Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כְּמַאן דְּקַטְלַהּ דָּמֵי, קָא מַשְׁמַע לַן.que le bœuf est comme s'il l'avait tuée, puisqu'il est la cause de son exécution, et que le propriétaire doit le kofer (la rançon pour la mort d'un homme) ; c'est pourquoi la baraïta nous enseigne qu'il n'en est rien.
- רָבָא אָמַר: לְעוֹלָם דְּרַבְעַהּ וְקַטְלַהּ; וּדְקָא קַשְׁיָא לָךְ: מָה לִי קַטְלַהּ בְּקַרְנַיִם, מָה לִי קַטְלַהּ בִּרְבִיעָה – קֶרֶן כַּוּוֹנָתוֹ לְהַזִּיק, הַאי כַּוּוֹנָתוֹ לַהֲנָאַת עַצְמוֹ הוּא.Rava a dit : En réalité, il s'agit du cas où il s'est accouplé avec elle et l'a tuée ; et quant à ta difficulté : que m'importe qu'il l'ait tuée de ses cornes, que m'importe qu'il l'ait tuée par l'accouplement, la réponse est que pour la corne, son intention est de nuire, alors qu'ici, son intention est son propre plaisir.
- בְּמַאי פְּלִיגִי? בְּרֶגֶל שֶׁדָּרְסָה עַל גַּבֵּי תִּינוֹק בַּחֲצַר הַנִּיזָּק; לְאַבָּיֵי – מְשַׁלֵּם כּוֹפֶר, לְרָבָא – לָא מְשַׁלֵּם כּוֹפֶר.Sur quoi divergent-ils ? Sur le cas du pied qui a piétiné un enfant dans la cour de la victime. Selon Abayé, il paie le kofer, même si l'animal ne cherchait pas à nuire ; selon Rava, il ne paie pas le kofer.
- תַּנְיָא כְּווֹתֵיהּ דְּרַב: שׁוֹר הָאִיצְטָדִין – אֵינוֹ חַיָּיב מִיתָה, וְכָשֵׁר לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ; מִפְּנֵי שֶׁהוּא כִּמְעוּשֶּׂה.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à Rav : Un bœuf de stade qui a tué un homme n'est pas passible de mort, et il est apte pour l'autel, parce qu'il est comme contraint.
- מַתְנִי׳ שׁוֹר שֶׁנָּגַח אֶת הָאָדָם, וּמֵת – מוּעָד מְשַׁלֵּם כּוֹפֶר, וְתָם פָּטוּר מִן הַכּוֹפֶר. וְזֶה וְזֶה חַיָּיבִין מִיתָה. וְכֵן בַּבֵּן, וְכֵן בַּבַּת. נָגַח עֶבֶד אוֹ אָמָה – נוֹתֵן שְׁלֹשִׁים סְלָעִים; בֵּין שֶׁהוּא יָפֶה מֵאָה מָנֶה, וּבֵין שֶׁאֵינוֹ יָפֶה אֶלָּא דִּינָר אֶחָד.MICHNA : Un bœuf qui a encorné un homme, et celui-ci est mort : le mouad (bœuf averti) : son propriétaire paie le kofer, et le tam (bœuf réputé inoffensif) : son propriétaire est exempt du kofer. Et l'un comme l'autre sont passibles de mort. Et de même pour un fils, et de même pour une fille. S'il a encorné un esclave ou une servante, le propriétaire donne au maître trente séla, qu'il ait valu cent mané ou qu'il n'ait valu qu'un seul dinar.
- גְּמָ׳ וְכִי מֵאַחַר דְּמִתָּם קָטְלִינַן לֵיהּ, מוּעָד הֵיכִי מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ?GUEMARA : Mais puisque nous le tuons dès son état de tam, comment peux-tu trouver un mouad qui tue un homme ?
- אָמַר רַבָּה: הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁאֲמָדוּהוּ לִשְׁלֹשָׁה בְּנֵי אָדָם.Rabba a dit : De quoi s'agit-il ici ? D'un cas où on l'a évalué pour trois personnes : le tribunal a estimé que le bœuf les aurait tuées si elles n'avaient pas fui.
- רַב אָשֵׁי אָמַר: אוּמְדָּנָא לָאו כְּלוּם הוּא. אֶלָּא הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן שֶׁסִּיכֵּן לִשְׁלֹשָׁה בְּנֵי אָדָם.Rav Achi a dit : L'évaluation n'est rien. Mais plutôt, de quoi s'agit-il ici ? D'un cas où il a mis en danger de mort trois personnes, qui sont toutes mortes seulement après le troisième coup de corne.
- רַב זְבִיד אָמַר: כְּגוֹן שֶׁהָרַג שָׁלֹשׁה בְּהֵמוֹת.Rav Zevid a dit : Il s'agit d'un cas où il a tué trois animaux.
