Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- סִלְתָּא, שְׁרָגָא, דְּהָהוּא וַדַּאי מַעֲשֵׂה דִידֵיהּ גָּרְמוּ.du petit bois (silta), une lampe (cheraga), car dans ce cas-là, c'est assurément son propre acte, à lui qui a envoyé le feu, qui a causé l'incendie.
- שִׁלַּח בְּיַד פִּקֵּחַ – הַפִּקֵּחַ חַיָּיב וְכוּ׳. אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: מַאן דְּתָנֵי ״לִיבָּה״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ, וּמַאן דְּתָנֵי ״נִיבָּה״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ.La Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) a enseigné : S'il a envoyé le feu par l'intermédiaire d'un homme sensé, c'est l'homme sensé qui est 'hayav (passible), etc. Si un autre est venu et a attisé la flamme, c'est celui qui l'a attisée qui est passible. Rav Na'hman bar Yits'hak a dit : Celui qui enseigne « liba » (il a attisé) ne se trompe pas, et celui qui enseigne « niba » (il a soufflé) ne se trompe pas.
- מַאן דְּתָנֵי ״לִיבָּה״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ – דִּכְתִיב: ״בְּלַבַּת אֵשׁ״. וּמַאן דְּתָנֵי ״נִיבָּה״ לָא מִשְׁתַּבַּשׁ – דִּכְתִיב: ״בּוֹרֵא נִיב שְׂפָתָיִם״.Celui qui enseigne « liba » ne se trompe pas, car il est écrit : « dans une flamme (belabat) de feu » (Exode 3, 2). Et celui qui enseigne « niba » ne se trompe pas, car il est écrit : « Il crée le fruit (niv) des lèvres » (Isaïe 57, 19), expression que l'on peut rapporter au souffle des lèvres.
- לִבְּתָה הָרוּחַ – כּוּלָּן פְּטוּרִין. תָּנוּ רַבָּנַן: לִיבָּה וְלִבְּתָה הָרוּחַ, אִם יֵשׁ בְּלִבּוּיוֹ כְּדֵי לְלַבּוֹתָהּ – חַיָּיב, וְאִם לָאו – פָּטוּר.La Michna a enseigné : Si le vent a attisé le feu, tous sont pétour (exempts), même si quelqu'un l'attisait en même temps. Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : S'il a attisé et que le vent a attisé en même temps : si son attisement suffit à attiser le feu à lui seul, il est 'hayav, et sinon, il est pétour.
- אַמַּאי? לֶיהֱוֵי כְּזוֹרֶה וְרוּחַ מְסַיַּיעְתּוֹ!Pourquoi serait-il exempt lorsque son attisement ne suffit pas ? Que ce soit comme celui qui vanne le grain à Chabbat en le lançant en l'air et que le vent aide : il est passible, bien que sans le vent il n'aurait pas pu vanner !
- אָמַר אַבָּיֵי: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁלִּיבָּה מִצַּד אֶחָד, וְלִבַּתּוּ הָרוּחַ מִצַּד אַחֵר. רָבָא אָמַר: כְּגוֹן שֶׁלִּיבָּה בְּרוּחַ מְצוּיָה, וְלִבַּתּוּ הָרוּחַ בְּרוּחַ שֶׁאֵינָהּ מְצוּיָה. רַבִּי זֵירָא אָמַר: כְּגוֹן דְּצַמְּרַהּ צַמּוֹרֵי.Abayé a dit : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il a attisé d'un côté, et où le vent a attisé de l'autre côté, si bien que son attisement n'a servi à rien. Rava a dit : Du cas où il a attisé alors que soufflait un vent ordinaire, ce qui ne suffisait pas à propager le feu, et où le vent l'a attisé par un vent inhabituel, qu'il ne pouvait prévoir. Rabbi Zeira a dit : Du cas où il a seulement réchauffé le feu de son haleine (detsamra tsamourei), sans l'attiser véritablement.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: כִּי אָמְרִינַן זוֹרֶה וְרוּחַ מְסַיַּיעְתּוֹ – הָנֵי מִילֵּי לְעִנְיַן שַׁבָּת, דִּמְלֶאכֶת מַחְשֶׁבֶת אָסְרָה תּוֹרָה; אֲבָל הָכָא – גְּרָמָא בְּעָלְמָא הוּא, וּגְרָמָא בִּנְזָקִין פָּטוּר.Rav Achi a dit : Quand nous disons que celui qui vanne avec l'aide du vent est passible, cela ne vaut qu'en matière de Chabbat, car la Torah a interdit le travail réfléchi (melekhet ma'hachevet) : l'essentiel est que son dessein s'accomplisse. Mais ici, en matière de dommages, ce n'est qu'une simple causalité indirecte (gerama), et la causalité indirecte en matière de dommages est pétour.
