Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִם כֵּן, מִשֶּׁהָאִשֶּׁה יוֹלֶדֶת מַשְׁבַּחַת! אֶלָּא שָׁמִין אֶת הַוְּלָדוֹת כַּמָּה הֵן יָפִין, וְנוֹתֵן לַבַּעַל. וְאִם אֵין לַהּ בַּעַל – נוֹתֵן לְיוֹרְשָׁיו.S'il en est ainsi, depuis que la femme a accouché, elle gagne en valeur ! Mais on estime plutôt les enfants : combien ils valent, et le coupable donne cette somme au mari. Et si elle n'a pas de mari, il la donne à ses héritiers.
- הָיְתָה שִׁפְחָה וְנִשְׁתַּחְרְרָה, אוֹ גִיּוֹרֶת – פָּטוּר.Si elle était une servante affranchie, ou une convertie, mariée à un affranchi ou à un converti mort sans héritiers, le coupable est exempt du prix des enfants, car cette somme revient au mari et non à la femme.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּמִתְכַּוֵּין לַחֲבֵירוֹ, הָא מִתְכַּוֵּין לָאִשָּׁה – מְשַׁלֵּם דְּמֵי וְלָדוֹת. לֵימָא תֶּיהְוֵי תְּיוּבְתָּא דְּרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה – דְּאָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: שְׁווֹרִים שֶׁנִּתְכַּוְּונוּ לָאִשָּׁה – פְּטוּרִים מִדְּמֵי וְלָדוֹת?GUEMARA : La raison de l'exemption est qu'il visait son compagnon ; mais s'il visait la femme, il paie le prix des enfants. Devons-nous dire que c'est une teyouvta (réfutation définitive) de Rav Adda bar Ahava, car Rav Adda bar Ahava a dit : des bœufs qui ont visé la femme sont exempts du prix des enfants ?
- אָמַר לְךָ רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: הוּא הַדִּין דַּאֲפִילּוּ נִתְכַּוְּונוּ לָאִשָּׁה נָמֵי פְּטוּרִים מִדְּמֵי וְלָדוֹת; וְהָא דְּקָתָנֵי: ״שׁוֹר שֶׁהָיָה מִתְכַּוֵּין לַחֲבֵירוֹ״ – אַיְּידֵי דְּקָא בָּעֵי לְמִיתְנָא סֵיפָא: ״אָדָם שֶׁהָיָה מִתְכַּוֵּין לַחֲבֵירוֹ״ – דְּהָכִי כְּתִיב קְרָא, קָתָנֵי רֵישָׁא נָמֵי: ״שׁוֹר שֶׁהָיָה מִתְכַּוֵּין לַחֲבֵירוֹ״.Rav Adda bar Ahava te répondra : il en va de même : même s'ils ont visé la femme, ils sont aussi exempts du prix des enfants. Et s'il est enseigné : « un bœuf qui visait son compagnon », c'est parce qu'on voulait enseigner à la fin : « un homme qui visait son prochain » – car c'est ainsi qu'est écrit le verset : « Si des hommes se querellent et heurtent une femme enceinte » (Exode 21, 22) – qu'on a enseigné aussi au début : « un bœuf qui visait son compagnon ».
- אָמַר רַב פָּפָּא: שׁוֹר שֶׁנָּגַח אֶת הַשִּׁפְחָה, וְיָצְאוּ יְלָדֶיהָ – מְשַׁלֵּם דְּמֵי וְלָדוֹת. מַאי טַעְמָא? חֲמָרְתָּא מְעַבַּרְתָּא בְּעָלְמָא הוּא דְּאַזֵּיק, דְּאָמַר קְרָא: ״שְׁבוּ לָכֶם פֹּה עִם הַחֲמוֹר״ – עַם הַדּוֹמֶה לַחֲמוֹר.Rav Pappa a dit : un bœuf qui a encorné une servante cananéenne, et dont les enfants sont sortis par fausse couche : le propriétaire paie le prix des enfants. Quelle en est la raison ? Il n'a fait que blesser une ânesse gravide : quant au prix des enfants, qui appartiendraient au maître, la servante est considérée comme un bien. Car le verset dit (Avraham s'adressant à Eliézer) : « Restez ici avec (im) l'âne » (Genèse 22, 5), que les Sages lisent : un peuple (am) semblable à l'âne.
