Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- יָכוֹל אֲפִילּוּ מְעוּלֶּה בְּדָמִים? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״רַק״.On pourrait penser qu'il faut abattre d'abord l'arbre stérile même s'il est supérieur en valeur à l'arbre fruitier ? Le verset enseigne : « Seulement » (Deutéronome 20, 20), ce qui exclut ce cas.
- שְׁמוּאֵל אַיְיתִי לֵיהּ אֲרִיסֵיהּ תַּמְרֵי. אָכֵיל, טָעֵים בְּהוּ טַעְמָא דְחַמְרָא. אֲמַר לֵיהּ: מַאי הַאי? אֲמַר לֵיהּ: בֵּינֵי גוּפְנֵי קָיְימִי. אָמַר: מַכְחֲשִׁי בְּחַמְרָא כּוּלֵּי הַאי? לִמְחַר אַיְיתִי לִי מִקּוֹרַיְיהוּ.Le récit suivant illustre ce sujet : à Chmouel, son métayer apporta des dattes. Il en mangea et y goûta un goût de vin. Il lui dit : Qu'est-ce que cela ? Le métayer lui dit : Les palmiers se dressent entre les vignes. Chmouel dit : Affaiblissent-ils le vin, c'est-à-dire la vigne, à ce point ? Coupe-les, et demain, apporte-moi de leur moelle à manger.
- רַב חִסְדָּא חֲזָא תָּאלֵי בֵּי גוּפְנֵי. אֲמַר לֵיהּ לַאֲרִיסֵיהּ: עַקְרִינְהוּ; גּוּפְנֵי קָנֵי דִּקְלֵי, דִּקְלֵי לָא קָנֵי גּוּפְנֵי.Rav 'Hisda vit des palmiers entre des vignes. Il dit à son métayer : Arrache-les ; les vignes peuvent acheter des palmiers, car elles valent davantage, mais les palmiers ne peuvent pas acheter des vignes.
- מַתְנִי׳ אַף עַל פִּי שֶׁהוּא נוֹתֵן לוֹ, אֵין נִמְחָל לוֹ עַד שֶׁיְּבַקֵּשׁ מִמֶּנּוּ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְעַתָּה הָשֵׁב אֵשֶׁת וְגוֹ׳״. וּמִנַּיִן שֶׁאִם לֹא מָחַל לוֹ, שֶׁהוּא אַכְזָרִי? שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיִּתְפַּלֵּל אַבְרָהָם אֶל הָאֱלֹהִים, וַיִּרְפָּא אֱלֹהִים אֶת אֲבִימֶלֶךְ וְגוֹ׳״.Michna (enseignement des Tannaïm) : Bien qu'il lui donne toutes les indemnités dues pour la blessure, sa faute ne lui est pas pardonnée tant qu'il ne lui a pas demandé pardon, comme il est dit : D.ieu ordonne à Avimélekh : « Et maintenant, rends la femme de cet homme… » (Genèse 20, 7). Et d'où savons-nous que s'il ne lui pardonne pas, il est cruel ? Comme il est dit : « Avraham pria D.ieu, et D.ieu guérit Avimélekh… » (Genèse 20, 17).
- הָאוֹמֵר ״סַמֵּא אֶת עֵינִי״; ״קַטַּע אֶת יָדִי״; ״שַׁבֵּר אֶת רַגְלִי״ – חַיָּיב. ״עַל מְנָת לִפְטוֹר״ – חַיָּיב.Celui qui dit à son prochain : « Crève-moi l'œil », « Coupe-moi la main », « Casse-moi la jambe », et que l'autre le fait : celui-ci est 'hayav (passible) de payer. Même s'il a précisé : « À condition d'être exempté », il est 'hayav.
