Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- תָּם חָמוּר מִמּוּעָד!un cas où la règle d'un bœuf tam (qui n'a pas encore été averti comme agressif) est plus sévère que celle d'un bœuf mouad (averti) ! Car pour le mouad, de l'avis de tous, la carcasse revient au seul lésé, qui en supporte toute dépréciation.
- וְכִי תֵּימָא הָכִי נָמֵי – כְּדִתְנַן, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: תָּם חַיָּיב, וּמוּעָד פָּטוּר; אֵימַר דְּשָׁמְעַתְּ לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה – לְעִנְיַן שְׁמִירָה, דִּכְתִיבִי קְרָאֵי; לְעִנְיַן תַּשְׁלוּמִין מִי שָׁמְעַתְּ לֵיהּ?!Et si tu dis qu'en effet Rabbi Yehouda est de cet avis, comme nous avons appris (dans une Michna) : Rabbi Yehouda dit : Pour un tam, le gardien négligent est 'hayav (passible), et pour un mouad, il est pétour (exempt) (plus loin, 45b) : dis que tu l'as entendu de Rabbi Yehouda à propos de la garde, puisque des versets sont écrits à ce sujet ; mais à propos des paiements, l'as-tu jamais entendu de lui ?!
- וְהָתַנְיָא, רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: יָכוֹל שׁוֹר שָׁוֶה מָנֶה שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה חָמֵשׁ סְלָעִים, וְהַנְּבֵילָה יָפָה סֶלַע – זֶה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת, וְזֶה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת?Or il a été enseigné (dans une baraïta) : Rabbi Yehouda dit : On pourrait penser que, pour un bœuf valant un mané (cent zouz) qui a encorné un bœuf valant cinq séla'im (vingt zouz), et la carcasse vaut un séla (quatre zouz), celui-ci prendrait la moitié du vivant et la moitié du mort, et celui-là prendrait la moitié du vivant et la moitié du mort ? Le lésé recevrait ainsi bien plus que la valeur de son bœuf.
- אָמַרְתָּ: וְכִי מוּעָד לָמָּה יוֹצֵא – לְהַחְמִיר עָלָיו אוֹ לְהָקֵל עָלָיו? הֱוֵי אוֹמֵר לְהַחְמִיר עָלָיו; וּמָה מוּעָד אֵינוֹ מְשַׁלֵּם אֶלָּא מַה שֶּׁהִזִּיק, תָּם הַקַּל לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Tu as dit (c'est-à-dire : tu dois raisonner ainsi) : Et pourquoi le mouad a-t-il été mis à part : pour être plus sévère avec lui, ou pour être plus indulgent avec lui ? Dis que c'est pour être plus sévère avec lui. Or si le mouad ne paie que ce qu'il a endommagé, le tam, qui est plus léger, à plus forte raison ! Il ressort que, selon Rabbi Yehouda, le tam n'est pas plus sévère que le mouad.
- אֶלָּא אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: שֶׁבַח נְבֵילָה אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ, דְּמָר סָבַר: דְּנִיזָּק הָוֵי, וּמָר סָבַר: פַּלְגָא.Mais il faut écarter l'explication de Rava : Rabbi Yo'hanan a dit : La plus-value de la carcasse après la mort est la différence entre eux. Car un Maître, Rabbi Méïr, pense qu'elle appartient au lésé, et un Maître, Rabbi Yehouda, pense qu'elle est partagée par moitié.
- וְהַיְינוּ דְּקָא קַשְׁיָא לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה – הַשְׁתָּא דְּאָמְרַתְּ חָס רַחֲמָנָא עִילָּוֵיהּ דְּמַזִּיק, דְּשָׁקֵיל בִּשְׁבָחָא; יָכוֹל שׁוֹר שָׁוֶה חָמֵשׁ סְלָעִים שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָנֶה, וְהַנְּבֵילָה יָפָה חֲמִשִּׁים זוּז – זֶה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת, וְזֶה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת?Et c'est ce qui faisait difficulté à Rabbi Yehouda dans une autre baraïta : Maintenant que tu dis que le Miséricordieux a eu pitié de l'auteur du dommage, puisqu'il prend part à la plus-value, on pourrait penser que, pour un bœuf valant cinq séla'im qui a encorné un bœuf valant un mané, et la carcasse vaut cinquante zouz, celui-ci prendrait la moitié du vivant et la moitié du mort, et celui-là prendrait la moitié du vivant et la moitié du mort ? L'auteur du dommage recevrait ainsi plus que la valeur de son propre bœuf.
