tu m'avais informé, je me serais donné de la peine et j'y aurais installé un homme de bien.
- אָמַר רַב אַסִּי: אִם נִכְנַס יוֹם אֶחָד בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים – אֵינוֹ יָכוֹל לְהוֹצִיאוֹ מִן הֶחָג עַד הַפֶּסַח. וְהָא אֲנַן שְׁלֹשִׁים יוֹם קָאָמַר! הָכִי קָאָמַר: אִם נִכְנַס יוֹם אֶחָד בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים, מֵהָנֵי שְׁלֹשִׁים יוֹם – אֵינוֹ יָכוֹל לְהוֹצִיאוֹ מִן הַחַג וְעַד הַפֶּסַח.Rav Assi a dit : si un seul jour de la location, sans préavis, entre dans la saison des pluies, il ne peut plus le faire sortir depuis la fête de Soukot jusqu'à Pessa'h. On objecte : mais nous parlons de trente jours de préavis, alors que selon Rav Assi un préavis donné la veille de Soukot suffirait ! Voici ce qu'il veut dire : si un seul jour de ces trente jours de préavis entre dans la saison des pluies, c'est-à-dire si le préavis a été donné moins de trente jours avant Soukot, il ne peut plus le faire sortir depuis la fête de Soukot et jusqu'à Pessa'h.
- אָמַר רַב הוּנָא: וְאִם בָּא לְרַבּוֹת בְּדָמֶיהָ מְרַבֶּה. אֲמַר לֵיהּ רַב נַחְמָן: הַאי לִנְקְטֵיהּ בְּכוּבְסֵיהּ דְּלִשְׁבְּקֵיהּ לִגְלִימֵאּ?! לָא צְרִיכָא דְּאִיַּיקּוּר בָּתֵּי.Rav Houna a dit : et si le loueur veut augmenter son prix, à l'échéance, il l'augmente, même sans préavis. Rav Na'hman lui a dit : celui-ci ressemble à quelqu'un qui l'empoignerait par les testicules pour qu'il abandonne son manteau ! En augmentant le loyer, il le chasse de fait, et le choix laissé au locataire n'en est pas un. On répond : non, cela n'est nécessaire que lorsque les maisons ont renchéri : le loueur subirait alors une perte réelle.
- פְּשִׁיטָא נְפַל לֵיהּ בֵּיתָא – אֲמַר לֵיהּ: לָא עֲדִיפַתְּ מִינַּאי.Il est évident que si sa maison, celle où habite le loueur, s'est écroulée, il peut renvoyer son locataire sans préavis, car il lui dit : tu ne passes pas avant moi. Il ne pouvait pas prévoir l'effondrement de sa maison, et il a lui aussi besoin d'un logement.
- זַבְּנֵיהּ אוֹ אוֹרְתֵיהּ אוֹ יַהֲבֵיהּ בְּמַתָּנָה – אֲמַר לֵיהּ: לָא עֲדִיפַתְּ מִגַּבְרָא דַּאֲתֵית מִינֵּיהּ.S'il l'a vendue, ou léguée, ou donnée en cadeau, le locataire lui dit, au nouveau propriétaire : tu ne passes pas avant l'homme dont tu tiens ce bien ; toi aussi, tu dois me donner le préavis.
- כַּלְּלֵיהּ לִבְרֵיהּ, חָזֵינַן: אִי הֲוָה אֶפְשָׁר לְאוֹדוֹעֵיהּ – אִיבְּעִי לֵיהּ לְאוֹדוֹעֵי, וְאִי לָא – אָמַר לֵיהּ: לָא עֲדִיפַתְּ מִינַּאי.S'il a marié son fils et veut récupérer la maison pour le jeune couple, nous examinons : s'il était possible de l'en informer, car le mariage était prévu de longue date, il aurait dû l'en informer et ne peut pas le renvoyer. Et sinon, il lui dit : tu ne passes pas avant moi.
- הָהוּא גַּבְרָא דִּזְבַן אַרְבָּא דְחַמְרָא. לָא אַשְׁכַּח דּוּכְתָּא לְאוֹתוֹבֵיהּ. אֲמַר לֵיהּ לְהַהִיא אִיתְּתָא: אִית לָךְ דּוּכְתָּא לְאוֹגוֹרַי? אֲמַרָה לֵיהּ: לָא. אֲזַל קַדְּשַׁהּ יְהַבָה לֵיהּ דּוּכְתָּא לְעַיֹּילֵיהּ. אֲזַל לְבֵיתֵיהּ כְּתַב לַהּ גִּיטָּא, שַׁדַּר לַהּ. אֲזַלָא אִיהִי, אֲגַרָא שָׁקוֹלָאֵי מִינֵּיהּ וּבֵיהּ, אַפֵּיקְתֵּיהּ וְאוֹתְבֵיהּ בִּשְׁבִילָא. אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: ״כַּאֲשֶׁר עָשָׂה כֵּן יֵעָשֶׂה לּוֹ גְּמוּלוֹ יָשׁוּב בְּרֹאשׁוֹ״.Un certain homme acheta une barque de vin et ne trouva pas d'endroit pour l'entreposer. Il dit à une certaine femme : as-tu un endroit à me louer ? Elle lui dit : non. Il alla, l'épousa par des fiançailles, et elle lui donna alors un endroit pour y faire entrer son vin. Il alla chez lui, écrivit pour elle un get (acte de divorce) et le lui envoya. Comprenant la ruse, elle alla louer des porteurs, payés sur le vin lui-même, le fit sortir et le posa sur le chemin. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : elle était dans son droit, car « comme il a fait, ainsi lui sera-t-il fait ; son salaire retombera sur sa tête » (d'après Ovadia 1, 15).
