Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- לְהָכִי פָּטְרִי רַבָּנַן; אֶלָּא לְמַאן דְּאָמַר דְּרַבָּנַן, אַמַּאי פָּטְרִי רַבָּנַן?pour cela que les Rabbanan exemptent dans le cas de l'abattage pendant Chabbat, car la viande est interdite. Mais selon celui qui dit que l'interdit est rabbinique, pourquoi les Rabbanan exemptent-ils lorsque le mandataire abat pendant Chabbat ?
- אַשְּׁאָרָא – אַעֲבוֹדָה זָרָה וְשׁוֹר הַנִּסְקָל.Les Rabbanan ne parlent pas de Chabbat : ils exemptent pour le reste des cas : pour l'idolâtrie et le bœuf condamné à la lapidation.
- וְרַבִּי מֵאִיר – אַמַּאי מְחַיֵּיב שׁוֹחֵט לַעֲבוֹדָה זָרָה?Et Rabbi Méïr, même s'il tient qu'un abattage inapte s'appelle un abattage, pourquoi rend-il passible celui qui abat pour l'idolâtrie ?
- כֵּיוָן דִּשְׁחַט בַּהּ פּוּרְתָּא – אַסְרַהּ; אִידַּךְ – אִיסּוּרֵי הֲנָאָה הוּא, וְלָא דְּמָרַיהּ קָא טָבַח (וְלָא דִּידֵיהּ קָא טָבַח)!Dès qu'il a abattu un peu, il l'a interdit comme offrande idolâtre ; le reste de l'animal, quand il achève l'abattage, est un objet dont tout profit est interdit, et ce n'est pas l'animal de son propriétaire qu'il abat (et ce n'est pas le sien qu'il abat) !
- אָמַר רָבָא: בְּאוֹמֵר בִּגְמַר זְבִיחָה הוּא עוֹבְדָהּ.Rava a dit : Il s'agit de celui qui dit au préalable que c'est seulement à l'achèvement de l'abattage qu'il l' offre en culte idolâtre : l'interdit ne prend alors effet qu'à ce moment.
- שׁוֹר הַנִּסְקָל – אִיסּוּרֵי הֲנָאָה נִינְהוּ; לָאו דְּמָרֵיהּ קָא טָבַח, וְלָאו דִּידֵיהּ קָא טָבַח!Quant au bœuf condamné à la lapidation, tout profit en est interdit ; ce n'est pas l'animal de son propriétaire qu'il abat, et ce n'est pas le sien qu'il abat !
- אָמַר רָבָא: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁמְּסָרוֹ לְשׁוֹמֵר; וְהִזִּיק בְּבֵית שׁוֹמֵר, וְהוּעַד בְּבֵית שׁוֹמֵר, וְנִגְמַר דִּינוֹ בְּבֵית שׁוֹמֵר. וְרַבִּי מֵאִיר סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יַעֲקֹב, וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן;Rava a dit : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où le propriétaire l'a remis à un gardien, et le bœuf a causé un dommage mortel dans la maison du gardien, a été averti dans la maison du gardien, et son jugement a été prononcé dans la maison du gardien. Le voleur l'y a ensuite volé et l'a abattu. Et Rabbi Méïr partage l'avis de Rabbi Yaakov, et il partage l'avis de Rabbi Chimon.
- סָבַר לַהּ כְּרַבִּי יַעֲקֹב – דְּאָמַר: אַף מִשֶּׁנִּגְמַר דִּינוֹ, הֶחְזִירוֹ שׁוֹמֵר לַבְּעָלִים – מוּחְזָר.Il partage l'avis de Rabbi Yaakov, qui a dit : Même après le prononcé de son jugement, si le gardien l'a rendu aux propriétaires, il est considéré comme rendu.
- וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן – דְּאָמַר: דָּבָר הַגּוֹרֵם לְמָמוֹן, כְּמָמוֹן דָּמֵי.Et il partage l'avis de Rabbi Chimon, qui a dit : Une chose qui cause indirectement une perte d'argent est considérée comme de l'argent. En abattant le bœuf, le voleur empêche le gardien de le rendre intact et l'oblige à en payer la valeur : pour lui, il a une valeur.
- דִּתְנַן, רַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: קֳדָשִׁים שֶׁחַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָן – חַיָּיב; אַלְמָא דָּבָר הַגּוֹרֵם לְמָמוֹן – כְּמָמוֹן דָּמֵי.Car nous avons appris : Rabbi Chimon dit : Des offrandes dont il le propriétaire porte la responsabilité (il doit les remplacer si elles se perdent), le voleur est passible. On voit donc qu'une chose qui cause une perte d'argent est considérée comme de l'argent.
- אָמַר רַב כָּהֲנָא, אַמְרִיתָא לִשְׁמַעְתָּא קַמֵּיהּ דְּרַב זְבִיד מִנְּהַרְדְּעָא: מִי מָצֵית מוֹקְמַתְּ מַתְנִיתִין כְּרַבִּי מֵאִיר, וְלָא כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן? וְהָא קָתָנֵי סֵיפָא: רַבִּי שִׁמְעוֹן פּוֹטֵר בִּשְׁנֵי אֵלּוּ; מִכְּלָל דִּבְכוּלַּהּ מַתְנִיתִין מוֹדֵה!Rav Kahana a dit : J'ai récité cet enseignement devant Rav Zevid de Neharde'a et je lui ai demandé : Peux-tu établir notre Michna selon Rabbi Méïr, et non selon Rabbi Chimon ? N'est-il pas enseigné à la fin : Rabbi Chimon exempte dans ces deux cas ? On en déduit que, dans tout le reste de la Michna, il est d'accord !
