Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- שְׁנֵיהֶם בִּרְשׁוּת אוֹ שְׁנֵיהֶם שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת, הִזִּיקוּ זֶה אֶת זֶה – חַיָּיבִין. הוּזְּקוּ זֶה בָּזֶה – פְּטוּרִין. טַעְמָא דִּשְׁנֵיהֶם בִּרְשׁוּת אוֹ שְׁנֵיהֶם שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת; אֲבָל אֶחָד בִּרְשׁוּת וְאֶחָד שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת, דְּבִרְשׁוּת – פָּטוּר, שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת – חַיָּיב.Si tous deux se trouvaient là avec permission, ou tous deux sans permission, et qu'ils se sont blessés l'un l'autre directement, ils sont passibles. S'ils se sont blessés l'un contre l'autre en trébuchant, ils sont exempts. On en déduit : la raison est que tous deux étaient là avec permission ou tous deux sans permission ; mais si l'un y était avec permission et l'autre sans permission, celui qui est là avec permission est exempt, et celui qui est là sans permission est passible, conformément à l'opinion de Rava et de Rav Pappa.
- נָפַל לְבוֹר וְהִבְאִישׁ מֵימָיו – חַיָּיב. אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁהִבְאִישׁ בִּשְׁעַת נְפִילָה, אֲבָל לְאַחַר נְפִילָה – פָּטוּר. מַאי טַעְמָא? הָוֵי שׁוֹר ״בּוֹר״ וּמַיִם ״כֵּלִים״, וְלֹא מָצִינוּ בּוֹר שֶׁחִיֵּיב בּוֹ אֶת הַכֵּלִים.La Michna a enseigné : si le bœuf introduit sans permission est tombé dans une fosse et a rendu ses eaux infectes, le propriétaire du bœuf est passible. Rava a dit : on ne l'a enseigné que lorsqu'il les a rendues infectes au moment de la chute ; mais après la chute – par exemple, l'animal est mort là et sa charogne a corrompu l'eau – il est exempt. Quelle en est la raison ? Le bœuf est une bor (« fosse », catégorie de dommage par obstacle) et l'eau a le statut d'objets, et nous n'avons pas trouvé de bor qui rende passible pour les objets.
- הָנִיחָא לִשְׁמוּאֵל, דְּאָמַר: כֹּל תַּקָּלָה – בּוֹר הוּא. אֶלָּא לְרַב, דְּאָמַר: עַד דְּמַפְקַר לֵיהּ, מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?La Guemara objecte : Cela convient à Chmouel, qui dit : tout obstacle est une bor. Mais selon Rav, qui dit : ce n'est une bor que lorsqu'il y a renoncé à son droit de propriété, que peut-on dire ? Or il n'a pas renoncé à la propriété du bœuf ni de sa charogne.
- אֶלָּא אִי אִיתְּמַר – הָכִי אִיתְּמַר, אָמַר רָבָא: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁהִבְאִישׁ מִגּוּפוֹ, אֲבָל הִבְאִישׁ מֵרֵיחוֹ – פָּטוּר. מַאי טַעְמָא? גְּרָמָא בְּעָלְמָא הוּא, וּגְרָמָא בְּעָלְמָא לָא מִיחַיַּיב.Mais si cela a été dit, voici comment cela a été dit : Rava a dit : on ne l'a enseigné que lorsqu'il a rendu l'eau infecte par son corps ; mais s'il l'a rendue infecte par son odeur, il est exempt. Quelle en est la raison ? Ce n'est qu'une cause indirecte, et pour une simple cause indirecte, on n'est pas passible.