- אָמַרְתָּ: הֵיכָן מָצִינוּ מַזִּיק נִשְׂכָּר, שֶׁזֶּה נִשְׂכָּר? וְאוֹמֵר: ״שַׁלֵּם יְשַׁלֵּם״ – בְּעָלִים מְשַׁלְּמִין, וְאֵין בְּעָלִים נוֹטְלִין.Tu as dit : Où avons-nous trouvé qu'un auteur de dommage tire profit, pour que celui-ci tire profit ? Et le verset dit aussi : « Il paiera certes » (Exode 21, 36) : les propriétaires paient, et les propriétaires ne prennent pas.
- מַאי ״וְאוֹמֵר״? וְכִי תֵּימָא: הָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּאִיכָּא פְּסֵידָא לְנִיזָּק; אֲבָל הֵיכָא דְּלֵיכָּא פְּסֵידָא לְנִיזָּק – כְּגוֹן שׁוֹר שָׁוֶה חָמֵשׁ סְלָעִים שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה חָמֵשׁ סְלָעִים, וְהַנְּבֵילָה יָפָה שְׁלֹשִׁים זוּז – שָׁקֵיל נָמֵי מַזִּיק בִּשְׁבָחָא;Pourquoi « Et le verset dit » ? Et si tu dis : Cela ne vaut que là où il y a une perte pour le lésé ; mais là où il n'y a pas de perte pour le lésé, par exemple un bœuf valant cinq séla'im qui a encorné un bœuf valant cinq séla'im, et la carcasse a pris de la valeur et vaut trente zouz : l'auteur du dommage prend aussi part à la plus-value, puisque le lésé, lui, y gagne encore ;
- וְאוֹמֵר: ״שַׁלֵּם יְשַׁלֵּם״ – בְּעָלִים מְשַׁלְּמִין, וְאֵין בְּעָלִים נוֹטְלִין.c'est pour cela que Rabbi Yehouda ajoute : Et le verset dit : « Il paiera certes » : les propriétaires paient, et les propriétaires ne prennent pas.
- אֲמַר לֵיהּ רַב אַחָא בַּר תַּחְלִיפָא לְרָבָא: אִם כֵּן, מָצִינוּ לְרַבִּי יְהוּדָה תָּם מְשַׁלֵּם יוֹתֵר מֵחֲצִי נֶזֶק, וְהַתּוֹרָה אָמְרָה: ״וּמָכְרוּ אֶת הַשּׁוֹר הַחַי וְחָצוּ אֶת כַּסְפּוֹ״!Rav A'ha bar Ta'halifa a dit à Rava : S'il en est ainsi, nous trouvons selon Rabbi Yehouda qu'un tam paie plus que le demi-dommage, alors que la Torah a dit : « Ils vendront le bœuf vivant et en partageront le prix » (Exode 21, 35) !
- אִית לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה: פְּחָת שֶׁפָּחֲתָה מִיתָה – מַחֲצִין בַּחַי.Rabbi Yehouda admet : La diminution causée par la mort, on la partage sur le vivant, de sorte qu'il ne paie jamais plus que le demi-dommage.
- מְנָא לֵיהּ? מִ״וְּגַם אֶת הַמֵּת יֶחֱצוּן״?! וְהָא אַפְּקֵיהּ רַבִּי יְהוּדָה לְזֶה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת, וְזֶה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת!D'où le sait-il ? De « et le mort aussi, ils le partageront » ?! Mais Rabbi Yehouda en a déduit que celui-ci prend la moitié du vivant et la moitié du mort, et que celui-là prend la moitié du vivant et la moitié du mort !
- אִם כֵּן, נִכְתּוֹב קְרָא: ״וְאֶת הַמֵּת״! מַאי ״וְגַם״? שְׁמַע מִינַּהּ תַּרְתֵּי.S'il en est ainsi, si seule cette règle était visée, que le verset écrive : « Et le mort » ! Pourquoi « et aussi » ? Déduis-en deux règles.
