Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אֶלָּא לָאו הָא קָא מַשְׁמַע לַן: גָּנַב עַל פִּי שְׁנַיִם וְטָבַח עַל פִּי עֵד אֶחָד אוֹ עַל פִּי עַצְמוֹ – הוּא דְּלָא מְחַיֵּיב עַצְמוֹ בְּקֶרֶן,N'est-ce donc pas ceci qu'elle nous fait entendre : S'il a volé sur la parole de deux témoins, et abattu sur la parole d'un seul témoin ou sur sa propre parole – c'est là qu'il ne s'oblige pas lui-même au principal,
- הוּא דְּאָמְרִינַן עַל פִּי עַצְמוֹ דּוּמְיָא דְּעַל פִּי עֵד אֶחָד; מָה עַל פִּי עֵד אֶחָד – כִּי אָתֵי עֵד אֶחָד מִצְטָרֵף בַּהֲדֵיהּ, מִחַיַּיב; עַל פִּי עַצְמוֹ נָמֵי – כִּי אָתוּ עֵדִים, מִחַיַּיב.et c'est là que nous disons que « sur sa propre parole » est semblable à « sur la parole d'un seul témoin » : de même que, sur la parole d'un seul témoin, si un autre témoin vient, il se joint à lui, et le voleur devient passible, de même, sur sa propre parole, si des témoins viennent, il devient passible.
- אֲבָל גָּנַב וְטָבַח וּמָכַר עַל פִּי עֵד אֶחָד אוֹ עַל פִּי עַצְמוֹ – דְּחִיֵּיב עַצְמוֹ בְּקֶרֶן, לָא אָמְרִינַן עַל פִּי עַצְמוֹ דֻּומְיָא דְּעַל פִּי עֵד אֶחָד.Mais s'il a volé, abattu et vendu sur la parole d'un seul témoin ou sur sa propre parole – où il s'oblige lui-même au principal – nous ne disons pas que « sur sa propre parole » est semblable à « sur la parole d'un seul témoin » : c'est alors un aveu véritable, qui l'exempte de la knas (amende fixée par la Torah).
- בָּרַיְיתָא – דְּתַנְיָא: רָאָה עֵדִים שֶׁמְּמַשְׁמְשִׁין וּבָאִין, וְאָמַר: ״גָּנַבְתִּי, אֲבָל לֹא טָבַחְתִּי וְלֹא מָכַרְתִּי״ – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶלָּא קֶרֶן. לְמָה לִי לְמִיתְנֵא: ״וְאָמַר גָּנַבְתִּי אֲבָל לֹא טָבַחְתִּי וְלֹא מָכַרְתִּי״? נִיתְנֵי: ״אוֹ גָּנַבְתִּי אוֹ טָבַחְתִּי וּמָכַרְתִּי״!La baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) le prouve aussi, car il a été enseigné : S'il a vu des témoins qui approchaient, et a dit : « J'ai volé, mais je n'ai ni abattu ni vendu », il ne paie que le principal. Pourquoi a-t-elle besoin d'enseigner : « et a dit : J'ai volé, mais je n'ai ni abattu ni vendu » ? Qu'elle enseigne : « soit : J'ai volé, soit : J'ai abattu et vendu » !
- אֶלָּא הָא קָא מַשְׁמַע לַן: טַעְמָא דְּאָמַר ״גָּנַבְתִּי״ הוּא דְּחִיֵּיב עַצְמוֹ בְּקֶרֶן – דְּפָטוּר; אֲבָל אָמַר ״לֹא גָּנַבְתִּי״ וּבָאוּ עֵדִים שֶׁגָּנַב, וְחָזַר וְאָמַר ״טָבַחְתִּי וּמָכַרְתִּי״ וּבָאוּ עֵדִים שֶׁטָּבַח וּמָכַר, דְּלֹא חִיֵּיב עַצְמוֹ בְּקֶרֶן – חַיָּיב. אַלְמָא הוֹדָאָה דִּטְבִיחָה לָאו הוֹדָאָה הִיא!C'est donc ceci qu'elle nous fait entendre : La raison pour laquelle il est exempt est qu'il a dit : « J'ai volé », de sorte qu'il s'est obligé lui-même au principal ; mais s'il a dit : « Je n'ai pas volé », que des témoins sont venus attester qu'il a volé, puis qu'il a dit : « J'ai abattu et vendu », et que des témoins sont venus attester qu'il a abattu et vendu, comme il ne s'est pas obligé lui-même au principal, il est passible. Il en ressort que l'aveu de l'abattage n'est pas un aveu !
- אָמְרִי: לָא, הִיא גּוּפַהּ קָא מַשְׁמַע לַן – דְּכֵיוָן דְּאָמַר: ״גָּנַבְתִּי״; אַף עַל גַּב דְּאָמַר ״לֹא טָבַחְתִּי וְלֹא מָכַרְתִּי״, וּבָאוּ עֵדִים שֶׁטָּבַח וּמָכַר – פָּטוּר. מַאי טַעְמָא?On répond : Non, la baraïta nous fait entendre cela même : dès lors qu'il a dit : « J'ai volé », bien qu'il ait dit : « Je n'ai ni abattu ni vendu », et que des témoins soient venus attester qu'il a abattu et vendu, il est exempt. Quelle en est la raison ?