- הָיָה אָבִיו אוֹ בְּנוֹ לְתוֹכוֹ – מְשַׁלֵּם אֶת הַכּוֹפֶר. וְאַמַּאי? הָא תָּם הוּא! אָמַר רַב: בְּמוּעָד לִיפּוֹל עַל בְּנֵי אָדָם בְּבוֹרוֹת עָסְקִינַן.La Michna a enseigné : si son père ou son fils se trouvait à l'intérieur de la fosse, et qu'il en est mort, le propriétaire du bœuf paie le rachat (kofèr). La Guemara demande : Mais pourquoi ? N'est-il pas un bœuf tam (non averti), dont le propriétaire ne paie pas le rachat ? Rav a dit : nous traitons d'un bœuf mouad (averti, récidiviste) à tomber sur des gens dans des fosses.
- אִי הָכִי, בַּר קְטָלָא הוּא! אָמַר רַב יוֹסֵף: דַּחֲזָא יְרוֹקָא וּנְפַל.La Guemara objecte : S'il en est ainsi, il est passible de mort ! Car un bœuf averti est considéré comme agissant intentionnellement. Rav Yossef a dit : il s'agit du cas où il a vu de la verdure au bord de la fosse, et il est tombé ; n'ayant pas eu l'intention de nuire en tombant, il n'est pas mis à mort, mais étant averti, son propriétaire paie le rachat.
- שְׁמוּאֵל אָמַר: הָא מַנִּי – רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הִיא, דְּאָמַר: תָּם מְשַׁלֵּם חֲצִי כּוֹפֶר.Chmouel a dit : ce bœuf est tam, et selon qui est cet enseignement ? C'est Rabbi Yossé HaGuelili, qui dit : pour un tam, on paie la moitié du rachat. Quand la Michna dit qu'il paie le rachat, elle entend la moitié.
- עוּלָּא אָמַר: רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי הִיא – דְּאָמַר כְּרַבִּי טַרְפוֹן, דְּאָמַר: קֶרֶן בַּחֲצַר הַנִּיזָּק – נֶזֶק שָׁלֵם מְשַׁלֵּם. הָכִי נָמֵי, כּוֹפֶר שָׁלֵם מְשַׁלֵּם.Oulla a dit : c'est Rabbi Yossé HaGuelili, pour qui le rachat s'applique même à un tam, mais il parle selon Rabbi Tarfon, qui dit : pour la kérèn (la « corne », coup porté par l'animal) dans la cour du lésé, on paie le dommage entier. De même aussi, on paie le rachat entier.
- בִּשְׁלָמָא לְעוּלָּא, הַיְינוּ דְּקָתָנֵי: הָיָה אָבִיו אוֹ בְּנוֹ לְתוֹכוֹ. אֶלָּא לִשְׁמוּאֵל, מַאי אִירְיָא אָבִיו אוֹ בְּנוֹ? אֲפִילּוּ אַחֵר נָמֵי!La Guemara demande : On comprend selon Oulla pourquoi il est enseigné : si son père ou son fils se trouvait à l'intérieur : c'est un cas de kérèn dans la cour du lésé. Mais selon Chmouel, pourquoi préciser son père ou son fils ? Même un étranger aussi donnerait lieu à la moitié du rachat !
- אוֹרְחֵיהּ דְּמִילְּתָא קָתָנֵי.La Guemara répond : Le Tanna enseigne le cas habituel : d'ordinaire, celui qui se trouve dans la fosse est de la famille de son propriétaire.
- וְאִם הִכְנִיס בִּרְשׁוּת – בַּעַל חָצֵר חַיָּיב [כּוּ׳]. אִיתְּמַר, רַב אָמַר: הִלְכְתָא כְּתַנָּא קַמָּא, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: הִלְכְתָא כְּרַבִּי.La Michna a enseigné : Et s'il l'a fait entrer avec permission, le propriétaire de la cour est passible, etc. Rabbi Yehouda HaNassi dit : il n'est passible que s'il a accepté explicitement de garder. Il a été dit : Rav a dit : la halakha est conforme au premier Tanna ; et Chmouel a dit : la halakha est conforme à Rabbi Yehouda HaNassi.
