Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אִם תָּם – הֲוָה מוֹדֵינָא, וּמִפְּטַרְינָא!S'il avait été tam (bœuf réputé inoffensif), j'aurais avoué et j'aurais été exempt ! Le demi-dommage d'un tam est en effet une amende, et celui qui avoue une amende en est exempt.
- וַאֲפִילּוּ לְמַאן דְּאָמַר פַּלְגָא נִזְקָא מָמוֹנָא, נֵימָא לֵיהּ: אִי תָּם הוּא – הֲוָה מַעֲרֵיקְנָא לֵיהּ לְאַגְמָא!Et même selon celui qui dit que le demi-dommage est une dette d'argent et non une amende, qu'il lui dise : S'il avait été tam, je l'aurais fait fuir au marais ! Le lésé n'aurait alors rien pu percevoir, puisqu'un tam ne paie que sur son corps, alors que pour un mouad (bœuf averti) le paiement se fait sur tous les biens.
- אֶלָּא הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּגוֹן דְּאַקְדֵּים בֵּי דִינָא, וְתַפְסֵיהּ.Mais plutôt, de quoi s'agit-il ici ? D'un cas où le tribunal a devancé l'emprunteur et a saisi le bœuf, avant qu'il n'ait pu avouer ou le faire fuir.
- אִי הָכִי, בְּעָלִים אַמַּאי מְשַׁלְּמִים חֲצִי נֶזֶק? נֵימָא לֵיהּ: אַתְפַּסְתֵּיהּ לְתוֹרַאי – בִּידָא [דְּ]מַאן דְּלָא מָצֵינָא לְאִשְׁתַּעוֹיֵי דִּינָא בַּהֲדֵיהּ! מִשּׁוּם דְּאָמַר לֵיהּ: אִי אַהְדַּרְתֵּיהּ נִיהֲלָךְ, לָאו מִינָּךְ הֲווֹ שָׁקְלִי לֵיהּ?!S'il en est ainsi, pourquoi le propriétaire paie-t-il la moitié du dommage ? Qu'il lui dise : Tu as laissé saisir mon bœuf par celui avec qui je ne peux pas plaider, à savoir le tribunal, avec lequel aucun compromis n'est possible ! Parce que l'emprunteur peut lui dire : Si je te l'avais rendu, ne te l'aurait-on pas pris ?!
- וְנֵימָא לֵיהּ: אִי אַהְדַּרְתֵּיהּ נִיהֲלִי, הֲוָה מַעֲרֵיקְנָא לֵיהּ לְאַגְמָא! מִשּׁוּם דְּאָמַר לֵיהּ: סוֹף סוֹף, לָאו מֵעֲלִיָּיה הֲווֹ מִשְׁתַּלְּמִי?!Mais qu'il lui dise : Si tu me l'avais rendu, je l'aurais fait fuir au marais ! Parce que l'emprunteur peut lui dire : En fin de compte, le lésé n'aurait-il pas été payé sur les biens de première qualité ?!
- הָנִיחָא הֵיכָא דְּאִית לֵיהּ נִכְסֵי, הֵיכָא דְּלֵית לֵיהּ נִכְסֵי מַאי אִיכָּא לְמֵימַר?Cela va bien là où le propriétaire possède des biens ; là où il ne possède pas de biens, que peut-on dire ?
- מִשּׁוּם דְּאָמַר לֵיהּ: כִּי הֵיכָא דְּמִשְׁתַּעְבַּדְנָא לְדִידָךְ, הָכִי נָמֵי מִשְׁתַּעְבַּדְנָא לְהַאיְךְ – מִדְּרַבִּי נָתָן.Parce que l'emprunteur peut lui dire : De même que je suis engagé envers toi, pour te restituer ton bœuf, de même je suis engagé envers celui-là, le lésé à qui tu dois l'indemnité, en vertu de l'enseignement de Rabbi Natan.
- דְּתַנְיָא, רַבִּי נָתָן אוֹמֵר: מִנַּיִן לַנּוֹשֶׁה בַּחֲבֵירוֹ מָנֶה, וַחֲבֵירוֹ בַּחֲבֵירוֹ – מִנַּיִן שֶׁמּוֹצִיאִין מִזֶּה, וְנוֹתְנִים לָזֶה? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וְנָתַן לַאֲשֶׁר אָשַׁם לוֹ״.Comme il a été enseigné dans une baraïta : Rabbi Natan dit : D'où savons-nous, pour celui à qui son prochain doit cent zouz et dont ce prochain est créancier d'un autre de la même somme, d'où savons-nous que l'on prélève sur celui-ci et que l'on donne à celui-là ? Le verset dit : « Et il donnera à celui envers qui il s'est rendu coupable » (Nombres 5, 7).
