Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- אַחֵר – לֵית לֵיהּ אֵימְתָא דְרַבֵּיהּ, הַאי – אִית לֵיהּ אֵימְתָא דְרַבֵּיהּ.La Guemara répond : Un autre n'a pas la crainte de son maître : le forgeron doit donc vérifier qu'il est bien sorti, faute de quoi il est passible d'exil. Celui-ci, l'apprenti, a la crainte de son maître : le forgeron peut présumer qu'il lui a obéi.
- רַב זְבִיד מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא מַתְנֵי לַהּ אַהָא: ״וּמָצָא״ – פְּרָט לְמַמְצִיא אֶת עַצְמוֹ. מִכָּאן אָמַר רַבִּי אֱלִיעֶזֶר בֶּן יַעֲקֹב: מִי שֶׁיָּצְתָה אֶבֶן מִתַּחַת יָדוֹ, וְהוֹצִיא הַלָּה אֶת רֹאשׁוֹ וְקִיבְּלָהּ – פָּטוּר. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: פָּטוּר מִגָּלוּת, וְחַיָּיב בְּאַרְבָּעָה דְּבָרִים.Rav Zevid, au nom de Rava, l'enseignait sur ceci – la parole de Rabbi Yossé bar 'Hanina se rapporte à la baraïta suivante : « Et elle atteint » son prochain (Deutéronome 19, 5) : cela exclut celui qui s'expose lui-même au danger. De là, Rabbi Eliézer ben Yaakov a dit : Celui à qui une pierre a échappé de la main, et l'autre a sorti sa tête et l'a reçue : il est pétour (exempt). Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : Il est pétour de l'exil, et 'hayav (passible) des quatre choses dues par celui qui blesse, si la victime a seulement été blessée.
- מַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַהָא – כׇּל שֶׁכֵּן אַקַּמַּיְיתָא; וּמַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַקַּמַּיְיתָא – אֲבָל אַהָא פָּטוּר לִגְמָרֵי.La Guemara commente : Celui qui l'enseigne sur ceci l'enseigne à plus forte raison sur la première baraïta ; et celui qui l'enseigne sur la première ne l'enseigne que là ; mais sur ceci, il est totalement exempt.
- תָּנוּ רַבָּנַן: פּוֹעֲלִים שֶׁבָּאוּ לִתְבּוֹעַ שְׂכָרָן מִבַּעַל הַבַּיִת, וּנְגָחָן שׁוֹרוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת וּנְשָׁכָן כַּלְבּוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת, וָמֵת – פָּטוּר. אֲחֵרִים אוֹמְרִים: רַשָּׁאִין פּוֹעֲלִין לִתְבּוֹעַ שְׂכָרָן מִבַּעַל הַבַּיִת.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Des ouvriers qui sont venus réclamer leur salaire au maître de maison, et que le bœuf du maître de maison les a encornés ou que le chien du maître de maison les a mordus, et que l'un d'eux est mort : il est pétour. D'autres disent : Il est passible, car des ouvriers ont le droit de réclamer leur salaire au maître de maison.
- הֵיכִי דָמֵי? אִי דִּשְׁכִיחַ בְּמָתָא – מַאי טַעְמָא דַּאֲחֵרִים? אִי דִּשְׁכִיחַ בַּבַּיִת – מַאי טַעְמָא דְּתַנָּא קַמָּא?La Guemara demande : De quel cas s'agit-il ? Si le maître de maison se trouve fréquemment en ville, quelle est la raison des Autres ? Les ouvriers pouvaient l'y trouver sans entrer chez lui. S'il se trouve seulement à la maison, quelle est la raison du premier Tanna (Sage de l'époque de la Michna) ? Ils ont évidemment le droit d'entrer !
