Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וּתְנִי: ״זָכְתָה״.et enseigne : « elle a acquis ».
- לֵימָא כְּתַנָּאֵי: בַּת יִשְׂרָאֵל שֶׁנִּישֵּׂאת לְגֵר וְנִתְעַבְּרָה מִמֶּנּוּ, וְחָבַל בָּהּ; בְּחַיֵּי הַגֵּר – נוֹתֵן דְּמֵי וְלָדוֹת לַגֵּר. לְאַחַר מִיתַת הַגֵּר – תָּנֵי חֲדָא: חַיָּיב, וְתָנֵי חֲדָא: פָּטוּר. מַאי, לָאו תַּנָּאֵי נִינְהוּ? לְרַבָּה – וַדַּאי תַּנָּאֵי הִיא. אֶלָּא לְרַב חִסְדָּא – מִי לֵימָא תַּנָּאֵי הִיא?Devons-nous dire que c'est une divergence entre Tannaïm (Sages de l'époque de la Michna) ? Une fille d'Israël mariée à un converti, enceinte de lui, et que quelqu'un a blessée : du vivant du converti, il donne le prix des enfants au converti. Après la mort du converti, il a été enseigné dans l'une (baraïta) : il est passible ; et il a été enseigné dans l'autre : il est exempt. N'est-ce pas une divergence entre Tannaïm ? Selon Rabba, c'est certainement une divergence entre Tannaïm. Mais selon Rav 'Hisda, devons-nous dire que c'est une divergence entre Tannaïm ?
- לָא קַשְׁיָא; הָא רַבָּנַן, הָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל.Ce n'est pas difficile : les deux baraïtot parlent de la plus-value des enfants ; celle-ci, qui exempte, est selon les Rabbanan, pour qui elle revient au mari ; celle-là, qui rend passible, est selon Rabban Chimon ben Gamliel, pour qui la femme y a une part.
- אִי רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, מַאי אִרְיָא לְאַחַר מִיתָה? אֲפִילּוּ מֵחַיִּים נָמֵי אִית לַהּ פַּלְגָא! מֵחַיִּים אִית לַהּ פַּלְגָא, לְאַחַר מִיתָה כּוּלֵּיהּ.La Guemara objecte : Si c'est selon Rabban Chimon ben Gamliel, pourquoi préciser après la mort ? Même de son vivant aussi, elle en a la moitié ! La Guemara répond : De son vivant, elle en a la moitié ; après sa mort, le tout.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: הָא וְהָא רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל; כָּאן בִּשְׁבַח וְלָדוֹת, כָּאן בִּדְמֵי וְלָדוֹת.Et si tu veux, dis : l'une et l'autre sont selon Rabban Chimon ben Gamliel ; ici, il s'agit de la plus-value des enfants ; là, du prix des enfants.
- אָמְרִי: מִשְּׁבַח וְלָדוֹת לִישְׁמַע דְּמֵי וְלָדוֹת, וּמֵרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל לִישְׁמַע לְרַבָּנַן!On a dit en objection : De la plus-value des enfants, déduisons le prix des enfants ; et de Rabban Chimon ben Gamliel, déduisons l'opinion des Rabbanan !
- אָמְרִי: לָא; שְׁבַח וְלָדוֹת, דְּשָׁיְיכָא יְדַהּ בְּגַוַּיְיהוּ – זָכְיָא בְּהוּ בְּכוּלְּהוּ; דְּמֵי וְלָדוֹת, לָא שָׁיְיכָא יְדַהּ בְּגַוַּיְיהוּ – לָא זָכְיָא בְּהוּ כְּלָל.On a répondu : Non ; la plus-value des enfants, où sa main a une part dès le début, elle l'acquiert en totalité ; le prix des enfants, où sa main n'a pas de part, elle ne l'acquiert pas du tout.
- בָּעֵי מִינֵּיהּ רַב יֵיבָא סָבָא מֵרַב נַחְמָן: הַמַּחְזִיק בִּשְׁטָרוֹתָיו שֶׁל גֵּר, מַהוּ? מַאן דְּמַחְזֵיק בִּשְׁטָרָא – אַדַּעְתָּא דְאַרְעָא הוּא מַחְזֵיק, וּבְאַרְעָא הָא לָא אַחְזֵיק; וּשְׁטָרָא נָמֵי לָא קְנָה – דְּלָאו דַּעְתֵּיהּ אַשְּׁטָרָא; אוֹ דִלְמָא, דַּעְתֵּיהּ נָמֵי אַשְּׁטָרָא?Rav Yeiva Saba (l'Ancien) a demandé à Rav Na'hman : Celui qui prend possession des actes d'un converti après sa mort, qu'en est-il ? Celui qui prend possession d'un acte le fait en vue de la terre, et il n'a pas pris possession de la terre ; et l'acte non plus, il ne l'a pas acquis, car son intention ne portait pas sur l'acte ? Ou peut-être son intention porte-t-elle aussi sur l'acte ?
- אֲמַר לֵיהּ: עֲנַי מוֹרִי, וְכִי לָצוֹר עַל פִּי צְלוֹחִיתוֹ הוּא צָרִיךְ? אֲמַר לֵיהּ: לָצוֹר וְלָצוֹר.Il lui a dit : Réponds-moi, mon maître : a-t-il donc besoin de boucher le goulot de sa fiole ? À quoi lui servirait l'acte sans la terre ? Il lui a répondu : Pour boucher, et encore pour boucher ! Son intention porte bien sur cet usage.
