Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- פְּשִׁיטָא! כֵּיוָן דְּאַפְּקוּהָ – קָיְימָא לַהּ בִּרְשׁוּתַיְיהוּ לְכֹל מִילֵּי!La Guemara (discussion des Amoraïm, Sages de cette époque) demande : C'est évident ! Puisqu'ils l'ont fait sortir, elle se trouve sous leur responsabilité à tous égards, y compris pour les dommages qu'elle cause !
- לָא צְרִיכָא, דְּקָמוּ לַהּ בְּאַפַּהּ. כִּי הָא דְּאָמַר רַבָּה אָמַר רַב מַתְנָה אָמַר רַב: הַמַּעֲמִיד בֶּהֱמַת חֲבֵרוֹ עַל קָמַת חֲבֵירוֹ – חַיָּיב. מַעֲמִיד – פְּשִׁיטָא! לָא צְרִיכָא, דְּקָם לַהּ בְּאַפַּהּ.Cela n'est nécessaire que dans le cas où ils se sont tenus devant elle, l'orientant vers la sortie sans la conduire directement. C'est comme ce qu'a dit Rabba, au nom de Rav Mattana, au nom de Rav : Celui qui fait se tenir l'animal de son prochain sur le blé sur pied de son prochain est passible. « Celui qui fait se tenir » : c'est évident ! Cela n'est nécessaire que dans le cas où il s'est tenu devant elle, l'orientant vers le blé sans la tenir.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: הִכִּישָׁהּ אֲמַרְתְּ לַן, וְלִסְטִים נָמֵי דְּהִכִּישׁוּהָ.Abayé a dit à Rav Yossef : Tu nous as dit, en expliquant l'enseignement de Rav, qu'il l'a frappée du bâton ; et les brigands aussi, dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi), il s'agit d'un cas où ils l'ont frappée du bâton, et non conduite.
- מְסָרָהּ לְרוֹעֶה – נִכְנַס הָרוֹעֶה כּוּ׳. אָמְרִי: תַּחְתָּיו דְּמַאן? אִילֵימָא תַּחְתָּיו דְּבַעַל בְּהֵמָה – תְּנֵינָא חֲדָא זִמְנָא: מְסָרוֹ לְשׁוֹמֵר חִנָּם, וּלְשׁוֹאֵל, לְנוֹשֵׂא שָׂכָר, וּלְשׂוֹכֵר – כּוּלָּן נִכְנְסוּ תַּחַת הַבְּעָלִים! אֶלָּא תַּחְתָּיו דְּשׁוֹמֵר.Nous avons appris dans la Michna : S'il l'a confiée à un berger, le berger entre, etc., à sa place. Ils ont dit : À la place de qui ? Si nous disons : à la place du propriétaire de l'animal, nous l'avons déjà appris une fois (44b) : S'il l'a confié à un gardien gratuit, à un emprunteur, à un gardien salarié ou à un locataire, tous entrent à la place des propriétaires ! Mais plutôt, il entre à la place du gardien, à qui le propriétaire avait d'abord confié la bête.
- וְשׁוֹמֵר קַמָּא אִפְּטַר לֵיהּ לִגְמָרֵי? לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְרָבָא – דְּאָמַר רָבָא: שׁוֹמֵר שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר – חַיָּיב?Et le premier gardien se serait dégagé entièrement ? Dirons-nous que c'est une réfutation de Rava ? Car Rava a dit : Un gardien qui a confié le dépôt à un autre gardien est passible !
- אָמַר לָךְ רָבָא: מַאי ״מְסָרוֹ לְרוֹעֶה״ – לְבַרְזִילֵיהּ, דְּאוֹרְחֵיהּ דְּרוֹעֶה לְמִימְסַר לְבַרְזִילֵיהּ.Rava te dira : Que signifie « Il l'a confiée à un berger » ? Le berger l'a confiée à son assistant, car c'est la manière d'un berger de confier les bêtes à son assistant ; le propriétaire le sait donc et l'accepte.
