Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַלְמָא בָּעֵינַן אוּמְדָּנָא דְּבֵי דִינָא; וְהָא, כֵּיוָן דִּגְמַר דִּינֵיהּ לִקְטָלָא – לָא מְשַׁהֵינַן לֵיהּ לְאוּמְדָּנָא דְּבֵי דִינָא, וְלָא מְעַנֵּינַן לְדִינֵיהּ.Les Sages de l'école de Rav poursuivent : Il ressort que nous exigeons l'évaluation du tribunal pour condamner à payer le dommage. Or celui-ci, dès lors que son jugement à mort a été prononcé, nous ne le retenons pas pour l'évaluation du tribunal, et nous ne faisons pas traîner son jugement.
- וְאָמֵינָא לְהוּ אֲנָא: אֲפִילּוּ תֵּימָא רַבִּי עֲקִיבָא, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁבָּרַח.Rava poursuit : Et moi, je leur ai dit : Tu peux dire que c'est même Rabbi Akiva, qui n'exige pas l'évaluation du tribunal : de quoi s'agit-il ici ? D'un cas où le propriétaire du bœuf s'est enfui, et l'on ne peut le condamner en son absence.
- אִי בָּרַח, כִּי לֹא דָּנוּהוּ דִּינֵי נְפָשׁוֹת – הֵיכִי דָּיְינִינַן לֵיהּ דִּינֵי מָמוֹנוֹת בְּלֹא בְּעָלִים? דְּקַבֵּיל סָהֲדִי וּבָרַח.S'il s'est enfui, lorsqu'on ne l'a pas encore jugé selon les lois capitales, comment le juge-t-on selon les lois civiles sans le propriétaire ? Il s'agit du cas où le tribunal a reçu les témoins en présence du propriétaire, puis il s'est enfui.
- סוֹף סוֹף, מֵהֵיכָא מִשְׁתַּלַּם – מֵרִידְיָא; אִי הָכִי, תָּם – נְדַיְינֵיהּ דִּינֵי מָמוֹנוֹת בְּרֵישָׁא וְנִשְׁתַּלַּם מֵרִידְיָא, וַהֲדַר נְדַיְינֵיהּ דִּינֵי נְפָשׁוֹת!En fin de compte, sur quoi se paie-t-on, s'il s'est enfui ? Sur le labour : on loue le bœuf pour labourer et l'on paie avec le loyer. S'il en est ainsi, pour le bœuf tam (non réputé dangereux) aussi, qu'on le juge d'abord selon les lois civiles, qu'on se paie sur le labour, et qu'on le juge ensuite selon les lois capitales !
- אָמַר רַב מָרִי בְּרֵיהּ דְּרַב כָּהֲנָא, זֹאת אוֹמֶרֶת: רִידְיָיא – עֲלִיָּיה דְּמָרֵהּ הוּא.Rav Mari, fils de Rav Kahana, a dit : Cela enseigne que le produit du labour fait partie des meilleurs biens de son maître, et non de la valeur du bœuf lui-même ; or le tam ne paie que sur son propre corps.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: יֵשׁ אוֹמֶד לִנְזָקִין, אוֹ אֵין אוֹמֶד לִנְזָקִין?Ils ont posé la question : Y a-t-il une évaluation pour les dommages, ou n'y a-t-il pas d'évaluation pour les dommages ?
- מִי אָמְרִינַן: לִקְטָלָא הוּא דְּאָמְדִינַן – בְּהָכִי נָפְקָא נְשָׁמָה, בְּהָכִי לָא נָפְקָא נְשָׁמָה; אֲבָל לִנְזָקִין – כֹּל דְּהוּ; אוֹ דִלְמָא לָא שְׁנָא?Disons-nous : c'est pour la mort que nous évaluons : par ceci l'âme sort, par cela l'âme ne sort pas ; mais pour les dommages, n'importe quoi suffit ; ou peut-être n'y a-t-il pas de différence ?
- תָּא שְׁמַע: מָה בּוֹר – שֶׁיֵּשׁ בּוֹ כְּדֵי לְהָמִית, עֲשָׂרָה טְפָחִים; אַף כֹּל שֶׁיֵּשׁ בּוֹ כְּדֵי לְהָמִית, עֲשָׂרָה טְפָחִים. הָיוּ פְּחוּתִין מֵעֲשָׂרָה טְפָחִים, וְנָפַל לְתוֹכוֹ שׁוֹר אוֹ חֲמוֹר וָמֵת – פָּטוּר. הוּזַּק בּוֹ – חַיָּיב.Viens et entends (Michna, plus haut 50b) : De même qu'une citerne suffit à causer la mort avec dix téfa'him (palmes) de profondeur, de même toute excavation suffit à causer la mort avec dix téfa'him. Si elles avaient moins de dix téfa'him, et qu'un bœuf ou un âne y soit tombé et mort, il est pétour (exempt) ; s'il y a été blessé, il est 'hayav (passible).
