Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- ״בּוֹאוּ וְנֵצֵא לִקְרַאת כַּלָּה מַלְכְּתָא״. וְאָמְרִי לַהּ: ״לִקְרַאת שַׁבָּת – כַּלָּה מַלְכְּתָא״. רַבִּי יַנַּאי מִתְעַטֵּף וְקָאֵי, וְאָמַר: ״בּוֹאִי כַלָּה, בּוֹאִי כַלָּה״.« Venez et sortons à la rencontre de la fiancée, la reine ! » Et certains disent qu'il disait : « À la rencontre du Chabbat, la fiancée, la reine ! » Rabbi Yanaï s'enveloppait de son châle de prière, se tenait debout et disait : « Viens, ô fiancée ! Viens, ô fiancée ! » Il convient donc de courir en l'honneur du Chabbat.
- מַתְנִי׳ הַמְבַקֵּעַ בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – וְהִזִּיק בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד; בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד – וְהִזִּיק בִּרְשׁוּת הָרַבִּים; בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד – וְהִזִּיק בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד אַחֵר, חַיָּיב.Michna : Celui qui fend du bois sur la voie publique et cause un dommage dans un domaine privé ; ou dans un domaine privé – le sien – et cause un dommage sur la voie publique ; ou dans un domaine privé et cause un dommage dans un autre domaine privé : il est 'hayav (passible de payer).
- גְּמָ׳ וּצְרִיכָא; דְּאִי תְּנָא: הַמְבַקֵּעַ בִּרְשׁוּת הַיָּחִיד וְהִזִּיק בִּרְשׁוּת הָרַבִּים – מִשּׁוּם דִּשְׁכִיחִי רַבִּים; אֲבָל מֵרְשׁוּת הָרַבִּים לִרְשׁוּת הַיָּחִיד, דְּלָא שְׁכִיחִי רַבִּים – אֵימָא לָא.Guemara : Et ces cas sont nécessaires. Car si la Michna avait seulement enseigné : Celui qui fend dans un domaine privé et cause un dommage sur la voie publique, on aurait pu croire qu'il est passible parce que la foule y est fréquente ; mais de la voie publique vers un domaine privé, où la foule n'est pas fréquente, j'aurais dit que non.
- וְאִי תְּנָא: מֵרְשׁוּת הָרַבִּים לִרְשׁוּת הַיָּחִיד – מִשּׁוּם דְּמֵעִיקָּרָא שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת עָבֵיד; אֲבָל מֵרְשׁוּת הַיָּחִיד לִרְשׁוּת הָרַבִּים, דְּבִרְשׁוּת עָבֵיד – אֵימָא לָא.Et si elle avait seulement enseigné : De la voie publique vers un domaine privé, on aurait pu croire qu'il est passible parce que dès le départ il agit sans permission ; mais d'un domaine privé vers la voie publique, où il agit avec permission, j'aurais dit que non.
- וְאִי תְּנָא הָנָךְ תַּרְתֵּי – הָא מִשּׁוּם דִּשְׁכִיחִי רַבִּים, וְהָא מִשּׁוּם דְּשֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת; אֲבָל מֵרְשׁוּת הַיָּחִיד לִרְשׁוּת הַיָּחִיד אַחֵר – דְּלָא שְׁכִיחִי רַבִּים, וּמֵעִיקָּרָא בִּרְשׁוּת – אֵימָא לָא; צְרִיכָא.Et si elle avait seulement enseigné ces deux cas, on aurait pu croire que dans celui-ci il est passible parce que la foule y est fréquente, et dans celui-là parce qu'il agit sans permission ; mais d'un domaine privé vers un autre domaine privé, où la foule n'est pas fréquente et où dès le départ il agit avec permission, j'aurais dit que non. Cela est donc nécessaire.
