Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּסוּת, מַה שֶּׁטְּעָנוֹ לֹא הוֹדָה לוֹ, וּמַה שֶּׁהוֹדָה לוֹ לֹא טְעָנוֹ. כִּדְאָמַר רַב פָּפָּא בִּדְלַיְיפִי – הָכָא נָמֵי בִּדְלַיְיפִי.La Guemara objecte à Chmouel : Pour le vêtement aussi, ce qu'il lui a réclamé, il ne l'a pas reconnu, et ce qu'il a reconnu, il ne le lui a pas réclamé ! La Guemara répond : Comme l'a dit Rav Pappa, il s'agit de pièces de tissu attachées ensemble ; ici aussi, il s'agit de pièces attachées, et le désaccord porte sur la part vendue.
- קַשְׁיָא לֵיהּ לְרַבִּי הוֹשַׁעְיָא: מִידֵּי ״כְּסוּת״ קָתָנֵי? ״עֶבֶד״ קָתָנֵי!Cela faisait difficulté à Rabbi Hochaya : Est-ce « vêtement » qui est enseigné ? C'est « esclave » qui est enseigné !
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי הוֹשַׁעְיָא: כְּגוֹן שֶׁטְּעָנוֹ עֶבֶד בִּכְסוּתוֹ וְשָׂדֶה בָּעוֹמָרֶיהָ. וְאַכַּתִּי כְּסוּת, מַה שֶּׁטְּעָנוֹ – לֹא הוֹדָה לוֹ, וּמַה שֶּׁהוֹדָה לוֹ – לֹא טְעָנוֹ! אָמַר רַב פָּפָּא: בִּדְלַיְיפִי.Mais alors, Rabbi Hochaya a dit : il s'agit d'un cas où il lui a réclamé un esclave avec son vêtement, et un champ avec ses gerbes. L'aveu sur le vêtement ou les gerbes entraîne le serment, lequel s'étend à l'esclave ou au champ. La Guemara objecte : Mais encore, pour le vêtement, ce qu'il lui a réclamé, il ne l'a pas reconnu, et ce qu'il a reconnu, il ne le lui a pas réclamé ! Rav Pappa a dit : il s'agit de pièces attachées.
- קַשְׁיָא לֵיהּ לְרַב שֵׁשֶׁת: זוֹקְקִין אֲתָא לְאַשְׁמוֹעִינַן?! תְּנֵינָא: זוֹקְקִין הַנְּכָסִים שֶׁאֵין לָהֶן אַחְרָיוּת אֶת הַנְּכָסִים שֶׁיֵּשׁ לָהֶן אַחְרָיוּת לִישָּׁבַע עֲלֵיהֶן.Cela faisait difficulté à Rav Chéchèt : Est-ce la règle du « lien » (zokekin) que la Michna vient nous apprendre ? Nous l'avons déjà appris (Kiddouchin 26a) : Les biens qui n'offrent pas de garantie (les meubles) lient les biens qui offrent une garantie (les immeubles), pour qu'on prête serment à leur sujet.
- אֶלָּא אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: הָא מַנִּי – רַבִּי מֵאִיר הִיא, דְּאָמַר: עַבְדָּא כְּמִטַּלְטְלִין דָּמֵי.Mais alors, Rav Chéchèt a dit : Selon qui est cette Michna ? C'est Rabbi Méïr, qui a dit : Un esclave est semblable aux biens meubles, et l'on prête donc serment sur lui.
- וְאַכַּתִּי: מַה שֶּׁטְּעָנוֹ – לֹא הוֹדָה לוֹ, וּמַה שֶּׁהוֹדָה לוֹ – לֹא טְעָנוֹ! סָבַר לַהּ כְּרַבָּן גַּמְלִיאֵל. דִּתְנַן: טְעָנוֹ חִטִּים וְהוֹדָה שְׂעוֹרִים – פָּטוּר, רַבָּן גַּמְלִיאֵל מְחַיֵּיב.Mais encore : ce qu'il lui a réclamé, il ne l'a pas reconnu, et ce qu'il a reconnu, il ne le lui a pas réclamé ! La Guemara répond : Le Tanna pense comme Rabban Gamliel, car nous avons appris (Chevouot 38b) : S'il lui a réclamé du blé et qu'il a reconnu de l'orge, il est pétour (exempt) du serment, et Rabban Gamliel le déclare 'hayav (passible).