- מַתְנִי׳ הַשּׁוֹלֵחַ אֶת הַבְּעֵרָה, וְאָכְלָה עֵצִים אוֹ אֲבָנִים אוֹ עָפָר – חַיָּיב; שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי תֵצֵא אֵשׁ וּמָצְאָה קֹצִים, וְנֶאֱכַל גָּדִישׁ אוֹ הַקָּמָה אוֹ הַשָּׂדֶה, שַׁלֵּם יְשַׁלֵּם הַמַּבְעִר אֶת הַבְּעֵרָה״.MICHNA : Celui qui envoie l'incendie, c'est-à-dire qui le laisse s'échapper, et que celui-ci consume du bois, ou des pierres, ou de la terre, est 'hayav, comme il est dit : « Si un feu sort et trouve des épines, et que soit consumé une meule, ou le blé sur pied, ou le champ, celui qui a allumé l'incendie devra payer » (Exode 22, 5).
- גְּמָ׳ אָמַר רָבָא: לְמָה לִי דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״קוֹצִים״, ״גָּדִישׁ״, ״קָמָה״ וְ״שָׂדֶה״?GUEMARA : Rava a dit : Pourquoi ai-je besoin que le Miséricordieux ait écrit dans la Torah « épines », « meule », « blé sur pied » et « champ » ?
- צְרִיכִי; דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״קוֹצִים״, הֲוָה אָמֵינָא: קוֹצִים הוּא דְּחַיַּיב רַחֲמָנָא – מִשּׁוּם דִּשְׁכִיחַ אֵשׁ גַּבַּיְיהוּ, וּשְׁכִיחַ דְּפָשַׁע; אֲבָל גָּדִישׁ – דְּלָא שְׁכִיחַ אֵשׁ גַּבַּיְיהוּ, וְלָא שְׁכִיחַ דְּפָשַׁע, אֵימָא לָא. וְאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״גָּדִישׁ״, הֲוָה אָמֵינָא: גָּדִישׁ חַיַּיב רַחֲמָנָא – מִשּׁוּם דְּהֶפְסֵד מְרוּבֶּה הוּא; אֲבָל קוֹצִים – דְּהֶפְסֵד מוּעָט, אֵימָא לָא.Ils sont nécessaires. Car si le Miséricordieux avait écrit seulement « épines », j'aurais dit : ce sont les épines pour lesquelles le Miséricordieux a rendu passible, parce que le feu se trouve couramment auprès d'elles, et qu'il est courant que l'on soit négligent. Mais pour une meule, auprès de laquelle le feu ne se trouve pas couramment, et où il n'est pas courant que l'on soit négligent, dis que non. Et si le Miséricordieux avait écrit seulement « meule », j'aurais dit : c'est pour une meule que le Miséricordieux a rendu passible, parce que c'est une perte importante. Mais pour des épines, où la perte est minime, dis que non.
- ״קָמָה״ לְמָה לִי? מָה קָמָה בְּגָלוּי – אַף כֹּל בְּגָלוּי.Pourquoi ai-je besoin de « blé sur pied » ? Pour enseigner que, de même que le blé sur pied est à découvert, de même on n'est passible que pour tout ce qui est à découvert, et non pour ce qui est caché.
- וּלְרַבִּי יְהוּדָה דִּמְחַיֵּיב אַנִּזְקֵי טָמוּן בָּאֵשׁ, ״קָמָה״ לְמָה לִי? לְרַבּוֹת כׇּל בַּעֲלֵי קוֹמָה. וְרַבָּנַן, לְרַבּוֹת כׇּל בַּעֲלֵי קוֹמָה מְנָא לְהוּ? נָפְקָא לְהוּ מֵ״אוֹ הַקָּמָה״.Et selon Rabbi Yehouda, qui rend passible pour les dommages causés par le feu à ce qui est caché, pourquoi ai-je besoin de « blé sur pied » ? Pour inclure tout ce qui a une stature. Et nos Maîtres, qui tirent de ce mot la règle des objets cachés, d'où tirent-ils l'inclusion de tout ce qui a une stature ? Ils la tirent de « ou le blé sur pied », le mot « ou » étant un ajout.
- וְרַבִּי יְהוּדָה – ״אוֹ״ מִיבְּעֵי לֵיהּ לְחַלֵּק. וְרַבָּנַן לְחַלֵּק מְנָא לְהוּ? נָפְקָא לְהוּ מֵ״אוֹ הַשָּׂדֶה״.Et Rabbi Yehouda, que tire-t-il de ce mot ? « Ou » lui est nécessaire pour séparer les termes : on est passible pour chacun d'eux isolément, et non seulement si le feu les a tous brûlés. Et nos Maîtres, d'où tirent-ils de séparer ? Ils le tirent de « ou le champ ».
- וְרַבִּי יְהוּדָה – אַיְּידֵי דִּכְתַב רַחֲמָנָא ״אוֹ הַקָּמָה״, כְּתַב ״אוֹ הַשָּׂדֶה״.Et Rabbi Yehouda, que tire-t-il de « ou le champ » ? Puisque le Miséricordieux a écrit « ou le blé sur pied », Il a aussi écrit « ou le champ », par simple parallélisme de style, sans qu'on en tire une règle.