- מַאי, לָאו מִמַּטָּה לְמַעְלָה קָא חָשֵׁיב – וְהָכִי קָאָמַר: מִטֶּפַח וְעַד עֲשָׂרָה – מִיתָה לֵיכָּא, נְזָקִין אִיכָּא? אַלְמָא לִנְזָקִין – כֹּל דְּהוּ, שְׁמַע מִינַּהּ אֵין אוֹמְדִין לִנְזָקִין!N'est-ce pas qu'on compte de bas en haut, et voici ce qu'il veut dire : d'un téfa'h jusqu'à dix, il n'y a pas de responsabilité pour la mort, mais il y en a pour les dommages ? Il ressort que pour les dommages, n'importe quoi suffit. Déduis-en qu'on n'évalue pas pour les dommages !
- לֹא, מִמַּעְלָה לְמַטָּה קָא חָשֵׁיב; וְהָכִי קָאָמַר: עֲשָׂרָה – מִיתָה אִיכָּא; פָּחוֹת מֵעֲשָׂרָה פּוּרְתָּא – נְזָקִין אִיתָא, מִיתָה לֵיכָּא. וּלְעוֹלָם אֵימָא לָךְ יֵשׁ אוֹמֶד לִנְזָקִין, וְכֹל מִידֵּי וּמִידֵּי – כִּי הֵיכִי דְּמִיתַּזְקָה בֵּיהּ בָּעֵינַן.Non, on compte de haut en bas, et voici ce qu'il veut dire : à dix, il y a responsabilité pour la mort ; à un peu moins de dix, il y a responsabilité pour les dommages, et non pour la mort. Et en réalité, je te dirai qu'il y a une évaluation pour les dommages, et pour chaque chose, il faut qu'elle soit de nature à causer le dommage.
- תָּא שְׁמַע: הִכָּהוּ עַל עֵינוֹ וְסִימְּאוֹ, עַל אׇזְנוֹ וְחֵירְשׁוֹ – עֶבֶד יוֹצֵא בָּהֶן לְחֵירוּת. כְּנֶגֶד עֵינוֹ – וְאֵינוֹ רוֹאֶה, כְּנֶגֶד אׇזְנוֹ – וְאֵינוֹ שׁוֹמֵעַ, אֵין עֶבֶד יוֹצֵא בָּהֶן לְחֵירוּת. מַאי טַעְמָא? לָאו מִשּׁוּם דְּבָעֵינַן אוּמְדָּנָא – וּשְׁמַע מִינַּה:ּ יֵשׁ אוּמְדָּנָא לִנְזָקִין?Viens et entends (baraïta) : S'il l'a frappé sur l'œil et l'a aveuglé, sur l'oreille et l'a rendu sourd, l'esclave en sort libre. En face de son œil, et il ne voit plus, en face de son oreille, et il n'entend plus, l'esclave n'en sort pas libre. Quelle en est la raison ? N'est-ce pas parce que nous exigeons une évaluation ? Déduis-en qu'il y a une évaluation pour les dommages !
- לָא; מִשּׁוּם דְּאָמְרִינַן: הוּא דְּאַבְעֵית נַפְשֵׁיהּ. כִּדְתַנְיָא: הַמַּבְעִית אֶת חֲבֵירוֹ – פָּטוּר מִדִּינֵי אָדָם, וְחַיָּיב בְּדִינֵי שָׁמַיִם. כֵּיצַד? תָּקַע בְּאׇזְנוֹ וְחֵירְשׁוֹ – פָּטוּר, אֲחָזוֹ וְתָקַע בְּאׇזְנוֹ וְחֵירְשׁוֹ – חַיָּיב.Non ; c'est parce que nous disons : c'est lui-même qui s'est effrayé. Comme il a été enseigné dans une baraïta : Celui qui effraie son prochain est pétour selon les lois humaines et 'hayav selon les lois du Ciel. Comment ? S'il a sonné dans son oreille et l'a rendu sourd, il est pétour ; s'il l'a saisi et a sonné dans son oreille et l'a rendu sourd, il est 'hayav.