- תָּנוּ רַבָּנַן: הַנִּכְנָס לַחֲנוּתוֹ שֶׁל נַגָּר שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת, וְנִתְּזָה בְּקַעַת וְטָפְחָה עַל פָּנָיו, וָמֵת – פָּטוּר. וְאִם נִכְנַס בִּרְשׁוּת – חַיָּיב.Nos Maîtres ont enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Celui qui entre dans l'atelier d'un menuisier sans permission, et qu'un éclat de bois jaillit, le frappe au visage et qu'il meurt : le menuisier est pétour (exempt). Et s'il est entré avec permission, le menuisier est 'hayav.
- מַאי חַיָּיב? אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: חַיָּיב בְּאַרְבָּעָה דְּבָרִים. וּפָטוּר מִגָּלוּת,La Guemara demande : De quoi est-il 'hayav ? Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : Il est 'hayav des quatre choses dues par celui qui blesse son prochain (dommage, douleur, soins et arrêt de travail), si la victime a seulement été blessée. Et il est pétour de l'exil si elle est morte,
- לְפִי שֶׁאֵין דּוֹמֶה לְיַעַר. יַעַר – זֶה לִרְשׁוּתוֹ נִכְנָס, וְזֶה לִרְשׁוּתוֹ נִכְנָס; זֶה – לִרְשׁוּת חֲבֵירוֹ נִכְנַס.parce que ce cas n'est pas comparable à la forêt, modèle de la Torah pour le meurtrier involontaire (Deutéronome 19, 5). Dans la forêt, celui-ci entre dans son domaine et celui-là entre dans son domaine ; ici, celui-ci, la victime, entre dans le domaine de son prochain.
- אָמַר רָבָא: קַל וָחוֹמֶר; וּמָה יַעַר – זֶה לְדַעְתּוֹ נִכְנָס וְזֶה לְדַעְתּוֹ נִכְנָס, נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁנִּכְנַס לְדַעַת חֲבֵירוֹ – וְגוֹלֶה; זֶה – שֶׁלְּדַעַת חֲבֵירוֹ נִכְנָס, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?!Rava a dit : Au contraire, il y a là un kal va'homer (raisonnement a fortiori) : Si dans le cas de la forêt, où celui-ci entre de son propre chef et celui-là entre de son propre chef, la victime est considérée comme celui qui entre avec l'accord de son prochain, et le meurtrier est exilé, celui-ci, qui entre avec l'accord de son prochain, à plus forte raison !
- אֶלָּא אָמַר רָבָא: מַאי פָּטוּר מִגָּלוּת? דְּלָא סַגִּי לֵיהּ בְּגָלוּת. וְהַיְינוּ טַעְמָא דְּרַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא, מִשּׁוּם דְּהָוֵי לֵיהּ שׁוֹגֵג קָרוֹב לְמֵזִיד.Mais alors, Rava a dit : Que signifie « pétour de l'exil » ? Que l'exil ne lui suffit pas. Et telle est la raison de Rabbi Yossé bar 'Hanina : parce qu'il s'agit d'un meurtre involontaire proche de l'intentionnel, que l'exil ne suffit pas à expier.
- מֵתִיב רָבָא: הוֹסִיף לוֹ רְצוּעָה אַחַת, וָמֵת – הֲרֵי זֶה גּוֹלֶה עַל יָדוֹ. וְהָא הָכָא דְּשׁוֹגֵג קָרוֹב לְמֵזִיד הוּא, דְּאִיבְּעִי אַסּוֹקֵי אַדַּעְתֵּיהּ דְּמַיְיתֵי אִינָשֵׁי בַּחֲדָא רְצוּעָה, וְקָתָנֵי: הֲרֵי זֶה גּוֹלֶה! אָמַר רַב שִׁימִי מִנְּהַרְדְּעָא: דְּטָעֵי בְּמִנְיָנָא.Rava a objecté à sa propre explication, depuis une Michna (Makkot 22b) : S'il lui a ajouté une seule lanière de fouet et que le condamné est mort, celui-ci est exilé à cause de lui. Or voici qu'ici il s'agit d'un acte involontaire proche de l'intentionnel, car il aurait dû lui venir à l'esprit que des gens meurent d'une seule lanière, et la Michna enseigne : Celui-ci est exilé ! Rav Chimi de Nehardéa a dit : Il s'agit du cas où il s'est trompé dans le compte.
