Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַתְנִי׳ הַמַּחְלִיף פָּרָה בַּחֲמוֹר וְיָלְדָה, וְכֵן הַמּוֹכֵר שִׁפְחָתוֹ וְיָלְדָה, זֶה אוֹמֵר: עַד שֶׁלֹּא מָכַרְתִּי, וְזֶה אוֹמֵר: מִשֶּׁלָּקַחְתִּי – יַחְלוֹקוּ.Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) : Celui qui échange une vache contre un âne, et l'on constate qu'elle a vêlé ; et de même celui qui vend sa servante cananéenne, et l'on constate qu'elle a enfanté : sans que l'on sache si la naissance a précédé la transaction, celui-ci, le vendeur, dit : c'est arrivé avant que j'aie vendu, et celui-là, l'acheteur, dit : c'est arrivé après que j'ai acheté : ils partagent la valeur du petit.
- הָיוּ לוֹ שְׁנֵי עֲבָדִים, אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן, וְכֵן שְׁתֵּי שָׂדוֹת, אַחַת גְּדוֹלָה וְאַחַת קְטַנָּה.S'il avait deux esclaves cananéens, l'un grand et l'autre petit, c'est-à-dire de valeur supérieure et inférieure, et de même deux champs, l'un grand et l'autre petit, et qu'il en a vendu un sans que l'on s'accorde sur lequel :
- הַלּוֹקֵחַ אוֹמֵר: גָּדוֹל לָקַחְתִּי, וְהַלָּה אוֹמֵר: אֵינִי יוֹדֵעַ – זָכָה בַּגָּדוֹל.L'acheteur dit : J'ai acheté le grand, et l'autre, le vendeur, dit : Je ne sais pas : l'acheteur acquiert le grand.
- הַמּוֹכֵר אוֹמֵר: קָטָן מָכַרְתִּי, וְהַלָּה אוֹמֵר: אֵינִי יוֹדֵעַ – אֵין לוֹ אֶלָּא קָטָן.Le vendeur dit : J'ai vendu le petit, et l'autre, l'acheteur, dit : Je ne sais pas : il n'a que le petit.
- זֶה אוֹמֵר גָּדוֹל וְזֶה אוֹמֵר קָטָן – יִשָּׁבַע הַמּוֹכֵר שֶׁהַקָּטָן מָכַר.Celui-ci dit : le grand, et celui-là dit : le petit : le vendeur prêtera serment que c'est le petit qu'il a vendu.
- זֶה אוֹמֵר: אֵינִי יוֹדֵעַ, וְזֶה אוֹמֵר: אֵינִי יוֹדֵעַ – יַחְלוֹקוּ.Celui-ci dit : Je ne sais pas, et celui-là dit : Je ne sais pas : ils partagent.
- גְּמָ׳ אַמַּאי יַחְלוֹקוּ? וְלִיחְזֵי בִּרְשׁוּת דְּמַאן קָיְימָא, וְלֶהֱוֵי אִידַּךְ הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה!Guemara (discussion des Amoraïm sur la Michna) : Pourquoi partagent-ils ? Que l'on regarde plutôt dans le domaine de qui le petit se trouve, et que l'autre soit considéré comme celui qui réclame à son prochain, à qui incombe la preuve !
- אָמַר רַב חִיָּיא בַּר אָבִין אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּעוֹמֶדֶת בַּאֲגַם. שִׁפְחָה נָמֵי דְּקָיְימָא בְּסִימְטָא.Rav 'Hiya bar Avin a dit au nom de Chmouel : il s'agit d'un cas où la vache et son petit se tiennent dans un marécage, hors du domaine de chacun d'eux. La servante aussi, il s'agit d'un cas où elle et son enfant se tiennent dans une ruelle (simta).
- וְנוֹקְמַהּ אַחֲזָקָה דְּמָרַהּ קַמָּא, וְלִיהְוֵי אִידַּךְ הַמּוֹצִיא מֵחֲבֵירוֹ עָלָיו הָרְאָיָה!La Guemara objecte : Mais établissons le petit dans la présomption de propriété de son premier maître, le vendeur, et que l'autre soit celui qui réclame à son prochain, à qui incombe la preuve !