- ״שָׂדֶה״ לְמָה לִי? לְאֵתוֹיֵי לִחֲכָה נִירוֹ וְסִכְסְכָה אֲבָנָיו. וְלִכְתּוֹב רַחֲמָנָא ״שָׂדֶה״, וְלָא בָּעֵי הָנָךְ! צְרִיכָא; דְּאִי כְּתַב רַחֲמָנָא ״שָׂדֶה״, הֲוָה אָמֵינָא: מַה שֶּׁבַּשָּׂדֶה – אִין, מִידֵּי אַחֲרִינָא – לָא; קָא מַשְׁמַע לַן.Pourquoi ai-je besoin de « champ » ? Pour inclure le cas où le feu a léché son champ labouré et carbonisé ses pierres. Mais que le Miséricordieux écrive seulement « champ », et l'on n'aurait pas besoin de ces autres termes : si l'on est passible pour un champ, que le feu ne détruit pas entièrement, à plus forte raison pour le reste ! C'est nécessaire. Car si le Miséricordieux avait écrit seulement « champ », j'aurais dit : pour ce qui est dans le champ, oui ; pour autre chose, non. Il nous enseigne donc qu'on est passible pour tout dommage causé par le feu.
- אָמַר רַבִּי שְׁמוּאֵל בַּר נַחְמָנִי אָמַר רַבִּי יוֹנָתָן: אֵין פּוּרְעָנוּת בָּאָה לָעוֹלָם אֶלָּא בִּזְמַן שֶׁהָרְשָׁעִים בָּעוֹלָם, וְאֵינָהּ מַתְחֶלֶת אֶלָּא מִן הַצַּדִּיקִים תְּחִלָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״כִּי תֵצֵא אֵשׁ וּמָצְאָה קֹצִים״ – אֵימָתַי אֵשׁ יוֹצְאָה? בִּזְמַן שֶׁקּוֹצִים מְצוּיִין לָהּ. וְאֵינָהּ מַתְחֶלֶת אֶלָּא מִן הַצַּדִּיקִים תְּחִלָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְנֶאֱכַל גָּדִישׁ״; ״וְאָכַל גָּדִישׁ״ לֹא נֶאֱמַר, אֶלָּא ״וְנֶאֱכַל גָּדִישׁ״ – שֶׁנֶּאֱכַל גָּדִישׁ כְּבָר.Rabbi Chmouel bar Na'hmani a dit au nom de Rabbi Yonatan : Le malheur ne vient au monde que lorsque les méchants sont dans le monde, et il ne commence que par les justes en premier, comme il est dit : « Si un feu sort et trouve des épines » (Exode 22, 5). Quand le feu sort-il ? Lorsque des épines, c'est-à-dire les méchants, se trouvent devant lui. Et il ne commence que par les justes en premier, comme il est dit : « et que soit consumée une meule ». Il n'est pas dit « et il a consumé une meule », mais « et que soit consumée une meule » : c'est que la meule, c'est-à-dire les justes, a déjà été consumée.
- תָּאנֵי רַב יוֹסֵף, מַאי דִּכְתִיב: ״וְאַתֶּם לֹא תֵצְאוּ אִישׁ מִפֶּתַח בֵּיתוֹ עַד בֹּקֶר״? כֵּיוָן שֶׁנִּיתַּן רְשׁוּת לַמַּשְׁחִית, אֵינוֹ מַבְחִין בֵּין צַדִּיקִים לִרְשָׁעִים. וְלֹא עוֹד, אֶלָּא שֶׁמַּתְחִיל מִן הַצַּדִּיקִים תְּחִלָּה, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְהִכְרַתִּי מִמֵּךְ צַדִּיק וְרָשָׁע״.Rav Yossef a enseigné : Que signifie ce qui est écrit : « Et vous, nul ne sortira de l'entrée de sa maison jusqu'au matin » (Exode 12, 22) ? Dès lors que permission est donnée au destructeur, il ne distingue pas entre les justes et les méchants. Et non seulement cela, mais il commence par les justes en premier, comme il est dit : « Et Je retrancherai de toi le juste et le méchant » (Ezéchiel 21, 8), où le juste est nommé d'abord.
- בָּכֵי רַב יוֹסֵף: כּוּלֵּי הַאי נָמֵי לְאַיִן דּוֹמִין. אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: טֵיבוּתָא הוּא לְגַבַּיְיהוּ, דִּכְתִיב: ״כִּי מִפְּנֵי הָרָעָה נֶאֱסַף הַצַּדִּיק״.Rav Yossef pleura et dit : Tous ceux-là aussi sont comparés à rien ! Abayé lui dit : C'est un bienfait pour eux, ces justes, de mourir les premiers, comme il est écrit : « Car c'est devant le mal que le juste est recueilli » (Isaïe 57, 1) : il ne verra pas les souffrances à venir.
- אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר רַב:Rav Yehouda a dit au nom de Rav :
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