Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְקָתָנֵי: הַחוֹבֵל בְּעַצְמוֹ, אַף עַל פִּי שֶׁאֵינוֹ רַשַּׁאי – פָּטוּר! הָכִי קָאָמַר לֵיהּ: לָא מִבַּעְיָא בּוֹשֶׁת, דְּאָדָם רַשַּׁאי לְבַיֵּישׁ אֶת עַצְמוֹ; אֶלָּא אֲפִילּוּ חֲבָלָה, דְּאֵין אָדָם רַשַּׁאי לְחַבֵּל בְּעַצְמוֹ – אֲחֵרִים שֶׁחָבְלוּ בּוֹ, חַיָּיבִין.et il est enseigné : Celui qui se blesse lui-même, bien qu'il n'en ait pas le droit, est pétour (exempt) ! Voici ce qu'il lui a dit : Il n'est pas nécessaire de parler de l'humiliation, où l'homme a le droit de s'humilier lui-même ; mais même pour la blessure, où l'homme n'a pas le droit de se blesser lui-même, d'autres qui l'ont blessé sont 'hayavim (passibles).
- וְאֵין אָדָם רַשַּׁאי לְחַבֵּל בְּעַצְמוֹ? וְהָתַנְיָא: יָכוֹל נִשְׁבַּע לְהָרַע בְּעַצְמוֹ – וְלֹא הֵרַע, יְהֵא פָּטוּר? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״לְהָרַע אוֹ לְהֵטִיב״ – מָה הֲטָבָה רְשׁוּת, אַף הֲרָעָה רְשׁוּת; אָבִיא נִשְׁבָּע לְהָרַע בְּעַצְמוֹ וְלֹא הֵרַע!Et l'homme n'a-t-il pas le droit de se blesser lui-même ? Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : On pourrait croire que celui qui a juré de se faire du mal et qui ne s'en est pas fait sera exempt du sacrifice. Le verset enseigne : « de faire du mal ou de faire du bien » (Lévitique 5, 4) : de même que faire du bien est facultatif, de même faire du mal est facultatif ; j'inclurai donc celui qui a juré de se faire du mal et qui ne s'en est pas fait !
- אָמַר שְׁמוּאֵל: בְּ״אֵשֵׁב בְּתַעֲנִית״.Chmouel a dit : Il s'agit de celui qui a juré : « Je resterai en jeûne », ce qui est permis.
- דִּכְווֹתַהּ גַּבֵּי הֲרָעַת אֲחֵרִים – לְהֹשִׁיבָם בְּתַעֲנִית; אֲחֵרִים מִי מוֹתֵיב לְהוּ בְּתַעֲנִיתָא?!Mais de la même manière, pour le mal fait à autrui, il s'agirait de les faire rester en jeûne. Peut-on faire rester les autres en jeûne ?!
- אִין; דִּמְהַדַּק לְהוּ בְּאִנְדְּרוֹנָא.Oui ; il les enferme dans une chambre.
- וְהָתַנְיָא: אֵיזֶהוּ הֲרָעַת אֲחֵרִים? ״אַכֶּה פְּלוֹנִי וְאֶפְצַע אֶת מוֹחוֹ״!Mais il a été enseigné dans une baraïta : Qu'est-ce que faire du mal à autrui ? « Je frapperai untel et je lui fendrai le crâne » ! Ce n'est donc pas du jeûne qu'il s'agit.
- אֶלָּא תַּנָּאֵי הִיא; דְּאִיכָּא לְמַאן דְּאָמַר: אֵין אָדָם רַשַּׁאי לְחַבֵּל בְּעַצְמוֹ, וְאִיכָּא מַאן דְּאָמַר: אָדָם רַשַּׁאי לְחַבֵּל בְּעַצְמוֹ.Mais c'est plutôt une discussion entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) : il y a celui qui dit : L'homme n'a pas le droit de se blesser lui-même, et il y a celui qui dit : L'homme a le droit de se blesser lui-même.
