Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- כֵּיוָן דִּמְשַׁעְבַּד לֵיהּ לְנִיזָּק – לָאו כֹּל כְּמִינֵּיהּ? אֲמַר לֵיהּ: אֵינוֹ מָכוּר.puisqu'il est gagé envers celui qui a subi le dommage, n'est-ce pas en son pouvoir de le vendre ? Rav Na'hman lui a dit : Il n'est pas vendu.
- וְהָתַנְיָא: מְכָרוֹ – מָכוּר! חוֹזֵר וְגוֹבֵהוּ. וְכִי מֵאַחַר שֶׁחוֹזֵר וְגוֹבֵהוּ, לָמָּה מָכוּר? לְרִידְיָא.Rava objecte : Mais il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : S'il l'a vendu, il est vendu ! Rav Na'hman répond : Celui qui a subi le dommage le saisit ensuite chez l'acheteur. La Guemara demande : Et puisqu'il le saisit ensuite, à quoi sert qu'il soit vendu ? Elle répond : Pour le ridya (le labour) : l'acheteur peut labourer avec le bœuf sans rien devoir pour cet usage jusqu'à la saisie.
- שְׁמַע מִינַּהּ: לֹוֶה וּמוֹכֵר מִטַּלְטְלִין – בֵּית דִּין גּוֹבִין לוֹ מֵהֶם? שָׁאנֵי הָתָם, דִּכְמַאן דַּעֲשָׂאוֹ אַפּוֹתֵיקֵי דָּמֵי.La Guemara demande : Faut-il en déduire que si quelqu'un emprunte et vend des biens meubles, le tribunal perçoit la dette pour lui sur ceux-ci ? Elle répond : Là, c'est différent, car c'est comme si la Torah en avait fait un apotiki (gage spécialement affecté à la dette).
- וְהָאָמַר רָבָא: עָשָׂה עַבְדּוֹ אַפּוֹתֵיקֵי, וּמְכָרוֹ – בַּעַל חוֹב גּוֹבֶה הֵימֶנּוּ. שׁוֹרוֹ אַפּוֹתֵיקֵי וּמְכָרוֹ – אֵין בַּעַל חוֹב גּוֹבֶה הֵימֶנּוּ!La Guemara objecte : Mais Rava n'a-t-il pas dit : S'il a fait de son esclave un apotiki et qu'il l'a vendu, le créancier le saisit ; de son bœuf un apotiki et qu'il l'a vendu, le créancier ne le saisit pas !
- עֶבֶד מַאי טַעְמָא – מִשּׁוּם דְּאִית לֵיהּ קָלָא; הַאי נָמֵי, כֵּיוָן דִּנְגַח – קָלָא אִית לֵיהּ, דְּ״תוֹרָא נַגְחָנָא״ קָרוּ לֵיהּ.La Guemara répond : L'esclave, quelle est la raison ? Parce que cela fait du bruit. Celui-ci aussi : puisqu'il a encorné, cela fait du bruit, car on l'appelle « le bœuf qui encorne ».
- תָּנֵי רַב תַּחְלִיפָא בַּר מַעְרְבָא קַמֵּיהּ דְּרַבִּי אֲבָהוּ: מְכָרוֹ – אֵין מָכוּר, הִקְדִּישׁוֹ – מוּקְדָּשׁ.Rav Ta'hlifa, d'Occident (la terre d'Israël), a enseigné devant Rabbi Abahou : S'il l'a vendu, il n'est pas vendu ; s'il l'a consacré, il est consacré.
- מְכָרוֹ מַאן? אִילֵימָא מַזִּיק, ״מְכָרוֹ אֵין מָכוּר״ מַנִּי – רַבִּי עֲקִיבָא הִיא, דְּאָמַר: הוּחְלַט הַשּׁוֹר; וְ״הִקְדִּישׁוֹ מוּקְדָּשׁ״ – אֲתָאן לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּאָמַר: יוּשַׁם הַשּׁוֹר בְּבֵית דִּין!La Guemara demande : Qui l'a vendu ? Si l'on dit : celui qui a causé le dommage, « s'il l'a vendu, il n'est pas vendu » : selon qui ? C'est Rabbi Akiva, qui a dit : Le bœuf est définitivement acquis. Et « s'il l'a consacré, il est consacré » : nous en arrivons à Rabbi Ichmaël, qui a dit : Le bœuf sera évalué au tribunal !
- אֶלָּא נִיזָּק? ״מְכָרוֹ אֵינוֹ מָכוּר״ מַנִּי – רַבִּי יִשְׁמָעֵאל, ״הִקְדִּישׁוֹ מוּקְדָּשׁ״ אֲתָאן לְרַבִּי עֲקִיבָא!Mais s'agit-il de celui qui a subi le dommage ? « S'il l'a vendu, il n'est pas vendu » : selon qui ? Rabbi Ichmaël. « S'il l'a consacré, il est consacré » : nous en arrivons à Rabbi Akiva !
