Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- הֶחְזִירָהּ לִמְקוֹם שֶׁיִּרְאֶנָּה – אֵינוֹ חַיָּיב לִטַּפֵּל בָּהּ. נִגְנְבָה אוֹ אָבְדָה – חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָהּ.La baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) enseigne : Celui qui a trouvé un objet perdu et l'a rendu à un endroit où son propriétaire le verra n'est plus tenu de s'en occuper. S'il a été volé ou perdu, il en porte la responsabilité.
- מַאי ״נִגְנְבָה אוֹ אָבְדָה״? לָאו נִגְנְבָה מִבֵּיתוֹ וְאָבְדָה מִבֵּיתוֹ?Rav Yossef explique son objection : Que signifie « s'il a été volé ou perdu » ? N'est-ce pas qu'il a été volé de sa maison ou perdu de sa maison, avant d'être rendu ? Il est donc passible pour le vol et la perte, comme un gardien salarié.
- לָא, מִמְּקוֹם שֶׁהֶחְזִירָהּ.Rabba répond : Non, il s'agit de ce qui a été volé ou perdu de l'endroit où il l'a rendu, et même un gardien gratuit serait alors passible, car il a été négligent.
- וְהָא קָתָנֵי: אֵינוֹ חַיָּיב לִיטַּפֵּל בָּהּ!Mais il enseigne : il n'est plus tenu de s'en occuper !
- אֲמַר לֵיהּ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁהֶחְזִירָהּ בַּצׇּהֳרַיִם.Rabba lui a dit : De quoi s'agit-il ici ? À la fin de la baraïta, il s'agit du cas où il l'a rendu à midi, heure à laquelle le propriétaire n'est pas chez lui.
- וְתַרְתֵּי קָתָנֵי, וְהָכִי קָתָנֵי: הֶחְזִירָהּ שַׁחֲרִית לִמְקוֹם שֶׁיִּרְאֶנָּה, וּשְׁכִיחַ דְּעָיֵיל וְנָפֵיק וְחָזֵי לַהּ – אֵינוֹ חַיָּיב לִיטַּפֵּל בָּהּ. הֶחְזִירָהּ בַּצׇּהֳרַיִם לִמְקוֹם שֶׁיִּרְאֶנָּה, דְּלָא שְׁכִיחַ דְּעָיֵיל וְנָפֵיק, דְּלָא חָזֵי לַהּ; וְנִגְנְבָה אוֹ אָבְדָה – חַיָּיב בְּאַחְרָיוּתָהּ.Et il enseigne deux règles distinctes, et voici ce qu'il enseigne : S'il l'a rendu le matin à un endroit où le propriétaire le verra, et qu'il est fréquent qu'il entre et sorte et le voie, il n'est plus tenu de s'en occuper. S'il l'a rendu à midi à un endroit où il le verra, alors qu'il n'est pas fréquent qu'il entre et sorte, si bien qu'il ne le voit pas, et qu'il a été volé ou perdu, il en porte la responsabilité.
- אֵיתִיבֵיהּ: לְעוֹלָם הוּא חַיָּיב, עַד שֶׁיַּחְזִירֶנָּה לִרְשׁוּתוֹ. מַאי ״לְעוֹלָם״? לָאו אֲפִילּוּ מִבֵּיתוֹ? שְׁמַע מִינַּהּ כְּשׁוֹמֵר שָׂכָר דָּמֵי!Rav Yossef lui a objecté la suite de la baraïta : Il est toujours passible, jusqu'à ce qu'il le rende à son domaine. Que signifie « toujours » ? N'est-ce pas même s'il a été volé de sa maison ? Déduis-en que celui qui trouve un objet perdu est comme un gardien salarié !
- אֲמַר לֵיהּ: מוֹדֵינָא לָךְ בְּבַעֲלֵי חַיִּים, דְּכֵיוָן דְּנָקְטִי לְהוּ נִיגְרֵא בָּרָיָיתָא – בָּעֵי נְטִירוּתָא יַתִּירְתָּא.Rabba lui a dit : Je te le concède pour les animaux vivants ; car, puisqu'ils ont pris l'habitude de marcher au dehors, ils requièrent une garde renforcée, et leur vol ou leur perte constitue une négligence. Mais pour les objets inanimés, le gardien d'un objet perdu reste exempt du vol et de la perte.
- אֵיתִיבֵיהּ רַבָּה לְרַב יוֹסֵף: ״הָשֵׁב״ – אֵין לִי אֶלָּא בְּבֵיתוֹ, לְגִינָּתוֹ וּלְחוּרְבָּתוֹ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״תְּשִׁיבֵם״ מִכׇּל מָקוֹם.Rabba a objecté à Rav Yossef : Le verset dit : « hachèv techivèm », « tu les rendras » (Deutéronome 22, 1). De « hachèv », je n'apprends que la restitution à sa maison ; pour son jardin et sa ruine, d'où le savons-nous ? Le verset enseigne : « techivèm », c'est-à-dire en tout lieu.