- מַאן תַּנָּא דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ דְּאָמַר: אֵין אָדָם רַשַּׁאי לְחַבֵּל בְּעַצְמוֹ? אִילֵּימָא הַאי תַּנָּא הוּא – דְּתַנְיָא: ״וְאַךְ אֶת דִּמְכֶם לְנַפְשֹׁתֵיכֶם אֶדְרֹשׁ״ – רַבִּי אֶלְעָזָר אוֹמֵר: מִיַּד נַפְשׁוֹתֵיכֶם אֶדְרֹשׁ אֶת דִּמְכֶם;Quel est le Tanna dont tu as entendu qu'il dit : L'homme n'a pas le droit de se blesser lui-même ? Si l'on dit que c'est ce Tanna-ci, comme il a été enseigné dans une baraïta : « Et certes, votre sang, celui de vos âmes, Je le réclamerai » (Genèse 9, 5) : Rabbi Éléazar dit : De la main de vos âmes, Je réclamerai votre sang ;
- וְדִלְמָא קְטָלָא שָׁאנֵי!mais peut-être que tuer est différent !
- אֶלָּא הַאי תַּנָּא הוּא – דְּתַנְיָא: מְקָרְעִין עַל הַמֵּת, וְלֹא מִדַּרְכֵי הָאֱמוֹרִי. אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: שָׁמַעְתִּי שֶׁהַמְקָרֵעַ עַל הַמֵּת יוֹתֵר מִדַּאי – לוֹקֶה מִשּׁוּם ״בַּל תַּשְׁחִית״. וְכׇל שֶׁכֵּן גּוּפוֹ.C'est donc ce Tanna-ci, comme il a été enseigné dans une baraïta : On déchire ses vêtements sur un mort, et ce n'est pas des voies de l'Amorite. Rabbi Éléazar a dit : J'ai entendu que celui qui déchire à l'excès sur un mort reçoit les coups de fouet pour transgression de « tu ne détruiras pas ». À plus forte raison pour son corps.
- וְדִלְמָא בְּגָדִים שָׁאנֵי, דִּפְסֵידָא דְּלָא הָדַר הוּא! כִּי הָא דְּרַבִּי יוֹחָנָן קָרֵי [לְהוּ] לְמָאנֵי[הּ] ״מְכַבְּדוֹתַי״, וְרַב חִסְדָּא כַּד הֲוָה מְסַגֵּי בֵּינֵי הִיזְמֵי (וְהִגֵּא) [וְהִגֵּי] – מְדַלֵּי לְהוּ לְמָאנֵיהּ, אָמַר: זֶה מַעֲלֶה אֲרוּכָה, וְזֶה אֵינוֹ מַעֲלֶה אֲרוּכָה.Mais peut-être que les vêtements sont différents, car c'est une perte qui ne se répare pas ! Comme Rabbi Yo'hanan, qui appelait ses habits « ceux qui m'honorent », et Rav 'Hisda qui, lorsqu'il marchait parmi les épines et les ronces, relevait ses habits, en disant : Ceci (la chair) se guérit, et cela (l'habit) ne se guérit pas.
- אֶלָּא הַאי תַּנָּא הוּא – דְּתַנְיָא: אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר הַקַּפָּר בְּרַבִּי, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְכִפֶּר עָלָיו מֵאֲשֶׁר חָטָא עַל הַנָּפֶשׁ״? וְכִי בְּאֵיזֶה נֶפֶשׁ חָטָא זֶה? אֶלָּא שֶׁצִּיעֵר עַצְמוֹ מִן הַיַּיִן. וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וְחוֹמֶר – וּמָה זֶה, שֶׁלֹּא צִיעֵר עַצְמוֹ אֶלָּא מִן הַיַּיִן, נִקְרָא חוֹטֵא; הַמְצַעֵר עַצְמוֹ מִכׇּל דָּבָר, עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה!C'est donc ce Tanna-ci, comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Éléazar HaKappar Berabbi (titre d'un Sage éminent) a dit : Que nous enseigne le verset : « Il fera l'expiation pour lui, de ce qu'il a péché contre l'âme » (Nombres 6, 11) ? Contre quelle âme celui-ci a-t-il péché ? C'est qu'il s'est privé de vin. Or c'est un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : si celui-ci, qui ne s'est privé que de vin, est appelé pécheur, à plus forte raison celui qui se prive de toute chose !
