Traduction IA · non relue· en gras : le texte mot à mot
- וְאִם עָמַד בַּעַל קוֹרָה – חַיָּיב. וְאִם אָמַר לְבַעַל חָבִית ״עֲמוֹד״ – פָּטוּר.Et si le propriétaire de la poutre s'est arrêté, provoquant la collision avec le tonneau, il est 'hayav (passible de payer), car l'autre ne pouvait prévoir son arrêt. Et s'il a dit au propriétaire du tonneau : « Arrête-toi ! », il est pétour (exempt).
- הָיָה בַּעַל חָבִית רִאשׁוֹן וּבַעַל קוֹרָה אַחֲרוֹן; נִשְׁבְּרָה חָבִית בַּקּוֹרָה – חַיָּיב. וְאִם עָמַד בַּעַל חָבִית – פָּטוּר. וְאִם אָמַר לְבַעַל קוֹרָה: ״עֲמוֹד״ – חַיָּיב. וְכֵן זֶה בָּא בְּנֵרוֹ וְזֶה בְּפִשְׁתָּנוֹ.Si le propriétaire du tonneau était le premier et le propriétaire de la poutre le dernier, et que le tonneau s'est brisé contre la poutre, le propriétaire de la poutre est 'hayav. Et si le propriétaire du tonneau s'est arrêté, le propriétaire de la poutre est pétour. Et s'il a dit au propriétaire de la poutre : « Arrête-toi ! », celui-ci est 'hayav. Et de même, ces règles s'appliquent si celui-ci vient avec sa lampe et celui-là avec son lin, et que la lampe enflamme le lin.
- גְּמָ׳ בְּעָא מִינֵּיהּ רַבָּהּ בַּר נָתָן מֵרַב הוּנָא: הַמַּזִּיק אֶת אִשְׁתּוֹ בְּתַשְׁמִישׁ הַמִּטָּה, מַהוּ? כֵּיוָן דְּבִרְשׁוּת קָעָבֵיד – פָּטוּר, אוֹ דִילְמָא, אִיבְּעִי לֵיהּ לְעַיּוֹנֵי?Guemara : Rabba bar Natan a demandé à Rav Houna : Celui qui blesse sa femme lors de la relation conjugale, qu'en est-il ? Puisqu'il agit avec permission, est-il pétour, ou peut-être aurait-il dû faire attention ?
- אֲמַר לֵיהּ, תְּנֵיתוּהָ: שֶׁלָּזֶה רְשׁוּת לְהַלֵּךְ, וְלָזֶה רְשׁוּת לְהַלֵּךְ.Rav Houna lui a dit : Vous l'avez déjà appris dans la Michna (enseignement des Tannaïm compilé par Rabbi Yehouda HaNassi) à propos de la poutre et du tonneau, où le propriétaire de la poutre est exempté parce que celui-ci a la permission de marcher et celui-là a la permission de marcher. De même, le mari, qui agit avec permission, est exempt.
- אָמַר רָבָא: קַל וָחוֹמֶר. וּמָה יַעַר – שֶׁזֶּה לִרְשׁוּתוֹ נִכְנָס וְזֶה לִרְשׁוּתוֹ נִכְנָס, נַעֲשָׂה כְּמִי שֶׁנִּכְנַס לִרְשׁוּת חֲבֵירוֹ – וְחַיָּיב; זֶה, שֶׁלִּרְשׁוּת חֲבֵירוֹ נִכְנַס, לֹא כׇּל שֶׁכֵּן?Rava a dit le contraire : le mari est passible en vertu d'un kal va'homer (raisonnement a fortiori) tiré du meurtrier involontaire (Deutéronome 19, 5). Si dans le cas de la forêt, où celui-ci entre dans son domaine et celui-là entre dans son domaine, puisqu'elle est à tous, le meurtrier involontaire est pourtant considéré comme celui qui entre dans le domaine de son prochain, et il est 'hayav (passible d'exil), celui-ci, le mari, qui entre dans le domaine de son prochain – son épouse –, ne sera-t-il pas à plus forte raison passible ?
