Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וַאֲפִילּוּ הִזִּיק עַד שֶׁלֹּא חָב – בַּעַל חוֹב קְדֵים! שְׁמַע מִינַּהּ, בַּעַל חוֹב מְאוּחָר שֶׁקָּדַם וְגָבָה – מַה שֶּׁגָּבָה לֹא גָּבָה?!Et même s'il a causé le dommage avant d'avoir contracté la dette, de toute façon le créancier a devancé le lésé en saisissant le bœuf ! Déduis-en donc qu'un créancier postérieur qui a devancé un créancier antérieur et a recouvré sa créance : ce qu'il a recouvré n'est pas valablement recouvré ?!
- לָא, לְעוֹלָם אֵימָא לָךְ: מַה שֶּׁגָּבָה גָּבָה; וְשָׁאנֵי הָתָם, דַּאֲמַר לֵיהּ: אִילּוּ גַּבָּךְ הֲוָה – לָא מִינָּךְ (הֲוָה) גְּבַי לֵיהּ? דְּהַאי תּוֹרָא דְּאַזְּקַן, מִינֵּיהּ מִשְׁתַּלֵּמְנָא.La Guemara (discussion des Amoraïm) répond : Non ; en réalité, je te dirai que ce qu'il a recouvré est valablement recouvré ; et là-bas, dans le cas du créancier qui a saisi le bœuf agresseur, c'est différent, car le lésé peut lui dire : Si ce bœuf avait été chez toi, n'est-ce pas de toi que je l'aurais recouvré ? Car c'est de ce bœuf qui m'a causé un dommage que je me fais payer.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְחָבַל בּוֹ בַּחֲמִשִּׁים זוּז, וְשָׁבַח וְעָמַד עַל אַרְבַּע מֵאוֹת זוּז – שֶׁאִלְמָלֵא לֹא הִזִּיקוֹ הָיָה עוֹמֵד עַל שְׁמֹנֶה מֵאוֹת זוּז; נוֹתֵן כִּשְׁעַת הַנֶּזֶק.Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta, enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Un bœuf valant deux cents zouz (pièces d'argent), tam (qui n'a pas encore été averti comme agressif), qui a encorné un bœuf valant deux cents, et l'a blessé pour une perte de cinquante zouz, et le bœuf blessé s'est valorisé et a atteint quatre cents zouz – alors que, s'il ne l'avait pas blessé, il aurait atteint huit cents zouz : il paie selon la valeur au moment du dommage, soit seulement vingt-cinq zouz, moitié du dommage.
- כָּחַשׁ – כִּשְׁעַת הַעֲמָדָה בַּדִּין.Si le bœuf blessé a dépéri et vaut moins qu'au moment de la blessure, le dommage est évalué selon le moment de la comparution en justice.
- שָׁבַח מַזִּיק – נוֹתֵן לוֹ כִּשְׁעַת הַנֶּזֶק. כָּחַשׁ – כִּשְׁעַת הַעֲמָדָה בַּדִּין.Si l'auteur du dommage, le bœuf agresseur, s'est valorisé, son propriétaire lui donne une part selon sa valeur au moment du dommage. S'il a dépéri, il la donne selon le moment de la comparution en justice.
- אָמַר מָר: שָׁבַח מַזִּיק – נוֹתֵן כִּשְׁעַת הַנֶּזֶק. מַנִּי – רַבִּי יִשְׁמָעֵאל הִיא, דְּאָמַר: בַּעַל חוֹב הוּא, וְזוּזֵי הוּא דְּמַסֵּיק לֵיהּ;Le Maître a dit dans la seconde partie de la baraïta : Si l'auteur du dommage s'est valorisé, il donne selon le moment du dommage. Selon qui cet enseignement ? C'est apparemment selon Rabbi Ichmaël, qui dit que le lésé est un créancier, et que c'est de l'argent qu'il lui réclame, sans être copropriétaire du bœuf agresseur.
- אֵימָא סֵיפָא: כָּחַשׁ – כִּשְׁעַת הַעֲמָדָה בַּדִּין. אֲתָאן לְרַבִּי עֲקִיבָא, דְּאָמַר: שׁוּתָּפֵי נִינְהוּ! רֵישָׁא רַבִּי יִשְׁמָעֵאל וְסֵיפָא רַבִּי עֲקִיבָא?!Dis alors la fin de cette partie : Si le bœuf agresseur a dépéri, il donne selon le moment de la comparution en justice. Ici nous en arrivons à Rabbi Akiva, qui dit que les deux propriétaires sont associés ! Le début serait selon Rabbi Ichmaël et la fin selon Rabbi Akiva ?!