- טְפַח לֵיהּ רָבָא בְּסַנְדָּלֵיהּ, אֲמַר לֵיהּ: אַטּוּ הוּא מָנֵי?! וְהָתַנְיָא: גָּדוֹל שֶׁבְּדַיָּינִין קוֹרֵא, וְהַשֵּׁנִי מוֹנֶה, וְהַשְּׁלִישִׁי אוֹמֵר: ״הַכֵּהוּ״!Rava l'a frappé sur sa sandale et lui a dit : Est-ce lui qui compte ? Mais il a été enseigné dans une baraïta : Le plus grand des juges lit les versets, le deuxième compte et le troisième dit : « Frappe-le ! »
- אֶלָּא אָמַר רַב שִׁימִי מִנְּהַרְדְּעָא: דִּטְעָה דַּיָּינָא גּוּפֵיהּ.Mais alors, Rav Chimi de Nehardéa a dit : Il s'agit du cas où le juge lui-même s'est trompé dans le compte, et l'agent du tribunal n'y a pas pris garde.
- מֵיתִיבִי: הַזּוֹרֵק אֶת הָאֶבֶן לִרְשׁוּת הָרַבִּים, וְהָרַג – הֲרֵי זֶה גּוֹלֶה. וְהָא הָכָא, דְּשׁוֹגֵג קָרוֹב לְמֵזִיד הוּא – דְּאִיבְּעִי לֵיהּ אַסּוֹקֵי אַדַּעְתֵּיהּ דְּבִרְשׁוּת הָרַבִּים שְׁכִיחִי אִינָשֵׁי; וְקָתָנֵי: הֲרֵי זֶה גּוֹלֶה!La Guemara objecte depuis une Michna (Makkot 7b) : Celui qui jette la pierre sur la voie publique et qui tue : celui-ci est exilé. Or voici qu'ici il s'agit d'un acte involontaire proche de l'intentionnel, car il aurait dû lui venir à l'esprit que sur la voie publique les gens sont fréquents, et elle enseigne : Celui-ci est exilé !
- אָמַר רַב שְׁמוּאֵל בַּר יִצְחָק: בְּסוֹתֵר אֶת כּוֹתְלוֹ.Rav Chmouel bar Its'hak a dit : Il s'agit de celui qui démolit son mur, dont les pierres tombent sur la voie publique.
- אִיבְּעִי לֵיהּ עַיּוֹנֵי! בְּסוֹתֵר בַּלַּיְלָה.La Guemara objecte : Il aurait dû regarder ! Elle répond : Il s'agit de celui qui démolit de nuit.
- בַּלַּיְלָה נָמֵי אִיבְּעִי לֵיהּ עַיּוֹנֵי! בְּסוֹתֵר אֶת כּוֹתְלוֹ בַּיּוֹם – לְאַשְׁפָּה.De nuit aussi, il aurait dû regarder ! Elle répond : Il s'agit de celui qui démolit son mur de jour, vers un tas d'ordures.
- הַאי אַשְׁפָּה הֵיכִי דָמֵי? אִי דִּשְׁכִיחִי רַבִּים – מֵזִיד הוּא! וְאִי לָא שְׁכִיחִי רַבִּים – אָנוּס הוּא!Ce tas d'ordures, de quel cas s'agit-il ? Si la foule y est fréquente, c'est un acte intentionnel ! Et si la foule n'y est pas fréquente, c'est un accident dont il n'est pas responsable !
- אָמַר רַב פָּפָּא: [לָא צְרִיכָא, אֶלָּא] בְּאַשְׁפָּה הָעֲשׂוּיָה לְהִפָּנוֹת בַּלַּיְלָה, וְאֵינָהּ עֲשׂוּיָה לְהִפָּנוֹת בַּיּוֹם, וְאִיכָּא דְּמִיקְּרֵי וְיָתֵיב; מֵזִיד לָא הָוֵי – דְּהָא אֵינָהּ עֲשׂוּיָה לְהִפָּנוֹת בַּיּוֹם, אָנוּס נָמֵי לָא הָוֵי – דְּהָא אִיכָּא דְּמִיקְּרֵי וְיָתֵיב.Rav Pappa a dit : [Cela n'est nécessaire que] pour un tas d'ordures où l'on a coutume de se soulager la nuit, mais où l'on n'a pas coutume de se soulager le jour, et où il arrive que quelqu'un se trouve et s'assoie. Ce n'est pas un acte intentionnel, puisqu'on n'a pas coutume de s'y soulager le jour ; ce n'est pas non plus un accident, puisqu'il arrive que quelqu'un se trouve et s'assoie là.