- לְעוֹלָם מַזִּיק, וְדִבְרֵי הַכֹּל; ״מְכָרוֹ אֵינוֹ מָכוּר״ – אֲפִילּוּ לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל, דְּהָא מְשַׁעְבְּדָא לֵיהּ לְנִיזָּק.La Guemara répond : En réalité, c'est celui qui a causé le dommage, et c'est l'avis de tous. « S'il l'a vendu, il n'est pas vendu » : même selon Rabbi Ichmaël, car il est gagé envers celui qui a subi le dommage.
- ״הִקְדִּישׁוֹ מוּקְדָּשׁ״ – אֲפִילּוּ לְרַבִּי עֲקִיבָא, מִשּׁוּם דְּרַבִּי אֲבָהוּ; דְּאָמַר רַבִּי אֲבָהוּ: גְּזֵירָה שֶׁמָּא יֹאמְרוּ הֶקְדֵּשׁ יוֹצֵא בְּלֹא פִּדְיוֹן.« S'il l'a consacré, il est consacré » : même selon Rabbi Akiva, en raison de l'enseignement de Rabbi Abahou ; car Rabbi Abahou a dit : C'est une guezéra (décret des Sages), de peur qu'on ne dise que ce qui est consacré sort sans rachat. Il faut donc le racheter pour une somme minime.
- תָּנוּ רַבָּנַן: שׁוֹר תָּם שֶׁהִזִּיק; עַד שֶׁלֹּא עָמַד בַּדִּין – מְכָרוֹ מָכוּר, הִקְדִּישׁוֹ מוּקְדָּשׁ, שְׁחָטוֹ וּנְתָנוֹ בְּמַתָּנָה – מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי. מִשֶּׁעָמַד בַּדִּין – מְכָרוֹ אֵינוֹ מָכוּר, הִקְדִּישׁוֹ אֵינוֹ מוּקְדָּשׁ, שְׁחָטוֹ וּנְתָנוֹ בְּמַתָּנָה – לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם.Nos Maîtres ont enseigné : Un bœuf tam (dit « innocent » : il n'a pas encore l'habitude d'encorner) qui a causé un dommage : avant qu'il ne comparaisse en justice, s'il l'a vendu, il est vendu ; s'il l'a consacré, il est consacré ; s'il l'a abattu ou donné en cadeau, ce qu'il a fait est fait. Dès qu'il a comparu en justice, s'il l'a vendu, il n'est pas vendu ; s'il l'a consacré, il n'est pas consacré ; s'il l'a abattu ou donné en cadeau, il n'a rien fait.
- קָדְמוּ בַּעֲלֵי חוֹבוֹת (וְהִגְבִּיהוֹ) [וְגָבוּהוּ]; בֵּין חָב עַד שֶׁלֹּא הִזִּיק, בֵּין הִזִּיק עַד שֶׁלֹּא חָב – לֹא עָשׂוּ וְלֹא כְּלוּם, לְפִי שֶׁאֵין מִשְׁתַּלֵּם אֶלָּא מִגּוּפוֹ.Si des créanciers ont devancé et l'ont saisi – qu'il ait contracté la dette avant que le bœuf n'ait causé le dommage, ou qu'il ait causé le dommage avant qu'il n'ait contracté la dette – ils n'ont rien fait, car le dommage n'est payé que sur son corps, celui du bœuf.
- מוּעָד שֶׁהִזִּיק – בֵּין שֶׁעָמַד בַּדִּין, בֵּין שֶׁלֹּא עָמַד בַּדִּין; מְכָרוֹ מָכוּר, הִקְדִּישׁוֹ מוּקְדָּשׁ, שְׁחָטוֹ וּנְתָנוֹ בְּמַתָּנָה – מָה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי. קָדְמוּ בַּעֲלֵי חוֹבוֹת (וְהִגְבִּיהוּ) [וְגָבוּהוּ]; בֵּין חָב עַד שֶׁלֹּא הִזִּיק, בֵּין הִזִּיק עַד שֶׁלֹּא חָב – מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי, לְפִי שֶׁאֵין מִשְׁתַּלֵּם אֶלָּא מִן הָעֲלִיָּיה.Un mouad (bœuf « averti », ayant l'habitude d'encorner) qui a causé un dommage, qu'il ait comparu en justice ou qu'il n'ait pas comparu en justice : s'il l'a vendu, il est vendu ; s'il l'a consacré, il est consacré ; s'il l'a abattu ou donné en cadeau, ce qu'il a fait est fait. Si des créanciers ont devancé et l'ont saisi – qu'il ait contracté la dette avant que le bœuf n'ait causé le dommage, ou qu'il ait causé le dommage avant qu'il n'ait contracté la dette – ce qui a été fait est fait, car le dommage n'est payé que sur ses biens de la meilleure qualité.
- אָמַר מָר: ״מְכָרוֹ מָכוּר״ – לְרִדְיָא.Le Maître a dit : S'il l'a vendu, il est vendu : c'est-à-dire pour le ridya.
- ״הִקְדִּישׁוֹ מוּקְדָּשׁ״ – מִשּׁוּם דְּרַבִּי אֲבָהוּ.S'il l'a consacré, il est consacré : en raison de l'enseignement de Rabbi Abahou.