- אַכַּתִּי הֵילָךְ הוּא! אָמַר רָבָא: עַבְדָּא דִּקְטַע לִידֵיהּ, וְשָׂדֶה שֶׁחָפַר בָּהּ בּוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת.La Guemara objecte : Mais encore, c'est un cas de « voici à toi » (hélakh) ! Rava a dit : il s'agit d'un esclave dont il a coupé la main après la vente, et d'un champ dans lequel il a creusé des puits, des fossés et des grottes, de sorte qu'il ne peut pas dire « voici à toi ».
- וְהָא רַבִּי מֵאִיר אִיפְּכָא שָׁמְעִינַן לֵיהּ, דִּתְנַן: גָּזַל בְּהֵמָה וְהִזְקִינָה, עֲבָדִים וְהִזְקִינוּ – מְשַׁלֵּם כִּשְׁעַת הַגְּזֵילָה. רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: בַּעֲבָדִים אוֹמֵר לוֹ ״הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ״!La Guemara objecte à Rav Chéchèt : Mais de Rabbi Méïr, nous avons entendu le contraire, car nous avons appris (Bava Kama 96b) : S'il a volé un animal et qu'il a vieilli, des esclaves et qu'ils ont vieilli, il paie selon le moment du vol. Rabbi Méïr dit : Pour les esclaves, il lui dit : « Voici ce qui est à toi devant toi » ! Il assimile donc l'esclave à la terre.
- הָא לָא קַשְׁיָא, כִּדְמַחְלֵיף רַבָּה בַּר אֲבוּהּ וְתָנֵי, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: מְשַׁלֵּם כִּשְׁעַת הַגְּזֵילָה, וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אוֹמֵר לוֹ בַּעֲבָדִים ״הֲרֵי שֶׁלְּךָ לְפָנֶיךָ״.Cela n'est pas difficile, comme l'inverse Rabba bar Avouha, qui enseigne : Rabbi Méïr dit : Il paie selon le moment du vol ; et les Sages disent : Pour les esclaves, il lui dit : « Voici ce qui est à toi devant toi ».
- אֶלָּא מִמַּאי דְּסָבַר רַבִּי מֵאִיר מַקְּשִׁינַן קַרְקַע לְעֶבֶד: מָה עֶבֶד נִשְׁבָּעִין – אַף קַרְקַע נִשְׁבָּעִין? דִּלְמָא אַעֶבֶד הוּא דְּנִשְׁבָּעִין, אֲבָל אַקַּרְקַע לָא!Mais d'où sait-on que Rabbi Méïr pense que nous rapprochons la terre de l'esclave : de même que pour l'esclave on prête serment, de même pour la terre on prête serment ? Peut-être est-ce seulement pour l'esclave qu'on prête serment, mais pour la terre, non !
- לָא סָלְקָא דַּעְתָּךְ, דְּתַנְיָא: הַמַּחְלִיף פָּרָה בַּחֲמוֹר וְיָלְדָה, וְכֵן הַמּוֹכֵר שִׁפְחָתוֹ וְיָלְדָה,La Guemara répond : Cela ne peut pas te venir à l'esprit, car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui échange une vache contre un âne, et elle a vêlé ; et de même celui qui vend sa servante, et elle a enfanté,
- זֶה אוֹמֵר: בִּרְשׁוּתִי, וְזֶה שׁוֹתֵק – זָכָה.celui-ci dit : C'est dans mon domaine que la naissance a eu lieu, et celui-là se tait : il l'acquiert.
- זֶה אוֹמֵר: ״אֵינִי יוֹדֵעַ״, וְזֶה אוֹמֵר: ״אֵינִי יוֹדֵעַ״ – יַחְלוֹקוּ.Celui-ci dit : « Je ne sais pas », et celui-là dit : « Je ne sais pas » : ils partagent.
- זֶה אוֹמֵר: ״בִּרְשׁוּתִי״, וְזֶה אוֹמֵר: ״בִּרְשׁוּתִי״ – יִשָּׁבַע הַמּוֹכֵר שֶׁבִּרְשׁוּתוֹ יָלְדָה, לְפִי שֶׁכׇּל הַנִּשְׁבָּעִין שֶׁבַּתּוֹרָה נִשְׁבָּעִין וְלֹא מְשַׁלְּמִין, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: אֵין נִשְׁבָּעִין לֹא עַל הָעֲבָדִים וְלֹא עַל הַקַּרְקָעוֹת.Celui-ci dit : « Dans mon domaine », et celui-là dit : « Dans mon domaine » : le vendeur prêtera serment que c'est dans son domaine qu'elle a enfanté, car tous ceux qui prêtent serment selon la Torah prêtent serment et ne paient pas ; telles sont les paroles de Rabbi Méïr. Et les Sages disent : On ne prête serment ni sur les esclaves ni sur les terres.