- ״קְרַע אֶת כְּסוּתִי״; ״שַׁבֵּר אֶת כַּדִּי״ – חַיָּיב. ״עַל מְנָת לִפְטוֹר״ – פָּטוּר. ״עֲשֵׂה כֵּן לְאִישׁ פְּלוֹנִי עַל מְנָת לִפְטוֹר״ – חַיָּיב, בֵּין בְּגוּפוֹ בֵּין בְּמָמוֹנוֹ.S'il a dit : « Déchire mon vêtement », « Casse ma cruche », l'autre est 'hayav. S'il a précisé : « À condition d'être exempté », il est pétour (exempt). S'il a dit : « Fais cela à un tel, à condition d'être exempté », il est 'hayav, que ce soit un dommage à sa personne ou à ses biens.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: כׇּל אֵלּוּ שֶׁאָמְרוּ – דְּמֵי בוֹשְׁתּוֹ; אֲבָל צַעֲרוֹ – אֲפִילּוּ הֵבִיא כׇּל אֵילֵי נְבָיוֹת שֶׁבָּעוֹלָם, אֵין נִמְחָל לוֹ עַד שֶׁיְּבַקֵּשׁ מִמֶּנּוּ. שֶׁנֶּאֱמַר: ״הָשֵׁב אֵשֶׁת הָאִישׁ כִּי נָבִיא הוּא, וְיִתְפַּלֵּל בַּעַדְךָ״.Guemara (discussion des Amoraïm) : Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Tous ces montants qu'ils ont indiqués dans la Michna précédente sont le prix de sa honte. Mais pour sa souffrance, même s'il apportait en sacrifice tous les béliers de Nevayot du monde (voir Isaïe 60, 7), cela ne lui est pas pardonné tant qu'il ne lui a pas demandé pardon, comme il est dit : « Rends la femme de cet homme, car il est prophète, et il priera pour toi » (Genèse 20, 7).
- דְּאֵשֶׁת נָבִיא בָּעֵי אַהְדּוֹרֵי, אֵשֶׁת אַחֵר לָא בָּעֵי אַהְדּוֹרֵי?La Guemara s'étonne : Est-ce à dire que la femme d'un prophète doit être rendue, mais que la femme d'un autre n'a pas à être rendue ?
- אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: ״הָשֵׁב אֵשֶׁת הָאִישׁ״ – מִכׇּל מָקוֹם. וּדְקָא אָמְרַתְּ: ״הֲגוֹי גַּם צַדִּיק תַּהֲרֹג?! הֲלֹא הוּא אָמַר לִי אֲחֹתִי הִיא, וְהִיא גַּם הִיא אָמְרָה אָחִי הוּא!״ נָבִיא הוּא, וּכְבָר לִימֵּד: אַכְסְנַאי שֶׁבָּא לָעִיר – עַל עִסְקֵי אֲכִילָה וּשְׁתִיָּה שׁוֹאֲלִין אוֹתוֹ, אוֹ עַל עִסְקֵי אִשְׁתּוֹ שׁוֹאֲלִין אוֹתוֹ – ״אִשְׁתְּךָ הִיא?״ ״אֲחוֹתְךָ הִיא?״Rabbi Chmouel bar Na'hmani a dit au nom de Rabbi Yonatan : Il faut comprendre ainsi le verset : « Rends la femme de cet homme » : dans tous les cas, car elle est son épouse. Et quant à ce que tu as dit, Avimélekh : « Tueras-Tu aussi un peuple juste ? N'est-ce pas lui qui m'a dit : ‘C'est ma sœur’, et elle aussi a dit : ‘C'est mon frère’ ! » (Genèse 20, 4-5), la réponse est : il est prophète, et il a déjà enseigné par là la conduite à tenir : un hôte de passage (akhsanaï) qui arrive en ville, l'interroge-t-on au sujet du manger et du boire, ou l'interroge-t-on au sujet de sa femme : « Est-ce ta femme ? Est-ce ta sœur ? »
- מִכָּאן לְבֶן נֹחַ שֶׁנֶּהֱרָג, שֶׁהָיָה לוֹ לִלְמוֹד וְלֹא לָמַד.De là on déduit qu'un non-juif, descendant de Noa'h, est mis à mort même s'il a fauté par ignorance, car il aurait dû apprendre et n'a pas appris.