- ״שְׁחָטוֹ וּנְתָנוֹ בְּמַתָּנָה, מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי״; בִּשְׁלָמָא נְתָנוֹ בְּמַתָּנָה, מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי – לְרִדְיָא; אֶלָּא שְׁחָטוֹ – לֵיתֵי וְלִשְׁתַּלַּם מִבִּשְׂרֵיהּ!S'il l'a abattu ou donné en cadeau, ce qu'il a fait est fait. Il est compréhensible que, s'il l'a donné en cadeau, ce qu'il a fait soit fait, pour le ridya ; mais s'il l'a abattu, que celui qui a subi le dommage vienne et se fasse payer sur sa viande !
- דְּתַנְיָא: ״חַי״ – אֵין לִי אֶלָּא חַי, שְׁחָטוֹ מִנַּיִן? תַּלְמוּד לוֹמַר: ״וּמָכְרוּ אֶת הַשּׁוֹר״ מִכׇּל מָקוֹם.Car il a été enseigné dans une baraïta : « Vivant » (Exode 21, 35) : je n'ai là que le bœuf vivant ; s'il l'a abattu, d'où le sait-on ? Le verset dit : « Ils vendront le bœuf », de toute façon.
- אָמַר רַב שֵׁיזְבִי: לֹא נִצְרְכָא אֶלָּא לִפְחַת שְׁחִיטָה.Rav Cheizvi a dit : Cela n'a été nécessaire que pour la dépréciation due à l'abattage : le propriétaire n'a pas à la compenser.
- אָמַר רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ: זֹאת אוֹמֶרֶת, הַמַּזִּיק שִׁעְבּוּדוֹ שֶׁל חֲבֵירוֹ – פָּטוּר.Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : Cela veut dire que celui qui endommage le gage de son prochain est pétour (exempt).
- פְּשִׁיטָא! מַהוּ דְּתֵימָא, הָתָם הוּא דְּאָמַר לֵיהּ: לָא חַסַּרְתָּיךְ וְלָא מִידֵּי – דְּאָמַר לֵיהּ: זִיקָא בְּעָלְמָא הוּא דִּשְׁקַלִי מִינָּךְ; אֲבָל בְּעָלְמָא לִיחַיַּיב; קָא מַשְׁמַע לַן.La Guemara demande : C'est évident ! Elle répond : Tu aurais pu dire que c'est là seulement qu'il peut lui dire : Je ne t'ai rien enlevé, car il peut lui dire : Je ne t'ai pris qu'un simple souffle ; mais en général, il serait passible. Il nous enseigne le contraire.
- הָא נָמֵי רַבָּה אַמְרַהּ – דְּאָמַר רַבָּה: הַשּׂוֹרֵף שְׁטָרוֹתָיו שֶׁל חֲבֵירוֹ – פָּטוּר!La Guemara objecte : Cela aussi, Rabba l'a dit ; car Rabba a dit : Celui qui brûle les reconnaissances de dette de son prochain est pétour !
- מַהוּ דְּתֵימָא, הָתָם הוּא דְּאָמַר לֵיהּ: נְיָירָא בְּעָלְמָא קְלַאי מִינָּךְ; אֲבָל הֵיכָא דְּחָפַר בָּהּ בּוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת, לִיחַיַּיב; קָא מַשְׁמַע לַן – דְּהָא הָכָא כְּמַאן דְּחָפַר בָּהּ בּוֹרוֹת שִׁיחִין וּמְעָרוֹת דָּמֵי, וְקָאָמַר: מַה שֶּׁעָשָׂה עָשׂוּי.Elle répond : Tu aurais pu dire que c'est là seulement qu'il peut lui dire : Je n'ai brûlé qu'un simple papier ; mais lorsqu'on a creusé dans le terrain gagé des citernes, des fosses et des grottes, il serait passible. Il nous enseigne le contraire, car ici, c'est comme si on avait creusé des citernes, des fosses et des grottes, et la baraïta dit : Ce qu'il a fait est fait.
- קָדְמוּ בַּעֲלֵי חוֹבוֹת (וְהִגְבִּיהוּ) [וְגָבוּהוּ]; בֵּין חָב עַד שֶׁלֹּא הִזִּיק, בֵּין הִזִּיק עַד שֶׁלֹּא חָב – לֹא עָשָׂה וְלֹא כְלוּם, לְפִי שֶׁאֵין מְשַׁלֵּם אֶלָּא מִגּוּפוֹ.Si des créanciers ont devancé et l'ont saisi – qu'il ait contracté la dette avant que le bœuf n'ait causé le dommage, ou qu'il ait causé le dommage avant qu'il n'ait contracté la dette – il n'a rien fait, car il ne paie que sur son corps.
- בִּשְׁלָמָא הִזִּיק עַד שֶׁלֹּא חָב – נִיזָּקִין קָדְמוּ. אֲבָל חָב עַד שֶׁלֹּא הִזִּיק – בַּעַל חוֹב קְדֵים!Il est compréhensible que, s'il a causé le dommage avant qu'il n'ait contracté la dette, les victimes aient la priorité. Mais s'il a contracté la dette avant que le bœuf n'ait causé le dommage, le créancier a la priorité !
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