Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּמַדְלִיק בְּתוֹךְ שֶׁלּוֹ וְהָלְכָה וְדָלְקָה בְּתוֹךְ שֶׁל חֲבֵירוֹ, אֲבָל מַדְלִיק בְּתוֹךְ שֶׁל חֲבֵירוֹ – דִּבְרֵי הַכֹּל מְשַׁלֵּם כׇּל מַה שֶּׁהָיָה בְּתוֹכוֹ.En quel cas ces paroles sont-elles dites ? C'est lorsqu'on a allumé un feu dans son propre domaine, et que le feu s'est propagé et a brûlé des biens dans le domaine de son prochain. Mais pour celui qui allume un feu dans le domaine de son prochain et détruit ainsi sa meule, de l'avis de tous, il paie tout ce qui s'y trouvait.
- וּמוֹדֶה רַבִּי יְהוּדָה לַחֲכָמִים בְּמַשְׁאִיל מָקוֹם לַחֲבֵירוֹ לְהַגְדִּישׁ גָּדִישׁ, וְהִגְדִּישׁ וְהִטְמִין, שֶׁאֵין מְשַׁלֵּם אֶלָּא דְּמֵי גָדִישׁ בִּלְבָד. לְהַגְדִּישׁ חִטִּין וְהִגְדִּישׁ שְׂעוֹרִין; שְׂעוֹרִין וְהִגְדִּישׁ חִטִּין; חִטִּין וְחִיפָּן בִּשְׂעוֹרִין; שְׂעוֹרִין וְחִיפָּן בְּחִטִּים – שֶׁאֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶלָּא דְּמֵי שְׂעוֹרִין בִּלְבָד.Et Rabbi Yehouda reconnaît aux Sages que, dans le cas de celui qui prête un emplacement à son prochain dans son champ pour y dresser une meule, et que celui-ci a dressé la meule et y a caché des objets, si le propriétaire du champ provoque l'incendie de la meule, il ne paie que le prix de la meule seule, car l'autre n'avait pas la permission d'y cacher des objets. De même, si on lui a permis de dresser une meule de blé et qu'il a dressé une meule d'orge ; ou de dresser une meule d'orge et qu'il a dressé une meule de blé ; ou encore s'il a dressé une meule de blé et l'a recouverte d'orge, ou une meule d'orge et l'a recouverte de blé : Rabbi Yehouda reconnaît qu'il ne paie que le prix de l'orge seule, de moindre valeur.
- אָמַר רָבָא: הַנּוֹתֵן דִּינַר זָהָב לְאִשָּׁה, וְאָמַר לָהּ: ״הִזָּהֲרִי בּוֹ, שֶׁל כֶּסֶף הוּא״; הִזִּיקַתּוּ – מְשַׁלֶּמֶת דִּינַר זָהָב, מִשּׁוּם דְּאָמַר לַהּ: מַאי הֲוָה לִיךְ גַּבֵּיהּ דְּאַזַּקְתֵּיהּ. פָּשְׁעָה בּוֹ – מְשַׁלֶּמֶת שֶׁל כֶּסֶף, דְּאָמְרָה לֵיהּ: נְטִירוּתָא דְכַסְפָּא קַבֵּילִי עֲלַי, נְטִירוּתָא דְּדַהֲבָא לָא קַבֵּילִי עֲלַי.Rava a dit : Celui qui donne un dinar d'or à une femme en dépôt et lui dit : « Fais attention à lui, il est d'argent » : si elle l'a endommagé elle-même, elle paie un dinar d'or, parce qu'il peut lui dire : « Qu'avais-tu à faire avec lui pour l'endommager ? » Si elle a été négligente à son égard et qu'il a été perdu ou volé, elle paie un dinar d'argent, car elle peut lui dire : « J'ai accepté la garde de l'argent, je n'ai pas accepté la garde de l'or. »
- אֲמַר לֵיהּ רַב מָרְדֳּכַי לְרַב אָשֵׁי: אַתּוּן – בִּדְרָבָא מַתְנִיתוּ לַהּ; אֲנַן – מִמַּתְנִיתָא פְּשִׁיטָא לַן: חִטִּין וְחִיפָּן בִּשְׂעוֹרִין, שְׂעוֹרִין וְחִיפָּן בְּחִטִּין – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶלָּא דְּמֵי שְׂעוֹרִין בִּלְבָד. אַלְמָא אֲמַר לֵיהּ: ״נְטִירוּתָא דִשְׂעָרֵי קַבֵּילִי עֲלַי״, הָכָא נָמֵי אֲמַרָה לֵיהּ: ״נְטִירוּתָא דְּדַהֲבָא לָא קַבֵּילִי עֲלַי״.Rav Mordekhaï a dit à Rav Achi : Vous, vous enseignez cela comme une parole de Rava ; nous, cela nous est évident d'après la baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : s'il a dressé une meule de blé et l'a recouverte d'orge, ou une meule d'orge et l'a recouverte de blé, il ne paie que le prix de l'orge seule. Il en ressort que celui qui a allumé le feu peut lui dire : « J'ai accepté la garde de l'orge », mais non du blé ; ici aussi, dans le cas du dinar, elle peut lui dire : « Je n'ai pas accepté la garde de l'or. »