- רַב פָּפָּא מִשְּׁמֵיהּ דְּרָבָא מַתְנִי לַהּ אַרֵישָׁא: הַנִּכְנָס לַחֲנוּתוֹ שֶׁל נַגָּר שֶׁלֹּא בִּרְשׁוּת, וְנִתְּזָה לוֹ בְּקַעַת וְטָפְחָה לוֹ עַל פָּנָיו, וָמֵת – פָּטוּר. אָמַר רַבִּי יוֹסֵי בַּר חֲנִינָא: חַיָּיב בְּאַרְבָּעָה דְּבָרִים, וּפָטוּר מִגָּלוּת.Rav Pappa, au nom de Rava, enseignait la parole de Rabbi Yossé bar 'Hanina sur la première partie de la baraïta : Celui qui entre dans l'atelier d'un menuisier sans permission, et qu'un éclat de bois jaillit vers lui, le frappe au visage et qu'il meurt : le menuisier est pétour. Rabbi Yossé bar 'Hanina a dit : Il est 'hayav des quatre choses, et pétour de l'exil.
- מַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַסֵּיפָא – כׇּל שֶׁכֵּן אַרֵישָׁא; וּמַאן דְּמַתְנֵי לַהּ אַרֵישָׁא – אֲבָל אַסֵּיפָא, כֵּיוָן דְּבִרְשׁוּת – חַיָּיב גָּלוּת.La Guemara commente : Celui qui l'enseigne sur la fin de la baraïta l'enseigne à plus forte raison sur le début ; et celui qui l'enseigne sur le début ne l'enseigne que là ; mais sur la fin, puisqu'il est entré avec permission, le menuisier est passible d'exil.
- וּמִי חַיָּיב גָּלוּת? וְהָתַנְיָא: הַנִּכְנָס לַחֲנוּתוֹ שֶׁל נַפָּח, וְנִתְּזוּ נִיצוֹצוֹת וְטָפְחוּ לוֹ עַל פָּנָיו וָמֵת – פָּטוּר, וַאֲפִילּוּ נִכְנַס בִּרְשׁוּת!La Guemara demande : Mais est-il passible d'exil ? Il a pourtant été enseigné dans une baraïta : Celui qui entre dans l'atelier d'un forgeron, et que des étincelles jaillissent, le frappent au visage et qu'il meurt : le forgeron est pétour, même si la victime est entrée avec permission !
- הָכָא בְּמַאי עָסְקִינַן – בִּשְׁוַלְיָא דְנַפָּחֵי. שְׁוַלְיָא דְנַפָּחֵי לְמִקְטְלֵאּ קָאֵי? כְּשֶׁרַבּוֹ מְסַרְהֵב בּוֹ לָצֵאת, וְאֵינוֹ יוֹצֵא.La Guemara répond : De quoi s'agit-il ici ? De l'apprenti des forgerons. La Guemara demande : L'apprenti des forgerons est-il là pour être tué ? Elle répond : Il s'agit du cas où son maître le presse de sortir, et il ne sort pas.
- וּמִשּׁוּם דְּרַבּוֹ מְסַרְהֵב בּוֹ לָצֵאת – לְמִיקְטְלֵיהּ קָאֵי?! כְּסָבוּר יָצָא. אִי הָכִי, אַחֵר נָמֵי!Et parce que son maître le presse de sortir, il est là pour être tué ?! Elle répond : Il s'agit du cas où le maître croyait qu'il était sorti. La Guemara demande : S'il en est ainsi, un autre aussi devrait être visé ! Pourquoi préciser l'apprenti ?
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