- תַּשְׁלוּמֵי (אַרְבַּע) חֲמִשָּׁה אָמַר רַחֲמָנָא, וְלֹא תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וְלֹא תַּשְׁלוּמֵי שְׁלֹשָׁה.Le Miséricordieux a parlé d'un paiement du quadruple et du quintuple, et non d'un paiement de quatre pour un bœuf, ni d'un paiement de trois pour un mouton : le quadruple et le quintuple comprennent le principal et le double ; l'aveu du vol retirant le double, il ne resterait qu'un paiement de trois ou de quatre, que la Torah ne prévoit pas.
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי – הָיוּ שְׁנַיִם מְעִידִין שֶׁגָּנַב, וְהָיוּ שְׁנַיִם מְעִידִים אוֹתוֹ שֶׁטָּבַח וּמָכַר; הוּזַּמּוּ עֵדֵי גְנֵיבָה – עֵדוּת שֶׁבָּטְלָה מִקְצָתָהּ בָּטְלָה כּוּלָּהּ.Disons que cela correspond à une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) : Si deux témoins attestent qu'il a volé, et que deux autres attestent qu'il a abattu et vendu, et que les témoins du vol sont réfutés par la hazama (réfutation de témoins par un alibi) – un témoignage annulé en partie est annulé en totalité.
- הוּזַּמּוּ עֵדֵי טְבִיחָה – הוּא מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל, וְהֵן מְשַׁלְּמִין תַּשְׁלוּמֵי שְׁלֹשָׁה. מִשּׁוּם סוֹמְכוֹס אָמְרוּ: הֵן מְשַׁלְּמִין תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל, וְהוּא מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי שְׁלֹשָׁה לַפָּר וּשְׁנַיִם לָאַיִל.Si les témoins de l'abattage sont réfutés, lui paie le double, et eux paient le paiement de trois fois. Au nom de Soumkhos, on a dit : Eux paient le double, et lui paie le paiement de trois pour le bœuf et de deux pour le bélier.
- אַהֵיָיא קָאֵי סוֹמְכוֹס? אִילֵּימָא אַרֵישָׁא – לֵית לֵיהּ לְסוֹמְכוֹס עֵדוּת שֶׁבָּטְלָה מִקְצָתָהּ בָּטְלָה כּוּלָּהּ?À quelle clause se rapporte Soumkhos ? Si l'on dit : au début, Soumkhos n'admet-il pas qu'un témoignage annulé en partie est annulé en totalité ?
- וְאֶלָּא אַסֵּיפָא – שַׁפִּיר קָאָמְרִי רַבָּנַן: הוּא מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל, וְהֵם מְשַׁלְּמִין תַּשְׁלוּמֵי שְׁלֹשָׁה!Mais alors, à la fin ? Les Rabbanan disent bien : lui paie le double, et eux paient le paiement de trois fois !
- אֶלָּא מִילְּתָא אַחֲרִיתִי אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ – כְּגוֹן דְּאָתוּ בֵּי תְרֵי אָמְרִי לֵיהּ ״גָּנַבְתָּ״; אֲמַר לְהוּ: ״אִין, גָּנַבְתִּי וְטָבַחְתִּי וּמָכַרְתִּי, מִיהוּ לֹא בִּפְנֵיכֶם גָּנַבְתִּי״, וְאַיְיתִי סָהֲדִי וְאַזְּמִינְהוּ – דְּלָא בְּאַפַּיְיהוּ גְּנַב; וְאַיְיתִי בַּעַל הַבַּיִת סָהֲדֵי וְאַסְהִידוּ בֵּיהּ דְּגָנַב וְטָבַח וּמָכַר.Il y a donc une autre chose entre eux – il s'agit d'un autre cas, non mentionné explicitement : celui où deux personnes sont venues lui dire : « Tu as volé » ; il leur a dit : « Oui, j'ai volé, j'ai abattu et vendu, mais ce n'est pas en votre présence que j'ai volé » ; il a amené des témoins qui les ont réfutés par la hazama, prouvant qu'il n'a pas volé en leur présence ; et le propriétaire a amené des témoins qui ont attesté contre lui qu'il a volé, abattu et vendu.
- וּבְהוֹדָאַת טְבִיחָה קָמִיפַּלְגִי –Et ils divergent sur l'aveu de l'abattage :
- דְּרַבָּנַן סָבְרִי: אַף עַל גַּב דְּהוֹדָאָה דִגְנֵיבָה מֵחֲמַת עֵדִים הוּא דְּקָא מוֹדֵה, הוֹדָאָה דִטְבִיחָה הוֹדָאָה הִיא, וּפָטוּר.les Rabbanan pensent que, bien que ce soit à cause des témoins qu'il a fait l'aveu du vol, l'aveu de l'abattage est un aveu, et il est exempt du quadruple ou du quintuple.
