Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מַשְׁכַּח רַבְרְבֵי – שָׁקֵיל, זוּטְרֵי – שָׁקֵיל.Quand il en trouve de grands, il les prend, et quand il en trouve de petits, il les prend aussi. De même ici, bien que la première explication de Rabbi Eliézer fût suffisante, il en a ajouté une seconde, moins forte.
- רַב טָבְיוֹמֵי מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא אָמַר ״הֵמִית״ אֲמַר לֵיהּ בְּרֵישָׁא – מָשָׁל לְצַיָּיד שֶׁשּׁוֹלֶה דָּגִים מִן הַיָּם, מַשְׁכַּח זוּטְרֵי – שָׁקֵיל, מַשְׁכַּח רַבְרְבֵי – שָׁדֵי זוּטְרֵי וְשָׁקֵיל רַבְרְבֵי.En revanche, Rav Tavyomé, au nom de Rava, a dit : c'est l'explication « il a tué » (celle du témoignage insuffisant) qu'il lui a dite en premier, car cela ressemble à un pêcheur qui tire des poissons de la mer : il en trouve de petits, il les prend ; il en trouve de grands, il rejette les petits et prend les grands. De même ici, lorsque Rabbi Eliézer a trouvé une meilleure réponse, il l'a substituée à la première.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״בַּעַל הַשּׁוֹר נָקִי״ – רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: נָקִי מִדְּמֵי וְלָדוֹת.Il a été enseigné dans une autre baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : « Le propriétaire du bœuf sera quitte » (Exode 21, 28) : Rabbi Yossé HaGlili dit : il sera quitte du prix des enfants perdus. Autrement dit, si un bœuf tam (« innocent », qui n'a pas encore récidivé) fait avorter une femme, son propriétaire ne paie pas la moitié du prix des enfants.
- אָמַר לוֹ רַבִּי עֲקִיבָא, הֲרֵי הוּא אוֹמֵר: ״כִּי יִנָּצוּ אֲנָשִׁים וְנָגְפוּ אִשָּׁה״ – אֲנָשִׁים, וְלֹא שְׁוָורִים.Rabbi Akiva lui a dit : c'est inutile, car voici qu'il (le verset) dit : « Quand des hommes se querelleront et heurteront une femme enceinte, et que ses enfants sortiront » (Exode 21, 22). On en déduit : des hommes paient le prix des enfants, mais non les propriétaires de bœufs.
- שַׁפִּיר קָאָמַר רַבִּי עֲקִיבָא!La Guemara remarque : Rabbi Akiva dit bien ! Que lui aurait répondu Rabbi Yossé HaGlili ?
- אָמַר רַב עוּלָּא בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי: אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: אֲנָשִׁים – וְלֹא שְׁוָורִים הַדּוֹמִין לַאֲנָשִׁים; מָה אֲנָשִׁים מוּעָדִין – אַף שְׁוָורִים מוּעָדִין, הָא תָּם – מִיחַיַּיב; כְּתַב רַחֲמָנָא ״בַּעַל הַשּׁוֹר נָקִי״ – דְּפָטוּר.Rav Oulla fils de Rav Idi a dit : le verset était nécessaire, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire que la déduction est limitée : des hommes sont passibles, mais non des bœufs semblables à des hommes. De même que les hommes sont toujours mouadim (« avertis », pleinement responsables), de même seuls les bœufs mouadim sont exclus. Mais pour un bœuf tam, on serait passible du prix des enfants. C'est pourquoi le Miséricordieux a écrit, à propos du tam : « Le propriétaire du bœuf sera quitte », pour enseigner qu'il est exempt.
- אָמַר רָבָא: יַצִּיבָא בְּאַרְעָא, וְגִיּוֹרָא בִּשְׁמֵי שְׁמַיָּא?!Rava a dit, en objection : l'autochtone est à terre et l'étranger est au plus haut des cieux ?! C'est-à-dire : cette explication rendrait le tam plus sévèrement traité que le mouad, ce qui est absurde.
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: אִיצְטְרִיךְ, סָלְקָא דַּעְתָּךְ אָמֵינָא: אֲנָשִׁים – וְלֹא שְׁוָורִים הַדּוֹמִין לַאֲנָשִׁים; מָה אֲנָשִׁים מוּעָדִין – אַף שְׁוָורִים מוּעָדִין, וְקַל וָחוֹמֶר לְתַמִּין דִּפְטִירִי; הֲדַר כְּתַב רַחֲמָנָא ״בַּעַל הַשּׁוֹר נָקִי״ – תָּם פָּטוּר, וּמוּעָד חַיָּיב.Mais Rava a dit plutôt : le verset était nécessaire, car il aurait pu te venir à l'esprit de dire : des hommes sont passibles, mais non des bœufs semblables à des hommes. De même que les hommes sont mouadim, de même seraient exclus les bœufs mouadim, et, par kal va'homer (raisonnement a fortiori), les tam seraient exempts. Le Miséricordieux a ensuite écrit : « Le propriétaire du bœuf sera quitte » : seul le tam est exempt, et le mouad est passible du prix des enfants.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אֶלָּא מֵעַתָּה, גַּבֵּי בּוֹשֶׁת נָמֵי נֵימָא הָכִי: אֲנָשִׁים – וְלֹא שְׁוָורִים הַדּוֹמִין לַאֲנָשִׁים; מָה אֲנָשִׁים מוּעָדִין – אַף שְׁוָורִים מוּעָדִין, וְקַל וָחוֹמֶר לְתַמִּין דִּפְטִירִי; הֲדַר כְּתַב רַחֲמָנָא ״בַּעַל הַשּׁוֹר נָקִי״ – תָּם פָּטוּר, וּמוּעָד חַיָּיב!Abayé lui a dit : s'il en est ainsi, à propos de la honte aussi, disons de même (le verset dit en effet : « Quand des hommes se querelleront ensemble », Deutéronome 25, 11) : des hommes sont passibles, mais non des bœufs semblables à des hommes. De même que les hommes sont mouadim, de même seraient exclus les bœufs mouadim, et, par kal va'homer, les tam seraient exempts. Le Miséricordieux a ensuite écrit : « Le propriétaire du bœuf sera quitte » : le tam est exempt, et le mouad est passible pour la honte aussi !
- וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי, אִי הָכִי, לִיתְנֵי: ״בַּעַל הַשּׁוֹר נָקִי״ – רַבִּי יוֹסֵי הַגְּלִילִי אוֹמֵר: פָּטוּר מִדְּמֵי וְלָדוֹת וּמִבּוֹשֶׁת!Et si tu dis qu'en effet telle est la halakha selon Rabbi Yossé HaGlili, s'il en est ainsi, que la baraïta enseigne : « Le propriétaire du bœuf sera quitte » : Rabbi Yossé HaGlili dit : il est exempt du prix des enfants et de la honte !
- אֶלָּא אַבָּיֵי וְרָבָא דְּאָמְרִי תַּרְוַיְיהוּ: אֲנָשִׁים – אֵין אָסוֹן בְּאִשָּׁה יֵעָנְשׁוּ, יֵשׁ אָסוֹן בָּאִשָּׁה לֹא יֵעָנְשׁוּ. וְלֹא שְׁוָורִים – דְּאַף עַל גַּב דְּיֵשׁ אָסוֹן, יֵעָנְשׁוּ. הֲדַר כְּתַב רַחֲמָנָא ״בַּעַל הַשּׁוֹר נָקִי״ – דְּפָטוּר.Mais Abayé et Rava disent tous deux que Rabbi Yossé HaGlili interprète ainsi la suite du verset : des hommes : s'il n'y a pas de malheur pour la femme (si elle ne meurt pas), ils seront punis financièrement ; s'il y a malheur pour la femme, ils ne seront pas punis financièrement, car ils encourent la mort. Mais non des bœufs, car même s'il y a malheur, ils seront punis (leurs propriétaires paieront). Pour écarter cette déduction, le Miséricordieux a ensuite écrit : « Le propriétaire du bœuf sera quitte », pour enseigner qu'il est exempt du prix des enfants.
- מַתְקֵיף לַהּ רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: אַטּוּ בְּאָסוֹן תַּלְיָא מִילְּתָא? בְּכַוָּונָה תַּלְיָא מִילְּתָא!Rav Adda bar Ahava objecte : la chose dépend-elle donc du malheur ? La chose dépend de l'intention !
- אֶלָּא אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: אֲנָשִׁים – כִּי נִתְכַּוְּנוּ זֶה לָזֶה, אַף עַל גַּב שֶׁיֵּשׁ אָסוֹן בָּאִשָּׁה, יֵעָנְשׁוּ; כִּי נִתְכַּוְּנוּ לָאִשָּׁה עַצְמָהּ, לֹא יֵעָנְשׁוּ. וְלֹא שְׁוָורִים – דַּאֲפִילּוּ נִתְכַּוְּנוּ לָאִשָּׁה עַצְמָהּ, ״יֵעָנְשׁוּ״. כְּתַב רַחֲמָנָא ״בַּעַל הַשּׁוֹר נָקִי״ – דִּפְטִירִי.Mais Rav Adda bar Ahava a dit plutôt : des hommes : quand ils se visaient l'un l'autre, même s'il y a malheur pour la femme, ils seront punis financièrement ; quand ils visaient la femme elle-même, ils ne seront pas punis financièrement, car ils encourent la mort. Mais non des bœufs, car même s'ils visaient la femme elle-même, « ils seront punis ». Pour écarter cette déduction, le Miséricordieux a écrit : « Le propriétaire du bœuf sera quitte », pour enseigner qu'ils sont exempts.
- וְכֵן כִּי אֲתָא רַב חַגַּי מִדָּרוֹמָא, אֲתָא וְאַיְיתִי מַתְנִיתָא בִּידֵיהּ כְּווֹתֵיהּ דְּרַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה.Et de même, quand Rav 'Hagaï est venu du Sud, il est venu en apportant dans sa main une baraïta conforme à l'explication de Rav Adda bar Ahava.
- תַּנְיָא אִידַּךְ: ״בַּעַל הַשּׁוֹר נָקִי״ – רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: נָקִי מִדְּמֵי עֶבֶד.Il a été enseigné dans une autre baraïta : « Le propriétaire du bœuf sera quitte » : Rabbi Akiva dit : il sera quitte du prix de l'esclave : si un bœuf tam tue un esclave cananéen, son propriétaire ne paie rien, à la différence du mouad.
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