- לָא צְרִיכָא, בְּגַבְרָא דִּשְׁכִיחַ וְלָא שְׁכִיחַ, וְקָרֵי אַבָּבָא וַאֲמַר לְהוּ ״אִין״; מַר סָבַר: ״אִין״ – ״עוּל תָּא״ מַשְׁמַע. וּמַר סָבַר: ״אִין״ – ״קוּם אַדּוּכְתָּךְ״ מַשְׁמַע.La Guemara répond : Cela n'est nécessaire que pour un homme qui se trouve tantôt et ne se trouve pas tantôt en ville, et l'ouvrier a appelé à la porte, et il leur a dit : « Oui ». Un Maître pense : « Oui » signifie « Entre, viens ». Et un Maître pense : « Oui » signifie « Reste à ta place », je viens vers toi.
- תַּנְיָא כְּמַאן דְּאָמַר ״אִין״ – ״קוּם אַדּוּכְתָּךְ״ מַשְׁמַע, דְּתַנְיָא: פּוֹעֵל שֶׁנִּכְנַס לִתְבּוֹעַ שְׂכָרוֹ מִבַּעַל הַבַּיִת, וּנְגָחוֹ שׁוֹרוֹ שֶׁל בַּעַל הַבַּיִת אוֹ נְשָׁכוֹ כַּלְבּוֹ, פָּטוּר – אַף עַל פִּי שֶׁנִּכְנַס בִּרְשׁוּת. אַמַּאי פָּטוּר? אֶלָּא לָאו דְּקָרֵי אַבָּבָא, וְאָמַר לֵיהּ ״אִין״, וּשְׁמַע מִינַּהּ ״אִין״ – ״קוּם אַדּוּכְתָּךְ״ מַשְׁמַע.Il a été enseigné dans une baraïta conformément à celui qui dit : « Oui » signifie « Reste à ta place ». Car il a été enseigné : Un ouvrier qui est entré réclamer son salaire au maître de maison, et que le bœuf du maître de maison l'a encorné ou que son chien l'a mordu : il est pétour, bien qu'il soit entré avec permission. Pourquoi est-il pétour ? N'est-ce pas qu'il a appelé à la porte et qu'il lui a dit : « Oui » ? Et déduis-en : « Oui » signifie « Reste à ta place ».
- מַתְנִי׳ שְׁנֵי שְׁווֹרִין תַּמִּין שֶׁחָבְלוּ זֶה אֶת זֶה – מְשַׁלְּמִין בַּמּוֹתָר חֲצִי נֶזֶק. שְׁנֵיהֶן מוּעָדִין – מְשַׁלְּמִין בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם.Michna : Deux bœufs tam (dits « innocents » : ils n'ont pas encore l'habitude d'encorner) qui se sont blessés l'un l'autre : on évalue les deux dommages, et le propriétaire de celui qui a causé le plus grand dommage paie sur la différence un demi-dommage. Si tous deux sont mouad (« avertis » : ils ont l'habitude d'encorner), il paie sur la différence le dommage entier.
- אֶחָד תָּם וְאֶחָד מוּעָד – מוּעָד בַּתָּם מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם, תָּם בַּמוּעָד מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר חֲצִי נֶזֶק.Si l'un est tam et l'autre mouad : si le mouad a causé un plus grand dommage au tam, son propriétaire paie sur la différence le dommage entier ; si le tam a causé un plus grand dommage au mouad, son propriétaire paie sur la différence un demi-dommage.
- וְכֵן שְׁנֵי אֲנָשִׁים שֶׁחָבְלוּ זֶה בָּזֶה – מְשַׁלְּמִין בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם.Et de même, deux hommes qui se sont blessés l'un l'autre : celui qui a causé le plus grand dommage paie sur la différence le dommage entier.