- וּמוּעָד לִבְהֵמָה הָוֵי מוּעָד לְאָדָם? אֶלָּא אָמַר רַב שִׁימִי: כְּגוֹן שֶׁהָרַג שְׁלֹשָׁה גּוֹיִם.Mais celui qui est mouad pour un animal est-il mouad pour un homme ? Mais plutôt, Rav Chimi a dit : Il s'agit d'un cas où il a tué trois non-Juifs.
- וּמוּעָד לְגוֹיִם הָוֵי מוּעָד לְיִשְׂרָאֵל? אֶלָּא אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן לָקִישׁ: כְּגוֹן שֶׁהָרַג שְׁלֹשָׁה בְּנֵי אָדָם טְרֵפָה.Mais celui qui est mouad pour des non-Juifs est-il mouad pour des Juifs ? Mais plutôt, Rabbi Chimon ben Lakich a dit : Il s'agit d'un cas où il a tué trois personnes tereifa (atteintes d'une lésion mortelle).
- וּמוּעָד לִטְרֵפָה הָוֵי מוּעָד לְשָׁלֵם? אֶלָּא אָמַר רַב פָּפָּא: דִּקְטַל וַעֲרַק לְאַגְמָא, דִּקְטַל וַעֲרַק לְאַגְמָא.Mais celui qui est mouad pour un tereifa est-il mouad pour une personne saine ? Mais plutôt, Rav Pappa a dit : Il a tué et s'est enfui au marais, il a tué et s'est enfui au marais, et ainsi une troisième fois.
- רַב אַחָא בְּרֵיהּ דְּרַב אִיקָא אָמַר: כְּגוֹן שֶׁהוּזְמוּ זוֹמְמֵי זוֹמְמִין.Rav A'ha, fils de Rav Ika, a dit : Il s'agit d'un cas où les témoins qui avaient confondu les premiers témoins ont eux-mêmes été confondus comme faux témoins, en sorte que les témoignages sur les encornements ont été rétablis.
- הָנִיחָא אִי לְיַיעוֹדֵי תּוֹרָא בָּעֵינַן – שַׁפִּיר. אֶלָּא אִי לְיַיעוֹדֵי גַּבְרָא בָּעֵינַן, מֵימַר אֲמַר לֵיהּ: לָא הֲוָה יָדַעְנָא! כְּגוֹן דְּאָמְרִי: כֹּל אֵימַת דְּקָטֵיל תּוֹרֵיהּ, גַּבֵּיהּ הֲוָה קָאֵי.Cela va bien si nous avons besoin de rendre mouad le bœuf : c'est bien. Mais si nous avons besoin d'avertir l'homme, il peut lui dire : Je ne savais pas ! Il s'agit d'un cas où les témoins disent : Chaque fois que son bœuf a tué, il se tenait à côté de lui.
- רָבִינָא אָמַר: בְּמַכִּירִין אֶת בַּעַל הַשּׁוֹר, וְאֵין מַכִּירִין אֶת הַשּׁוֹר.Ravina a dit : Il s'agit d'un cas où les témoins reconnaissent le propriétaire du bœuf, mais ne reconnaissent pas le bœuf lui-même ; c'est pourquoi il n'a pas été mis à mort auparavant.
- מַאי הֲוָה לֵיהּ לְמֶעְבַּד? מִשּׁוּם דְּאָמְרִי לֵיהּ: תּוֹרָא נַגְחָנָא אִית לָךְ בְּבַקְרָךְ, אִיבְּעִי לָךְ נַטּוֹרֵי כּוּלֵּי בַּקְרָךְ.Qu'aurait-il dû faire ? Il ne savait pas lequel de ses bœufs avait encorné ! Parce qu'on lui dit : Tu as un bœuf encorneur dans ton troupeau, tu aurais dû garder tout ton troupeau.
- וְזֶה וָזֶה חַיָּיבִין מִיתָה כּוּ׳. תָּנוּ רַבָּנַן: מִמַּשְׁמַע שֶׁנֶּאֱמַר ״סָקֹל יִסָּקֵל הַשּׁוֹר״ – אֵינִי יוֹדֵעַ שֶׁנְּבֵילָה הִיא, וּנְבֵילָה אֲסוּרָה בַּאֲכִילָה? מָה תַּלְמוּד לוֹמַר ״לֹא יֵאָכֵל אֶת בְּשָׂרוֹ״? מַגִּיד לְךָ הַכָּתוּב, שֶׁאִם שְׁחָטוֹ לְאַחַר שֶׁנִּגְמַר דִּינוֹ – אָסוּר בַּאֲכִילָה.Et l'un comme l'autre sont passibles de mort, etc. Nos Maîtres ont enseigné : Du fait qu'il est dit : « Le bœuf sera lapidé » (Exode 21, 28), ne sais-je pas qu'il s'agit d'une bête morte sans abattage, et que celle-ci est interdite à la consommation ? Que nous apprend le verset : « Sa chair ne sera pas mangée » ? Le texte t'enseigne que si on l'a abattu après que son jugement a été prononcé, il est interdit à la consommation.