- הוּעַד בְּבֵית שׁוֹאֵל, וְהֶחְזִירוֹ לַבְּעָלִים – בְּעָלִים מְשַׁלְּמִין חֲצִי נֶזֶק, וְשׁוֹאֵל פָּטוּר מִכְּלוּם.Il est dit à la fin de la baraïta : S'il est devenu mouad dans la maison de l'emprunteur, et que celui-ci l'a rendu au propriétaire, et que le bœuf a ensuite encorné, le propriétaire paie la moitié du dommage et l'emprunteur est exempt de tout.
- סֵיפָא – רְשׁוּת מְשַׁנָּה, רֵישָׁא – רְשׁוּת אֵינָהּ מְשַׁנָּה!La fin de la baraïta implique que le changement de domaine modifie le statut du bœuf, alors que le début implique que le changement de domaine ne modifie pas son statut !
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: תִּבְרַהּ; מִי שֶׁשָּׁנָה זוֹ לֹא שָׁנָה זוֹ.Rabbi Yo'hanan a dit : Cette baraïta est brisée (tavra, ses deux parties se contredisent) : celui qui a enseigné ceci n'a pas enseigné cela.
- רַבָּה אָמַר: מִדְּרֵישָׁא רְשׁוּת אֵינָהּ מְשַׁנָּה, סֵיפָא נָמֵי רְשׁוּת אֵינָהּ מְשַׁנָּה. וְסֵיפָא הַיְינוּ טַעְמָא – מִשּׁוּם דְּאָמַר לֵיהּ: לָאו כֹּל כְּמִינָךְ דִּמְיַיעֲדַתְּ לֵיהּ לְתוֹרַאי.Rabba a dit : Puisque selon le début le changement de domaine ne modifie pas le statut, selon la fin aussi le changement de domaine ne modifie pas le statut. Et voici la raison de la fin : parce que le propriétaire peut lui dire : Il n'est pas en ton pouvoir de rendre mon bœuf mouad.
- רַב פָּפָּא אָמַר: מִדְּסֵיפָא רְשׁוּת מְשַׁנָּה, רֵישָׁא נָמֵי רְשׁוּת מְשַׁנָּה; וְרֵישָׁא הַיְינוּ טַעְמָא – מִשּׁוּם דְּכׇל מָקוֹם שֶׁהוֹלֵךְ, שֵׁם בְּעָלָיו עָלָיו.Rav Pappa a dit : Puisque selon la fin le changement de domaine modifie le statut, selon le début aussi le changement de domaine modifie le statut. Et voici la raison du début : parce que partout où il va, le nom de ses propriétaires reste sur lui.
- שׁוֹר הָאִצְטָדִין אֵינוֹ חַיָּיב מִיתָה. אִיבַּעְיָא לְהוּ: מַהוּ לְגַבֵּי מִזְבֵּחַ?La Michna enseigne : Un bœuf de stade n'est pas passible de mort. Ils ont posé la question : Qu'en est-il pour l'autel ? S'il a tué un homme, peut-on l'offrir en sacrifice ?
- רַב אָמַר: כָּשֵׁר, וּשְׁמוּאֵל אָמַר: פָּסוּל. רַב אָמַר כָּשֵׁר – אָנוּס הוּא. וּשְׁמוּאֵל אָמַר פָּסוּל – הֲרֵי נֶעֶבְדָ[ה] בּוֹ עֲבֵירָה.Rav a dit : Il est apte ; et Chmouel a dit : Il est inapte. Rav a dit qu'il est apte : il a agi sous la contrainte. Et Chmouel a dit qu'il est inapte : voici qu'une faute a été commise par son intermédiaire.
- מֵיתִיבִי: ״מִן הַבְּהֵמָה״ – לְהוֹצִיא אֶת הָרוֹבֵעַ וְאֶת הַנִּרְבָּע. ״מִן הַבָּקָר״ – לְהוֹצִיא אֶת הַנֶּעֱבָד. ״מִן הַצֹּאן״ – לְהוֹצִיא אֶת הַמּוּקְצֶה. ״וּמִן הַצֹּאן״ – לְהוֹצִיא אֶת הַנּוֹגֵחַ.On a objecté à partir d'une baraïta sur le verset (Lévitique 1, 2) : « De l'animal » : pour exclure celui qui a eu un rapport avec un être humain et celui qui a subi un tel rapport. « Du gros bétail » : pour exclure l'animal adoré comme idole. « Du menu bétail » : pour exclure l'animal mis à part pour l'idolâtrie. « Et du menu bétail » : pour exclure celui qui encorne et tue un homme.
- אָמַר רַבִּי שִׁמְעוֹן: אִם נֶאֱמַר רוֹבֵעַ – לָמָּה נֶאֱמַר נוֹגֵחַ? וְאִם נֶאֱמַר נוֹגֵחַ – לָמָּה נֶאֱמַר רוֹבֵעַ?Rabbi Chimon a dit : S'il est dit que l'animal coupable d'accouplement est exclu, pourquoi dire que l'est celui qui encorne ? Et s'il est dit que l'est celui qui encorne, pourquoi dire que l'est celui qui s'est accouplé ?
