Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- בִּרְשׁוּת, וּנְגָחוֹ שׁוֹרוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת, אוֹ שֶׁנְּשָׁכוֹ כַּלְבּוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת – פָּטוּר. נָגַח הוּא שׁוֹרוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת – חַיָּיב. נָפַל לְבוֹרוֹ, וְהִבְאִישׁ מֵימָיו – חַיָּיב. הָיָה אָבִיו אוֹ בְּנוֹ לְתוֹכוֹ – מְשַׁלֵּם אֶת הַכּוֹפֶר. וְאִם הִכְנִיס בִּרְשׁוּת – בַּעַל הֶחָצֵר חַיָּיב.permission, et que le bœuf du maître de maison l'a encorné, ou que le chien du maître de maison l'a mordu : celui-ci est pétour (exempt). S'il a encorné lui-même le bœuf du maître de maison, son propriétaire est 'hayav (passible). S'il est tombé dans son puits et a corrompu ses eaux, il est 'hayav. Si son père ou son fils (du maître de maison) se trouvait dedans et en est mort, le propriétaire du bœuf paie le kofèr (la rançon). Et s'il l'a fait entrer avec permission, le propriétaire de la cour est 'hayav.
- רַבִּי אוֹמֵר: בְּכוּלָּן אֵינוֹ חַיָּיב, עַד שֶׁיְּקַבֵּל עָלָיו לִשְׁמוֹר.Rabbi (Rabbi Yehouda HaNassi) dit : dans tous ces cas, il n'est 'hayav que s'il accepte sur lui de garder.
- גְּמָ׳ טַעְמָא דְּשֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת, הָא בִּרְשׁוּת – לָא מִיחַיַּיב בַּעַל קְדֵירוֹת בְּנִזְקֵי בְהֶמְתּוֹ דְּבַעַל חָצֵר, וְלָא אָמְרִינַן קַבּוֹלֵי קַבֵּיל בַּעַל קְדֵירוֹת נְטִירוּתָא דִּבְהֶמְתּוֹ דְּבַעַל חָצֵר;Guemara : La raison pour laquelle le potier est passible est que c'est sans permission ; mais avec permission, le propriétaire des marmites ne serait pas passible des dommages subis par la bête du propriétaire de la cour, et nous ne disons pas que le propriétaire des marmites a accepté la garde de la bête du propriétaire de la cour.
- מַנִּי – רַבִּי הִיא, דְּאָמַר: כֹּל בִּסְתָמָא – לָא קַבֵּיל עֲלֵיהּ נְטִירוּתָא.De qui est-ce ? C'est de Rabbi, qui a dit : quiconque, la permission ayant été donnée sans précision, n'a pas accepté sur lui la garde.
- אֵימָא סֵיפָא: אִם הִכְנִיס בִּרְשׁוּת – בַּעַל חָצֵר חַיָּיב. אֲתָאן לְרַבָּנַן, דְּאָמְרִי: בִּסְתָמָא נָמֵי קַבּוֹלֵי קַבֵּיל עֲלֵיהּ נְטִירוּתָא.Dis la fin : s'il les a fait entrer avec permission, le propriétaire de la cour est 'hayav. Nous en arrivons aux Sages, qui disent : même sans précision, il a accepté sur lui la garde.
- וְתוּ, רַבִּי אוֹמֵר: בְּכוּלָּן אֵינוֹ חַיָּיב, עַד שֶׁיְּקַבֵּל עָלָיו בַּעַל הַבַּיִת לִשְׁמוֹר. רֵישָׁא וְסֵיפָא רַבִּי, וּמְצִיעֲתָא רַבָּנַן?!Et de plus, il est enseigné : Rabbi dit : dans tous ces cas, il n'est 'hayav que si le maître de maison accepte sur lui de garder. Le début et la fin seraient de Rabbi, et le milieu des Sages ?!
- אָמַר רַבִּי זֵירָא: תִּבְרַהּ; מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ – לֹא שָׁנָה זוֹ. רָבָא אָמַר: כּוּלַּהּ רַבָּנַן הִיא, וּבִרְשׁוּת – שְׁמִירַת קְדֵירוֹת קִבֵּל עָלָיו בַּעַל הֶחָצֵר, וַאֲפִילּוּ נִשְׁבְּרוּ בָּרוּחַ.Rabbi Zeira a dit : elle est brisée (incohérente) : celui qui a enseigné ceci n'a pas enseigné cela. Rava a dit : elle est tout entière des Sages, et avec permission, le propriétaire de la cour a accepté sur lui la garde des marmites, même si elles se sont brisées par le vent. Le potier, lui, n'a rien accepté.
