Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שֶׁלֹּא בְּבֵית דִּין הֲוָה קָאֵי.On répond : Il ne se trouvait pas au tribunal au moment de cette rencontre.
- וְהָתַנְיָא, אָמַר לוֹ: אֵין בִּדְבָרֶיךָ כְּלוּם, שֶׁכְּבָר הוֹדִיתָ,Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) que Rabbi Yehochoua lui a dit : « Tes paroles n'ont aucune portée, car tu as déjà avoué » ; même si des témoins venaient ensuite, Tavi ne serait donc pas affranchi.
- מַאי, לָאו תַּנָּאֵי הִיא – הַאי תַּנָּא דְּאָמַר ״שֶׁכְּבָר אֵין לְךָ עֵדִים״, סָבַר: מוֹדֶה בִּקְנָס וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים – חַיָּיב; וְהַאי תַּנָּא דְּאָמַר ״שֶׁכְּבָר הוֹדִיתָ״, סָבַר: מוֹדֶה בִּקְנָס וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים – פָּטוּר?N'est-ce pas une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Ce Tanna, qui dit : « car tu n'as déjà plus de témoins », pense que celui qui avoue une knas (amende fixée par la Torah), et contre qui des témoins viennent ensuite, est passible ; et ce Tanna, qui dit : « car tu as déjà avoué », pense que celui qui avoue une knas, et contre qui des témoins viennent ensuite, est exempt ?
- לָא; דְּכוּלֵּי עָלְמָא, מוֹדֶה בִּקְנָס וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים – פָּטוּר; וּבְהָא קָמִיפַּלְגִי – הַאי תַּנָּא דְּאָמַר ״שֶׁכְּבָר אֵין לְךָ עֵדִים״, סָבַר: חוּץ לְבֵית דִּין הֲוָה. וְהָךְ תַּנָּא דְּאָמַר ״שֶׁכְּבָר הוֹדִיתָ״, סָבַר: בְּבֵית דִּין הֲוָה.Non : tout le monde admet que celui qui avoue une knas, et contre qui des témoins viennent ensuite, est exempt ; et voici sur quoi ils divergent : ce Tanna, qui dit : « car tu n'as déjà plus de témoins », pense que Rabbi Yehochoua était hors du tribunal, de sorte que l'aveu ne compte pas ; et ce Tanna, qui dit : « car tu as déjà avoué », pense qu'il était au tribunal.
- אִיתְּמַר: מוֹדֶה בִּקְנָס, וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים – רַב אָמַר: פָּטוּר, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: חַיָּיב.Il a été dit (par les Amoraïm) : Celui qui avoue une knas, et contre qui des témoins viennent ensuite : Rav a dit : il est exempt ; et Chmouel a dit : il est passible.
- אָמַר רָבָא בַּר אֲהִילַאי: מַאי טַעְמָא דְּרַב? ״אִם הִמָּצֵא״ – בְּעֵדִים, ״תִמָּצֵא״ – בְּדַיָּינִין; פְּרָט לְמַרְשִׁיעַ אֶת עַצְמוֹ.Rava bar Ahilaï a dit : Quelle est la raison de Rav ? Il est écrit à propos du voleur : « S'il se trouve, oui, s'il se trouve en sa possession » (Exode 22, 3), avec un verbe redoublé : « s'il se trouve » (himmatsé) – par des témoins ; « se trouve » (timmatsé) – par des juges ; à l'exclusion de celui qui se condamne lui-même par son aveu.
- לְמָה לִי? מֵ״אֲשֶׁר יַרְשִׁיעֻן״ נָפְקָא! אֶלָּא שְׁמַע מִינַּהּ, מוֹדֶה בִּקְנָס וְאַחַר כָּךְ בָּאוּ עֵדִים – פָּטוּר!Pourquoi ai-je besoin de ce verset ? Cela se déduit de « celui que les juges condamneront » (Exode 22, 8) ! Déduis-en donc que celui qui avoue une knas, et contre qui des témoins viennent ensuite, est exempt !