- אָמַר רַב: שְׁמַעִית מִילְּתָא לְרַבִּי יְהוּדָה, וְלָא יָדַעְנָא מַאי הִיא. אָמַר שְׁמוּאֵל: וְלָא יָדַע אַבָּא מַאי שְׁמִיעַ לֵיהּ? לְרַבִּי יְהוּדָה, דִּמְחַיֵּיב עַל נִזְקֵי טָמוּן בָּאֵשׁ – עָשׂוּ תַּקָּנַת נִגְזָל בְּאִשּׁוֹ.Rav a dit : J'ai entendu une chose concernant l'opinion de Rabbi Yehouda dans notre Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi), mais je ne sais pas ce que c'est. Chmouel a dit : Abba (c'était le nom de Rav) ne sait-il donc pas ce qu'il a entendu ? Voici ce qu'il a entendu : Selon Rabbi Yehouda, qui rend passible pour les dommages causés aux objets cachés par le feu, les Sages ont appliqué à celui qui subit les dommages de son feu l'ordonnance instituée en faveur de la victime d'un vol. De même que la victime d'un vol peut jurer de ce qu'on lui a pris et se faire payer, le propriétaire de la meule peut jurer de ce qui s'y trouvait et se faire payer.
- בָּעֵי אַמֵּימָר: עָשׂוּ תַּקָּנַת נִגְזָל בְּמָסוֹר, אוֹ לָא? אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר לָא דָּיְינִינַן דִּינָא דִגְרָמֵי – לָא תִּבְּעֵי לָךְ, דְּמָסוֹרוֹת נָמֵי לָא דָּיְינִינַן;Ameimar a posé la question : Ont-ils appliqué l'ordonnance en faveur de la victime d'un vol au cas du délateur, qui fait saisir les biens d'autrui par les autorités non juives, ou non ? Selon celui qui dit que nous ne jugeons pas la loi des dommages indirects, ne te pose pas la question, car nous ne jugeons pas non plus les cas de délateurs, qui ne causent qu'un dommage indirect.
- אֶלָּא כִּי תִּבְּעֵי לָךְ, אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר דָּיְינִינַן דִּינָא דִגְרָמֵי – עָשׂוּ תַּקָּנַת נִגְזָל בְּמָסוֹר, דְּמִשְׁתְּבַע וְשָׁקֵיל, אוֹ לָא? תֵּיקוּ.Mais voici quand tu dois te poser la question : selon celui qui dit que nous jugeons la loi des dommages indirects : ont-ils appliqué l'ordonnance en faveur de la victime d'un vol au cas du délateur, en ce sens qu'elle jure et prend ce qu'elle réclame, ou non ? Aucune conclusion n'a été atteinte : tékou (la question reste en suspens).
- הָהוּא גַּבְרָא דִּבְטַשׁ בְּכַסְפְּתָא דְחַבְרֵיהּ, שַׁדְיַיהּ בְּנַהֲרָא. אֲתָא מָרֵיהּ וְאָמַר: הָכִי וְהָכִי הֲוָה לִי בְּגַוַּהּ. יָתֵיב רַב אָשֵׁי וְקָא מְעַיֵּין בֵּיהּ: כִּי הַאי גַוְונָא מַאי?Un certain homme a donné un coup de pied dans le coffre de son prochain et l'a projeté dans le fleuve. Son propriétaire est venu au tribunal et a dit : « J'avais telle et telle chose à l'intérieur. » Rav Achi s'est assis et a examiné la question : Dans un cas comme celui-ci, qu'en est-il ? Le tribunal le croit-il ou non ?