- כֵּיצַד מְשַׁלֵּם דְּמֵי וְלָדוֹת. ״דְּמֵי וְלָדוֹת״?! ״שְׁבַח וְלָדוֹת״ מִיבְּעֵי לֵיהּ! הָכִי נָמֵי קָאָמַר: כֵּיצַד מְשַׁלֵּם דְּמֵי וְלָדוֹת וּשְׁבַח וְלָדוֹת – שָׁמִין אֶת הָאִשָּׁה כַּמָּה הִיא יָפָה עַד שֶׁלֹּא יָלָדָה, וְכַמָּה הִיא יָפָה מִשֶּׁיָּלָדָה.La Michna a enseigné : Comment paie-t-il le prix des enfants ? La Guemara demande : Le « prix des enfants » ? Il aurait fallu dire : la « plus-value des enfants » ! La Guemara répond : C'est bien ce qu'il dit : comment paie-t-il le prix des enfants et la plus-value des enfants ? On estime la femme : combien elle valait avant d'accoucher, et combien elle vaut depuis qu'elle a accouché.
- אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: אִם כֵּן, מִשֶּׁהָאִשֶּׁה יוֹלֶדֶת מַשְׁבַּחַת! מַאי קָאָמַר? אָמַר רַבָּה, הָכִי קָאָמַר: וְכִי אִשָּׁה מַשְׁבַּחַת קוֹדֶם שֶׁתֵּלֵד יוֹתֵר מִלְּאַחַר שֶׁתֵּלֵד? וַהֲלֹא אִשָּׁה מַשְׁבַּחַת לְאַחַר שֶׁתֵּלֵד יוֹתֵר מִקּוֹדֶם שֶׁתֵּלֵד! אֶלָּא שָׁמִין אֶת הַוְּלָדוֹת, וְנוֹתְנִין לַבַּעַל.Rabban Chimon ben Gamliel a dit : S'il en est ainsi, depuis que la femme a accouché, elle gagne en valeur ! La Guemara demande : Que dit-il ? Rabba a dit : voici ce qu'il veut dire : Une femme vaut-elle donc plus avant d'accoucher qu'après avoir accouché ? Une femme ne vaut-elle pas plus après avoir accouché qu'avant d'accoucher, car on ne craint plus qu'elle meure en couches ? Mais on estime plutôt les enfants, et on donne la somme au mari.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: וְכִי אִשָּׁה מַשְׁבַּחַת קוֹדֶם שֶׁתֵּלֵד יוֹתֵר מִלְּאַחַר שֶׁתֵּלֵד? וַהֲלֹא אִשָּׁה מַשְׁבַּחַת לְאַחַר שֶׁתֵּלֵד יוֹתֵר מִקּוֹדֶם שֶׁתֵּלֵד! אֶלָּא שָׁמִין אֶת הַוְּלָדוֹת וְנוֹתְנִין לַבַּעַל.Il a été enseigné de même (dans une baraïta) : Une femme vaut-elle donc plus avant d'accoucher qu'après avoir accouché ? Une femme ne vaut-elle pas plus après avoir accouché qu'avant d'accoucher ? Mais on estime plutôt les enfants, et on donne la somme au mari.
- רָבָא אָמַר, הָכִי קָתָנֵי: וְכִי אִשָּׁה – לְמִי שֶׁיּוֹלֶדֶת מַשְׁבַּחַת, וְאֵין לְעַצְמָהּ בִּשְׁבַח וְלָדוֹת כְּלוּם? אֶלָּא שָׁמִין אֶת הַוְּלָדוֹת וְנוֹתְנִין לַבַּעַל, וּשְׁבַח וְלָדוֹת חוֹלְקִין.Rava a dit : voici ce qu'il enseigne : La femme ne prend-elle de la valeur que pour celui à qui elle enfante, son mari, et n'a-t-elle pour elle-même aucune part à la plus-value des enfants ? Mais on estime plutôt les enfants, et on donne la somme au mari ; et la plus-value des enfants, ils la partagent, le mari et la femme.
- תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל: וְכִי אִשָּׁה – לְמִי שֶׁיּוֹלֶדֶת מַשְׁבַּחַת, וְאֵין לְעַצְמָהּ בִּשְׁבַח וְלָדוֹת כְּלוּם? אֶלָּא שָׁמִין נֶזֶק בִּפְנֵי עַצְמוֹ, וְצַעַר בִּפְנֵי עַצְמוֹ; וְשָׁמִין אֶת הַוְּלָדוֹת וְנוֹתְנִין לַבַּעַל, וּשְׁבַח וְלָדוֹת חוֹלְקִין.Il a été enseigné de même : Rabban Chimon ben Gamliel a dit : La femme ne prend-elle de la valeur que pour celui à qui elle enfante, et n'a-t-elle pour elle-même aucune part à la plus-value des enfants ? Mais on estime le dommage à part et la douleur à part ; on estime les enfants et on donne la somme au mari ; et la plus-value des enfants, ils la partagent.
- קַשְׁיָא דְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אַדְּרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל!La Guemara demande : Il y a une difficulté entre cet enseignement de Rabban Chimon ben Gamliel et celui de Rabban Chimon ben Gamliel ! Selon l'un, la femme vaut plus après l'accouchement ; selon l'autre, plus pendant la grossesse.
- לָא קַשְׁיָא; כָּאן בִּמְבַכֶּרֶת, כָּאן בְּשֶׁאֵינָהּ מְבַכֶּרֶת.Ce n'est pas difficile : ici, il s'agit d'une femme qui accouche pour la première fois, dont la valeur baisse avant l'accouchement par crainte qu'elle n'en meure ; là, d'une femme qui n'accouche pas pour la première fois.
- וְרַבָּנַן דְּאָמְרִי שְׁבַח וְלָדוֹת נָמֵי לַבַּעַל – מַאי טַעְמָא? כְּדִתְנַן, מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְיָצְאוּ יְלָדֶיהָ״ – אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁהִיא הָרָה? מָה תַּלְמוּד לוֹמַר: ״הָרָה״? לוֹמַר לָךְ: שְׁבַח הֵרָיוֹן לַבַּעַל.Et les Rabbanan, qui disent que la plus-value des enfants va aussi au mari, quelle est leur raison ? Comme nous l'avons appris : de ce qui est dit : « et ses enfants sortent » (Exode 21, 22), ne sais-je pas qu'elle est enceinte ? Pourquoi le verset dit-il « enceinte » ? Pour te dire : la plus-value de la grossesse va au mari.
- וְרַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל, הַאי ״הָרָה״ מַאי דָּרֵישׁ בֵּיהּ? מִבְּעֵי לֵיהּ לְכִדְתַנְיָא, רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב אוֹמֵר: לְעוֹלָם אֵינוֹ חַיָּיב, עַד שֶׁיַּכֶּנָּה כְּנֶגֶד בֵּית הַהֵרָיוֹן. אָמַר רַב פָּפָּא: לָא תֵּימָא כְּנֶגֶד בֵּית הֵרָיוֹן מַמָּשׁ, אֶלָּא כֹּל הֵיכָא דְּסָלֵיק בֵּיהּ שִׁיחְמָא לְוָלָד. לְאַפּוֹקֵי יָד וָרֶגֶל – דְּלָא.Et Rabban Chimon ben Gamliel, que déduit-il de ce mot « enceinte » ? Il en a besoin pour ce qui a été enseigné : Rabbi Eliézer ben Yaakov dit : il n'est jamais passible, à moins de la frapper à hauteur du ventre maternel. Rav Pappa a dit : ne dis pas « à hauteur du ventre maternel » au sens strict, mais partout où l'échauffement du coup atteint l'enfant ; cela exclut la main et le pied, où il n'en est pas ainsi.