- הָא מַנִּי – סוֹמְכוֹס הִיא, דְּאָמַר: מָמוֹן הַמּוּטָּל בְּסָפֵק חוֹלְקִין בְּלֹא שְׁבוּעָה.La Guemara répond : Selon qui est cette Michna ? C'est Soumkhos, qui a dit : Un bien dont la propriété est douteuse, on le partage sans serment.
- אֵימוֹר דְּאָמַר סוֹמְכוֹס בְּשֶׁמָּא וְשֶׁמָּא, בְּבָרִי וּבָרִי מִי אָמַר?La Guemara objecte : Dis que Soumkhos a dit cela dans le cas de « peut-être » contre « peut-être » (deux prétentions incertaines) ; dans le cas de « certain » contre « certain », l'a-t-il dit ?
- אָמַר רַבָּה בַּר רַב הוּנָא: אִין, אָמַר סוֹמְכוֹס אֲפִילּוּ בְּבָרִי וּבָרִי.Rabba bar Rav Houna a dit : Oui, Soumkhos l'a dit même dans le cas de « certain » contre « certain ».
- רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם כִּי אָמַר סוֹמְכוֹס שֶׁמָּא וְשֶׁמָּא, אֲבָל בָּרִי וּבָרִי לָא אָמַר. וּתְנִי: זֶה אוֹמֵר שֶׁמָּא עַד שֶׁלֹּא מָכַרְתִּי, וְזֶה אוֹמֵר שֶׁמָּא מִשֶּׁלָּקַחְתִּי.Rava a dit : En réalité, lorsque Soumkhos l'a dit, c'est pour « peut-être » contre « peut-être », mais pour « certain » contre « certain », il ne l'a pas dit. Et enseigne ainsi notre Michna : Celui-ci dit : Peut-être avant que j'aie vendu, et celui-là dit : Peut-être après que j'ai acheté.
- תְּנַן: זֶה אוֹמֵר אֵינִי יוֹדֵעַ וְזֶה אוֹמֵר אֵינִי יוֹדֵעַ – יַחְלוֹקוּ.Nous avons appris : Celui-ci dit : Je ne sais pas, et celui-là dit : Je ne sais pas : ils partagent.
- בִּשְׁלָמָא לְרָבָא מִדְּסֵיפָא שֶׁמָּא וְשֶׁמָּא – רֵישָׁא נָמֵי שֶׁמָּא וְשֶׁמָּא. אֶלָּא לְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא, דְּאָמַר: אִין, אָמַר סוֹמְכוֹס אֲפִילּוּ בָּרִי וּבָרִי, הַשְׁתָּא בָּרִי וּבָרִי אָמַר יַחְלוֹקוּ, שֶׁמָּא וְשֶׁמָּא מִיבַּעְיָא?Cela se comprend bien selon Rava : puisque la fin de la Michna parle de « peut-être » contre « peut-être », le début aussi parle de « peut-être » contre « peut-être ». Mais selon Rabba bar Rav Houna, qui a dit : Oui, Soumkhos l'a dit même pour « certain » contre « certain » : maintenant que pour « certain » contre « certain » il a dit qu'ils partagent, faut-il le dire pour « peut-être » contre « peut-être » ?
- אִי מִשּׁוּם הָא – לָא אִירְיָא: תְּנָא סֵיפָא לְגַלּוֹיֵי רֵישָׁא, שֶׁלֹּא תֹּאמַר רֵישָׁא שֶׁמָּא וְשֶׁמָּא, אֲבָל בָּרִי וּבָרִי לָא. תְּנָא סֵיפָא: שֶׁמָּא וְשֶׁמָּא, מִכְּלָל דְּרֵישָׁא בָּרִי וּבָרִי, וַאֲפִילּוּ הָכִי יַחְלוֹקוּ.La Guemara répond : Si c'est à cause de cela, ce n'est pas une preuve : il a enseigné la fin pour éclairer le début, afin que tu ne dises pas : le début parle de « peut-être » contre « peut-être », mais pour « certain » contre « certain », non. Il a enseigné à la fin « peut-être » contre « peut-être », d'où l'on déduit que le début parle de « certain » contre « certain », et que même ainsi, ils partagent.