- אֲמַר לֵיהּ רָבִינָא לְרַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא, וְאָמְרִי לַהּ רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרָבָא לְרַב אָשֵׁי: לָאו הַיְינוּ מַתְנִיתִין? דִּתְנַן: וּמוֹדִים חֲכָמִים לְרַבִּי יְהוּדָה בְּמַדְלִיק אֶת הַבִּירָה, שֶׁמְּשַׁלֵּם כׇּל מַה שֶּׁבְּתוֹכוֹ; שֶׁכֵּן דֶּרֶךְ בְּנֵי אָדָם לְהַנִּיחַ בַּבָּתִּים.Ravina a dit à Rav A'ha, fils de Rava, et certains disent que Rav A'ha, fils de Rava, a dit à Rav Achi : N'est-ce pas le cas de notre Michna ? Car nous avons appris (dans la Michna) : Et les Sages reconnaissent à Rabbi Yehouda que celui qui met le feu à un bâtiment paie tout ce qui s'y trouve, car telle est la coutume des gens de déposer leurs biens dans les maisons. De même, il est courant de déposer de l'argent dans un coffre, et on devrait croire le plaignant.
- אֲמַר לֵיהּ: אִי דְּקָא טָעֵין זוּזֵי – הָכָא נָמֵי, הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דְּקָא טָעֵין מַרְגָּנִיתָא. מַאי? מִי מַנְּחִי אִינָשֵׁי מַרְגָּנִיתָא בְּכַסְפְּתָא, אוֹ לָא? תֵּיקוּ.Rav Achi lui a dit : S'il réclamait des pièces, ici aussi cette règle s'appliquerait. De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il réclame une perle. Qu'en est-il ? Les gens déposent-ils une perle dans un coffre, ou non ? Aucune conclusion n'a été atteinte : tékou.
- אֲמַר לֵיהּ רַב יֵימַר לְרַב אָשֵׁי: טָעֵין כָּסָא דְכַסְפָּא בְּבִירָה, מַאי? אֲמַר לֵיהּ: (חָזֵינָא) [חָזֵינַן], אִי אִינִישׁ אֲמִיד הוּא – דְּאִית לֵיהּ כָּסָא דְכַסְפָּא, אִי נָמֵי אִינִישׁ מְהֵימְנָא הוּא – דְּמַפְקְדִי אִינָשֵׁי גַּבֵּיהּ; מִשְׁתְּבַע וְשָׁקֵיל. וְאִי לָא, לָאו כֹּל כְּמִינֵּיהּ.Rav Yeimar a dit à Rav Achi : S'il réclame une coupe d'argent brûlée dans le bâtiment, qu'en est-il ? Rav Achi lui a dit : Nous regardons : si c'est un homme aisé, qui possède une coupe d'argent, ou bien si c'est un homme digne de confiance, chez qui les gens déposent des objets de valeur, il jure et prend ce qu'il réclame. Sinon, ce n'est pas en son pouvoir de se faire croire.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַדָּא בְּרֵיהּ דְּרַב אַוְיָא לְרַב אָשֵׁי: מָה בֵּין גַּזְלָן לְחַמְסָן? אֲמַר לֵיהּ: חַמְסָן – יָהֵיב דְּמֵי, גַּזְלָן – לָא יָהֵיב דְּמֵי.Rav Adda, fils de Rav Avya, a dit à Rav Achi : Quelle est la différence entre un gazlan (voleur à main armée, qui prend de force) et un 'hamsan (spoliateur) ? Rav Achi lui a dit : Le 'hamsan donne de l'argent pour ce qu'il prend, fût-ce contre le gré du propriétaire ; le gazlan ne donne pas d'argent.
- אֲמַר לֵיהּ: אִי יָהֵיב דְּמֵי – חַמְסָן קָרֵית לֵיהּ?! וְהָאָמַר רַב הוּנָא: תְּלוּהּ וְזַבֵּין – זְבִינֵיהּ זְבִינֵי! לָא קַשְׁיָא, הָא דְּאָמַר ״רוֹצֶה אֲנִי״, הָא דְּלָא אָמַר ״רוֹצֶה אֲנִי״.Rav Adda lui a dit : S'il donne de l'argent, tu l'appelles 'hamsan ?! Puisqu'il paie, il acquiert légalement. Mais voici que Rav Houna a dit : Si on l'a suspendu et qu'il a vendu sous la contrainte, sa vente est une vente valable ! Rav Achi répond : Ce n'est pas difficile. Ici, la vente est valable lorsqu'il dit : « Je veux bien » ; là, elle ne l'est pas lorsqu'il n'a pas dit : « Je veux bien. »
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