- וּשְׁמוּאֵל אָמַר לָךְ: הָהוּא מִבְּעֵי לֵיהּ לְגַנָּב עַצְמוֹ, כִּדְתָנָא דְּבֵי חִזְקִיָּה.Et Chmouel te dira : Ce verset est nécessaire pour inclure le voleur lui-même dans le paiement du double, comme l'a enseigné l'école de 'Hizkiya (plus haut, 63b).
- אֵיתִיבֵיהּ רַב לִשְׁמוּאֵל: רָאָה עֵדִים שֶׁמְּמַשְׁמְשִׁים וּבָאִים, וְאָמַר: ״גָּנַבְתִּי, אֲבָל לֹא טָבַחְתִּי וְלֹא מָכַרְתִּי״ – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶלָּא קֶרֶן! אֲמַר לֵיהּ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁחָזְרוּ עֵדִים לַאֲחוֹרֵיהֶם.Rav a objecté à Chmouel : Si le voleur a vu des témoins qui approchaient, et a dit : « J'ai volé, mais je n'ai ni abattu ni vendu », il ne paie que le principal ! Chmouel lui a dit : De quoi nous occupons-nous ici ? D'un cas où les témoins sont repartis sans témoigner.
- וְהָא מִדְּתָנֵי סֵיפָא, רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: יָבוֹאוּ עֵדִים וְיָעִידוּ; מִכְּלָל דְּתַנָּא קַמָּא סָבַר: לָא!Mais du fait que la fin enseigne : Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, dit : Que les témoins viennent et témoignent, il ressort que le premier Tanna pense que non !
- אֲמַר לֵיהּ שְׁמוּאֵל: לָאו אִיכָּא רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּקָאֵי כְּווֹתִי? אֲנָא דַּאֲמַרִי – כְּרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן.Chmouel lui a dit : N'y a-t-il pas Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, qui tient comme moi ? Moi, ce que j'ai dit est conforme à Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon.
- לִשְׁמוּאֵל וַדַּאי תַּנָּאֵי הִיא; לְרַב מִי לֵימָא תַּנָּאֵי הִיא?Pour Chmouel, c'est assurément une divergence entre Tannaïm ; pour Rav, faut-il dire que c'est une divergence entre Tannaïm ?
- אָמַר לְךָ רַב: אֲנָא דַּאֲמַרִי – אֲפִילּוּ לְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן; עַד כָּאן לָא קָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן הָתָם, אֶלָּא מִשּׁוּם דְּקָא מוֹדֵי מֵחֲמַת בִּיעֲתוּתָא דְעֵדִים; אֲבָל הָכָא, דְּמוֹדֶה מֵעַצְמוֹ – אֲפִילּוּ רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן מוֹדֶה.Rav te dira : Ce que j'ai dit vaut même selon Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon. Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, ne parle ainsi que là-bas, parce que le voleur avoue par peur des témoins ; mais ici, où il avoue de lui-même, même Rabbi Elazar, fils de Rabbi Chimon, l'admet.
- אָמַר רַב הַמְנוּנָא: מִסְתַּבְּרָא מִילְּתֵיהּ דְּרַב בְּאוֹמֵר ״גָּנַבְתִּי״, וּבָאוּ עֵדִים שֶׁגָּנַב – פָּטוּר, שֶׁהֲרֵי חִיֵּיב עַצְמוֹ בְּקֶרֶן.Rav Hamnouna a dit : La parole de Rav est raisonnable dans le cas de celui qui dit : « J'ai volé », et où des témoins viennent attester qu'il a volé : il est exempt, car il s'est obligé lui-même au principal.