- אֵין לִי אֶלָּא בַּאֲכִילָה, בַּהֲנָאָה מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּבַעַל הַשּׁוֹר נָקִי״.Je ne le sais que pour la consommation ; pour le profit, d'où le sait-on ? Le verset dit : « Et le propriétaire du bœuf sera net. »
- מַאי מַשְׁמַע? שִׁמְעוֹן בֶּן זוֹמָא אוֹמֵר, כְּאָדָם שֶׁאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: ״יָצָא אִישׁ פְּלוֹנִי נָקִי מִנְּכָסָיו, וְאֵין לוֹ בָּהֶם הֲנָאָה שֶׁל כְּלוּם״.Qu'est-ce que cela implique ? Chimon ben Zoma dit : C'est comme quelqu'un qui dit à son prochain : « Un tel est sorti net de ses biens, et il n'en retire aucun profit. »
- וּמִמַּאי דְּ״לֹא יֵאָכֵל אֶת בְּשָׂרוֹ״ – לְהֵיכָא דִּשְׁחָטוֹ אַחַר שֶׁנִּגְמַר דִּינוֹ, שֶׁאָסוּר בַּאֲכִילָה? אֵימָא דְּהֵיכָא דִּשְׁחָטוֹ לְאַחַר שֶׁנִּגְמַר דִּינוֹ – שְׁרֵי בַּאֲכִילָה הוּא; וְהַאי ״לֹא יֵאָכֵל אֶת בְּשָׂרוֹ״ – לְהֵיכָא דְּסַקְלֵיהּ מִסְקָל, דְּאָסוּר בַּהֲנָאָה הוּא – כִּדְרַבִּי אֲבָהוּ,Et d'où sait-on que « Sa chair ne sera pas mangée » concerne le cas où on l'a abattu après que son jugement a été prononcé, et qu'il est interdit à la consommation ? Dis plutôt que si on l'a abattu après que son jugement a été prononcé, il est permis à la consommation ; et que ce « Sa chair ne sera pas mangée » concerne le cas où on l'a lapidé, et qu'il est interdit au profit, conformément à Rabbi Abahou,
- דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ אָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר: כׇּל מָקוֹם שֶׁנֶּאֱמַר ״לֹא יֹאכַל״; ״לֹא תֹאכַל״; ״לֹא תֹאכְלוּ״ – אֶחָד אִיסּוּר אֲכִילָה וְאֶחָד אִיסּוּר הֲנָאָה בַּמַּשְׁמָע,car Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Elazar : Partout où il est dit « il ne sera pas mangé », « tu ne mangeras pas », « vous ne mangerez pas », tant l'interdit de consommation que l'interdit de profit sont compris,
- עַד שֶׁיִּפְרֹט לְךָ הַכָּתוּב כְּדֶרֶךְ שֶׁפָּרַט לְךָ בִּנְבֵילָה – לַגֵּר בִּנְתִינָה, וְלַנׇּכְרִי בִּמְכִירָה!à moins que le texte ne te le précise, comme il te l'a précisé pour la bête morte sans abattage : à l'étranger résident par don, et au non-Juif par vente (Deutéronome 14, 21) !
- אָמְרִי: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּנָפֵיק לֵיהּ אִיסּוּר אֲכִילָה וְאִיסּוּר הֲנָאָה מִקְּרָא – מִ״לֹּא יֹאכַל״; אֲבָל הָכָא, דְּאִיסּוּר אֲכִילָה מִ״סָּקֹל יִסָּקֵל״ נָפְקָא, אִי סָלְקָא דַעְתָּךְ הַאי ״לֹא יֵאָכֵל אֶת בְּשָׂרוֹ״ אִיסּוּר הֲנָאָה הוּא, נִכְתּוֹב רַחֲמָנָא: ״לֹא יֵהָנֶה״, אִי נָמֵי ״לֹא יֵאָכֵל״; ״אֶת בְּשָׂרוֹ״ לְמָה לִי? דְּאַף עַל גַּב דְּעַבְדֵיהּ כְּעֵין בָּשָׂר, דְּשַׁחְטֵיהּ – אָסוּר.On a répondu : Cela ne vaut que là où l'interdit de consommation et l'interdit de profit découlent du verset « il ne sera pas mangé » ; mais ici, où l'interdit de consommation découle de « sera lapidé », si tu penses que ce « Sa chair ne sera pas mangée » est l'interdit de profit, que le Miséricordieux écrive : « on n'en profitera pas », ou encore « il ne sera pas mangé » ; pourquoi ai-je besoin de « sa chair » ? Pour dire que, même si on en a fait comme de la chair, en l'abattant, il est interdit.
- מַתְקֵיף לַהּ מָר זוּטְרָא: אֵימָא הָנֵי מִילֵּיMar Zoutra s'y est opposé : Dis que cela ne vaut que
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