- מַאי ״לְגִינָּתוֹ וּלְחוּרְבָּתוֹ״? אִילֵימָא לְגִינָּתוֹ הַמִּשְׁתַּמֶּרֶת וּלְחוּרְבָּתוֹ הַמִּשְׁתַּמֶּרֶת, הַיְינוּ בֵּיתוֹ! אֶלָּא פְּשִׁיטָא, לְגִינָּתוֹ שֶׁאֵינָהּ מִשְׁתַּמֶּרֶת וּלְחוּרְבָּתוֹ שֶׁאֵינָהּ מִשְׁתַּמֶּרֶת. שְׁמַע מִינַּהּ כְּשׁוֹמֵר חִנָּם דָּמֵי!Que signifie « pour son jardin et sa ruine » ? Si nous disons : pour son jardin gardé et sa ruine gardée, c'est comme sa maison ! Mais il est évident qu'il s'agit de son jardin qui n'est pas gardé et sa ruine qui n'est pas gardée. Déduis-en qu'il est comme un gardien gratuit !
- אֲמַר לֵיהּ: לְעוֹלָם לְגִינָּתוֹ הַמִּשְׁתַּמֶּרֶת וּלְחוּרְבָּתוֹ הַמִּשְׁתַּמֶּרֶת, וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ: הַיְינוּ בֵּיתוֹ, הָא קָא מַשְׁמַע לַן – דְּלָא בָּעֵינַן דַּעַת בְּעָלִים, כִּדְרַבִּי אֶלְעָזָר.Rav Yossef lui a dit : En fait, il s'agit de son jardin gardé et sa ruine gardée ; et quant à ce qui te fait difficulté, que c'est comme sa maison, voici ce qu'il nous enseigne : que nous n'avons pas besoin de la connaissance des propriétaires, comme l'enseigne Rabbi Elazar.
- דְּאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: הַכֹּל צְרִיכִין דַּעַת בְּעָלִים, חוּץ מֵהֲשָׁבַת אֲבֵידָה – שֶׁהֲרֵי רִיבְּתָה בּוֹ תּוֹרָה הֲשָׁבוֹת הַרְבֵּה.Car Rabbi Elazar a dit : Tous ont besoin de la connaissance des propriétaires pour restituer, sauf la restitution d'un objet perdu, car la Torah y a inclus de nombreuses restitutions, par la double expression « hachèv techivèm ».
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי לְרַב יוֹסֵף: וְאַתְּ לָא תִּסְבְּרָא דְּשׁוֹמֵר אֲבֵידָה כְּשׁוֹמֵר חִנָּם דָּמֵי? וְהָא אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הַטּוֹעֵן טַעֲנַת גַּנָּב בַּאֲבֵידָה – מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ שׁוֹמֵר שָׂכָר הָוֵי, אַמַּאי מְשַׁלֵּם תַּשְׁלוּמֵי כֶפֶל? קַרְנָא בָּעֵי שַׁלּוֹמֵי!Abayé a dit à Rav Yossef : Et toi, ne penses-tu pas que le gardien d'un objet perdu est comme un gardien gratuit ? Or Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Celui qui allègue un voleur à propos d'un objet perdu paie le double. Et s'il te vient à l'esprit qu'il est gardien salarié, pourquoi paie-t-il le double ? Il devrait payer le principal ! En effet, un gardien salarié est de toute façon passible pour le vol, et sa prétention ne l'exempterait de rien.
- אֲמַר לֵיהּ: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁטּוֹעֵן טַעֲנַת לִסְטִים מְזוּיָּין.Rav Yossef lui a dit : De quoi s'agit-il ici ? Du cas où il allègue un brigand armé ; une telle prétention exempte le gardien salarié, car c'est un accident.
- אֲמַר לֵיהּ: לִיסְטִים מְזוּיָּין – גַּזְלָן הוּא!Abayé lui a dit : Un brigand armé est un voleur par violence (gazlan), et non un voleur furtif, dont seul il est question pour le double !
- אֲמַר לֵיהּ, שֶׁאֲנִי אוֹמֵר: לִסְטִים מְזוּיָּין, כֵּיוָן דְּמִיטַּמַּר מֵאִינָשֵׁי – גַּנָּב הוּא.Rav Yossef lui a dit : C'est que je dis : un brigand armé, puisqu'il se cache des gens, est un voleur furtif (ganav), et il paie le double.
- אֵיתִיבֵיהּ:Abayé lui a objecté :
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