- אֲבָל אָמַר ״לֹא גָּנַבְתִּי״, וּבָאוּ עֵדִים שֶׁגָּנַב, וְחָזַר וְאָמַר ״טָבַחְתִּי וּמָכַרְתִּי״, וּבָאוּ עֵדִים שֶׁטָּבַח וּמָכַר – חַיָּיב, שֶׁהֲרֵי פָּטַר עַצְמוֹ מִכְּלוּם.Mais s'il a dit : « Je n'ai pas volé », que des témoins sont venus attester qu'il a volé, puis qu'il a dit : « J'ai abattu et vendu », et que des témoins sont venus attester qu'il a abattu et vendu, il est passible, car il s'est exempté de tout : son aveu ne l'obligeait à aucun paiement.
- אָמַר רָבָא: קַפַּחְתִּינְהוּ לְסָבֵי דְּבֵי רַב. דְּהָא רַבָּן גַּמְלִיאֵל פּוֹטֵר עַצְמוֹ מִכְּלוּם הֲוָה, וְקָאָמַר לֵיהּ רַב חִסְדָּא לְרַב הוּנָא – וְלָא קָא מְשַׁנֵּי לֵיהּ.Rava a dit : J'ai eu raison des anciens de l'école de Rav, c'est-à-dire de Rav Hamnouna. Car Rabban Gamliel s'exemptait de tout par son aveu, et Rav 'Hisda l'a pourtant opposé à Rav Houna, qui ne lui a pas répondu que ce cas était différent pour cette raison.
- אִיתְּמַר נָמֵי, אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: ״גָּנַבְתִּי״, וּבָאוּ עֵדִים שֶׁגָּנַב – פָּטוּר, שֶׁהֲרֵי חִיֵּיב עַצְמוֹ בְּקֶרֶן. אֲבָל אָמַר ״לֹא גָּנַבְ[תִּי]״, וּבָאוּ עֵדִים שֶׁגָּנַב, וְחָזַר וְאָמַר ״טָבַחְתִּי וּמָכַרְתִּי״, וּבָאוּ עֵדִים שֶׁטָּבַח וּמָכַר – חַיָּיב, שֶׁהֲרֵי פָּטַר עַצְמוֹ מִכְּלוּם.Il a aussi été dit : Rabbi 'Hiyya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : « J'ai volé », et des témoins viennent attester qu'il a volé : il est exempt, car il s'est obligé lui-même au principal. Mais s'il a dit : « Je n'ai pas volé », que des témoins sont venus attester qu'il a volé, puis qu'il a dit : « J'ai abattu et vendu », et que des témoins sont venus attester qu'il a abattu et vendu, il est passible, car il s'est exempté de tout.
- אָמַר רַב אָשֵׁי: מַתְנִיתִין וּבָרַיְיתָא נָמֵי דַּיְקָא; מַתְנִיתִין – דִּתְנַן: גָּנַב עַל פִּי שְׁנַיִם, וְטָבַח וּמָכַר עַל פִּי עֵד אֶחָד אוֹ עַל פִּי עַצְמוֹ – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל, וְאֵינוֹ מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה.Rav Achi a dit : La Michna et la baraïta aussi sont formulées avec cette précision. La Michna : car nous avons appris : S'il a volé sur la parole de deux témoins, et s'il a abattu ou vendu sur la parole d'un seul témoin ou sur sa propre parole, il paie le double, mais il ne paie pas le quadruple ou le quintuple.
- לְמָה לִי דְּתָנֵי גָּנַב עַל פִּי שְׁנַיִם? לִיתְנֵי: גָּנַב וְטָבַח [וּמָכַר] עַל פִּי עֵד אֶחָד אוֹ עַל פִּי עַצְמוֹ – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶלָּא הַקֶּרֶן!Pourquoi a-t-elle besoin d'enseigner : « S'il a volé sur la parole de deux » ? Qu'elle enseigne : S'il a volé, abattu et vendu sur la parole d'un seul témoin ou sur sa propre parole, il ne paie que le principal !
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