- אָמַר רַבָּה: מַשְׁכּוֹנוֹ שֶׁל יִשְׂרָאֵל בְּיַד גֵּר, וּמֵת הַגֵּר, וּבָא יִשְׂרָאֵל אַחֵר וְהֶחְזִיק בּוֹ – מוֹצִיאִין אוֹתוֹ מִיָּדוֹ. מַאי טַעְמָא? כֵּיוָן דְּמִית לֵיהּ גֵּר – פְּקַע לֵיהּ שִׁעְבּוּדֵיהּ.Rabba a dit : Le gage d'un Israélite se trouve entre les mains d'un converti qui lui a prêté de l'argent, le converti meurt, et un autre Israélite vient et en prend possession : on le lui retire. Quelle en est la raison ? Puisque le converti est mort, son droit de gage s'est éteint.
- מַשְׁכּוֹנוֹ שֶׁל גֵּר בְּיַד יִשְׂרָאֵל, וּמֵת הַגֵּר, וּבָא יִשְׂרָאֵל אַחֵר וְהֶחֱזִיק בּוֹ – זֶה קָנָה כְּנֶגֶד מְעוֹתָיו, וְזֶה קָנָה אֶת הַשְּׁאָר.Le gage d'un converti se trouve entre les mains d'un Israélite qui lui a prêté de l'argent, le converti meurt, et un autre Israélite vient et en prend possession : celui-ci, le créancier, acquiert à hauteur de son argent, et celui-là acquiert le reste.
- וְאַמַּאי? תִּקְנֵי לֵיהּ חֲצֵירוֹ – דְּהָאָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: חֲצֵירוֹ שֶׁל אָדָם קוֹנָה לוֹ שֶׁלֹּא מִדַּעְתּוֹ!La Guemara demande : Mais pourquoi ? Que sa cour le lui fasse acquérir ! Car Rabbi Yossé bar 'Hanina n'a-t-il pas dit : la cour d'un homme acquiert pour lui, même à son insu ?
- אָמְרִי: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – דְּלֵיתֵיהּ. כֹּל הֵיכָא דְּאִיתֵאּ לְדִידֵיהּ, דְּאִי בָּעֵי מִקְנֵי [מָצֵי] קָנֵי – קָנְיָא לֵיהּ [נָמֵי] חֲצֵירוֹ; כֹּל הֵיכָא דְּלֵיתֵיהּ לְדִידֵיהּ, דְּאִי בָּעֵי הוּא לְמִיקְנֵי לָא מָצֵי קָנֵי – חֲצֵירוֹ נָמֵי לָא קָנְיָא.On a répondu : De quoi traitons-nous ici ? D'un cas où il n'est pas là. Partout où lui-même est là, de sorte que s'il veut acquérir il peut acquérir, sa cour aussi acquiert pour lui. Partout où lui-même n'est pas là, de sorte que s'il voulait acquérir il ne pourrait pas acquérir, sa cour non plus n'acquiert pas.
- וְהִלְכְתָא: דְּלֵיתֵיהּ בַּחֲצֵירוֹ – דְּלֹא קָנָה.Et la halakha est : quand il n'est pas dans sa cour, il n'a pas acquis.
- מַתְנִי׳ הַחוֹפֵר בּוֹר בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וּפְתָחוֹ לִרְשׁוּת הָרַבִּים, אוֹ בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וּפְתָחוֹ לִרְשׁוּת הַיָּחִיד, בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וּפְתָחוֹ לִרְשׁוּת הַיָּחִיד אַחֵר – חַיָּיב.MICHNA : Celui qui creuse une fosse dans le domaine privé et l'ouvre sur le domaine public, ou dans le domaine public et l'ouvre sur le domaine privé, ou dans le domaine privé et l'ouvre sur un autre domaine privé, est passible.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: הַחוֹפֵר בּוֹר בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וּפְתָחוֹ לִרְשׁוּת הָרַבִּים; בִּרְשׁוּת הָרַבִּים וּפְתָחוֹ לִרְשׁוּת הַיָּחִיד – חַיָּיב, וְזֶהוּ בּוֹר הָאָמוּר בַּתּוֹרָה; דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: הִפְקִיר רְשׁוּתוֹ וְלֹא הִפְקִיר בּוֹרוֹ – זֶהוּ בּוֹר הָאָמוּר בַּתּוֹרָה.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné : Celui qui creuse une fosse dans le domaine privé et l'ouvre sur le domaine public, ou dans le domaine public et l'ouvre sur le domaine privé, est passible, et c'est là la fosse dont parle la Torah ; telles sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit : Celui qui a renoncé à son domaine sans renoncer à sa fosse, c'est là la fosse dont parle la Torah.
- אָמַר רַבָּה: בְּבוֹר בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – כּוּלֵּי עָלְמָא לָא פְּלִיגִי דְּמִיחַיַּיב, מַאי טַעְמָא? אָמַר קְרָא: ״כִּי יִפְתַּח״ וְ״כִי יִכְרֶה״ – אִם עַל פְּתִיחָה חַיָּיב, עַל כְּרִיָּיה לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?! אֶלָּא שֶׁעַל עִסְקֵי פְּתִיחָה וְעַל עִסְקֵי כְּרִיָּיה בָּאָה לוֹ. לֹא נֶחְלְקוּ אֶלָּאRabba a dit : Pour une fosse dans le domaine public, tous s'accordent à dire qu'il est passible. Quelle en est la raison ? Le verset dit : « Si un homme ouvre » et « si un homme creuse » (Exode 21, 33) : si pour l'ouverture il est passible, pour le creusement, n'est-ce pas à plus forte raison ? Mais c'est que la responsabilité lui vient du fait de l'ouverture et du fait du creusement, bien que le sol ne soit pas à lui. Ils ne divergent que
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