- אָדָם בַּמוּעָד וּמוּעָד בָּאָדָם – מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם. אָדָם בַּתָּם וְתָם בָּאָדָם – אָדָם בַּתָּם מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם, תָּם בָּאָדָם מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר חֲצִי נֶזֶק. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: אַף תָּם שֶׁחָבַל בָּאָדָם – מְשַׁלֵּם בַּמּוֹתָר נֶזֶק שָׁלֵם.Un homme qui blesse un mouad et un mouad qui blesse un homme : celui qui a causé le plus grand dommage paie sur la différence le dommage entier. Un homme qui blesse un tam et un tam qui blesse un homme : l'homme qui a causé un plus grand dommage au tam paie sur la différence le dommage entier ; si c'est le tam qui a causé un plus grand dommage à l'homme, son propriétaire paie sur la différence un demi-dommage. Rabbi Akiva dit : Même pour un tam qui a blessé un homme, il paie sur la différence le dommage entier.
- גְּמָ׳ תָּנוּ רַבָּנַן: ״כַּמִּשְׁפָּט הַזֶּה יֵעָשֶׂה לּוֹ״ – כְּמִשְׁפַּט שׁוֹר בְּשׁוֹר, כָּךְ מִשְׁפַּט שׁוֹר בְּאָדָם. מָה שׁוֹר בְּשׁוֹר – תָּם מְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק, וּמוּעָד נֶזֶק שָׁלֵם, אַף שׁוֹר בְּאָדָם – תָּם מְשַׁלֵּם חֲצִי נֶזֶק, וּמוּעָד נֶזֶק שָׁלֵם.Guemara : Nos Maîtres ont enseigné à propos du verset : « Selon cette règle il lui sera fait » (Exode 21, 31) : Comme la règle du bœuf qui blesse un bœuf, ainsi la règle du bœuf qui blesse un homme. De même que pour le bœuf qui blesse un bœuf, le tam paie un demi-dommage et le mouad le dommage entier, de même pour le bœuf qui blesse un homme, le tam paie un demi-dommage et le mouad le dommage entier.
- רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: ״כַּמִּשְׁפָּט הַזֶּה״ – כַּתַּחְתּוֹן, וְלֹא כָּעֶלְיוֹן.Rabbi Akiva dit : « Selon cette règle » : un bœuf qui blesse un homme est jugé selon le verset inférieur, celui du mouad (Exode 21, 29), et non selon le verset supérieur, celui du tam (Exode 21, 28).
- יָכוֹל מְשַׁלֵּם מִן הָעֲלִיָּיה, תַּלְמוּד לוֹמַר: ״יֵעָשֶׂה לוֹ״ – מִגּוּפוֹ מְשַׁלֵּם, וְאֵינוֹ מְשַׁלֵּם מִן הָעֲלִיָּיה.On pourrait croire qu'il paie sur ses biens de la meilleure qualité, comme pour le mouad. Le verset dit : « Il lui sera fait », ce qui enseigne qu'il paie sur son corps – celui du bœuf – et qu'il ne paie pas sur ses biens de la meilleure qualité.
- וְרַבָּנַן – ״זֶה״ לְמָה לִי? לְפוֹטְרוֹ מֵאַרְבָּעָה דְּבָרִים.La Guemara demande : Et les Sages, pourquoi ai-je besoin de « cette » ? Elle répond : Pour l'exempter des quatre choses dues par celui qui blesse son prochain.
- וְרַבִּי עֲקִיבָא – לְפוֹטְרוֹ מֵאַרְבָּעָה דְּבָרִים מְנָא לֵיהּ? נָפְקָא לֵיהּ מֵ״אִישׁ כִּי יִתֵּן מוּם בַּעֲמִיתוֹ״; ״אִישׁ בַּעֲמִיתוֹ״ – וְלֹא שׁוֹר בַּעֲמִיתוֹ.Et Rabbi Akiva, l'exempter des quatre choses, d'où le tire-t-il ? Il le tire de « Un homme qui inflige une blessure à son prochain » (Lévitique 24, 19) : « un homme envers son prochain », et non un bœuf envers son prochain.
- וְרַבָּנַן – אִי מֵהַהִיא הֲוָה אָמֵינָא צַעַר לְחוֹדֵיהּ, אֲבָל רִיפּוּי וָשֶׁבֶת אֵימָא לִיתֵּן לֵיהּ; קָא מַשְׁמַע לַן.Et les Sages ? Si on le tirait de celui-là, j'aurais dit que cela exempte seulement de la douleur ; mais les soins et l'arrêt de travail, je dirais qu'il doit les lui donner. Il nous enseigne donc le contraire.
