Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֲמַר לֵיהּ: לֹא זִכְּתָה תּוֹרָה לָאָב, אֶלָּא שֶׁבַח נְעוּרִים בִּלְבָד. אֵיתִיבֵיהּ: הַחוֹבֵל בְּעֶבֶד עִבְרִי – חַיָּיב בְּכוּלָּן, חוּץ מִן הַשֶּׁבֶת בִּזְמַן שֶׁהוּא שֶׁלּוֹ! אָמַר אַבָּיֵי: מוֹדֶה רַב בְּשֶׁבֶת, דְּמַעֲשֵׂה יָדֶיהָ עַד שְׁעַת בַּגְרוּת – דַּאֲבוּהּ הָוֵי.Il lui a dit : la Torah n'a accordé au père que le profit de la jeunesse seulement. Il lui a objecté : celui qui blesse un esclave hébreu est passible pour toutes les indemnités, sauf le chévèt (perte d'activité) lorsqu'il est le sien ! De même, pour sa fille, le père devrait toucher cette indemnité. Abayé a dit : Rav admet pour le chévèt qu'il revient au père, car le produit de son travail, jusqu'à sa majorité, est à son père.
- אֵיתִיבֵיהּ: הַחוֹבֵל בִּבְנוֹ גָּדוֹל – יִתֵּן לוֹ מִיָּד, בִּבְנוֹ קָטָן – יַעֲשֶׂה לוֹ סְגוּלָּה. הַחוֹבֵל בְּבִתּוֹ קְטַנָּה – פָּטוּר, וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲחֵרִים שֶׁחָבְלוּ בָּהּ – חַיָּיבִין לִיתֵּן לְאָבִיהָ! הָכִי נָמֵי בְּשֶׁבֶת.Il lui a objecté : celui qui blesse son fils adulte doit le lui donner immédiatement ; son fils mineur, il lui fera un placement (segoula). Celui qui blesse sa fille mineure est exempt ; et plus encore : d'autres qui l'ont blessée sont tenus de donner à son père ! Réponse : ici aussi, pour le chévèt seulement.
- וּבִבְנוֹ גָּדוֹל יִתֵּן לוֹ מִיָּד? וּרְמִינְהוּ: הַחוֹבֵל בְּבָנָיו וּבִבְנוֹתָיו שֶׁל אֲחֵרִים, גְּדוֹלִים – יִתֵּן לָהֶם מִיָּד, קְטַנִּים – יַעֲשֶׂה לָהֶם סְגוּלָּה. בְּבָנָיו וּבִבְנוֹתָיו שֶׁלּוֹ – פָּטוּר!Et pour son fils adulte, il doit le lui donner immédiatement ? On oppose : celui qui blesse les fils et les filles d'autrui : adultes, il leur donnera immédiatement ; mineurs, il leur fera un placement. Ses propres fils et filles : il est exempt !
- אָמְרִי: לָא קַשְׁיָא; כָּאן כְּשֶׁסְּמוּכִים עַל שֻׁלְחָנוֹ, כָּאן כְּשֶׁאֵין סְמוּכִין עַל שֻׁלְחָנוֹ.Ils ont répondu : ce n'est pas difficile ; ici, lorsqu'ils dépendent de sa table, là, lorsqu'ils ne dépendent pas de sa table.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתַּהּ לְקַמַּיְיתָא – בְּשֶׁאֵין סְמוּכִין עַל שֻׁלְחָנוֹ? אִי הָכִי, אֵימָא סֵיפָא: הַחוֹבֵל בְּבִתּוֹ הַקְּטַנָּה – פָּטוּר; וְלֹא עוֹד, אֶלָּא אֲחֵרִים שֶׁחָבְלוּ בָּהּ – חַיָּיבִין לִיתֵּן לְאָבִיהָ. לְדִידַהּ בָּעֵי לְמִיתַּב לַהּ – דְּבַעְיָא מְזוֹנֵי!Comment as-tu établi la première baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : lorsqu'ils ne dépendent pas de sa table ? S'il en est ainsi, dis la fin : celui qui blesse sa fille mineure est exempt ; et plus encore : d'autres qui l'ont blessée sont tenus de donner à son père. C'est à elle-même qu'il faudrait donner, car elle a besoin de subsistance !
- וַאֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר: יָכוֹל הָרַב לוֹמַר לָעֶבֶד ״עֲשֵׂה עִמִּי וְאֵינִי זָנָךְ״; הָנֵי מִילֵּי בְּעֶבֶד כְּנַעֲנִי – דְּאָמַר לֵיהּ: עֲבֵיד עֲבִידְתָּא כּוּלֵּי יוֹמָא, וּלְאוּרְתָּא זִיל סְחַר וֶאֱכוֹל; אֲבָל עֶבֶד עִבְרִי, דִּכְתִיב: ״כִּי טוֹב לוֹ עִמָּךְ״ – עִמְּךָ בְּמַאֲכָל, עִמְּךָ בְּמִשְׁתֶּה – לֹא כׇּל שֶׁכֵּן בִּתּוֹ?!Et même selon celui qui dit : le maître peut dire à l'esclave : « Travaille avec moi et je ne te nourris pas », cela ne vaut que pour l'esclave cananéen, à qui il dit : « Fais ton travail toute la journée, et le soir va mendier et mange ». Mais l'esclave hébreu, dont il est écrit : « Car il est bien avec toi » (Deutéronome 15, 16) – avec toi pour la nourriture, avec toi pour la boisson – il doit le nourrir ; n'est-ce pas à plus forte raison le cas de sa fille ?!