- אֶלָּא הָא קָתָנֵי שֶׁלָּזֶה רְשׁוּת לְהַלֵּךְ וְלָזֶה רְשׁוּת לְהַלֵּךְ!La Guemara objecte : Mais voici qu'elle enseigne dans notre Michna : celui-ci a la permission de marcher et celui-là a la permission de marcher ; et Rav Houna en a déduit que le mari est exempt !
- הָתָם – תַּרְוַיְיהוּ כַּהֲדָדֵי נִינְהוּ; הָכָא – אִיהוּ קָעָבֵיד מַעֲשֶׂה.La Guemara répond : Là, dans notre Michna, ils sont tous deux à égalité, car chacun marche et contribue au bris ; ici, c'est lui qui accomplit l'acte : le mari est donc passible, bien qu'il agisse avec permission.
- וְהִיא לָא?! וְהָכְתִיב: ״וְנִכְרְתוּ הַנְּפָשׁוֹת הָעֹשֹׂת מִקֶּרֶב עַמָּם״!La Guemara demande : Et elle, non ?! N'accomplit-elle pas d'acte ? Mais il est écrit à propos des unions interdites : « Et les âmes qui les commettent seront retranchées du sein de leur peuple » (Lévitique 18, 29) !
- הֲנָאָה – לְתַרְוַיְיהוּ אִית לְהוּ, אִיהוּ מַעֲשֶׂה הוּא דְּקָעָבֵיד.La Guemara répond : La jouissance, ils l'ont tous les deux, et c'est ce que vise le verset ; mais c'est lui qui accomplit l'acte.
- הָיָה בַּעַל קוֹרָה רִאשׁוֹן כּוּ׳. אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: שְׁתֵּי פָּרוֹת בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, אַחַת רְבוּצָה וְאַחַת מְהַלֶּכֶת; בָּעֲטָה מְהַלֶּכֶת בָּרְבוּצָה – פְּטוּרָה. בָּעֲטָה רְבוּצָה בַּמְּהַלֶּכֶת – חַיֶּיבֶת.Notre Michna a enseigné : Si le propriétaire de la poutre était le premier, etc. Rech Lakich a dit : Deux vaches se trouvent sur la voie publique, l'une couchée et l'autre marchant. Si celle qui marche a donné un coup de pied à celle qui est couchée, sa propriétaire est exempte ; si celle qui est couchée a donné un coup de pied à celle qui marche, sa propriétaire est passible.
- לֵימָא מְסַיַּיע לֵיהּ: הָיָה בַּעַל קוֹרָה רִאשׁוֹן וּבַעַל חָבִית אַחֲרוֹן, נִשְׁבְּרָה הֶחָבִית בַּקוֹרָה – פָּטוּר. וְאִם עָמַד בַּעַל קוֹרָה – חַיָּיב. וְהָא הָכָא, דְּכִרְבוּצָה בַּמְּהַלֶּכֶת דָּמֵי, וְקָתָנֵי חַיָּיב.La Guemara propose : Disons que notre Michna le soutient : Si le propriétaire de la poutre était le premier et le propriétaire du tonneau le dernier, et que le tonneau s'est brisé contre la poutre, il est pétour. Et si le propriétaire de la poutre s'est arrêté, il est 'hayav. Or ici, c'est comparable au cas de la vache couchée qui frappe celle qui marche, puisque l'un s'est arrêté et que l'autre marchait, et la Michna enseigne qu'il est 'hayav.
- וְתִסְבְּרָא?! הָא סַיֹּיעֵי בָּעֲיָא; לָא מִסָּתְיָיא דְּלָא מְסַיְּיעִי, אֶלָּא מִקְשָׁה נָמֵי קַשְׁיָא! טַעְמָא דְּבָעֲטָה, הָא הוּזְּקָה מִמֵּילָא – פָּטוּר; וְהָא מַתְנִיתִין דְּמִמֵּילָא, וְקָתָנֵי חַיָּיב.La Guemara rétorque : Et le penses-tu vraiment ?! Tu voulais y trouver un soutien ? Non seulement elle ne le soutient pas, mais elle constitue même une difficulté pour lui ! La raison pour laquelle Rech Lakich tient le propriétaire pour passible est que sa vache a donné un coup de pied ; mais si l'autre vache a été blessée d'elle-même, en la heurtant, il serait exempt. Or notre Michna traite d'un cas où le dommage survient de lui-même, et elle enseigne qu'il est 'hayav !