- לָא, כּוּלַּהּ רַבִּי עֲקִיבָא הִיא; וְהָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – כְּשֶׁפִּיטְּמוֹ.Non, tout est selon Rabbi Akiva ; et ici, de quoi traitons-nous ? D'un cas où le propriétaire l'a engraissé. Bien que le lésé soit associé, il n'a pas de part à cette plus-value, due aux dépenses du propriétaire.
- אִי כְּשֶׁפִּיטְּמוֹ, אֵימָא רֵישָׁא: שָׁבַח וְעָמַד עַל אַרְבַּע מֵאוֹת זוּז – נוֹתֵן לוֹ כִּשְׁעַת הַנֶּזֶק. אִי כְּשֶׁפִּיטְּמו,ֹ צְרִיכָא לְמֵימַר?!Si c'est un cas où il l'a engraissé, dis alors le début de la baraïta, relatif au bœuf blessé : S'il s'est valorisé et a atteint quatre cents zouz, il lui donne selon le moment du dommage. Si c'est un cas où il l'a engraissé, faut-il le dire ?!
- אָמַר רַב פָּפָּא: רֵישָׁא – מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ בֵּין דְּפַטְּמַהּ פַּטּוֹמֵי בֵּין דִּשְׁבַחָא מִמֵּילָא, וְאִצְטְרִיךְ לְאַשְׁמוֹעִינַן דְּהֵיכָא דִּשְׁבַחָא מִמֵּילָא – נוֹתֵן לוֹ כִּשְׁעַת הַנֶּזֶק. סֵיפָא – לָא מַשְׁכַּחַתְּ לַהּ אֶלָּא כְּשֶׁפִּטְּמוֹ.Rav Pappa a dit : Le début, tu le trouves aussi bien lorsqu'il l'a engraissé que lorsqu'il s'est valorisé de lui-même ; et il fallait nous apprendre que, là où il s'est valorisé de lui-même, il lui donne selon le moment du dommage. La fin, relative au bœuf agresseur valorisé, tu ne la trouves que lorsqu'il l'a engraissé.
- כָּחַשׁ – כִּשְׁעַת הַעֲמָדָה בַּדִּין. כָּחַשׁ מֵחֲמַת מַאי? אִילֵימָא דְּכָחֲשָׁה מֵחֲמַת מְלָאכָה, לֵימָא לֵיהּ: אַתְּ מַכְחֲשַׁתְּ, וַאֲנָא יָהֵיבְנָא?!Il est dit du bœuf blessé : S'il a dépéri, il paie selon le moment de la comparution en justice. Dépéri à cause de quoi ? Si l'on dit qu'il a dépéri à cause d'un travail qu'on lui a fait faire, que l'auteur du dommage lui dise : C'est toi qui l'as fait dépérir, et moi je paierais ?!
- אָמַר רַב אָשֵׁי: דִּכְחַשׁ מֵחֲמַת מַכָּה, דַּאֲמַר לֵיהּ: קַרְנָא דְּתוֹרָךְ קְבִירָא בֵּיהּ.Rav Achi a dit : Il s'agit d'un cas où il a dépéri à cause de la blessure, car le lésé peut lui dire : La corne de ton bœuf est enterrée en lui, c'est-à-dire que la perte de valeur continue de découler de la blessure.
- מַתְנִי׳ שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְאֵין הַנְּבֵילָה יָפָה כְּלוּם – אָמַר רַבִּי מֵאִיר, עַל זֶה נֶאֱמַר: ״וּמָכְרוּ אֶת הַשּׁוֹר הַחַי וְחָצוּ אֶת כַּסְפּוֹ״.MICHNA : Un bœuf valant deux cents zouz qui a encorné un bœuf valant deux cents, et la carcasse ne vaut rien : Rabbi Méïr a dit : C'est à ce sujet qu'il est dit : « Ils vendront le bœuf vivant et en partageront le prix » (Exode 21, 35).
- אָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה: וְכֵן הֲלָכָה; קִיַּימְתָּ ״וּמָכְרוּ אֶת הַשּׁוֹר הַחַי וְחָצוּ אֶת כַּסְפּוֹ״, וְלֹא קִיַּימְתָּ ״וְגַם הַמֵּת יֶחֱצוּן״! וְאֵיזֶה? זֶה שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְהַנְּבֵילָה יָפָה חֲמִשִּׁים זוּז; שֶׁזֶּה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת, וְזֶה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת.Rabbi Yehouda lui a dit : Et telle est bien la halakha (la règle pratique), mais ton explication du verset n'est pas exacte : tu as accompli « Ils vendront le bœuf vivant et en partageront le prix », mais tu n'as pas accompli « et le mort aussi, ils le partageront » (ibid.) ! Et quel est donc le cas du verset ? C'est un bœuf valant deux cents zouz qui a encorné un bœuf valant deux cents, et la carcasse vaut cinquante zouz : celui-ci prend la moitié du vivant et la moitié du mort, et celui-là prend la moitié du vivant et la moitié du mort.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְהַנְּבֵילָה יָפָה חֲמִשִּׁים זוּז – זֶה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת, וְזֶה נוֹטֵל חֲצִי הַחַי וַחֲצִי הַמֵּת, וְזֶהוּ שׁוֹר הָאָמוּר בַּתּוֹרָה; דִּבְרֵי רַבִּי יְהוּדָה.GUEMARA : Nos Maîtres ont enseigné (dans une baraïta) : Un bœuf valant deux cents zouz qui a encorné un bœuf valant deux cents, et la carcasse vaut cinquante zouz : celui-ci prend la moitié du vivant et la moitié du mort, et celui-là prend la moitié du vivant et la moitié du mort, et tel est le bœuf dont parle la Torah ; paroles de Rabbi Yehouda.
- רַבִּי מֵאִיר אוֹמֵר: אֵין זֶהוּ שׁוֹר הָאָמוּר בַּתּוֹרָה, אֶלָּא שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם שֶׁנָּגַח לְשׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְאֵין הַנְּבֵילָה יָפָה כְּלוּם, עַל זֶה נֶאֱמַר: ״וּמָכְרוּ אֶת הַשּׁוֹר הַחַי וְחָצוּ אֶת כַּסְפּוֹ״. אֶלָּא מָה אֲנִי מְקַיֵּים ״וְגַם אֶת הַמֵּת יֶחֱצוּן״? פְּחָת שֶׁפְּחָתַתּוּ מִיתָה – מַחֲצִין בַּחַי.Rabbi Méïr dit : Ce n'est pas là le bœuf dont parle la Torah, mais c'est un bœuf valant deux cents qui a encorné un bœuf valant deux cents, et la carcasse ne vaut rien ; c'est à ce sujet qu'il est dit : « Ils vendront le bœuf vivant et en partageront le prix ». Mais comment est-ce que j'accomplis « et le mort aussi, ils le partageront » ? La diminution de valeur causée par la mort, on la partage sur le vivant, sans que le propriétaire du bœuf agresseur ait aucune part à la carcasse.
- מִכְּדֵי בֵּין רַבִּי מֵאִיר בֵּין רַבִּי יְהוּדָה – הַאי מֵאָה וְעֶשְׂרִים וַחֲמִשָּׁה שָׁקֵיל, וְהַאי מֵאָה וְעֶשְׂרִים וַחֲמִשָּׁה שָׁקֵיל; מַאי בֵּינַיְיהוּ?Or, aussi bien selon Rabbi Méïr que selon Rabbi Yehouda, celui-ci prend cent vingt-cinq et celui-là prend cent vingt-cinq : selon Rabbi Méïr, le lésé garde la carcasse valant cinquante et reçoit soixante-quinze de la vente du bœuf agresseur ; selon Rabbi Yehouda, chacun prend la moitié des deux bêtes. Quelle différence y a-t-il donc entre eux ?
- אָמַר רָבָא: פְּחַת נְבֵילָה אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ. רַבִּי מֵאִיר סָבַר: פְּחַת נְבֵילָה – דְּנִיזָּק הָוֵי, וְרַבִּי יְהוּדָה סָבַר: פְּחַת נְבֵילָה – דְּמַזִּיק הָוֵי פַּלְגָא.Rava a dit : La dépréciation de la carcasse entre la mort et la vente est la différence entre eux. Rabbi Méïr pense que la dépréciation de la carcasse est à la charge du lésé, et Rabbi Yehouda pense que la dépréciation de la carcasse est pour moitié à la charge de l'auteur du dommage.
- אֲמַר לֵיהּ אַבָּיֵי: אִם כֵּן, מָצִינוּ לְרַבִּי יְהוּדָהAbayé lui a dit : S'il en est ainsi, nous trouvons selon Rabbi Yehouda
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