Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- מוֹאָבִים עַצְמָן לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?les Moabites eux-mêmes, à plus forte raison ! Il faudrait donc les attaquer.
- אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא: לֹא כְּשֶׁעָלְתָה עַל דַּעְתְּךָ עָלְתָה עַל דַּעְתִּי, שְׁתֵּי פְּרִידוֹת טוֹבוֹת יֵשׁ לִי לְהוֹצִיא מֵהֶן – רוּת הַמּוֹאֲבִיָּה וְנַעֲמָה הָעַמּוֹנִית.Le Saint, béni soit-Il, lui dit : Ce qui t'est venu à l'esprit n'est pas venu à Mon esprit. J'ai deux bonnes colombes à faire sortir d'eux : Rout la Moabite, ancêtre de la dynastie de David, et Naama l'Ammonite, épouse de Chlomo. C'est pour elles que Moav et Amon ne doivent pas être détruits.
- וַהֲלֹא דְּבָרִים קַל וָחוֹמֶר, וּמָה בִּשְׁבִיל שְׁתֵּי פְּרִידוֹת טוֹבוֹת – חָס הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא עַל שְׁתֵּי אוּמּוֹת גְּדוֹלוֹת וְלֹא הֶחֱרִיבָן; בִּתּוֹ שֶׁל רַבִּי – אִם כְּשֵׁרָה הִיא וּרְאוּיָה הִיא לָצֵאת מִמֶּנָּה דָּבָר טוֹב, עַל אַחַת כַּמָּה וְכַמָּה דַּהֲוָה חַיָּה.Oula poursuivit : N'est-ce pas un kal va'homer (raisonnement a fortiori) ? Si, à cause de deux bonnes colombes, le Saint, béni soit-Il, a épargné deux grandes nations et ne les a pas détruites, la fille de mon maître, Rav Chmouel bar Yehouda, si elle était vertueuse et digne que sorte d'elle quelque chose de bon, à plus forte raison aurait-elle vécu ! Sa mort montre donc qu'elle ne devait pas donner une telle descendance.
- אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: אֵין הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא מְקַפֵּחַ שְׂכַר כׇּל בְּרִיָּה, אֲפִילּוּ שְׂכַר שִׂיחָה נָאָה.Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : Le Saint, béni soit-Il, ne prive aucune créature de sa récompense, pas même de la récompense d'un langage délicat.
- דְּאִילּוּ בְּכִירָה דְּקָאָמְרָה ״מוֹאָב״, אָמַר לוֹ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְמֹשֶׁה ״אַל תָּצַר אֶת מוֹאָב וְאַל תִּתְגָּר בָם מִלְחָמָה״ – מִלְחָמָה הוּא דְּלָא, הָא אַנְגַּרְיָא עֲבֵיד בְּהוּ;Car à l'aînée des filles de Lot, qui a dit « Moav » (« de père »), le Saint, béni soit-Il, a dit à Moché : « Ne harcèle pas Moav et ne provoque pas contre eux de guerre » : c'est la guerre qui est interdite, mais impose-leur une angaria (corvée).
- צְעִירָה דְּקָאָמְרָה ״בֶּן עַמִּי״, אֲמַר לֵיהּ הַקָּדוֹשׁ בָּרוּךְ הוּא לְמֹשֶׁה: ״וְקָרַבְתָּ מוּל בְּנֵי עַמּוֹן, אַל תְּצֻרֵם וְאַל תִּתְגָּר בָּם״ – כְּלָל, דַּאֲפִילּוּ אַנְגַּרְיָא לָא תַּעֲבֵיד בְּהוּ.À la cadette, qui a dit « Ben Ami » (« fils de mon peuple »), simple allusion, le Saint, béni soit-Il, a dit à Moché : « Quand tu approcheras des enfants d'Amon, ne les harcèle pas et ne les provoque pas » (Deutéronome 2, 19) : pas du tout, n'impose même pas d'angaria à eux.
- וְאָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא אָמַר רַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בֶּן קׇרְחָה: לְעוֹלָם יַקְדִּים אָדָם לִדְבַר מִצְוָה, שֶׁבִּשְׁבִיל לַיְלָה אַחַת שֶׁקְּדָמַתָּה בְּכִירָה לִצְעִירָה – קְדָמַתָּה אַרְבַּע דּוֹרוֹת לְיִשְׂרָאֵל: עוֹבֵד, יִשַׁי, וְדָוִד, וּשְׁלֹמֹה; וְאִילּוּ צְעִירָה – עַד רְחַבְעָם, דִּכְתִיב: ״וְשֵׁם אִמּוֹ נַעֲמָה הָעַמֹּנִית״.Et Rabbi 'Hiya bar Abba a dit au nom de Rabbi Yehochoua ben Kor'ha : Que l'homme se hâte toujours pour une chose de mitsva (commandement), car à cause d'une seule nuit dont l'aînée a précédé la cadette, elle l'a précédée de quatre générations en Israël : Oved, Yichaï, David et Chlomo. Tandis que la cadette n'est entrée en Israël qu'avec Re'hav'am, comme il est écrit : « Et le nom de sa mère était Naama l'Ammonite » (I Rois 14, 31).