- לָא מִיבַּעְיָא חָצֵר דְּלָא קָיְימָא לְאַגְרָא, אֶלָּא אֲפִילּוּ חָצֵר דְּקָיְימָא לְאַגְרָא, אָמְרָה לֵיהּ: לְכוּלֵּי עָלְמָא נִיחָא לִי לְאוֹגוֹרֵי וְלָךְ לָא נִיחָא לִי, דְּדָמֵית עֲלַי כִּי אַרְיָא אָרְבָא.Inutile de le dire pour une cour qui n'est pas destinée à la location ; mais même pour une cour destinée à la location, elle peut lui dire : à tout le monde, il me convient de louer, mais à toi, il ne me convient pas, car tu es pour moi comme un lion à l'affût.
- רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר: שֶׁל נַחְתּוֹמִים וְשֶׁל צַבָּעִין שָׁלֹשׁ שָׁנִים. תָּנָא: מִפְּנֵי שֶׁהֶקֵּיפָן מְרוּבֶּה.Rabban Chimon ben Gamliel dit : pour une boutique de boulangers ou de teinturiers, le préavis est de trois ans. Il a été enseigné dans une baraïta : parce que leur crédit accordé aux clients est considérable, et il leur faut du temps pour recouvrer leurs créances.
- מַתְנִי׳ הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ, הַמַּשְׂכִּיר חַיָּיב בַּדֶּלֶת, בַּנֶּגֶר וּבַמַּנְעוּל, וּבְכׇל דָּבָר שֶׁמַּעֲשֵׂה אוּמָּן. אֲבָל דָּבָר שֶׁאֵינוֹ מַעֲשֵׂה אוּמָּן – הַשּׂוֹכֵר עוֹשֵׂהוּ.MICHNA : Celui qui loue une maison à son prochain : le loueur doit fournir la porte, le verrou, la serrure, et toute chose qui est un travail d'artisan. Mais une chose qui n'est pas un travail d'artisan, le locataire la fait.
- הַזֶּבֶל שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת, וְאֵין לַשּׂוֹכֵר אֶלָּא הַיּוֹצֵא מִן הַתַּנּוּר וּמִן הַכִּירַיִם בִּלְבַד.Le fumier de la cour appartient au propriétaire ; et le locataire n'a droit qu'à ce qui sort du four et du foyer, c'est-à-dire la cendre, utilisée elle aussi comme engrais, seulement.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ, מַשְׂכִּיר חַיָּיב לְהַעֲמִיד לוֹ דְּלָתוֹת, לִפְתּוֹחַ לוֹ חַלּוֹנוֹת, לְחַזֵּק לוֹ תִּקְרָה, לִסְמוֹךְ לוֹ קוֹרָה. וְשׂוֹכֵר חַיָּיב לַעֲשׂוֹת לוֹ סוּלָּם, לַעֲשׂוֹת לוֹ מַעֲקֶה, לַעֲשׂוֹת לוֹ מַרְזֵב וּלְהָטִיחַ אֶת גַּגּוֹ.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta : celui qui loue une maison à son prochain : le loueur doit y installer des portes, y ouvrir des fenêtres, en renforcer le plafond, en étayer la poutre. Et le locataire doit y faire une échelle pour accéder au toit, y faire un parapet, y faire une gouttière et enduire son toit pour empêcher l'eau de s'infiltrer.
- בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב שֵׁשֶׁת: מְזוּזָה עַל מִי? מְזוּזָה?! הָאָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: מְזוּזָה חוֹבַת הַדָּר הִיא. אֶלָּא: מְקוֹם מְזוּזָה עַל מִי?On a demandé à Rav Chéchèt : la mezuza (parchemin fixé au montant de la porte, Deutéronome 6, 9) incombe à qui ? On s'étonne : la mezuza ? Rav Mecharchya n'a-t-il pas dit : la mezuza est une obligation de celui qui habite la maison, donc du locataire ? Mais plutôt la question est : l'emplacement de la mezuza, par exemple le creusement d'une fente dans un montant de pierre, incombe à qui ?
- אֲמַר לְהוּ רַב שֵׁשֶׁת: תְּנֵיתוּהָ, דָּבָר שֶׁאֵין מַעֲשֵׂה אוּמָּן – הַשּׂוֹכֵר עוֹשֵׂהוּ, וְהַאי נָמֵי לָאו מַעֲשֵׂה אוּמָּן הוּא, אֶפְשָׁר הוּאRav Chéchèt leur a dit : vous l'avez appris dans la Michna : une chose qui n'est pas un travail d'artisan, le locataire la fait. Et ceci non plus n'est pas un travail d'artisan, car c'est possible
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