- תָּא שְׁמַע: חֲמִשָּׁה דְּבָרִים אוֹמְדִין אוֹתוֹ, וְנוֹתְנִין לוֹ מִיָּד. רִיפּוּי וָשֶׁבֶת – עַד שֶׁיִּתְרַפֵּא. אֲמָדוּהוּ, וְהָיָה מִתְנַוְנֶה וְהוֹלֵךְ – אֵין נוֹתְנִין לוֹ אֶלָּא כְּמוֹ שֶׁאֲמָדוּהוּ.Viens et entends : Pour cinq choses, on l'évalue et on lui donne aussitôt : les soins et le chômage, jusqu'à ce qu'il guérisse. Si on l'a évalué, et qu'il dépérit de plus en plus, on ne lui donne que ce qu'on a évalué.
- אֲמָדוּהוּ וְהִבְרִיא – נוֹתְנִין לוֹ כׇּל מַה שֶּׁאֲמָדוּהוּ. שְׁמַע מִינַּהּ: יֵשׁ אוֹמֶד לִנְזָקִין! לְמֵימַד גַּבְרָא, כַּמָּה לִיקְּצַר מֵיהָא מַכָּה כַּמָּה לָא מִקְּצַר – לָא קָא מִבְּעֵי לַן, דְּוַדַּאי אָמְדִינַן. כִּי קָא מִבַּעְיָא לַן – לְמֵימַד חֶפְצָא, אִי עָבֵיד הַאי נִזְקָא אוֹ לָא. מַאי?Si on l'a évalué et qu'il a guéri plus tôt, on lui donne tout ce qu'on a évalué. Déduis-en qu'il y a une évaluation pour les dommages ! La Guemara précise : Évaluer l'homme, combien de temps il restera alité du fait du coup et combien de temps il ne restera pas alité, cela ne nous fait pas question, car nous évaluons certainement. Ce qui nous fait question, c'est d'évaluer l'objet : peut-il causer ce dommage ou non ? Qu'en est-il ?
- תָּא שְׁמַע, שִׁמְעוֹן הַתִּימְנִי אוֹמֵר: מָה אֶגְרוֹף מְיוּחָד – שֶׁמָּסוּר לָעֵדָה וְלָעֵדִים, אַף כֹּל מְיוּחָד שֶׁמָּסוּר לָעֵדָה וְלָעֵדִים. שְׁמַע מִינַּהּ: יֵשׁ אוֹמֶד לִנְזָקִין! שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends : Chimon HaTeimani dit : De même que le poing a ceci de particulier qu'il est présenté à l'assemblée des juges et aux témoins, de même tout objet particulier doit être présenté à l'assemblée et aux témoins. Déduis-en qu'il y a une évaluation pour les dommages ! Déduis-en en effet.
- אָמַר מָר: אֲמָדוּהוּ וְהִבְרִיא, נוֹתְנִין לוֹ כׇּל מַה שֶּׁאֲמָדוּהוּ. מְסַיַּיע לֵיהּ לְרָבָא – דְּאָמַר רָבָא: הַאי מַאן דַּאֲמָדוּהוּ לְכוּלֵּי יוֹמָא, וְאִיתְּפַח לְפַלְגָא דְיוֹמָא וְקָא עָבֵיד עֲבִידְתָּא – יָהֲבִינַן לֵיהּ. דְּכוּלֵּי יוֹמָא מִן שְׁמַיָּא הוּא (דְּרַחֲמֵי) [דְּרַחִימוּ] עֲלֵיהּ.Le Maître a dit : Si on l'a évalué et qu'il a guéri, on lui donne tout ce qu'on a évalué. Cela soutient Rava, car Rava a dit : Celui qu'on a évalué pour toute la journée, et qui s'est rétabli à la mi-journée et a fait un travail, on lui donne le salaire de toute la journée, car c'est le Ciel qui a eu pitié de lui.
- רָקַק – וְהִגִּיעַ בּוֹ הָרוֹק, וְהֶעֱבִיר כּוּ׳. אָמַר רַב פָּפָּא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא בּוֹ, אֲבָל בְּבִגְדוֹ – לָא. וְנִיהְוֵי כִּי בִיֵּישׁ בִּדְבָרִים!S'il a craché et que le crachat l'a atteint, et s'il a retiré son manteau, etc. Rav Pappa a dit : On ne l'a enseigné que sur lui, mais sur son vêtement, non. Mais que ce soit comme s'il l'avait humilié par des paroles !