- אֲמַר לֵיהּ: לָא; מִכְּלָל דְּמוֹדֵה בְּטָבַח וּמָכַר לִרְפוּאָה וְלִכְלָבִים.Il lui a dit : Non ; on en déduit seulement qu'il est d'accord dans le cas où il a abattu ou vendu pour un usage médicinal ou pour des chiens, mentionné juste avant.
- גָּנַב מִשֶּׁל אָבִיו וְטָבַח וּמָכַר וְכוּ׳. בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: גָּנַב שׁוֹר שֶׁל שְׁנֵי שׁוּתָּפִין, וּטְבָחוֹ, וְהוֹדָה לְאֶחָד מֵהֶן, מַהוּ?La Michna enseigne : S'il a volé un animal de son père, l'a abattu ou vendu, etc. Rava a demandé à Rav Na'hman : S'il a volé un bœuf de deux associés, l'a abattu, et a avoué à l'un d'eux (celui qui avoue une amende en est dispensé), qu'en est-il de la part de l'autre ?
- ״חֲמִשָּׁה בָּקָר״ אָמַר רַחֲמָנָא – וְלֹא חֲמִשָּׁה חֲצָאֵי בָקָר; אוֹ דִּלְמָא, ״חֲמִשָּׁה בָּקָר״ אָמַר רַחֲמָנָא – וַאֲפִילּוּ חֲמִשָּׁה חֲצָאֵי בָקָר? אֲמַר לֵיהּ: ״חֲמִשָּׁה בָּקָר״ אָמַר רַחֲמָנָא – וְלֹא חֲמִשָּׁה חֲצָאֵי בָקָר.« Cinq bœufs », a dit le Miséricordieux (Exode 21, 37), et non cinq moitiés de bœuf ; ou peut-être : « Cinq bœufs », a dit le Miséricordieux, et même cinq moitiés de bœuf ? Il lui a dit : « Cinq bœufs », a dit le Miséricordieux, et non cinq moitiés de bœuf.
- אֵיתִיבֵיהּ: גָּנַב מִשֶּׁל אָבִיו, וְטָבַח וּמָכַר, וְאַחַר כָּךְ מֵת אָבִיו – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה. וְהָא הָכָא, כֵּיוָן דְּמֵת אָבִיו – כְּמוֹ שֶׁקָּדַם וְהוֹדָה לְאֶחָד מֵהֶן דָּמֵי, וְקָתָנֵי: מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה!Il lui a objecté : Il est enseigné : S'il a volé un animal de son père, l'a abattu ou vendu, et qu'ensuite son père soit mort, il paie le quadruple ou le quintuple. Or ici, puisque son père est mort, et qu'il hérite d'une part, c'est comme s'il avait avoué d'abord à l'un d'eux (à lui-même), et on enseigne pourtant : Il paie le quadruple ou le quintuple !
- אֲמַר לֵיהּ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁעָמַד אָבִיו בַּדִּין.Il lui a dit : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où son père s'est présenté au tribunal de son vivant : l'obligation était alors déjà fixée.
- אֲבָל לֹא עָמַד בַּדִּין, מַאי – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה? אִי הָכִי, אַדְּתָנֵי סֵיפָא: גָּנַב מִשֶּׁל אָבִיו, וָמֵת, וְאַחַר כָּךְ טָבַח וּמָכַר – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה; נִיפְלוֹג בְּדִידֵיהּ: בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – כְּשֶׁעָמַד בַּדִּין, אֲבָל לֹא עָמַד בַּדִּין – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי אַרְבָּעָה וַחֲמִשָּׁה!Mais s'il ne s'est pas présenté au tribunal, qu'en est-il ? Il ne paierait pas le quadruple ou le quintuple ? Si c'est ainsi, au lieu d'enseigner à la fin : S'il a volé de son père, que celui-ci soit mort, et qu'ensuite il ait abattu ou vendu, il ne paie pas le quadruple ou le quintuple ; que l'on distingue dans le cas même : De quoi s'agit-il ? De celui qui s'est présenté au tribunal ; mais s'il ne s'est pas présenté au tribunal, il ne paie pas le quadruple ou le quintuple !
- אֲמַר לֵיהּ: הָכִי נָמֵי; אַיְּידֵי דְּנָסֵיב רֵישָׁא: גָּנַב מִשֶּׁל אָבִיו, וְטָבַח וּמָכַר, וְאַחַר כָּךְ מֵת אָבִיו; נָסֵיב סֵיפָא נָמֵי: גָּנַב מִשֶּׁל אָבִיו, וּמֵת אָבִיו, וְאַחַר כָּךְ טָבַח וּמָכַר.Il lui a dit : En effet, on aurait pu le dire ; mais puisqu'il a cité au début : S'il a volé de son père, l'a abattu ou vendu, et qu'ensuite son père soit mort, il a cité aussi à la fin : S'il a volé de son père, que son père soit mort, et qu'ensuite il ait abattu ou vendu.
- לְצַפְרָא אֲמַר לֵיהּ: ״חֲמִשָּׁה בָּקָר״ אָמַר רַחֲמָנָא – וַאֲפִילּוּ חֲמִשָּׁה חֲצָאֵי בָּקָר. וְהַאי דְּלָא אֲמַרִי לָךְ בְּאוּרְתָּא –Le matin, Rav Na'hman se rétracta et lui dit : « Cinq bœufs », a dit le Miséricordieux, et même cinq moitiés de bœuf. Et si je ne te l'ai pas dit hier soir,
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