- מַתְנִיתִין – דִּפְסַקָה לְאוֹרְחָא כְּשִׁלְדָּא; הָכָא – כְּגוֹן דִּרְבַעָה בְּחַד גִּיסָא, אִיבְּעִי לַהּ לְסַגּוֹיֵי בְּאִידַּךְ גִּיסָא.La Guemara répond : La Michna traite du cas où la poutre barrait le chemin comme une carcasse, en travers de la route, de sorte que le porteur du tonneau ne pouvait l'éviter. Ici, Rech Lakich traite du cas où la vache s'est couchée d'un côté : l'autre aurait dû passer de l'autre côté. C'est pourquoi, si elle a été blessée d'elle-même, le propriétaire de la vache couchée est exempt.
- אֶלָּא סֵיפָא דְּמַתְנִיתִין מְסַיַּיע לֵיהּ לְרֵישׁ לָקִישׁ – דְּקָתָנֵי: הָיָה בַּעַל חָבִית רִאשׁוֹן וּבַעַל קוֹרָה אַחֲרוֹן, נִשְׁבְּרָה חָבִית בַּקּוֹרָה – חַיָּיב. וְאִם עָמַד בַּעַל חָבִית – פָּטוּר. וְהָא הָכָא, דְּכִמְהַלֶּכֶת בָּרְבוּצָה דָּמֵי, וְקָתָנֵי פָּטוּר.La Guemara propose : Mais alors, c'est la fin de la Michna qui soutient Rech Lakich, puisqu'elle enseigne : Si le propriétaire du tonneau était le premier et le propriétaire de la poutre le dernier, et que le tonneau s'est brisé contre la poutre, il est 'hayav. Et si le propriétaire du tonneau s'est arrêté, il est pétour. Or ici, c'est comparable au cas de celle qui marche et qui frappe celle qui est couchée, et la Michna enseigne qu'il est pétour !
- מַתְנִיתִין – דְּכִי אוֹרְחֵיהּ קָא מְסַגֵּי; הָכָא – אָמְרָה לַהּ: נְהִי דְּאִית לִךְ רְשׁוּת לְסַגּוֹיֵי עֲלַי, לְבַעוֹטֵי בִּי לֵית לִךְ רְשׁוּתָא.La Guemara rejette cette preuve : La Michna exempte le porteur de la poutre parce qu'il avançait selon sa manière habituelle. Ici, en revanche, la vache couchée peut dire à l'autre : Admettons que tu aies la permission de marcher sur moi ; me donner un coup de pied, tu n'en as pas la permission !
- מַתְנִי׳ שְׁנַיִם שֶׁהָיוּ מְהַלְּכִין בִּרְשׁוּת הָרַבִּים, אֶחָד רָץ וְאֶחָד מְהַלֵּךְ, אוֹ שֶׁהָיוּ שְׁנֵיהֶם רָצִין, וְהִזִּיקוּ זֶה אֶת זֶה – שְׁנֵיהֶם פְּטוּרִין.Michna : Deux personnes qui marchaient sur la voie publique, l'une courant et l'autre marchant, ou qui couraient toutes les deux, et qui se sont causé mutuellement un dommage : elles sont toutes deux pétourim (exemptes).