- הַקּוֹצֵץ נְטִיעוֹתָיו [וְכוּ׳]. תָּנֵי רַבָּה בַּר בַּר חַנָּה קַמֵּיהּ דְּרַב: ״שׁוֹרִי הָרַגְתָּ״, ״נְטִיעוֹתַי קָצַצְתָּ״; ״אַתָּה אָמַרְתָּ לִי לְהוֹרְגוֹ״, ״אַתָּה אָמְרַתְּ לִי לְקוֹצְצוֹ״ – פָּטוּר. אֲמַר לֵיהּ: אִם כֵּן, לָא שְׁבַקְתְּ חַיֵּי לְבִרְיָיתָא! כֹּל כְּמִינֵּיהּ?!Celui qui coupe ses plants, etc. Rabba bar bar 'Hana a enseigné devant Rav : « Tu as tué mon bœuf », « Tu as coupé mes plants » ; « C'est toi qui m'as dit de le tuer », « C'est toi qui m'as dit de les couper » : il est pétour. Il lui a dit : S'il en est ainsi, tu ne laisses pas de vie aux créatures ! Est-ce en son pouvoir ?!
- אֲמַר לֵיהּ: אֶיסְמְיַיהּ? אֲמַר לֵיהּ: לָא; תִּתַּרְגַּם מַתְנִיתָךְ בְּשׁוֹר הָעוֹמֵד לַהֲרִיגָה, וּבְאִילָן הָעוֹמֵד לִקְצִיצָה.Il lui a dit : Dois-je l'effacer ? Il lui a dit : Non ; interprète ton enseignement du bœuf destiné à être tué et de l'arbre destiné à être coupé.
- אִי הָכִי, מַאי קָא טָעֵין לֵיהּ? דְּאָמַר לֵיהּ: אֲנָא בָּעֵינָא לְמִיעְבַּד הָא מִצְוָה.S'il en est ainsi, que lui réclame-t-il ? Le cas est celui où il lui a dit : Je voulais accomplir moi-même cette mitsva (commandement).
- דְּתַנְיָא: ״וְשָׁפַךְ וְכִסָּה״ – מִי שֶׁשָּׁפַךְ, יְכַסֶּה. וּמַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁשָּׁחַט, וְקָדַם חֲבֵירוֹ וְכִסָּה, וְחִיְּיבוֹ רַבָּן גַּמְלִיאֵל לִיתֵּן לוֹ עֲשָׂרָה זְהוּבִים.Comme il a été enseigné dans une baraïta : « Il répandra et il couvrira » (Lévitique 17, 13) : celui qui a répandu le sang doit couvrir. Il arriva qu'un homme égorgea un animal, que son compagnon le devança et couvrit le sang, et Rabban Gamliel le condamna à lui donner dix pièces d'or.
- אָמַר רַב: דִּיקְלָא דִּטְעַן קַבָּא – אָסוּר לְמִקְצְצֵיהּ.Rav a dit : Un palmier qui produit un kav (mesure de capacité) de fruits, il est interdit de le couper.
- מֵיתִיבִי: כַּמָּה יְהֵא בַּזַּיִת וְלֹא יִקְצְצֶ[נּ]וּ? רוֹבַע! שָׁאנֵי זֵיתִים, דַּחֲשִׁיבִי.On lui objecte : Combien de fruits doit-il y avoir sur un olivier pour qu'on ne le coupe pas ? Un quart de kav ! Les oliviers sont différents, car ils sont importants.
- אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: לָא שְׁכֵיב שִׁיבְחַת בְּרִי, אֶלָּא דְּקַץ תְּאֵינְתָּא בְּלָא זִמְנַהּ. אָמַר רָבִינָא: וְאִם הָיָה מְעוּלֶּה בְּדָמִים, מוּתָּר.Rabbi 'Hanina a dit : Mon fils Chiv'hat n'est mort que parce qu'il a coupé un figuier avant son temps. Ravina a dit : Et s'il a une valeur supérieure comme bois, c'est permis.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: ״רַק עֵץ אֲשֶׁר תֵּדַע״ – זֶה אִילַן מַאֲכָל, ״כִּי לֹא עֵץ מַאֲכָל הוּא״ – זֶה אִילַן סְרָק.Il a été aussi enseigné ainsi : « Seulement l'arbre que tu sauras » (Deutéronome 20, 20) : c'est l'arbre fruitier ; « qu'il n'est pas un arbre fruitier » : c'est l'arbre stérile.
- וְכִי מֵאַחַר שֶׁסּוֹפֵ[נ]וּ לְרַבּוֹת כׇּל דָּבָר, מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״כִּי לֹא עֵץ מַאֲכָל״? לְהַקְדִּים סְרָק לְמַאֲכָל.Et puisqu'on finit par inclure toute chose, que nous enseigne le verset : « qu'il n'est pas un arbre fruitier » ? De faire passer l'arbre stérile avant l'arbre fruitier.
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