- ״כִּי עָצֹר עָצַר ה׳״ – אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שְׁתֵּי עֲצִירוֹת הַלָּלוּ לָמָּה? אַחַת בְּאִישׁ – שִׁכְבַת זֶרַע, שְׁתַּיִם בְּאִשָּׁה – שִׁכְבַת זֶרַע וְלֵידָה.« Car Hachem avait fermé, fermé toute matrice de la maison d'Avimélekh » (Genèse 20, 18). Rabbi Elazar a dit : Ces deux fermetures, pourquoi sont-elles mentionnées ? Une pour l'homme : la semence ; deux pour la femme : la semence et l'enfantement.
- בְּמַתְנִיתָא תְּנָא: שְׁתַּיִם בְּאִישׁ – שִׁכְבַת זֶרַע וּקְטַנִּים, שְׁלֹשָׁה בָּאִשָּׁה – שִׁכְבַת זֶרַע וּקְטַנִּים וְלֵידָה.Il a été enseigné dans une baraïta : Deux pour l'homme : la semence et l'urine ; trois pour la femme : la semence, l'urine et l'enfantement.
- רָבִינָא אָמַר: שָׁלֹשׁ בְּאִישׁ – שִׁכְבַת זֶרַע וּקְטַנִּים וּפִי טַבַּעַת, אַרְבָּעָה בְּאִשָּׁה – שִׁכְבַת זֶרַע וְלֵידָה וּקְטַנִּים וּפִי טַבַּעַת.Ravina a dit : Trois pour l'homme : la semence, l'urine et l'orifice anal ; quatre pour la femme : la semence, l'enfantement, l'urine et l'orifice anal.
- ״בְּעַד כׇּל רֶחֶם״ – אָמְרִי דְּבֵי רַבִּי יַנַּאי: אֲפִילּוּ תַּרְנְגוֹלֶת שֶׁל בֵּית אֲבִימֶלֶךְ לֹא הֵטִילָה בֵּיצָתָהּ.« Toute matrice » (Genèse 20, 18) : ceux de l'école de Rabbi Yannaï ont dit : Même une poule de la maison d'Avimélekh ne pondit pas son œuf.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַבָּה בַּר מָרִי: מְנַָא הָא מִילְּתָא דַאֲמוּר רַבָּנַן: כׇּל הַמְבַקֵּשׁ רַחֲמִים עַל חֲבֵירוֹ וְהוּא צָרִיךְ לְאוֹתוֹ דָּבָר, הוּא נַעֲנֶה תְּחִילָּה? אֲמַר לֵיהּ: דִּכְתִיב: ״וַה׳ שָׁב אֶת שְׁבוּת אִיּוֹב בְּהִתְפַּלְלוֹ בְּעַד רֵעֵהוּ״.Rava a dit à Rabba bar Mari : D'où vient cette parole que nos Maîtres ont dite : Quiconque implore la miséricorde divine pour son prochain, alors que lui-même a besoin de cette même chose, est exaucé le premier ? Rabba bar Mari lui dit : Comme il est écrit : « Hachem rétablit la situation d'Iyov lorsqu'il pria pour ses compagnons » (Job 42, 10).