- לָאו מִכְּלָל דְּרַבִּי מֵאִיר סָבַר נִשְׁבָּעִין!N'en déduit-on pas que Rabbi Méïr pense qu'on prête serment sur les terres aussi ?
- מִמַּאי? דִּלְמָא ״כְּשֵׁם״ קָאָמְרוּ לֵיהּ: כִּי הֵיכִי דְּאוֹדֵית לַן בְּקַרְקָעוֹת – אוֹדִי לַן נָמֵי בַּעֲבָדִים.La Guemara rejette : D'où cela ? Peut-être lui disent-ils « de même que » : de même que tu nous as concédé pour les terres, concède-nous aussi pour les esclaves.
- תִּדַּע, דִּתְנַן, רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: יֵשׁ דְּבָרִים שֶׁהֵן כַּקַּרְקַע וְאֵינָן כַּקַּרְקַע. וְאֵין חֲכָמִים מוֹדִים לוֹ. כֵּיצַד? עֶשֶׂר גְּפָנִים טְעוּנוֹת מָסַרְתִּי לָךְ, וְהַלָּה אוֹמֵר: אֵינָן אֶלָּא חָמֵשׁ, רַבִּי מֵאִיר מְחַיֵּיב. וַחֲכָמִים אוֹמְרִים: כׇּל הַמְחוּבָּר לַקַּרְקַע – הֲרֵי הוּא כַּקַּרְקַע.Sache-le, car nous avons appris (Chevouot 42b) : Rabbi Méïr dit : Il y a des choses qui sont comme la terre et qui ne sont pas traitées comme la terre, pour le serment, et les Sages ne le lui concèdent pas. Comment ? « Je t'ai remis dix vignes chargées de raisin », et l'autre dit : « Il n'y en avait que cinq » : Rabbi Méïr le déclare passible du serment. Et les Sages disent : Tout ce qui est attaché au sol est comme le sol.
- וְאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: עֲנָבִים הָעוֹמְדוֹת לִיבָּצֵר אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. דְּמָר סָבַר: כִּבְצוּרוֹת דָּמְיָין, וּמָר סָבַר: לָאו כִּבְצוּרוֹת דָּמְיָין.Et Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : La différence entre eux porte sur des raisins prêts à être vendangés. Car l'un pense : Ils sont semblables à des raisins vendangés, et l'autre pense : Ils ne sont pas semblables à des raisins vendangés. Rabbi Méïr reconnaît donc qu'on ne prête pas serment sur la terre.
- אֶלָּא לְעוֹלָם כִּדְרַבִּי הוֹשַׁעְיָא, וּדְקַשְׁיָא לָךְ זוֹקְקִין? אִיצְטְרִיךְ: סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא כְּסוּת עֶבֶד כְּעֶבֶד דָּמֵי, עוֹמְרֵי שָׂדֶה כְּשָׂדֶה דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.Mais alors, en réalité, la Michna s'explique selon Rabbi Hochaya. Et ce qui te faisait difficulté, le « lien » ? C'était nécessaire : il aurait pu te venir à l'esprit de dire que le vêtement de l'esclave est semblable à l'esclave, que les gerbes du champ sont semblables au champ ; la Michna nous apprend donc que non.
- זֶה אוֹמֵר: ״אֵינִי יוֹדֵעַ״, וְזֶה אוֹמֵר: ״אֵינִי יוֹדֵעַ״ – יַחְלוֹקוּ. הָא מַנִּי – סוֹמְכוֹס הִיא, דְּאָמַר: מָמוֹן הַמּוּטָּל בְּסָפֵק – חוֹלְקִין.Celui-ci dit : « Je ne sais pas », et celui-là dit : « Je ne sais pas » : ils partagent. Selon qui est-ce ? C'est Soumkhos, qui a dit : Un bien dont la propriété est douteuse, on le partage.