- אִיכָּא דְּאָמְרִי: מִדְּקָתָנֵי ״מְסָרָהּ לְרוֹעֶה״ וְלָא קָתָנֵי ״מְסָרָהּ לְאַחֵר״, שְׁמַע מִינַּהּ מַאי ״מְסָרָהּ לְרוֹעֶה״ – מְסַר רוֹעֶה לְבַרְזִילֵיהּ, דְּאוֹרְחֵיהּ דְּרוֹעֶה לְמִימְסַר לְבַרְזִילֵיה; אֲבָל לְאַחֵר – לָא.Il y a ceux qui disent : Du fait qu'il enseigne « Il l'a confiée à un berger » et qu'il n'enseigne pas « Il l'a confiée à un autre », déduis-en : que signifie « Il l'a confiée à un berger » ? Le berger l'a confiée à son assistant, car c'est la manière d'un berger de confier les bêtes à son assistant ; mais à un autre, non.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ לְרָבָא – דְּאָמַר רָבָא: שׁוֹמֵר שֶׁמָּסַר לְשׁוֹמֵר חַיָּיב? אָמְרִי: לָא; דִּלְמָא אוֹרְחָא דְמִילְּתָא קָתָנֵי, וְהוּא הַדִּין לְאַחֵר.Dirons-nous que cela soutient Rava ? Car Rava a dit : Un gardien qui a confié le dépôt à un autre gardien est passible. Ils ont dit : Non ; peut-être enseigne-t-il le cas selon la manière habituelle des choses, et il en va de même pour un autre.
- אִיתְּמַר: שׁוֹמֵר אֲבֵידָה – רַבָּה אָמַר: כְּשׁוֹמֵר חִנָּם דָּמֵי, רַב יוֹסֵף אָמַר: כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר דָּמֵי.Il a été dit (par les Amoraïm) : À propos du gardien d'un objet perdu, Rabba a dit : Il est comme un gardien gratuit ; Rav Yossef a dit : Il est comme un gardien salarié.
- רַבָּה אָמַר כְּשׁוֹמֵר חִנָּם דָּמֵי – מַאי הֲנָאָה קָא מָטֵי לֵיהּ? רַב יוֹסֵף אָמַר כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר דָּמֵי – בְּהַהִיא הֲנָאָה דְּלָא בָּעֲיָא לְמִיתַּבי לֵיהּ רִיפְתָּא לְעַנְיָא, הָוֵי כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר.Rabba a dit : Il est comme un gardien gratuit : en effet, quel bénéfice lui en revient-il ? Rav Yossef a dit : Il est comme un gardien salarié : du fait de ce bénéfice qu'il n'a pas à donner de pain au pauvre pendant qu'il s'en occupe, car celui qui est occupé à une mitsva (commandement) est exempt d'une autre, il est comme un gardien salarié.
- אִיכָּא דִּמְפָרְשִׁי הָכִי: רַב יוֹסֵף אָמַר כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר דָּמֵי – כֵּיוָן דְּרַחֲמָנָא שַׁעְבְּדֵיהּ בְּעַל כּוּרְחֵיהּ, הִלְכָּךְ כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר דָּמֵי.Il y a ceux qui l'expliquent ainsi : Rav Yossef a dit : Il est comme un gardien salarié : puisque le Miséricordieux l'y a astreint malgré lui en l'obligeant à garder l'objet perdu, c'est pourquoi il est comme un gardien salarié.
- (סִימָן: הֶחְזִירָהּ, לְעוֹלָם, הָשֵׁב, חִיָּיא, אָמַרְתָּ, נִשְׁבַּר, שָׂכָר.)(Moyen mnémotechnique : Il l'a rendue ; toujours ; rendre ; 'Hiya ; tu as dit ; s'est brisé ; salaire.)
- אֵיתִיבֵיהּ רַב יוֹסֵף לְרַבָּה:Rav Yossef a objecté à Rabba à partir de cette baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) :
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