- אֲמַר לֵיהּ: אַתְּ אָמְרַתְּ מֵהָתָם, וַאֲנָא אָמֵינָא מֵהָכָא: ״וַיִּתְפַּלֵּל אַבְרָהָם אֶל הָאֱלֹהִים, וַיִּרְפָּא אֱלֹהִים אֶת אֲבִימֶלֶךְ וְאֶת אִשְׁתּוֹ וְאַמְהוֹתָיו [וְגוֹ׳]״, וּכְתִיב: ״וַה׳ פָּקַד אֶת שָׂרָה כַּאֲשֶׁר אָמָר וְגוֹ׳״ – כַּאֲשֶׁר אָמַר אַבְרָהָם אֶל אֲבִימֶלֶךְ.Rava lui dit : Toi, tu le dis de là-bas, un verset des Écrits, et moi je le dis d'ici, un verset de la Torah : « Avraham pria D.ieu, et D.ieu guérit Avimélekh, sa femme et ses servantes… » (Genèse 20, 17), et il est écrit aussitôt après : « Et Hachem se souvint de Sarah comme Il avait dit… » (Genèse 21, 1), c'est-à-dire : comme Avraham avait dit au sujet d'Avimélekh.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַבָּה בַּר מָרִי: מְנָא הָא מִילְּתָא דְאָמְרִי אִינָשֵׁי: בַּהֲדֵי הוּצָא לָקֵי כְּרָבָא? אֲמַר לֵיהּ, דִּכְתִיב: ״לָמָּה תָרִיבוּ אֵלָי? כֻּלְּכֶם פְּשַׁעְתֶּם בִּי נְאֻם ה׳״.Rava a dit à Rabba bar Mari : D'où vient cette parole que les gens disent : Avec l'épine, le chou est frappé ? Rabba bar Mari lui dit : Comme il est écrit : « Pourquoi Me cherchez-vous querelle ? Vous tous avez péché contre Moi, parole de Hachem » (Jérémie 2, 29) ; « vous tous » inclut même ceux qui n'ont pas péché.
- אֲמַר לֵיהּ: אַתְּ אָמְרַתְּ מֵהָתָם, וַאֲנָא אָמֵינָא מֵהָכָא: ״עַד אָנָה מֵאַנְתֶּם לִשְׁמֹר מִצְוֹתַי וְתוֹרֹתָי״.Rava lui dit : Toi, tu le dis de là-bas, un verset des Prophètes, et moi je le dis d'ici, un verset de la Torah : « Jusqu'à quand refuserez-vous de garder Mes commandements et Mes lois ? » (Exode 16, 28) ; le pluriel inclut Moché lui-même, qui n'avait pas fauté.
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַבָּה בַּר מָרִי: כְּתִיב: ״וּמִקְצֵה אֶחָיו לָקַח חֲמִשָּׁה אֲנָשִׁים״ – מַאן נִינְהוּ חֲמִשָּׁה? אֲמַר לֵיהּ: הָכִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אוֹתָן שֶׁהוּכְפְּלוּ בְּשֵׁמוֹת.Rava a dit à Rabba bar Mari : Il est écrit au sujet de Yossef : « Et parmi ses frères, il prit cinq hommes » (Genèse 47, 2). Qui sont ces cinq ? Il lui dit : Ainsi a dit Rabbi Yo'hanan : Ceux dont les noms ont été redoublés dans la bénédiction de Moché (Deutéronome 33).
- יְהוּדָה נָמֵי אִיכְּפוֹלֵי מִיכְּפַל!Rava objecte : Yehouda aussi a eu son nom redoublé, et pourtant il était fort !
- אֲמַר לֵיהּ: לְמִילְּתֵיהּ הוּא דְּאִיכְּפַל. דְּאָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן, מַאי דִּכְתִיב: ״יְחִי רְאוּבֵן וְאַל יָמֹת, וִיהִי מְתָיו מִסְפָּר – וְזֹאת לִיהוּדָה״?Rabba bar Mari lui dit : C'est pour sa propre affaire qu'il a été redoublé. Car Rabbi Chmouel bar Na'hmani a dit au nom de Rabbi Yonatan : Que signifie ce qui est écrit : « Que Réouven vive et ne meure pas, et que ses gens soient en nombre restreint » (Deutéronome 33, 6), « Et ceci pour Yehouda » (Deutéronome 33, 7) ? Quel lien y a-t-il entre les deux ?