- כִּדְאָמַר רָבָא בְּרֵיהּ דְּרַב עוּלָּא: לֹא נִצְרְכָה אֶלָּא לְהַעְדָּפָה; הָכָא נָמֵי, לָא נִצְרְכָה אֶלָּא לְהַעְדָּפָה.Comme l'a dit Rava fils de Rav Oulla : cela n'est nécessaire que pour le surplus ; ici aussi, cela n'est nécessaire que pour le surplus au-delà de sa subsistance.
- בְּמַאי אוֹקֵימְתַּהּ לְבָתְרָיְיתָא – בִּסְמוּכִין עַל שֻׁלְחָנוֹ? ״גְּדוֹלִים – יִתֵּן לָהֶם מִיָּד, קְטַנִּים – יַעֲשֶׂה לָהֶם סְגוּלָּה״, אַמַּאי? לַאֲבִיהֶם בָּעֵי לְמִיתַּב!Comment as-tu établi la dernière baraïta : lorsqu'ils dépendent de sa table ? « Adultes, il leur donnera immédiatement ; mineurs, il leur fera un placement » : pourquoi ? C'est à leur père qu'il faudrait donner !
- אָמְרִי: כִּי קָא קָפֵיד – בְּמִידֵּי דְּקָא חָסַר, בְּמִידֵּי דַּאֲתָא מֵעָלְמָא – לָא קָפֵיד.Ils ont répondu : lorsqu'il est pointilleux, c'est pour une chose où il perd ; pour une chose qui vient de l'extérieur, il n'est pas pointilleux.
- וְהָא מְצִיאָה, דְּמֵעָלְמָא קָאָתֵי לְהוּ, וְקָא קָפֵיד! אָמְרִי: רַוְוחָא דְּקָאָתֵי לְהוּ מֵעָלְמָא, וְלֵית לְהוּ צַעֲרָא דְּגוּפַיְיהוּ בְּגַוַּוהּ – קָפֵיד; אֲבָל חֲבָלָה, דְּאִית לְהוּ צַעֲרָא דְּגוּפַיְיהוּ, וּמֵעָלְמָא קָאָתֵי לְהוּ – לָא קָפֵיד.Mais la trouvaille, qui leur vient de l'extérieur, il y est pourtant pointilleux ! Ils ont répondu : un gain qui leur vient de l'extérieur, sans qu'ils y aient de douleur corporelle, il y est pointilleux ; mais la blessure, où ils ont une douleur corporelle, et qui leur vient de l'extérieur, il n'y est pas pointilleux.
- וְהָא הָתָם, דְּאִית לַהּ צַעֲרָא דְּגוּפָא, וּמֵעָלְמָא קָאָתֵי לַהּ, וְקָא קָפֵיד! דְּקָתָנֵי: וְלֹא עוֹד, אֶלָּא (אֲפִילּוּ) אֲחֵרִים שֶׁחָבְלוּ בָּהּ – חַיָּיבִין לִיתֵּן לְאָבִיהָ!Mais là-bas, où elle a une douleur corporelle, et que cela lui vient de l'extérieur, il y est pourtant pointilleux ! Car on enseigne : et plus encore : d'autres qui l'ont blessée sont tenus de donner à son père !
- אָמְרִי: הָתָם, דְּגַבְרָא קַפְדָנָא הוּא, דְּהָא אֵין סְמוּכִין עַל שֻׁלְחָנוֹ – אֲפִילּוּ בְּמִידֵּי דְּאָתֵי לְהוּ מֵעָלְמָא קָפֵיד. הָכָא, דְּלָאו גַּבְרָא קַפְדָנָא הוּא, דְּהָא סְמוּכִין עַל שֻׁלְחָנוֹ; כִּי קָא קָפֵיד – בְּמִידֵּי דְּקָא חָסַר לֵיהּ, בְּמִידֵּי דְּאָתֵי לְהוּ מֵעָלְמָא – לָא קָפֵיד.Ils ont répondu : là-bas, c'est un homme pointilleux, puisqu'ils ne dépendent pas de sa table ; il est pointilleux même pour ce qui leur vient de l'extérieur. Ici, ce n'est pas un homme pointilleux, puisqu'ils dépendent de sa table ; lorsqu'il est pointilleux, c'est pour une chose où il perd ; pour ce qui leur vient de l'extérieur, il n'est pas pointilleux.
- מַאי ״סְגוּלָּה״? רַב חִסְדָּא אָמַר: סֵפֶר תּוֹרָה. רַבָּה בַּר רַב הוּנָא אָמַר: דִּיקְלָא דְּאָכֵיל מִינֵּיהּ תַּמְרֵי.Qu'est-ce qu'un « placement » ? Rav 'Hisda a dit : un rouleau de la Torah. Rabba bar Rav Houna a dit : un palmier dont on mange les dattes.
- וְכֵן אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: לֹא זִכְּתָה תּוֹרָה לָאָב – אֶלָּא שֶׁבַח נְעוּרִים בִּלְבָד. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ פְּצִיעָה.Et de même, Rech Lakich a dit : la Torah n'a accordé au père que le profit de la jeunesse seulement. Et Rabbi Yo'hanan a dit : même la plaie.
- פְּצִיעָה סָלְקָא דַּעְתָּךְ?! אֲפִילּוּ רַבִּי אֶלְעָזָר לָא קָמִיבַּעְיָא לֵיהּ אֶלָּא חֲבָלָה –La plaie, te vient-il à l'esprit ?! Même Rabbi Elazar ne s'interrogeait que sur la blessure
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