- גְּמָ׳ מַתְנִיתִין דְּלָא כְּאִיסִי בֶּן יְהוּדָה. דְּתַנְיָא, אִיסִי בֶּן יְהוּדָה אוֹמֵר: רָץ – חַיָּיב, מִפְּנֵי שֶׁהוּא מְשׁוּנֶּה. וּמוֹדֶה אִיסִי בְּעֶרֶב שַׁבָּת בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת שֶׁהוּא פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁרָץ בִּרְשׁוּת.Guemara : La Guemara remarque : Notre Michna n'est pas conforme à l'avis d'Issi ben Yehouda. Car il a été enseigné dans une baraïta (enseignement tannaïtique non retenu dans la Michna) : Issi ben Yehouda dit : Celui qui court est 'hayav, parce que son comportement est inhabituel. Et Issi reconnaît que celui qui court la veille de Chabbat, au crépuscule, est pétour, parce qu'il court avec permission.
- אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כְּאִיסִי בֶּן יְהוּדָה. וּמִי אָמַר רַבִּי יוֹחָנָן הָכִי? וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן: הֲלָכָה כִּסְתַם מִשְׁנָה, וּתְנַן: אֶחָד רָץ וְאֶחָד מְהַלֵּךְ, אוֹ שֶׁהָיוּ שְׁנֵיהֶם רָצִין – פְּטוּרִין!Rabbi Yo'hanan a dit : La halakha (règle pratique) est conforme à l'avis d'Issi ben Yehouda. La Guemara demande : Et Rabbi Yo'hanan a-t-il vraiment dit cela ? Mais Rabbi Yo'hanan n'a-t-il pas dit : La halakha est conforme à une Michna anonyme ? Or nous avons appris dans la Michna : L'une courant et l'autre marchant, ou qui couraient toutes les deux : elles sont pétourim !
- מַתְנִיתִין בְּעֶרֶב שַׁבָּת בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת.La Guemara répond : La Michna traite de la veille de Chabbat, au crépuscule, où il est permis de courir.
- מִמַּאי? מִדְּקָתָנֵי: אוֹ שֶׁהָיוּ שְׁנֵיהֶם רָצִין – פְּטוּרִין. הָא תּוּ לְמָה לִי? הַשְׁתָּא אֶחָד רָץ וְאֶחָד מְהַלֵּךְ – פָּטוּר, שְׁנֵיהֶם רָצִין מִיבַּעְיָא? אֶלָּא הָכִי קָאָמַר: אֶחָד רָץ וְאֶחָד מְהַלֵּךְ – פָּטוּר. בַּמֶּה דְּבָרִים אֲמוּרִים – בְּעֶרֶב שַׁבָּת בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת, אֲבָל בַּחוֹל – אֶחָד רָץ וְאֶחָד מְהַלֵּךְ, חַיָּיב. שְׁנֵיהֶם רָצִין – אֲפִילּוּ בַּחוֹל פְּטוּרִין.D'où le sait-on ? De ce qu'elle enseigne : Ou qui couraient toutes les deux : elles sont pétourim. Pourquoi ai-je encore besoin de cela ? Maintenant que, si l'un court et l'autre marche, le coureur est pétour, est-il besoin de préciser le cas où tous deux courent ? Mais voici ce qu'elle veut dire : L'un court et l'autre marche : il est pétour. De quel cas parle-t-on ? De la veille de Chabbat, au crépuscule. Mais en semaine, si l'un court et l'autre marche, il est 'hayav. Si tous deux courent, même en semaine, ils sont pétourim.
- אָמַר מָר: וּמוֹדֶה אִיסִי בְּעֶרֶב שַׁבָּת בֵּין הַשְּׁמָשׁוֹת שֶׁהוּא פָּטוּר, מִפְּנֵי שֶׁרָץ בִּרְשׁוּת. בְּעֶרֶב שַׁבָּת מַאי בִּרְשׁוּת אִיכָּא?Le Maître a dit plus haut : Et Issi reconnaît que celui qui court la veille de Chabbat, au crépuscule, est pétour, parce qu'il court avec permission. La veille de Chabbat, quelle permission y a-t-il de courir ?
- כִּדְרַבִּי חֲנִינָא – דְּאָמַר רַבִּי חֲנִינָא:La Guemara répond : Comme le faisait Rabbi 'Hanina ; car Rabbi 'Hanina disait à ce moment-là :
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