- וְסוֹמְכוֹס סָבַר: כֵּיוָן דְּהוֹדָאָה דִּגְנֵיבָה מֵחֲמַת עֵדִים הוּא דְּקָא מוֹדֵה, דִּטְבִיחָה לָאו הוֹדָאָה.Et Soumkhos pense que, puisque c'est à cause des témoins qu'il a fait l'aveu du vol, celui de l'abattage n'est pas un aveu.
- וְהָנָךְ עֵדִים קַמָּאֵי דְּאַזְּמִינְהוּ – מְשַׁלְּמִין תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל; וְהוּא מְשַׁלֵּם שְׁלֹשָׁה לַפָּר וּשְׁנַיִם לָאַיִל.Et ces premiers témoins, qui ont été réfutés, paient le double ; et lui paie trois pour le bœuf et deux pour le bélier.
- אָמַר רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא: לָא; דְּכוּלֵּי עָלְמָא – הוֹדָאָה דִטְבִיחָה לָאו הוֹדָאָה הִיא;Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit : Non ; tout le monde admet que l'aveu de l'abattage n'est pas un aveu ;
- אֶלָּא בְּעֵדוּת שֶׁאִי אַתָּה יָכוֹל לַהֲזִימָּהּ קָמִיפַּלְגִי – כְּגוֹן דְּאָתוּ סָהֲדֵי וְאָמְרִי לֵיהּ: ״גָּנַבְתָּ״, וְאָמַר לְהוּ: ״גָּנַבְתִּי וְטָבַחְתִּי וּמָכַרְתִּי, מִיהוּ לֹא בִּפְנֵיכֶם גָּנַבְתִּי אֶלָּא בִּפְנֵי פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי״; וְאַיְיתִי סָהֲדִי וְאַזְּמִינְהוּ – דְּלָא בְּאַפַּיְיהוּ גְּנַב; וַאֲתוֹ פְּלוֹנִי וּפְלוֹנִי וְאַסְהִידוּ בֵּיהּ דְּגָנַב וְטָבַח וּמָכַר.mais ils divergent sur un témoignage que tu ne peux pas réfuter par la hazama – dans le cas où des témoins sont venus lui dire : « Tu as volé », et où il leur a dit : « J'ai volé, j'ai abattu et vendu, mais ce n'est pas en votre présence que j'ai volé, c'est en présence d'untel et d'untel » ; il a amené des témoins qui les ont réfutés, prouvant qu'il n'a pas volé en leur présence ; puis untel et untel sont venus attester contre lui qu'il a volé, abattu et vendu.
- וּבְהָא קָמִיפַּלְגִי – דְּרַבָּנַן סָבְרִי הָוְיָא לַהּ עֵדוּת שֶׁאִי אַתָּה יָכוֹל לַהֲזִימָּהּ, וְכׇל עֵדוּת שֶׁאִי אַתָּה יָכוֹל לַהֲזִימָּהּ – לָא הָוְיָא עֵדוּת.Et voici sur quoi ils divergent : les Rabbanan pensent que c'est un témoignage que tu ne peux pas réfuter par la hazama – puisque le voleur lui-même reconnaît sa véracité – et tout témoignage que tu ne peux pas réfuter par la hazama n'est pas un témoignage.
- וְסוֹמְכוֹס סָבַר: עֵדוּת שֶׁאִי אַתָּה יָכוֹל לַהֲזִימָּהּ – הָוְיָא עֵדוּת.Et Soumkhos pense qu'un témoignage que tu ne peux pas réfuter par la hazama est un témoignage.
- וְהָא קַיְימָא לַן דְּעֵדוּת שֶׁאִי אַתָּה יָכוֹל לַהֲזִימָּהּ לָא הָוְיָא עֵדוּת! הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלָא יָדְעִי בְּאֵיזֶה יוֹם בְּאֵיזֶה שָׁעָה – דְּלֵיכָּא לְעֵדוּת כְּלָל; אֲבָל הָכָא – סַיּוֹעֵי הוּא דְּקָא מְסַיְּיעִי לֵיהּ.Mais n'avons-nous pas établi qu'un témoignage que tu ne peux pas réfuter par la hazama n'est pas un témoignage ? Cela ne vaut que lorsqu'ils ne savent pas quel jour ni à quelle heure : il n'y a alors aucun témoignage ; mais ici, c'est une aide qu'il leur apporte, le voleur lui-même confirmant leurs dires.
- אָמַר מָר: הֵן מְשַׁלְּמִין תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל. מִדְּקָא מוֹדֵה דִּגְנַב – קֶרֶן בָּעֵי שַׁלּוֹמֵי?! אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר מִשְּׁמֵיהּ דְּרַב, תְּנִי:Le Maître a dit : Eux paient le double. Du fait qu'il avoue avoir volé, a-t-il à payer le principal ?! Pourquoi les témoins réfutés paieraient-ils un double incluant le principal ? Rabbi Elazar a dit au nom de Rav : Enseigne :
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.