- תָּנוּ רַבָּנַן: ״כְּנוֹס שׁוֹרְךָ וְשׇׁמְרוֹ״ – הִזִּיק חַיָּיב, הוּזַּק פָּטוּר. ״כְּנוֹס שׁוֹרְךָ וַאֲנִי אֶשְׁמְרֶנּוּ״ – הוּזַּק חַיָּיב, הִזִּיק פָּטוּר.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : si le propriétaire de la cour a dit : « Fais entrer ton bœuf et garde-le », et que le bœuf a causé un dommage, son propriétaire est passible ; s'il a été blessé, le propriétaire de la cour est exempt. S'il a dit : « Fais entrer ton bœuf et moi je le garderai », et que le bœuf a été blessé, le propriétaire de la cour est passible ; s'il a causé un dommage, son propriétaire est exempt.
- הָא גוּפָא קַשְׁיָא – אָמְרַתְּ: ״כְּנוֹס שׁוֹרְךָ וְשׇׁמְרוֹ״ – הִזִּיק חַיָּיב, הוּזַּק פָּטוּר;La Guemara demande : Cet enseignement même est difficile : tu as dit : « Fais entrer ton bœuf et garde-le » : s'il a causé un dommage, il est passible ; s'il a été blessé, il est exempt.
- טַעְמָא דַּאֲמַר לֵיהּ ״שׇׁמְרוֹ״ דְּחַיָּיב בַּעַל הַשּׁוֹר וּפָטוּר בַּעַל חָצֵר, הָא סְתָמָא – חַיָּיב בַּעַל חָצֵר וּפָטוּר בַּעַל הַשּׁוֹר, דְּבִסְתָמָא מְקַבֵּל עֲלֵיהּ נְטִירוּתָא.La raison est qu'il lui a dit « garde-le » : c'est pourquoi le propriétaire du bœuf est passible et le propriétaire de la cour exempt. Mais sans précision, le propriétaire de la cour est passible et le propriétaire du bœuf exempt, car, sans précision, il prend sur lui la garde.
- אֵימָא סֵיפָא: ״כְּנוֹס שׁוֹרְךָ וַאֲנִי אֶשְׁמְרֶנּוּ״ – הוּזַּק חַיָּיב, הִזִּיק פָּטוּר.Mais dis la fin : « Fais entrer ton bœuf et moi je le garderai » : s'il a été blessé, il est passible ; s'il a causé un dommage, il est exempt.
- טַעְמָא דַּאֲמַר לֵיהּ ״וַאֲנִי אֶשְׁמְרֶנּוּ״ הוּא דִּמְחַיֵּיב בַּעַל הֶחָצֵר וּפָטוּר בַּעַל הַשּׁוֹר, הָא סְתָמָא – חַיָּיב בַּעַל הַשּׁוֹר וּפָטוּר בַּעַל חָצֵר, דְּבִסְתָמָא לָא מְקַבֵּל עֲלֵיהּ נְטִירוּתָא;La raison est qu'il lui a dit « et moi je le garderai » : c'est alors que le propriétaire de la cour est passible et le propriétaire du bœuf exempt. Mais sans précision, le propriétaire du bœuf est passible et le propriétaire de la cour exempt, car, sans précision, il ne prend pas sur lui la garde.
- אֲתָאן לְרַבִּי, דְּאָמַר: עַד שֶׁיְּקַבֵּל עֲלֵיהּ נְטִירוּתָא בַּעַל הַבַּיִת לִשְׁמוֹר. רֵישָׁא רַבָּנַן וְסֵיפָא רַבִּי?!Nous en venons à Rabbi Yehouda HaNassi, qui dit : il n'est passible que lorsque le maître de maison prend sur lui la garde. Le début serait selon les Rabbanan et la fin selon Rabbi ?!
- אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: תַּבְרָא, מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ לֹא שָׁנָה זוֹ. רָבָא אָמַר: כּוּלַּהּ רַבָּנַן הִיא, אַיְּידֵי דְּנָסֵיב רֵישָׁא ״שׇׁמְרוֹ״, תְּנָא סֵיפָא ״וַאֲנִי אֶשְׁמְרֶנּוּ״.Rabbi Elazar a dit : c'est une baraïta disjointe : celui qui a enseigné cette clause n'a pas enseigné celle-là. Rava a dit : tout est selon les Rabbanan ; comme il a employé au début « garde-le », il a enseigné à la fin « et moi je le garderai » par symétrie, mais sans précision, on accepte aussi la garde.
- רַב פָּפָּא אָמַר: כּוּלַּהּ רַבִּי הִיא; וְסָבַר לַהּ כְּרַבִּי טַרְפוֹן, דְּאָמַר: קֶרֶן בַּחֲצַר הַנִּיזָּק – נֶזֶק שָׁלֵם מְשַׁלֵּם.Rav Pappa a dit : tout est selon Rabbi Yehouda HaNassi, pour qui, sans précision, le propriétaire de la cour n'accepte pas la garde. Et il tient par ailleurs comme Rabbi Tarfon, qui dit : pour la kérèn dans la cour du lésé, on paie le dommage entier.
- הִלְכָּךְ, אֲמַר לֵיהּ ״שׇׁמְרוֹ״ – לָא מַקְנֵי לֵיהּ מָקוֹם בֶּחָצֵר, וְהָוְיָא לַיהּ קֶרֶן בַּחֲצַר הַנִּיזָּק, וְקֶרֶן בַּחֲצַר הַנִּיזָּק מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם.C'est pourquoi, s'il lui a dit « garde-le », il ne lui cède pas d'emplacement dans la cour, et c'est un cas de kérèn dans la cour du lésé ; et pour la kérèn dans la cour du lésé, on paie le dommage entier.
- לָא אֲמַר לֵיהּ ״שׇׁמְרוֹ״ – אַקְנוֹיֵי אַקְנִי לֵיהּ מָקוֹם בֶּחָצֵר, וְהָוְיָא לֵיהּ חֲצַר הַשּׁוּתָּפִין, וְקֶרֶן בַּחֲצַר הַשּׁוּתָּפִין אֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶלָּא חֲצִי נֶזֶק.S'il ne lui a pas dit « garde-le », il lui cède bel et bien un emplacement dans la cour, et c'est une cour d'associés ; et pour la kérèn dans une cour d'associés, on ne paie que la moitié du dommage.
- מַתְנִי׳ שׁוֹר שֶׁהָיָה מִתְכַּוֵּין לַחֲבֵירוֹ, וְהִכָּה אֶת הָאִשָּׁה וְיָצְאוּ יְלָדֶיהָ – פָּטוּר מִדְּמֵי וְלָדוֹת. וְאָדָם שֶׁהָיָה מִתְכַּוֵּין לַחֲבֵירוֹ, וְהִכָּה הָאִשָּׁה וְיָצְאוּ יְלָדֶיהָ – מְשַׁלֵּם דְּמֵי וְלָדוֹת.MICHNA : Un bœuf qui visait son compagnon, un autre bœuf, et qui a frappé la femme enceinte, et dont les enfants sont sortis par fausse couche : le propriétaire est exempt du prix des enfants. Et un homme qui visait son prochain, et qui a frappé la femme, et dont les enfants sont sortis, paie le prix des enfants.
- כֵּיצַד מְשַׁלֵּם דְּמֵי וְלָדוֹת? שָׁמִין הָאִשָּׁה כַּמָּה הִיא יָפָה עַד שֶׁלֹּא יָלָדָה, וְכַמָּה הִיא יָפָה מִשֶּׁיָּלָדָה. אָמַר רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל:Comment paie-t-il le prix des enfants ? On estime la femme : combien elle valait avant d'accoucher, et combien elle vaut depuis qu'elle a accouché. Le coupable paie la différence au mari. Rabban Chimon ben Gamliel a dit :
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