- הִכְנִיס פֵּירוֹתָיו לַחֲצַר בַּעַל הַבַּיִת וְכוּ׳. אָמַר רַב: לֹא שָׁנוּ אֶלָּא שֶׁהוּחְלְקָה בָּהֶן, אֲבָל אָכְלָה – פָּטוּר. מַאי טַעְמָא? הֲוָה לַהּ שֶׁלֹּא תֹּאכַל.S'il a fait entrer ses fruits dans la cour du maître de maison, etc. Rav a dit : ils n'ont enseigné cela que si la bête a glissé dessus ; mais si elle a mangé et en a été blessée, il est pétour. Quelle en est la raison ? Elle aurait dû ne pas manger.
- אָמַר רַב שֵׁשֶׁת: אָמֵינָא, כִּי נָיֵים וְשָׁכֵיב רַב אֲמַר לְהָא שְׁמַעְתָּא. דְּתַנְיָא: הַנּוֹתֵן סַם הַמָּוֶת לִפְנֵי בֶּהֱמַת חֲבֵירוֹ – פָּטוּר מִדִּינֵי אָדָם, וְחַיָּיב בְּדִינֵי שָׁמַיִם. סַם הַמָּוֶת הוּא דְּלָא עֲבִידָא דְּאָכְלָה; אֲבָל פֵּירוֹת, דַּעֲבִידָא דְּאָכְלָה – בְּדִינֵי אָדָם נָמֵי מִיחַיַּיב! וְאַמַּאי? הֲוָיא לַהּ שֶׁלֹּא תֹּאכַל!Rav Chéchèt a dit : je dis que c'est lorsqu'il sommeillait et était couché que Rav a dit cet enseignement. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : celui qui met du poison devant la bête de son prochain est pétour selon les lois humaines, et 'hayav selon les lois du Ciel. C'est du poison, qu'il n'est pas habituel qu'elle mange, qu'il s'agit ; mais des fruits, qu'il est habituel qu'elle mange, il serait 'hayav aussi selon les lois humaines ! Et pourquoi ? Elle aurait dû ne pas manger !
- אָמְרִי: הוּא הַדִּין אֲפִילּוּ פֵּירוֹת – נָמֵי פָּטוּר מִדִּינֵי אָדָם; וְהָא קָא מַשְׁמַע לַן – דַּאֲפִילּוּ סַם הַמָּוֶת נָמֵי, דְּלָא עֲבִידָא דְּאָכְלָה – חַיָּיב בְּדִינֵי שָׁמַיִם.Ils ont dit : il en est de même même pour des fruits : il est pétour aussi selon les lois humaines ; et ceci nous enseigne que même pour du poison, qu'il n'est pas habituel qu'elle mange, il est 'hayav selon les lois du Ciel.
- וְאִיבָּעֵית אֵימָא: סַם הַמָּוֶת נָמֵי – בְּאַפְרַזְתָּא, דְּהַיְינוּ פֵּירֵי.Et si tu veux, dis : le poison aussi, il s'agit d'afrazta, une herbe vénéneuse d'apparence comestible, qui est comme des fruits.
- מֵיתִיבִי: הָאִשָּׁה שֶׁנִּכְנְסָה לִטְחוֹן חִטִּים אֵצֶל בַּעַל הַבַּיִת שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת, וַאֲכָלָתַן בְּהֶמְתּוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת – פָּטוּר. אִם הוּזְּקָה – חַיֶּיבֶת. וְאַמַּאי? נֵימָא: הֲוָה לַהּ שֶׁלֹּא תֹּאכַל!On a objecté d'une baraïta : la femme qui est entrée pour moudre du blé chez le maître de maison sans permission, et que la bête du maître de maison l'a mangé : celui-ci est pétour. Si la bête a été blessée, elle est 'hayevet (passible). Et pourquoi ? Disons : elle aurait dû ne pas manger !
- אָמְרִי: וּמִי עֲדִיפָא מִמַּתְנִיתִין – דְּאוֹקֵימְנָא שֶׁהוּחְלְקָה בָּהֶן?Ils ont dit : serait-elle préférable à notre Michna, que nous avons établie dans le cas où elle a glissé dessus ? Ici aussi, il s'agit d'un glissement.