- מַתְנִי׳ שׁוֹר שָׁוֶה מָנֶה שֶׁנָּגַח שׁוֹר שָׁוֶה מָאתַיִם, וְאֵין הַנְּבֵילָה יָפָה כְּלוּם – נוֹטֵל אֶת הַשּׁוֹר.Michna : Un bœuf tam valant un mané (cent zouz) qui a encorné un bœuf valant deux cents zouz, et dont la carcasse ne vaut rien : le propriétaire du bœuf tué prend le bœuf, qui équivaut à la moitié du dommage.
- גְּמָ׳ מַתְנִיתִין מַנִּי – רַבִּי עֲקִיבָא הִיא. דְּתַנְיָא: יוּשַׁם הַשּׁוֹר בְּבֵית דִּין, דִּבְרֵי רַבִּי יִשְׁמָעֵאל. רַבִּי עֲקִיבָא אוֹמֵר: הוּחְלַט הַשּׁוֹר.Guemara : Selon qui est notre Michna ? C'est Rabbi Akiva. Car il a été enseigné dans une baraïta : Le bœuf sera évalué au tribunal, ce sont les paroles de Rabbi Ichmaël. Rabbi Akiva dit : Le bœuf est définitivement acquis à celui qui a subi le dommage.
- בְּמַאי קָמִיפַּלְגִי? רַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: בַּעַל חוֹב הוּא, וְזוּזֵי הוּא דְּמַסֵּיק לֵיהּ. וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: שׁוּתָּפֵי נִינְהוּ.Sur quoi portent-ils leur désaccord ? Rabbi Ichmaël pense : C'est un créancier, et ce sont des pièces qu'il lui réclame. Et Rabbi Akiva pense : Ce sont des associés dans le bœuf.
- וְקָמִיפַּלְגִי בְּהַאי קְרָא: ״וּמָכְרוּ אֶת הַשּׁוֹר הַחַי וְחָצוּ אֶת כַּסְפּוֹ״ – רַבִּי יִשְׁמָעֵאל סָבַר: לְבֵי דִינָא קָמַזְהַר רַחֲמָנָא; וְרַבִּי עֲקִיבָא סָבַר: לְנִיזָּק וּמַזִּיק מַזְהַר לְהוּ רַחֲמָנָא.Et ils sont en désaccord sur ce verset : « Ils vendront le bœuf vivant et ils en partageront le prix » (Exode 21, 35). Rabbi Ichmaël pense : Le Miséricordieux met en garde le tribunal. Et Rabbi Akiva pense : Le Miséricordieux met en garde celui qui a subi le dommage et celui qui l'a causé.
- מַאי בֵּינַיְיהוּ? הִקְדִּישׁוֹ נִיזָּק אִיכָּא בֵּינַיְיהוּ.La Guemara demande : Quelle différence y a-t-il entre eux ? Elle répond : Il y a entre eux le cas où celui qui a subi le dommage l'a consacré au Temple.
- בְּעָא מִינֵּיהּ רָבָא מֵרַב נַחְמָן: מְכָרוֹ מַזִּיק, לְרַבִּי יִשְׁמָעֵאל מַהוּ? כֵּיוָן דְּאָמַר רַבִּי יִשְׁמָעֵאל בַּעַל חוֹב הוּא, וְזוּזֵי הוּא דְּמַסֵּיק לֵיהּ – מָכוּר; אוֹ דִלְמָא,Rava a demandé à Rav Na'hman : Si celui qui a causé le dommage l'a vendu, qu'en est-il selon Rabbi Ichmaël ? Puisque Rabbi Ichmaël a dit : C'est un créancier, et ce sont des pièces qu'il lui réclame, est-il vendu ? Ou peut-être,
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