- אָמְרִי בְּמַעְרְבָא מִשְּׁמֵיהּ דְּרַבִּי יוֹסֵי בַּר אָבִין, זֹאת אוֹמֶרֶת: בִּיְּישׁוֹ בִּדְבָרִים – פָּטוּר מִכְּלוּם.On dit en Occident (en Terre d'Israël) au nom de Rabbi Yossé bar Avin : Cela enseigne que s'il l'a humilié par des paroles, il est exempt de tout paiement.
- הַכֹּל לְפִי כְבוֹדוֹ [וְכוּ׳]. אִיבַּעְיָא לְהוּ: תַּנָּא קַמָּא לְקוּלָּא קָאָמַר, אוֹ לְחוּמְרָא קָאָמַר? לְקוּלָּא קָאָמַר – דְּאִיכָּא עָנִי דְּלָא בָּעֵי לְמִשְׁקַל כּוּלֵּי הַאי, אוֹ דִלְמָא לְחוּמְרָא קָאָמַר – דְּאִיכָּא עָשִׁיר דְּבָעֵי לְמִיתַּב לֵיהּ טְפֵי?Tout selon son honneur, etc. Ils ont posé la question : Le premier Tanna (Sage de la Michna) le dit-il pour alléger ou pour aggraver ? Le dit-il pour alléger : il y a un pauvre qui n'a pas à recevoir autant ; ou peut-être le dit-il pour aggraver : il y a un riche à qui il faut donner davantage ?
- תָּא שְׁמַע, מִדְּקָאָמַר רַבִּי עֲקִיבָא: אֲפִילּוּ עֲנִיִּים שֶׁבְּיִשְׂרָאֵל – רוֹאִין אוֹתָן כְּאִילּוּ הֵן בְּנֵי חוֹרִין שֶׁיָּרְדוּ מִנִּכְסֵיהֶם, שֶׁהֵם בְּנֵי אַבְרָהָם יִצְחָק וְיַעֲקֹב; שְׁמַע מִינַּהּ, תַּנָּא קַמָּא לְקוּלָּא קָאָמַר! שְׁמַע מִינַּהּ.Viens et entends : Puisque Rabbi Akiva a dit : Même les pauvres d'Israël, on les considère comme des hommes libres déchus de leurs biens, car ils sont les enfants d'Avraham, Yits'hak et Yaakov, déduis-en que le premier Tanna le dit pour alléger ! Déduis-en en effet.
- וּמַעֲשֶׂה בְּאֶחָד שֶׁפָּרַע רֹאשׁ הָאִשָּׁה [וְכוּ׳]. וּמִי יָהֲבִינַן זְמַן? וְהָאָמַר רַבִּי חֲנִינָא: אֵין נוֹתְנִין זְמַן לַחֲבָלוֹת!Il arriva qu'un homme découvrit la tête d'une femme, etc. Mais donne-t-on un délai ? Rabbi 'Hanina n'a-t-il pas dit : On ne donne pas de délai pour les blessures !
- כִּי לָא יָהֲבִינַן לֵיהּ זְמַן – לַחֲבָלָה, דְּחַסְּרֵיהּ מָמוֹנָא; אֲבָל לְבוֹשֶׁת, דְּלָא חַסְּרֵיהּ מָמוֹנָא – יָהֲבִינַן.Lorsque nous ne lui donnons pas de délai, c'est pour une blessure, où il lui a causé une perte d'argent ; mais pour l'humiliation, où il ne lui a pas causé de perte d'argent, nous en donnons.
- שְׁמָרָהּ עוֹמֶדֶת עַל פֶּתַח חֲצֵירָהּ וְכוּ׳. וְהָתַנְיָא, אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא: צָלַלְתָּ בְּמַיִם אַדִּירִים וְהֶעֱלִיתָ חֶרֶס בְּיָדְךָ, אָדָם רַשַּׁאי לַחְבֹּל בְּעַצְמוֹ!Il la guetta debout à l'entrée de sa cour, etc. Mais il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Akiva lui a dit : Tu as plongé dans des eaux puissantes et tu as remonté un tesson dans ta main : un homme a le droit de se blesser lui-même !
- אָמַר רָבָא: לָא קַשְׁיָא; כָּאן בַּחֲבָלָה, כָּאן בְּבוֹשֶׁת. וְהָא מַתְנִיתִין בְּבוֹשֶׁת הוּא,Rava a dit : Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'une blessure, là, d'une humiliation. Mais la Michna parle d'humiliation,
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