- וּדְקָאָרֵי לַהּ מַאי קָאָרֵי לַהּ? אָמַר לָךְ: בִּשְׁלָמָא מַתְנִיתִין, קָתָנֵי ״אִם הוּזְּקָה בָּהֶן״ – שֶׁהוּחְלְקָה בָּהֶן הוּא; אֲבָל הָכָא, קָתָנֵי ״אִם הוּזְּקָה״ וְלָא קָתָנֵי ״בָּהֶן״ – אֲכִילָה הוּא דְּקָתָנֵי.Et celui qui l'a objectée, pourquoi l'a-t-il objectée ? Il te dirait : d'accord pour la Michna, qui enseigne : « si elle en a été blessée » : c'est qu'elle a glissé dessus. Mais ici, elle enseigne « si elle a été blessée », et n'enseigne pas « en » : c'est de manger qu'elle parle.
- וְאִידַּךְ אָמַר לָךְ: לָא שְׁנָא.Et l'autre te dirait : il n'y a pas de différence.
- תָּא שְׁמַע: הִכְנִיס שׁוֹרוֹ לַחֲצַר בַּעַל הַבַּיִת שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת, וְאָכַל חִטִּין וְהִתְרִיז וָמֵת – פָּטוּר. וְאִם הִכְנִיס בִּרְשׁוּת – בַּעַל הֶחָצֵר חַיָּיב. וְאַמַּאי? הֲוָה לֵיהּ שֶׁלֹּא יֹאכַל!Viens et entends une preuve : s'il a fait entrer son bœuf dans la cour du maître de maison sans permission, et qu'il a mangé du blé, a eu la diarrhée et est mort, celui-ci est pétour. Et s'il l'a fait entrer avec permission, le propriétaire de la cour est 'hayav. Et pourquoi ? Il aurait dû ne pas manger !
- אָמַר רָבָא: בִּרְשׁוּת אַשֶּׁלֹּא בִּרְשׁוּת קָרָמֵית? בִּרְשׁוּת – שְׁמִירַת שׁוֹרוֹ קִבֵּל עָלָיו, וַאֲפִילּוּ חָנַק אֶת עַצְמוֹ.Rava a dit : tu objectes un cas avec permission à un cas sans permission ? Avec permission, il a accepté sur lui la garde de son bœuf, même s'il s'est étranglé lui-même.
- אִיבַּעְיָא לְהוּ: הֵיכָא דְּקַבֵּיל עֲלֵיהּ נְטִירוּתָא, מַהוּ? דְּנַפְשֵׁיהּ הוּא דְּקַבֵּיל עֲלֵיהּ, אוֹ דִלְמָא אֲפִילּוּ נְטִירוּתָא דְּעָלְמָא קַבֵּיל עֲלֵיהּ?Ils ont posé la question : lorsqu'il a accepté sur lui la garde, qu'en est-il ? Est-ce la garde contre ses propres dommages qu'il a acceptée sur lui, ou peut-être a-t-il accepté sur lui même la garde contre les dommages du dehors ?
- תָּא שְׁמַע, דְּתָנֵי רַב יְהוּדָה בַּר סִימוֹן בִּנְזָקִין דְּבֵי קַרְנָא: הִכְנִיס פֵּירוֹתָיו לַחֲצַר בַּעַל הַבַּיִת שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת, וּבָא שׁוֹר מִמָּקוֹם אַחֵר וַאֲכָלָן – פָּטוּר. וְאִם הִכְנִיס בִּרְשׁוּת – חַיָּיב. מַאן פָּטוּר וּמַאן חַיָּיב? לָאו פָּטוּר – בַּעַל חָצֵר, [וְחַיָּיב – בַּעַל חָצֵר]?Viens et entends, car Rav Yehouda bar Simon a enseigné dans « Nezikin » de l'école de Karna : s'il a fait entrer ses fruits dans la cour du maître de maison sans permission, et qu'un bœuf est venu d'un autre lieu et les a mangés, il est pétour. Et s'il les a fait entrer avec permission, il est 'hayav. Qui est pétour et qui est 'hayav ? N'est-ce pas : pétour, le propriétaire de la cour, [et 'hayav, le propriétaire de la cour] ?
- אָמְרִי: לָא; פָּטוּר בַּעַל הַשּׁוֹר, וְחַיָּיב בַּעַל הַשּׁוֹר.Ils ont dit : non ; pétour, le propriétaire du bœuf, et 'hayav, le propriétaire du bœuf.
- וְאִי בַּעַל הַשּׁוֹר,Et si c'est le propriétaire du bœuf,
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