- מִפְּנֵי שֶׁיֵּשׁ בָּרוֹבֵעַ שֶׁאֵין בַּנּוֹגֵחַ, וְיֵשׁ בַּנּוֹגֵחַ שֶׁאֵין בָּרוֹבֵעַ.Parce qu'il y a dans l'accouplement ce qu'il n'y a pas dans l'encornement, et il y a dans l'encornement ce qu'il n'y a pas dans l'accouplement.
- רוֹבֵעַ – עָשָׂה בּוֹ אוֹנֶס כְּרָצוֹן, נוֹגֵחַ – לֹא עָשָׂה בּוֹ אוֹנֶס כְּרָצוֹן. נוֹגֵחַ – מְשַׁלֵּם כּוֹפֶר, רוֹבֵעַ – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶת הַכּוֹפֶר. לְפִיכָךְ הוּצְרַךְ לוֹמַר רוֹבֵעַ, וְהוּצְרַךְ לוֹמַר נוֹגֵחַ.Pour l'accouplement, la Torah a rendu la contrainte comme la volonté ; pour l'encornement, elle n'a pas rendu la contrainte comme la volonté. Pour l'encornement, on paie le kofer (la rançon pour la mort d'un homme) ; pour l'accouplement, on ne paie pas le kofer. C'est pourquoi il a fallu dire le cas de l'accouplement, et il a fallu dire celui de l'encornement.
- קָתָנֵי מִיהַת, רוֹבֵעַ – עָשָׂה בּוֹ אוֹנֶס כְּרָצוֹן, נוֹגֵחַ – לֹא עָשָׂה בּוֹ אוֹנֶס כְּרָצוֹן. לְמַאי הִלְכְתָא? לָאו לְקׇרְבָּן?Il enseigne en tout cas : Pour l'accouplement, elle a rendu la contrainte comme la volonté ; pour l'encornement, elle n'a pas rendu la contrainte comme la volonté. Pour quelle halakha ? N'est-ce pas pour le sacrifice ? Le bœuf de stade, contraint, serait donc apte, contrairement à Chmouel.
- לָא, לִקְטָלָא.Non, c'est pour la mise à mort.
- הָכִי נָמֵי מִסְתַּבְּרָא; דְּאִי אָמְרַתְּ לְקׇרְבָּן, ״נוֹגֵחַ לֹא עָשָׂה בּוֹ אוֹנֶס כְּרָצוֹן״?! לָאו אוֹנֶס דִּידֵיהּ כְּתִיב, וְלָאו רָצוֹן דִּידֵיהּ כְּתִיב! אֶלָּא לָאו לִקְטָלָא?C'est aussi ce qui est raisonnable ; car si tu dis qu'il s'agit du sacrifice, comment dire : « Pour l'encornement, elle n'a pas rendu la contrainte comme la volonté » ?! Ni sa contrainte n'est écrite, ni sa volonté n'est écrite à ce sujet ! Mais n'est-ce pas plutôt pour la mise à mort ?
- אָמַר מָר: נוֹגֵחַ – מְשַׁלֵּם אֶת הַכּוֹפֶר, רוֹבֵעַ – אֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶת הַכּוֹפֶר. הֵיכִי דָמֵי? אִילֵּימָא דְּרַבְעַהּ וְקַטְלַהּ – מָה לִי קַטְלַהּ בְּקַרְנָא, מָה לִי קַטְלַהּ בִּרְבִיעָה?Le Maître a dit : Pour l'encornement, on paie le kofer ; pour l'accouplement, on ne paie pas le kofer. De quel cas s'agit-il ? Si l'on dit qu'il s'est accouplé avec elle et l'a tuée, que m'importe qu'il l'ait tuée de sa corne, que m'importe qu'il l'ait tuée par l'accouplement ?
- וְאֶלָּא דְּרַבְעַהּ וְלָא קַטְלַהּ? הַאי דְּלָא מְשַׁלֵּם כּוֹפֶר – מִשּׁוּם דְּלָא קַטְלַהּ הוּא!Mais alors, s'il s'agit d'un cas où il s'est accouplé avec elle et ne l'a pas tuée ? Ce qu'il ne paie pas de kofer, c'est simplement parce qu'il ne l'a pas tuée !
- אָמַר אַבָּיֵי: לְעוֹלָם דְּרַבְעַהּ וְלָא קַטְלַהּ, דְּאַתְיוּהָ לְבֵי דִינָא וְקַטְלוּהָ; מַהוּ דְּתֵימָאAbayé a dit : En réalité, il s'agit du cas où il s'est accouplé avec elle et ne l'a pas tuée, mais où on l'a amenée au tribunal et où on l'a mise à mort pour sa faute. Tu aurais pu dire
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