- אֵימָא סֵיפָא: זֶה אוֹמֵר ״בִּרְשׁוּתִי״ וְזֶה אוֹמֵר ״בִּרְשׁוּתִי״ – יִשָּׁבַע הַמּוֹכֵר שֶׁבִּרְשׁוּתוֹ יָלְדָה, וּלְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא, דְּאָמַר: אִין, אָמַר סוֹמְכוֹס אֲפִילּוּ בָּרִי וּבָרִי, אַמַּאי יִשָּׁבַע מוֹכֵר? ״יַחְלוֹקוּ״ מִיבַּעְיָא!Dis la fin : Celui-ci dit : « Dans mon domaine », et celui-là dit : « Dans mon domaine » : le vendeur prêtera serment que c'est dans son domaine qu'elle a enfanté. Or selon Rabba bar Rav Houna, qui a dit : Oui, Soumkhos l'a dit même pour « certain » contre « certain », pourquoi le vendeur prêterait-il serment ? Il aurait fallu dire : « Ils partagent » !
- מוֹדֶה סוֹמְכוֹס הֵיכָא דְּאִיכָּא שְׁבוּעָה דְּאוֹרָיְיתָא, וּדְקַטְעַהּ לִידַהּ כִּדְרָבָא.Soumkhos reconnaît que là où il y a un serment d'ordre toranique, on ne partage pas ; et il s'agit d'un cas où il lui a coupé la main, comme l'a dit Rava.
- מַתְנִי׳ הַמּוֹכֵר זֵיתָיו לְעֵצִים, וְעָשׂוּ פָּחוֹת מֵרְבִיעִית לַסְּאָה – הֲרֵי אֵלּוּ שֶׁל בַּעַל הַזֵּיתִים.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Celui qui vend ses oliviers pour leur bois, et avant la coupe ils ont produit des olives donnant moins d'un quart de log d'huile par séa d'olives : elles appartiennent au propriétaire des oliviers, l'acheteur.
- עָשׂוּ רְבִיעִית לַסְּאָה, זֶה אוֹמֵר: ״זֵיתַי גִּדֵּלוּ״, וְזֶה אוֹמֵר: ״אַרְצִי גִּדֵּלָה״ – יַחְלוֹקוּ.S'ils ont produit un quart de log par séa, celui-ci, l'acheteur, dit : « Mes oliviers ont fait pousser », et celui-là, le vendeur, dit : « Ma terre a fait pousser » : ils partagent.
- שָׁטַף נָהָר זֵיתָיו וּנְתָנָם לְתוֹךְ שְׂדֵה חֲבֵירוֹ, זֶה אוֹמֵר: ״זֵיתַי גִּדֵּלוּ״, וְזֶה אוֹמֵר: ״אַרְצִי גִּדֵּלָה״ – יַחְלוֹקוּ.Si un fleuve a emporté ses oliviers et les a déposés dans le champ de son prochain, celui-ci dit : « Mes oliviers ont fait pousser », et celui-là dit : « Ma terre a fait pousser » : ils partagent.
- גְּמָ׳ הֵיכִי דָּמֵי? אִי דַּאֲמַר לֵיהּ קוֹץ לְאַלְתַּר – אֲפִילּוּ פָּחוֹת מֵרְבִיעִית נָמֵי לְבַעַל הַקַּרְקַע. אִי דַּאֲמַר לֵיהּ כֹּל אֵימַת דְּבָעֵית קוֹץ – אֲפִילּוּ רְבִיעִית נָמֵי לְבַעַל זֵיתִים!Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : De quel cas s'agit-il ? S'il lui a dit : « Coupe immédiatement », même pour moins d'un quart, les olives devraient appartenir au propriétaire du sol ! S'il lui a dit : « Coupe quand tu voudras », même pour un quart, elles devraient appartenir au propriétaire des oliviers !
- לָא צְרִיכָא, דַּאֲמַר לֵיהּ סְתָמָא: פָּחוֹת מֵרְבִיעִית – לָא קָפְדִי אִינָשֵׁי, רְבִיעִית – קָפְדִי אִינָשֵׁי.Ce n'est nécessaire que s'il lui a parlé sans précision. Pour moins d'un quart, les gens n'y tiennent pas ; pour un quart, les gens y tiennent.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן פַּזִּי: וּרְבִיעִית שֶׁאָמְרוּ –Rabbi Chimon ben Pazi a dit : Et le quart dont ils ont parlé –
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