- תָּנוּ רַבָּנַן: שׁוֹר שֶׁל יִשְׂרָאֵל שֶׁנָּגַח שׁוֹר שֶׁל כּוּתִי – פָּטוּר; וְשֶׁל כּוּתִי שֶׁנָּגַח שׁוֹר שֶׁל יִשְׂרָאֵל – תָּם מְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק, וּמוּעָד מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un bœuf d'un Juif qui a encorné le bœuf d'un Kouti (Samaritain) : son propriétaire est pétour (exempt). Et celui d'un Kouti qui a encorné le bœuf d'un Juif : s'il est tam (non averti), il paie la moitié du dommage, et s'il est mouad (averti), il paie le dommage entier. Le Kouti n'a donc pas ici le même statut que le non-Juif, qui paie le dommage entier même pour un tam.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: שׁוֹר שֶׁל יִשְׂרָאֵל שֶׁנָּגַח שׁוֹר שֶׁל כּוּתִי – פָּטוּר. וְשֶׁל כּוּתִי שֶׁנָּגַח שׁוֹר שֶׁל יִשְׂרָאֵל – בֵּין תָּם בֵּין מוּעָד מְשַׁלֵּם נֶזֶק שָׁלֵם.Rabbi Méïr dit : Un bœuf d'un Juif qui a encorné le bœuf d'un Kouti : son propriétaire est pétour. Et celui d'un Kouti qui a encorné le bœuf d'un Juif, qu'il soit tam ou qu'il soit mouad, paie le dommage entier, comme un non-Juif.
- לְמֵימְרָא דְּסָבַר רַבִּי מֵאִיר: כּוּתִים גֵּרֵי אֲרָיוֹת הֵן?La Guemara demande : Est-ce à dire que Rabbi Méïr pense que les Koutim sont des convertis par peur des lions, dont la conversion, faite sous la contrainte, est sans valeur, et que pour cela il leur donne le statut de non-Juifs ?
- ורְמִינְהִי: כׇּל הַכְּתָמִים הַבָּאִים מֵרְקָם – טְהוֹרִים. רַבִּי יְהוּדָה מְטַמֵּא, מִפְּנֵי שֶׁהֵן גֵּרִים וְטוֹעִים.Mais opposons-lui une Michna (Nida 56b) : Toutes les taches de sang venant de Rekem sont tahor (pures), car la plupart des habitants y sont non-juifs. Rabbi Yehouda les déclare tamé (impures), parce qu'ils sont des convertis, et ils sont dans l'erreur : ils suivent les usages des non-Juifs, mais demeurent juifs.
- מִבֵּין הַגּוֹיִם – טְהוֹרִים. מִבֵּין יִשְׂרָאֵל וּמִבֵּין הַכּוּתִים – רַבִּי מֵאִיר מְטַמֵּא; וַחֲכָמִים מְטַהֲרִין – שֶׁלֹּא נֶחְשְׁדוּ יִשְׂרָאֵל עַל כִּתְמֵיהֶן.Celles qui viennent de chez les non-Juifs sont tahor. De chez les Juifs et de chez les Koutim : Rabbi Méïr les déclare tamé, et les Sages les déclarent tahor, car ils n'ont pas été soupçonnés au sujet de leurs taches.
- אַלְמָא קָסָבַר רַבִּי מֵאִיר כּוּתִים גֵּרֵי אֱמֶת הֵם!Il en ressort que Rabbi Méïr pense que les Koutim sont des convertis véritables ! Sinon, ils seraient comme les non-Juifs, dont les taches ne rendent pas impur. Pourquoi alors les traite-t-il comme des non-Juifs pour les dommages ?
- אָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: קְנָס הוּא שֶׁקָּנַס רַבִּי מֵאִיר בְּמָמוֹנָם, שֶׁלֹּא יִטָּמְעוּ בָּהֶם.Rabbi Abahou a dit : Ce sont des convertis véritables, mais c'est une amende dont Rabbi Méïr les a frappés dans leurs biens, afin que les Juifs ne se mêlent pas à eux.
- מֵתִיב רַבִּי זֵירָא: וְאֵלּוּ נְעָרוֹת שֶׁיֵּשׁ לָהֶם קְנָס – הַבָּא עַל הַמַּמְזֶרֶת, וְעַל הַנְּתִינָה, וְעַל הַכּוּתִית. וְאִי סָלְקָא דַעְתָּךְ קָנַס רַבִּי מֵאִיר בְּמָמוֹנָם, הָכִי נָמֵי נִקְנוֹס, כְּדֵי שֶׁלֹּא יִטָּמְעוּ בָּהֶן!Rabbi Zeira a objecté à partir d'une Michna (Ketoubot 29a) : Voici les jeunes filles pour lesquelles il y a une amende à payer : celui qui a des rapports avec la mamzérèt (née d'une union interdite), avec la Netina (descendante des Guivonites) et avec la Koutit (Samaritaine). Or, s'il te vient à l'esprit que Rabbi Méïr les a frappés d'une amende dans leurs biens, qu'ici aussi nous la frappions, en la privant de cette amende, afin que les Juifs ne se mêlent pas à eux !
- אָמַר אַבָּיֵי: כְּדֵיAbayé a dit : Selon Rabbi Méïr, on n'a pas supprimé cette amende afin
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