- הָיְתָה שִׁפְחָה וְנִשְׁתַּחְרְרָה, אוֹ גִיּוֹרֶת – פָּטוּר. אָמַר רַבָּה: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁחָבַל בָּהּ בְּחַיֵּי הַגֵּר, וּמֵת הַגֵּר; דְּכֵיוָן דְּחָבַל בָּהּ בְּחַיֵּי הַגֵּר – זְכָה בְּהוּ גֵּר, וְכֵיוָן דְּמֵת הַגֵּר – זְכָה בְּהוּ מִן הַגֵּר. אֲבָל חָבַל בָּהּ לְאַחַר מִיתַת הַגֵּר – זָכְיָא לַהּ אִיהִי בְּגַוַּיְיהוּ, וּמִיחַיַּיב לְשַׁלּוֹמֵי לַהּ לְדִידַהּ.La Michna a enseigné : Si elle était une servante affranchie, ou une convertie, il est exempt. Rabba a dit : on ne l'a enseigné que lorsqu'il l'a blessée du vivant du converti, son mari, et que le converti est mort ; car, comme il l'a blessée du vivant du converti, le converti a acquis cette somme, et comme le converti est mort sans héritiers, il l'a acquise du converti, le coupable la détenant déjà alors qu'elle est sans maître. Mais s'il l'a blessée après la mort du converti, c'est elle qui les a acquis, et il doit lui payer à elle.
- אָמַר רַב חִסְדָּא: מָרֵי דֵּיכִי! אַטּוּ וְלָדוֹת צְרָרֵי נִינְהוּ – וְזָכְיָא בְּהוּ?! אֶלָּא אִיתֵיהּ לְבַעַל – זְכָה לֵיהּ רַחֲמָנָא, לֵיתֵיהּ לְבַעַל – לָא.Rav 'Hisda a dit avec étonnement : Maître de cet enseignement ! Les enfants seraient-ils donc des bourses d'argent, pour qu'elle les acquière ?! Mais plutôt : si le mari est là, le Miséricordieux (la Torah) les lui attribue ; si le mari n'est plus là, non.
- מֵיתִיבִי: הִכָּה אֶת הָאִשָּׁה, וְיָצְאוּ יְלָדֶיהָ – נוֹתֵן נֶזֶק וָצַעַר לָאִשָּׁה, וּדְמֵי וְלָדוֹת לַבַּעַל. אֵין הַבַּעַל – נוֹתֵן לְיוֹרְשָׁיו, אֵין הָאִשָּׁה – נוֹתֵן לְיוֹרְשֶׁיהָ. הָיְתָה שִׁפְחָה וְנִשְׁתַּחְרְרָה, אוֹ גִיּוֹרֶת – זָכָה!On a objecté à Rabba : S'il a frappé la femme et que ses enfants sont sortis, il donne le dommage et la douleur à la femme, et le prix des enfants au mari. S'il n'y a plus de mari, il donne à ses héritiers ; s'il n'y a plus de femme, il donne à ses héritiers à elle. Si elle était une servante affranchie, ou une convertie, il a acquis ! Il semble donc que la femme ne reçoive rien.
- אָמְרִי: וּמִי עֲדִיפָא מִמַּתְנִיתִין – דְּאוֹקֵימְנָא שֶׁחָבַל בָּהּ בְּחַיֵּי הַגֵּר, וּמֵת הַגֵּר? הָכָא נָמֵי – שֶׁחָבַל בָּהּ בְּחַיֵּי הַגֵּר, וּמֵת הַגֵּר. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: לְאַחַר מִיתַת הַגֵּר,On a répondu : Cette baraïta vaut-elle donc mieux que la Michna, que nous avons établie dans le cas où il l'a blessée du vivant du converti et où le converti est mort ? Ici aussi, il l'a blessée du vivant du converti et le converti est mort. Et si tu veux, dis : c'est après la mort du converti,
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