- מַתְנִי׳ יֵשׁ חַיָּיב עַל מַעֲשֵׂה שׁוֹרוֹ וּפָטוּר עַל מַעֲשֵׂה עַצְמוֹ, פָּטוּר עַל מַעֲשֵׂה שׁוֹרוֹ וְחַיָּיב עַל מַעֲשֵׂה עַצְמוֹ.MICHNA : Il y a des cas où l'on est 'hayav pour l'acte de son bœuf et pétour pour son propre acte, ou pétour pour l'acte de son bœuf et 'hayav pour son propre acte.
- כֵּיצַד? שׁוֹרוֹ שֶׁבִּיֵּישׁ – פָּטוּר, וְהוּא שֶׁבִּיֵּישׁ – חַיָּיב. שׁוֹרוֹ שֶׁסִּימֵּא אֶת עֵין עַבְדּוֹ וְהִפִּיל אֶת שִׁינּוֹ – פָּטוּר, וְהוּא שֶׁסִּימֵּא אֶת עֵין עַבְדּוֹ וְהִפִּיל אֶת שִׁינּוֹ – חַיָּיב.Comment ? Si son bœuf a humilié quelqu'un, il est pétour, et si lui-même a humilié, il est 'hayav. Si son bœuf a aveuglé l'œil de son esclave ou fait tomber sa dent, il est pétour de l'affranchir, et si lui-même a aveuglé l'œil de son esclave ou fait tomber sa dent, il est 'hayav (Exode 21, 26-27).
- שׁוֹרוֹ שֶׁחָבַל בְּאָבִיו וּבְאִמּוֹ – חַיָּיב, וְהוּא שֶׁחָבַל בְּאָבִיו וְאִמּוֹ – פָּטוּר. שׁוֹרוֹ שֶׁהִדְלִיק אֶת הַגָּדִישׁ בְּשַׁבָּת – חַיָּיב, וְהוּא שֶׁהִדְלִיק אֶת הַגָּדִישׁ בְּשַׁבָּת – פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מִתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ.Si son bœuf a blessé son père ou sa mère, il est 'hayav de payer, et si lui-même a blessé son père ou sa mère, il est pétour. Si son bœuf a mis le feu à une meule le Chabbat, il est 'hayav, et si lui-même a mis le feu à une meule le Chabbat, il est pétour, parce qu'il encourt la peine de mort.
- גְּמָ׳ תָּנֵי רַבִּי אֲבָהוּ קַמֵּיהּ דְּרַבִּי יוֹחָנָן: כׇּל הַמְקַלְקְלִין פְּטוּרִין, חוּץ מֵחוֹבֵל וּמַבְעִיר. אֲמַר לֵיהּ: פּוֹק תָּנֵי לְבָרָא! חוֹבֵל וּמַבְעִיר אֵינָהּ מִשְׁנָה. וְאִם תִּימְצֵי לוֹמַר מִשְׁנָה; חוֹבֵל – בְּצָרִיךְ לְכַלְבּוֹ, מַבְעִיר – בְּצָרִיךְ לְאֶפְרוֹ.GUEMARA : Rabbi Abahou a enseigné devant Rabbi Yo'hanan : Tous ceux qui détériorent (qui accomplissent un travail destructeur le Chabbat) sont pétourim, sauf celui qui blesse et celui qui allume un feu. Rabbi Yo'hanan lui a dit : Sors enseigner cela dehors ! Le cas de celui qui blesse et celui qui allume n'est pas un enseignement authentique. Et si tu tiens à dire que c'est un enseignement authentique, celui qui blesse n'est passible que lorsqu'il a besoin du sang pour son chien, et celui qui allume, lorsqu'il a besoin de sa cendre.
- תְּנַן: שׁוֹרוֹ שֶׁהִדְלִיק אֶת הַגָּדִישׁ בְּשַׁבָּת – חַיָּיב, וְהוּא שֶׁהִדְלִיק אֶת הַגָּדִישׁ בְּשַׁבָּת – פָּטוּר. וְקָתָנֵי הוּא דּוּמְיָא דְשׁוֹרוֹ – מָה שׁוֹרוֹ דְּלָא קָבָעֵי לֵיהּ,Nous avons appris : Si son bœuf a mis le feu à une meule le Chabbat, il est 'hayav, et si lui-même a mis le feu à une meule le Chabbat, il est pétour. Et il enseigne le cas où lui-même agit à l'image de son bœuf : de même que son bœuf n'en a pas besoin,
Vous avez repéré une notion importante qui n’est pas expliquée ? Aidez-nous à compléter Limoud.