- כׇּל אוֹתָן אַרְבָּעִים שָׁנָה שֶׁהָיוּ יִשְׂרָאֵל בַּמִּדְבָּר, הָיוּ עַצְמוֹתָיו שֶׁל יְהוּדָה מְגוּלְגָּלִין בָּאָרוֹן; עַד שֶׁבָּא מֹשֶׁה וּבִקֵּשׁ רַחֲמִים – אָמַר לְפָנָיו: רִבּוֹנוֹ שֶׁל עוֹלָם, מִי גָּרַם לִרְאוּבֵן שֶׁיּוֹדֶה – יְהוּדָה!Pendant toutes ces quarante années où les Bnei Israël furent dans le désert, les ossements de Yehouda roulaient dans le cercueil, jusqu'à ce que vienne Moché, qui implora la miséricorde divine. Il dit devant Lui : Maître du monde, qui a amené Réouven à avouer sa faute ? Yehouda !
- מִיָּד: ״שְׁמַע ה׳ קוֹל יְהוּדָה״ – עָל אֵיבְרֵיהּ לְשָׁפָא. לָא הֲווֹ קָא מַסְּקִי [לֵיהּ] לִמְתִיבְתָּא דִּרְקִיעָא, ״וְאֶל עַמּוֹ תְּבִיאֶנּוּ״. לָא הֲוָה יָדַע מַאי קָאָמְרִי רַבָּנַן, וּלְמִשְׁקַל וּמִיטְרַח בַּהֲדֵי רַבָּנַן, ״יָדָיו רָב לוֹ״. לָא הֲוָה סָלֵיק לֵיהּ שְׁמַעְתְּתָא אַלִּיבָּא דְהִלְכְתָא, ״וְעֵזֶר מִצָּרָיו תִּהְיֶה״.Aussitôt : « Écoute, Hachem, la voix de Yehouda » (Deutéronome 33, 7) : ses membres entrèrent dans leurs emboîtures (lechafa). On ne le faisait pas encore monter à l'académie céleste ; Moché pria alors : « Et vers son peuple, ramène-le » (ibid.). Il ne comprenait pas ce que disaient les Sages, et ne pouvait débattre et argumenter avec les Sages ; Moché pria alors : « Que ses mains lui suffisent pour lutter » (ibid.). Son étude ne lui aboutissait pas conformément à la halakha (la règle pratique) ; Moché pria alors : « Et Tu seras une aide contre ses adversaires » (ibid.).
- אֲמַר לֵיהּ רָבָא לְרַבָּה בַּר מָרִי, מְנָא הָא מִילְּתָא דְּאָמְרִי אִינָשֵׁי: בָּתַר עַנְיָא אָזְלָא עַנְיוּתָא? אֲמַר לֵיהּ, דִּתְנַן: עֲשִׁירִים מְבִיאִין בִּכּוּרִים בִּקְלָתוֹת שֶׁל זָהָב וְשֶׁל כֶּסֶף, וַעֲנִיִּים בְּסַלֵּי נְצָרִים שֶׁל עֲרָבָה קְלוּפָה. הַסַּלִּים וְהַבִּכּוּרִים נְתוּנִים לַכֹּהֲנִים. אֲמַר לֵיהּ: אַתְּ אָמְרַתְּ מֵהָתָם, וַאֲנָא אָמֵינָא מֵהָכָא:Rava a dit à Rabba bar Mari : D'où vient cette parole que les gens disent : Derrière le pauvre s'en va la pauvreté ? Rabba bar Mari lui dit : Comme nous avons appris dans la Michna (Bikkourim 3, 8) : Les riches apportent les prémices dans des corbeilles d'or et d'argent, et les pauvres dans des paniers d'osier en saule pelé. Les paniers et les prémices sont donnés aux Cohanim (prêtres) : les riches récupèrent leurs corbeilles, mais non les pauvres. Rava lui dit : Toi, tu le dis de là-bas, une Michna, et moi je le dis d'ici, un verset de la Torah :
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