- תְּנַן: זֶה אוֹמֵר גָּדוֹל וְזֶה אוֹמֵר קָטָן – יִשָּׁבַע הַמּוֹכֵר שֶׁקָּטָן מָכַר.La Guemara objecte de nouveau : Nous avons appris : Celui-ci dit : le grand, et celui-là dit : le petit : le vendeur prêtera serment que c'est le petit qu'il a vendu.
- בִּשְׁלָמָא לְרָבָא דְּאָמַר: כִּי אָמַר סוֹמְכוֹס שֶׁמָּא וְשֶׁמָּא, אֲבָל בָּרִי וּבָרִי לָא אָמַר – מִשּׁוּם הָכִי יִשָּׁבַע. אֶלָּא לְרַבָּה בַּר רַב הוּנָא דְּאָמַר: אִין, אָמַר סוֹמְכוֹס אֲפִילּוּ בָּרִי וּבָרִי – אַמַּאי יִשָּׁבַע מוֹכֵר? יַחְלוֹקוּ מִיבְּעֵי לֵיהּ!Cela se comprend bien selon Rava, qui a dit : Lorsque Soumkhos l'a dit, c'est pour « peut-être » contre « peut-être », mais pour « certain » contre « certain », il ne l'a pas dit : c'est pourquoi il prêtera serment. Mais selon Rabba bar Rav Houna, qui a dit : Oui, Soumkhos l'a dit même pour « certain » contre « certain », pourquoi le vendeur prêterait-il serment ? Il aurait dû dire : Ils partagent !
- מוֹדֶה סוֹמְכוֹס הֵיכָא דְּאִיכָּא שְׁבוּעָה דְאוֹרָיְיתָא, כִּדְבָעֵינַן לְמֵימַר לְקַמַּן.La Guemara répond : Soumkhos reconnaît que là où il y a un serment d'ordre toranique, on ne partage pas, comme nous allons le dire plus loin.
- הָיוּ לוֹ שְׁנֵי עֲבָדִים אֶחָד גָּדוֹל וְאֶחָד קָטָן (וְכוּ׳). אַמַּאי יִשָּׁבַע? מַה שֶּׁטְּעָנוֹ לֹא הוֹדָה לוֹ, וּמַה שֶּׁהוֹדָה לוֹ לֹא טְעָנוֹ!« S'il avait deux esclaves, l'un grand et l'autre petit (etc.) ». La Guemara demande : Pourquoi prêterait-il serment ? Un serment n'est dû que pour un aveu partiel ; or ce qu'il lui a réclamé, le grand, il ne l'a pas reconnu, et ce qu'il a reconnu, le petit, il ne le lui a pas réclamé !
- וְעוֹד: הֵילָךְ הוּא.Et de plus : c'est un cas de « voici à toi » (hélakh) : l'esclave reconnu est remis sur-le-champ, ce qui ne constitue pas un aveu partiel (voir 4a).
- וְעוֹד: אֵין נִשְׁבָּעִין עַל הָעֲבָדִים!Et de plus : On ne prête pas serment sur les esclaves !
- אָמַר רַב: בְּטוֹעֲנוֹ דָּמִים, דְּמֵי עֶבֶד גָּדוֹל, דְּמֵי עֶבֶד קָטָן. דְּמֵי שָׂדֶה גְּדוֹלָה, דְּמֵי שָׂדֶה קְטַנָּה.Rav a dit : il s'agit d'un cas où il lui réclame de l'argent : l'un dit le prix d'un grand esclave, l'autre le prix d'un petit esclave ; l'un le prix d'un grand champ, l'autre le prix d'un petit champ.
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר: בְּטוֹעֲנוֹ כְּסוּת עֶבֶד גָּדוֹל, כְּסוּת עֶבֶד קָטָן. עוֹמְרֵי שָׂדֶה גְּדוֹלָה, עוֹמְרֵי שָׂדֶה קְטַנָּה.Et Chmouel a dit : il s'agit d'un cas où il lui réclame le vêtement d'un grand esclave, l'autre reconnaissant le vêtement d'un petit esclave ; ou les gerbes d'un grand champ, l'autre reconnaissant les gerbes d'un petit champ.
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.